Thursday, September 23, 2021

Venez nombreux ce soir (et à l'heure) ! Ce jeudi soir. Ce n’est que parce que je le regarde depuis quelques jours que je peux vous dire que c’est très beau, très nouveau, très ouvert — la liberté 2021 ! Tout le mérite en revient à nos duettistes : Raphaëlle Rousseau et Zakary Bairi (duo inventé pour l’occasion et de toute éternité). Je vous convie aujourd’hui à la naissance d’un spectacle. Des spectacles, il n’y en a jamais eu autant qu’en ce moment, certes, mais c’est encore joli à la naissance — Duras parlait de « l’état de l’apparition ». Celui-ci s’appelle : LA VIE COUCHÉ, ASSIS OU DEBOUT. À Saint-Ouen, à Mains d’Œuvres, salle Star Trek, jeudi 23 septembre, 18h30, au 1, rue Charles Garnier (ligne 4, Porte de Clignancourt, ou 13, Garibaldi, puis compter 10 mn à pied). Le lendemain, vendredi 24, une performance avec Bobo dans un café à Ivry intitulé JE-NE-SAIS-QUOI (18h45, ligne 7, Mairie d’Ivry, café Le Marat). Entrées libres sans réservation, passanitère

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Tuesday, September 21, 2021


 

Monday, September 20, 2021

C’est toujours avec rien — et on essaye de faire tenir ce rien comme spectacle. C’est-à-dire qu’il y a le sens, mais qu’il y a aussi le « sens du sens », comme dit Vladimir Jankélévitch. Le rien, mais avec splendeur. Cette semaine, une avant-première d’un spectacle commandé sur l’amour (amour-sexe) à Saint-Ouen, à Mains d’Œuvres, salle Star Trek (jeudi, 18h30, 1, rue Charles Garnier, ligne 4 (Porte de Clignancourt) ou 13 (Garibaldi) puis compter 10 mn à pied) et une performance dans un café à Ivry (vendredi, 18h45, ligne 7, Mairie d’Ivry, café Le Marat). Entrée libre (avec passe sanitaire)

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Sunday, September 19, 2021

Je dois vous dire : infidélité, en ce moment j'ai migré, je raconte ma vie sur IG (Instagram). Comme ça prend du temps, je ne suis plus ici... L'essentiel : vendredi 24, je joue à Ivry, mairie d'Ivry, dans le café Le Marat (ou le Marathon ? — non, Le Marat !), mais j'ai oublié l'heure, il faut que je me renseigne... 18h45 !


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P hrases prises aux poètes


« Tout enfant, j’ai senti dans mon cœur deux sentiments contradictoires : l’horreur de la vie et l’extase de la vie. »


« Dans un spectacle, dans un bal, chacun jouit de tous. »


« Profondeur immense de la pensée dans les locutions vulgaires, trous creusés par des générations de fourmis. »


« Ivresse religieuse des grandes villes. Panthéisme. Moi, c’est tous ; Tous, c’est moi. Tourbillon. »


« Moi, je dis : la volupté unique et suprême de l’amour gît dans la certitude de faire le mal. Et l’homme et la femme savent, de naissance, que dans le mal se trouve toute volupté. »


« La vie n’a qu’un charme vrai : c’est le charme du Jeu. Mais s’il nous est indifférent de gagner ou de perdre ? »


« Quoi de plus absurde que le Progrès, puisque l’homme, comme cela est prouvé par le fait journalier, est toujours semblable et égal à l’homme, c’est-à-dire toujours à l’état sauvage ! Qu’est-ce que les périls de la forêt et de la prairie auprès des chocs et des conflits quotidiens de la civilisation ? Que l’homme enlace sa dupe sur le boulevard, ou perce sa proie dans des forêts inconnues, n’est-il pas l’homme éternel, c’est-à-dire l’animal de proie le plus parfait ? »


« … Qu’est-ce qui n’est pas un sacerdoce aujourd’hui ? La jeunesse, elle-même, est un sacerdoce, — à ce que dit la jeunesse. »


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Wednesday, September 15, 2021

J e demande


« Je demande à tout homme qui pense de me montrer ce qui subsiste de la vie. »

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Monday, September 06, 2021

L a Liberté


« Un homme et une femme, ce qu’ils ont à faire, ils l’apprennent seuls, et sans maître. »

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Saturday, September 04, 2021

L e Concours de ceux qui s’embrassent le mieux


Il faudra que le spectacle ait l’air improvisé, l’air de rien, absolument ; même que la pensée qu’on se fiche de leur gueule traversent l’esprit des spectateurs. Il faudra que la virtuosité ne se voit pas (ou pas tout le temps, qu’elle apparaisse — si elle doit apparaître — par surprise).

Et je pense que si vous pouvez apprendre les textes et les chansons (au moins certaines), ça paraîtra plus improvisé, plus vrai. Bien sûr vous n’êtes sans doute pas obligé d’apprendre tout — il y a des astuces pour des anti-sèches —, mais apprenez si la mémoire n’est pas un problème. 

La « désinvolte » qui est aussi bien celle d’un cavalier sur son cheval, d’un héros à la guerre ; par exemple, c’est la qualité de Louis XIV […] Louis XIV à cheval, volant de victoire en victoire, est doté de ce « je-ne-sais-quoi » (voilà que j’écoute maintenant Vladimir Jankélévitch). Bien sûr, ça ne repose que sur ça, un spectacle, ça ne repose que sur l« je-ne-sais-quoi », un acteur...


« tout ce surplus qu’on ne peut pas expliquer par la raison »


Il faudrait aussi que le spectacle (c’est difficile, ça, à faire passer) ait l’air seulement d’un des spectacles possibles, un parmi beaucoup d’autres (qui auraient sans doute été plus passionnants). Je suis perdu avec l’art (en ce moment), je ne sais pas où il est. Je suis aux portes de l’art. C’est en tout cas là où je veux me tenir, aux portes de l’art, et sur le seuil extérieur, pas même intérieur, en rester là 


Il faut des livres qui vous apprennent à danser (Nietzsche) 


Un discours qui soit gai (gay ?), qui soit heureux, qui pousse au bonheur


Dustan ?


Un géant à la peau noire vous prend dans ses bras, vous soulève, vous porte comme un enfant (il touche presque le plafond)


Les chansons d’amour disent la vérité. « J’écoute uniquement les chansons. Parce qu’elles disent la vérité. Plus elles sont bêtes, plus elles sont vraies. D’ailleurs, elle sont pas bêtes. Qu’est-ce qu’elles disent ? Elles disent : ne me quitte pas… ton absence a brisé ma vie… je suis une maison vide sans toi… laisse-moi devenir l’ombre de ton ombre… ou bien : sans amour, on n’est rien du tout »


Ce que j’aime, c’est inventer un spectacle, c’est-à-dire inventer un rêve avec un lieu, un modèle (interprète), des modèles. Qu’on me donne une salle et qu’on me fiche la paix ! et — qui m’aime me suive…

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