Wednesday, December 02, 2009

Poème (égyptien, 3)

J'effaçais une à une mes splendides photos du splendide musée Egyptien. Vitrines éclairées par le même soleil extérieur de la mort.
Ils partagent une seule paire de sandales, "Ce n'est pas par manque de moyens, dit le guide, c'est signe de solidarité."
Le boomerang, ça va rev'nir.
Faucon en or et argent faisant partie d'un trésor trouvé en 1908. Il semble qu'il avait été employé comme cercueil pour un oiseau momifié, d'après le registre du musée.
Le musée du Caire est splendide. Il est en harmonie crasseuse avec la ville. Il présente d'un jour usé des choses intactes. Les vitres anciennes des vitrines anciennes, comme faites à la main et nettoyées aussi sans finition, montrent la couleur sang diluée dans du blanc - et l'or - et les yeux de khôl. La couleur purple.
Comment connaître la voix de Rimbaud de son vivant ?
A group of amulets, the meaning of which is not yet clear for the scholars.
La poussière lumineuse descendre dans le musée.

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