Sunday, October 22, 2017

« Venise. La fenêtre d’un palais, vue d’une gondole. Aucun son. Fondu rapide. »

« un mouvement, essentiellement narratif, vers la désillusion, et un autre, plus intermittent, vers la révélation »

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S acrifice


« Votre recentrage autour des plantes implique-t-il une forme de végétarisme ?
— Au contraire, il implique l’acceptation intégrale de notre nature animale : comme tous les animaux, nous vivons de la vie des autres. Nous ne pouvons pas produire de la matière organique à partir de composants inorganiques (eau, dioxyde de carbone, énergie solaire) comme le font les plantes. Vivre signifiera toujours sacrifier d’autres êtres vivants. C’est une forme de cannibalisme vertueux. De ce point de vue, la différence morale entre le sacrifice des plantes et celui des animaux reste métaphysiquement très mince. Il faudrait plutôt réinventer un rite qui puisse rendre ce sacrifice moralement acceptable. »

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Le Mot de passe : BdNcaptation

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Πuvres mystiques de Pedro

Saturday, October 21, 2017

« Le sexe est plus facile à vivre pour moi que les émotions. C'est de la gourmandise, une belle énergie animale. Je n'y ai jamais rien vu d’effrayant. »

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« je n’accorde peut-être pas aux livres un statut suffisamment éminent, suffisamment sacré, pour moi les livres sont à refaire, de génération en génération, aucun ne peut se prévaloir d’un statut d’éternité »

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« Who in hell am I writing for? »

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(R erun)


Dessin de Didier Paquignon
«  Il faut émietter l'univers, perdre le respect du tout. »

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R erun ((selfie)



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C réer un chœur


Le spectacle sera (forcément, à cause du manque d’argent pour de la construction de paysages ou l'apparition d’animaux vivants ou empaillés, etc.) un spectacle lumière et musique. J’insiste comme je l’ai déjà fait sur la présence de Philippe au plus près du commencement. Ce qu’il faut aussi, c’est s’imaginer un chœur de nous qui travaillont à ce projet et ensuite des spectateurs qui aussi devront — c’est affreux, mais c’est comme ça — eux aussi y travailler (en espérant qu'ils ne s'en rendent pas compte). Tu travailleras à la sueur de ton front (ou de ton sexe, dit Pierre Guyotat). Voici, ci-dessous, les notes que j’ai prises de Philippe au bout du fil l’autre jour à Vézelay. J’insiste aussi sur le fait d’avancer sur la production. On a un tel travail encore ! Ce serait bien de trouver un théâtre qui dise : « Nous on le fait ! on le produit (en producteur principal) ». Ça permettrait de dégager ce temps qui nous manque. Personnellement, je suis extrêmement lent. Ou très rapide. Si on me dit le spectacle est dans quinze jours, ça me va très bien : je trouve les solutions. Sinon je suis très lent. J'ai travaillé avec une troupe (théâtre du Radeau) où on a passé parfois un an à la table avant de monter sur le plateau (puis ensuite presque un an encore sur le plateau). Travailler, c’est sérieux. Soit c’est intuitif et ça va très vite, soit c’est lent. On a choisi la manière lente, mais, pour le moment, par défaut, parce qu’on a tous des choses à faire. Il faudrait de l’argent pour pouvoir ne faire que ça — au moins pendant des moments, des sessions. Pedro qui est un génie a des kilomètres de la matière « Genèse » déjà produits. Il m’a fait écouter — entre Wagner et Ravel — des choses sublimes. Tout l’intérêt de cette nouvelle production, c’est le chœur que nous formerons, qui produira un spectacle qui ne ressemblera pas à ceux déjà explorés par Pedro (qui y ressemblera forcément, mais d'une manière inédite), cet ensemble qui ferait idéalement qu’on ne sache plus qui fait quoi. « C’est là l’essence de la magie, qui ne crée pas, mais invoque », dit Kafka à la fin d'une phrase sur la splendeur de la vie souvent reprise dans les spectacles du Radeau (mais que je n'ai pas entière sous les yeux). On ne devrait pas savoir qui est la naissance de quoi, lycée de Versailles, on ne devrait pas savoir si c’est la lumière qui commence ou la musique, si c’est l’idole ou la robe… Aussi, on devrait comprendre que cette histoire est pour les agriculteurs ! Pour cela il faut beaucoup de synergie, de disponibilité au miracle — mais à rien d’autre, radicalisme, aucun compromis, le miracle sinon rien (donc prévoir le rien). C'est l'imagination qui permet le miracle. Il faut entraîner un gros producteur, le convaincre que le spectacle coûtera de l’argent (lumière, dispositif sonore 3D) et son temps d’élaboration mais qu’il n’en aura pas l’air (d'en avoir coûter), c'est le truc.

Philippe : 
Un spectacle lumière et musique ; la lumière et la musique raconte la même chose ; il faut voir la lumière comme de la fréquence, elle s’arrête pas à la rétine, elle traverse le corps aussi — et aussi elle est dans l’inconscient collectif. Partir de la sensation de la lumière pas de son spectacle. Partir d’elle comme un matériau qui traverse tout le monde. La lumière, c’est une forme d’onde. Incidence sur le corps et sur le décor. La beauté plus dans le cœur de chacun que dans l’esthétisme. La lumière qui vient de l’intérieur de chacun. La lumière transmet ce message-là aussi transmis par le chant, la musique et par la présence de tout le monde parce que ça fait un chœur aussi. Lumière autant sur le public que sur le plateau, un seul espace, pas de différence entre la perception physique de la lumière par les chanteurs et celle des spectateurs (ce qui est difficile à réaliser à cause du manque d’accroches du côté salle). Qu’on touche, spectateurs et chanteurs, ces sensations de « premières fois ». Pas une chose spectaculaire, mais qui touche vraiment les gens. Un état grâce à la lumière pour les mettre dans une écoute de la Genèse. Que la lumière se créé avec. (Ne pas arriver à la fin comme d’habitude à l’opéra et ne plus pouvoir ne faire que des tableaux.) Trouver des moments à trois (aussi à deux, Pedro et Philippe, si trois est difficile) pour parler, prendre des notes...

Yves-Noël

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« mais tu vas pas passer ta vie près de la dame du lac parmi les choses transparentes »

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L e Pays chaud


Bon, il va bien falloir travailler… Bien qu’on se disait avec une amie (Dominique) qu’on n’avait rien envie de foutre, qu’on allait louer une villa dans un pays chaud et puis, voilà, vivre de nos rentes. C’est vrai quoi, les vacances, on le ressent, sont une manière plus réelle de vivre, pourquoi revenir aux tracasseries ? De toute manière, je n’ai jamais rien fait qu’en m’amusant, pourquoi ça changerait ? C’est pour ça que je n’ai plus trop de travail, d’ailleurs, parce que, maintenant, il faut faire des DOSSIERS et ça ne m’amuse pas tant que ça (moins que de lire Arthur Rimbaud). Il y en a que ça amuse, certainement. Pourquoi faut-il ? Pouvoir et surveillance, le cocktail est affaiblissant. 



« A vendre l’anarchie pour les masses ; la satisfaction irrépressible pour les amateurs supérieurs ; la mort atroce pour les fidèles et les amants ! » 
« Le milieu ambiant est l’âme des choses.
Chaque chose possède une expression propre, et cette expression lui vient du dehors. Chaque chose résulte de l’intersection de trois axes, et ces trois axes composent cette chose : une certaine quantité de matière, la façon dont nous l’interprétons, et le milieu où elle se trouve. Cette table où j’écris est un morceau de bois, c’est aussi une table, et c’est un meuble parmi d’autres dans cette pièce. Si je veux traduire l’impression que me cause cette table, elle devra se composer des idées qu’elle est en bois, que j’appelle cet objet une table, en lui attribuant certains buts et usages, et qu’en elle se reflètent et s’insèrent, en la transformant, les objets qui, par leur proximité, lui confèrent une âme extérieure, ainsi que les objets posés sur elle. La couleur même qu’on lui a donnée, couleur aujourd’hui ternie, et jusqu’à ses taches et ses éraflures — tout cela, notons-le, lui est venu du dehors, et c’est cela qui, bien plus que son essence de morceau de bois, lui donne son âme. Et le plus intime de cette âme : le fait d’être une table, lui a été donné aussi de cet en-dehors : la personnalité.
Je pense donc que ce n’est pas une erreur — ni humaine, ni littéraire — que d’attribuer une âme aux choses que nous disons inanimées. Être une chose, c’est faire l’objet d’une attribution. Il est peut-être faux de dire qu’un arbre sent, qu’un fleuve « coule », qu’un couchant est douloureux ou que la mer calme (bleue du ciel qu’elle ne possède pas) est souriante (grâce au soleil qui se trouve en dehors d’elle). Mais il est aussi erroné d’attribuer de la beauté à quoi que ce soit. Il est tout aussi faux d’attribuer aux choses couleur, forme et peut-être même existence. Cette mer, c’est de l’eau salée. Ce soleil couchant, c’est le moment où la lumière du soleil commence à décliner par telle longitude et sous telle latitude. Cet enfant qui joue devant moi est un amoncellement intellectuel de cellules – mieux encore, un assemblage rouages précis aux mouvements subatomiques, bizarre conglomérat électrique de millions de systèmes solaires en miniature.
Tout vient du dehors, et l’âme humaine à son tour n’est peut-être rien d’autre que le rayon de soleil qui brille et isole, du sol où il gît, ce tas de fumier qu’est notre corps.
On pourrait trouver peut-être toute une philosophie dans ces considérations, à condition d’avoir la force d’en tirer des conclusions. Je ne l’ai point ; je vois surgir, attentives, des idées vagues, sur des possibilités logiques, et tout se défait dans une vision de rai de soleil dorant un tas de fumier, comme de la paille humide obscurément broyée, jonchant un sol noirci auprès d’un mur de pierres grossières.
Je suis fait ainsi. Lorsque je veux penser, je vois. Lorsque je veux descendre au fond de mon âme, je m’arrête bientôt, l’esprit ailleurs, au début de la spirale que décrit le profond escalier, et regardant, par la fenêtre du dernier étage, le soleil dont l’adieu mouille de teintes fauves l’entassement confus des toits. »

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P edro rêve



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Titre (pour un roman peut-être à suggestion homosexuelle) :
Deux robinets coulent dans un réservoir

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L a Gare de Sermizelles



R amper ta langue


« Peut-on, peut-on agir déjà sous une autre forme que celle de l’existence ?
— Fais ramper ta langue, et mêle-toi à tous les individus qui sont dans la nature, et glisse-toi dans leur composition, et taille-toi un monde par association d’idées, et découpe-le, ce monde, et recouds-le, ce monde »

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L e dernier repas de Pedro



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« des garçons de passage 
Que j’ai tenté d’approcher, mais que ma mascarade
A fait fuir lentement par sa froideur maussade »

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D ans les journaux d’un train chaotique et ensoleillé tandis que le compositeur dort


« Que le millionnaire révèle, un peu christique, que même les winners sont des losers. Qu’il n’y a rien, tout en haut, quand on a réussi. Que l’existence consiste à merdoyer sur Internet. » 
« des losers délicats et discrets »
« liberté de penser et de rire »

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E t ta saleté


« Qu’en est-il de la poussière ? Je t’aime
comme la saleté. Sale bouche, tu me manques, 
sale sourire, oh et ma saleté
et ta saleté est sympa aussi. »

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Friday, October 20, 2017

B lade Runner



Bonjour ! J'ai un ami, Rémy Artiges, qui vient de m'appeler, il vous a croisé au spectacle de 24h de Jan Fabre et il a pensé qu'on pourrait travailler ensemble. C'est vrai qu'en voyant vos photos, je vois que vous auriez été très bien dans La Beauté contemporaine, le spectacle que j'ai donné la saison dernière à la Ménagerie de verre (festival Etrange Cargo). A présent je n'ai pas de spectacle en vue immédiate à vous proposer. Seulement un stage en Suisse (à Lausanne) du 6 au 12 novembre (intitulé Fabrique de star, voir sur le site du théâtre de l'Arsenic) et un cours régulier à Pantin les lundi jusqu'en décembre au café associatif Pas Si Loin (dites-moi si intéressé, je vous donnerai les horaires). Au plaisir, en tout cas

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Thursday, October 19, 2017

L e Débat


Puis-je intervenir dans le débat en citant mon ami Pedro qui m’apprend un proverbe colombien : « A tout porc il arrive son décembre » («  A todo marrano le llega su diciembre ») ? (Ce proverbe se décline sous différente forme dans toute l'Amérique latine.)

L e Saint et la montre


« Rien ne peut être fait sans la solitude. Je me suis créé une solitude que personne ne soupçonne. Il est très difficile, aujourd'hui, d'être seul, car nous avons des montres. Avez-vous vu un saint avec une montre ? »

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Wednesday, October 18, 2017

V ia ma chambre


« Petit, j'étais désordonné, mais désordonné comme il n'est pas possible de l'être. J'étais champion toutes catégories de désordre. Ma mère disait que le désordre dans ma chambre était à l'image du désordre dans ma tête. Et elle avait raison. J'en ai beaucoup souffert. Pas tant du désordre lui-même que des jugements réprobateurs qu'il m'attirait et de la culpabilité qui en résultait. Toutes mes tentatives de rangement se sont toujours soldées par des échecs épuisants, physiquement et moralement. En dépit de mes efforts pour mettre de l'ordre dans ma tête via ma chambre, je ne suis jamais arrivé à rien parce que je ne parvenais pas à concevoir un principe d'ordre satisfaisant. Et j'abandonnai. »

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Titre :
Il n’y avait pas Internet

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« Nous avions pensé le livre un peu comme on pense une phrase : un bloc cohérent de langage-durée, à parcourir à sens unique entre ces deux butoirs, les premiers mots et le mot de la fin. »

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C e salon


« J'aimerais être assis dans ce salon avec toi. Dans ce petit salon agréable. Et papoter. Mais pourquoi ne bois-tu pas d’alcool ? Un bon whisky fonctionnerait je pense. »

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M oi, la grammaire


« Moi, la grammaire, j’en pense pas beaucoup de bien, tu le sais. »

« Wittgenstein disait : « L’éthique, c’est donner du front entre les bornes du langage ». »

« Non, j’ai jamais pensé qu’un livre était fini, heureusement, tu te rends compte, quelle horreur… »

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P as le rôle


Je ne vais pas faire le rôle. Je suis désolé. J’en avais l’intuition, mais tu as insisté si aimablement d’ailleurs. J’ai enfin regardé le film, même deux fois, ici, à Vézelay où je suis en résidence, et ça été très dur parce que ce cinéma est tout ce que j’abhorre. Que du toc (bien sûr, ce toc est ici justifié pour « faire théâtre »), que du carton-pâte pour évoquer des horreurs réelles, je trouve ça médiocre, indécent. C’est sans doute — de loin — le plus mauvais film de ce cinéaste (je ne les ai pas tous vus). Seule l’histoire d’amour est belle qui se dégage finalement de tout ce fatras et peut-être, un peu, le rapport à l’enfant comme à lui-même. Je comprends que ce cinéaste ait cherché à faire grand public, cinéma populaire, bluette, et comme acteur pourquoi pas, mais alors ramené au théâtre, non. Le rôle de Lucas Steiner est très facile à jouer, mais, au théâtre, je ne pourrais que m’ennuyer à le faire et même cela finirait par me dégoûter comme la vision entière de ce film me dégoûte : des gens qui jouent aux Juifs, qui jouent aux résistants, des images d’Epinal, des « bons souvenirs ». Ça ne correspond en rien de ce que je vis du théâtre. Ni ce que je vis de cette période quand je lis Modiano (sublime). Désolé de faire faux bond si près de la date du début, mais je sais (d’expérience) qu’on trouve toujours — puisqu’il le faut — une idée plus forte quand un acteur se désiste. C’est ce que je te souhaite, cher bel ami à qui je manque, désolé...

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« La nudité reste secrète même si le corps est dévoilé »

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L e Pouvoir


« Dans le passé, la censure opérait en bloquant le flux de l'information. Au XXIe siècle elle opère en inondant la population d'informations non pertinentes. Nous ne savons précisément pas à quoi prêter attention, et passons souvent notre temps à débattre des problèmes annexes. Dans les temps anciens, avoir le pouvoir voulait dire accéder aux données. Aujourd'hui, cela signifie savoir ce qu'il faut ignorer. »

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Bonjour Mr Genod,
Désolée de ne vous écrire que bien tardivement. Vous ne vous souviendrez pas de moi mais sachez juste que nous nous sommes croisés à Clermont lors d'un des rdv secrets. Ma fille s'appelle Swan (proustien en diable à une lettre près !) 
Je tenais à vous adresser ce petit mot bien modestement pour vous remercier encore de ce moment passé en compagnie de Proust, Oscar Wilde, Baudelaire... Nous en avons rediscuté avec des amis comédiens belges qui vous avez vu aussi. Vous nous avez marqués. 
Le lien est créé.  
Au plaisir de vous lire, de vous entendre, de vous voir jouer Ici comme ailleurs.
Bonne continuation,
Elise, une spectatrice conquise

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L e Directeur sait recevoir


Patrick de Rham 
J'en ai vu quelques-uns, des spectacles d’ Yves-Noël Genod. De la fumée, des éphèbes nus, de la beauté comme moteur de l'imaginaire. Thomas Gonzalez en réminiscences de statue antique, chantonnant Julio Iglesias, Marlène Saldana et Jonathan Capdevielle en partouzeurs déglingos dans les hôtels de Bologne, Thomas Scimeca en skieur suisse, à poil parce que chez Genod on est souvent à poil. Parce que le désir, il sait ce que c'est et il sait quoi en faire. A ce que j'en sais, il travaille comme cela, Yves-Noël. Il projette son immense bibliothèque esthétique sur ses personnages, il les fait se mouvoir et puis, quand il en attrape en retour un rayon de sublime, il le reconnait, le concentre et surtout sait évacuer le reste. Et ça donne, presque à chaque fois, un spectacle merveilleux, à la fois simple, riche de références et d'audaces.
J'en ai vu de ses spectacles, encore et encore parce que c'est addictif, mais je ne l'avais jamais vu seul en scène. Il y avait bien sûr ce fameux solo, cet hommage à Shakespeare dans le off d'Avignon en 2010 : des centaines de coups de foudre, mais je n'y étais pas. Et puis voilà qu'il lisait Proust cette année aux Bouffes du Nord.
Et là, il y avait bien sûr le champagne et le décor, mais j'ai vu un Genod différent, incapable de tout maitriser comme à son habitude. Là, c'est lui qui est à poil.
Du 1er au 5 novembre à l'Arsenic. A ne pas manquer, donc.

(Générale ouverte et gratuite le 31 octobre 19h30)

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O rlando


« et comme dirait mon ami Orlando il n'y a pas d’homos pas d’hétéros, il n'y a que des hétéros mal dragués »

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Sunday, October 15, 2017

Photo de Dominique Issermann (qu'on aperçoit dans le verre-miroir)

F aites passer le message


Il n'y a qu'un seul sujet : la Genèse. Cours d'interprétation Jouer comme Gérard au café Pas Si Loin à Pantin (1, rue Berthier) ce lundi à 15h30 (premier cours) et à 18h (deuxième cours) et jusqu'en décembre (ouverture au public en décembre). 5 € le cours. 5 € pour l'adhésion à l'association Pas Si Loin
« Le dataïsme menace de faire subir à Homo sapiens ce que ce dernier a fait subir à tous les autres animaux. Au cours de l'histoire, les hommes ont créé un réseau mondial et évalué chaque chose à l'aune de sa fonction dans ce réseau. Des millénaires durant, cela a nourri l'orgueil et les préjugés humains. Les hommes assumant les fonctions les plus importantes dans ce réseau, il nous était facile de nous attribuer le mérite de ces réalisations et de nous considérer comme le faîte de la création. La vie et les expériences de tous les autres animaux étaient sous-évaluées parce que leurs fonctions était bien moins importantes, et chaque fois qu'un animal cessait de remplir une fonction, il s'éteignait. Toutefois, le jour où nous, humains, perdront notre importance fonctionnelle dans le réseau, nous découvrirons que nous ne sommes pas du tout le sommet de la création. Les étalons de mesure que nous avons consacrés nous condamneront à rejoindre aux oubliettes les mammouths et les dauphins d'eau douce de Chine. Rétrospectivement, l'humanité n'aura été qu'une ondulation dans le flux de données cosmique. »

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« Tout ce qui respire se nourrit d'invérifiable ; un supplément de logique serait funeste à l'existence, ─ effort vers l'Insensé... Donnez un but précis à la vie : elle perd instantanément son attrait. L'inexactitude de ses fins la rend supérieure à la mort ; ─ un grain de précision la ravalerait à la trivialité des tombeaux. Car une science positive du sens de la vie dépeuplerait la terre en un jour ; et nul forcené ne parviendrait à y ranimer l'improbabilité féconde du Désir. »

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« u n visage et une érection à la fois, paysage trop humain, cela s’appelle de la pornographie »



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« Les subventions à l’heure actuelle sont toutes destinées à détruire notre environnement. »

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L e Message (de la société marchande)


« nous vivons dans une époque qui a besoin de retrouver le Bien, donc la source de tout bonheur, dans les choses — au moins, ça, c’est le message que les publicités ne nous font que nous communiquer » 
« Le Bien, c’est-à-dire la source de votre bonheur est à retrouver non pas en Dieu, non pas dans votre action, non pas dans l’histoire, non pas dans la guerre, mais dans cette veste, dans cette voiture, etc. »
« l’économie marchande est une utopie, en fait, c’est ça que parfois on oublie »

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Tu veux venir au cours avec ton fils ? Cool ! Seule condition : parlez-nous de la Genèse (n’importe laquelle, mais, cette année, pour la première fois, j’impose un thème). Du commencement du monde. (C’est bien ton domaine !)
Lundi, c’est à 15h30 (jusqu’à 17h30) ou — deuxième cours — à 18h (jusqu’à 20h). Au choix.
5€ le cours + 5€ pour l’adhésion à l’année à l’association si la dirlo passe par là…
Bisous, 
Yvno

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K ate Moran (rerun)

« Si seulement j’étais riche, je pourrais écrire « bonheur ». »

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D éfilement des images


« Penser n'est pas rêver. Penser c'est un défilement d'images, rêver est un défilement d'images et regarder la télévision est un défilement d'images mais pourtant il y a une différence entre penser et rêver. C'est à dire que quand on pense on a un défilement d'images mais on voit les images. Tandis que quand on rêve il y a un défilement d'images et pourtant on ne voit pas les images. Donc il y a une différence entre regarder la télévision-qui est comme penser- c'est à dire des images qui défilent et rêver qui est un peu différent. Quand on rêve on ne voit pas les images qui défilent. »

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Saturday, October 14, 2017

S erena, je crois n'avoir jamais rien vu d'aussi beau que ton expo ! Ce musée te va comme un second vêtement, c'est sublime ! Yvno

« Les mots de notre langage ont soudain les résonances de notre plus lointain passé. »

« Il imaginait un roman sans savoir où le livre allait le conduire. »

Titre : 
Je n'ai pas d'amis, des tristesses s'embrasent

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A doration


« les humanistes adorent les humains »

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O n ne peut pas faire semblant d'être mort


« Tenter d'être immobile est chorégraphique, sourit-il avec délectation. Parce que l'immobilité est impossible à atteindre... à moins d'être mort. »

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Non, il n'y a pas de critères de sélection, c'est complètement ouvert. L'idée, c'est d'avoir assez de demandes pour choisir et constituer un groupe cohérent (dans un sens ou dans un autre suivant ce qui se présente), mais il n'est pas sûr du tout qu'on atteigne un nombre de demandes suffisant pour pouvoir choisir. En fait, c'est toujours l'idée d'avoir les « meilleurs », mais c'est si rare les meilleurs, pour — utopie — constituer un groupe avec lequel parcourir le monde... 
YN

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Titre :
A Call To Revolution

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« cet humain qui boit le mal au goulot »

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« La personne pornographiquement correcte dans le miroir m’effraye »

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« Les enfants sont hautains, dédaigneux, colères, envieux, curieux, intéressés, paresseux, volages, timides, intempérants, menteurs, dissimulés ; ils rient et pleurent facilement : ils ont des joies immodérées et des afflictions amères sur de très petits sujets ; ils ne veulent point souffrir de mal, et aiment à en faire : ils sont déjà des hommes. » 

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M arais


Très belle expo aussi des virtuosités abyssales de Georges Rousse, au 16, rue des Quatre Fils
Et une œuvre très belle chez Perrotin, à l’étage : on s’allonge et on regarde un plafond lumineux, on aimerait avoir ça chez soi… (de Julio Le Parc)
Sinon, c’est braderie chez Jean Colonna (pour celles qui veulent s’habiller comme moi) à -70% (22, rue Debelleyme, ouvert à partir du mercredi)

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D e lourds rideaux d’atmosphère noire


« L'écriture, elle est là, toujours prête à hurler, à pleurer, on ne l'écrit pas. Ce sont des émotions de cet ordre, très subtiles, très profondes, très charnelles, aussi essentielles et complètement imprévisibles, qui  peuvent couver des vies entières dans le corps.  C'est ça, l'écriture. C'est le train de l'écrit qui passe par votre corps. Le traverse. »                   
                                                                   
Je suis sorti à l'entracte du spectacle de Lupa, Des arbres à abattre, à l'Odéon, et je n'en ai même pas honte. Je ne pensais pas voir ce spectacle, mais des amis m'ont appelé, il y avait une place à 10€ qui s'était libérée, l'Odéon est le plus beau théâtre de Paris (les Bouffes du Nord le plus beau théâtre du monde), bref, excitation. Mais j'ai trop dormi dans cette première partie, j'étais sans doute trop loin, en fond de loge au premier balcon. Qu'est-ce que c'est ? C'est excellemment joué, donc, ça, ça fait toujours plaisir (mais j'étais trop loin). Qu'est-ce que ça raconte ? Eh bien, ça raconte une mise en scène venue d'un pays néo nazi  d'une pièce ou de l'adaptation d'un roman plutôt je crois d'un autre pays néo nazi. La Pologne. L'Autriche. Bien sûr, il est censé être question de dénonciation. Mais la dénonciation, n'est-ce pas la même chose que l'énonciation ? Words, words, words. Dehors, la pollution. Même effet que cet été à Avignon : pourquoi le spectacle ne parle-t-il pas de l'attentat de la nuit dernière ? pourquoi ne parle-t-il pas de la pollution (mais semble dénoncer « autre chose ») ?

J'aurais pu y entrer. C'est une question de disponibilité, de contexte. On est disponible ou pas. En ce moment, je travaille sur Proust et le problème, c'est que ça ternit à peu près tout, Proust. Pas tout non plus. Ça ne ternit pas les spectacles de Peter Brook, par exemple, ça ne ternit pas tous les travaux qui relèvent de cette notion apparement inusité si on lit les journaux, si on regarde les programmations des théâtres de gauche : le cœur. (Vous vous souvenez de la phrase de Valéry Giscard d'Estaing à François Mitterrand : « Vous n'avez pas le monopole du cœur », une phrase qui avait fait mouche et qui continue d'être vraie parce que les théâtres administrés par la gauche croit toujours avoir le monopole du cœur et par conséquent n'en ont aucune idée. Des spectacles avec du cœur, il y en a forcément, mais il faut les chercher dans cette forêt d'arbres à abattre. Le dernier que j'ai vu — infini —, c'est Vous méritez un avenir meilleur (quel beau titre !), le spectacle sur la Traviata de Judith Chemla et Benjamin Lazare. 

En une de « Libération » je lis une phrase sur le silence assourdissant des politiciens en particulier des ministres de la santé et de l'environnement à propos de la pollution aux particules fines qui nous rentre dans les bronches depuis une semaine. Les politiciens n'en parlent pas ? Parce que c'est réel. Le spectacle de Lupa n'en parle pas ? Même raison. 

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E ncore un sosie : je ne me reconnais pas, mais je reconnais le bijou que m'avait offert et fabriqué Kate Moran


Photo Balthazar F. Lefebvre

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« Voyageur si triste,
Tu suis quelle piste ? »

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« wading through treacle »

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Titre :
How Do We Know We’re Human?

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O pium


« « Le peuple est l'opium du christianisme *», ce dont il faut se rappeler chaque fois que l'espoir renaît à gauche. »



* Ou du capitalisme

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Q uelques jours encore pour la sublime et très effrayante expo de Bruno Perramant, 14 bd de la Chapelle, galerie In Situ



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D ogma


« Vous pouvez ne pas souscrire à l'idée que les organismes sont des algorithmes, et que les girafes, les tomates et les êtres humains ne sont que des méthodes différentes de traitement des données. Mais sachez que c'est un dogme scientifique actuel, et qu'il change le monde au point de le rendre méconnaissable. »

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