Saturday, June 23, 2018

« Paris est un dortoir pour bobos insomniaques qui pissent trop de thé vert la nuit »

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D eux infos m'ont ému dans « Libé » aujourd'hui : la mort de Koko et Jean-René bien vivant



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« des éclats d’enfant et de vieillard »

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« Nos pupilles s’étaient emplies de messages manifestes » 

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Ce soir, L'AMANT

Hier, j'ai écrit ça dans mon carnet pendant la représentation :
A l'époque Duras me donnait de l'espoir et je n'ai pas bougé, Duras me donne encore de l'espoir (j'en ai besoin)

Café Pas-Si-Loin・1, rue Berthier, à Pantin (métro Porte de la Villette ou Aubervilliers-Pantin Quatre Chemins, ligne 7)
23・24・25 juin // 20h30
Entrée libre dans la limite des places disponibles. Réservation : lamantpassiloin@gmail.com
(En dernière minute, sms au 06 84 60 94 58)

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J uin



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« Why me ? »

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Friday, June 22, 2018

« L’intelligence a l’intelligence de laisser la place à la sensation. »

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J’ai fini une première lecture de ton texte, c’est très beau, vraiment fort, assez effrayant aussi tant ça semble rendre compte de la vastitude de la situation présente (ce que nous, âgés, voyons (de haut) avec terreur, mais qui, vous — en tout cas, toi —, vous saisis de plain-pied ou comme l’eau autour), mais très beau dans le détail artisanal, parfaitement présent. En lisant, je me suis empêché de penser à ce que j’allais devoir en faire en septembre et j’ai fini le livre avec le livre en pensant que c’était impossible (mais j’avais fait en sorte) (et il vaut toujours mieux partir de l’impossible), que l’ensemble formait un tout cohérent qui ne se déployait que de l’ensemble et pas en 35mn… Puis, ce que je fais, c’est que j’essaye des manières orales que j’enregistre pour savoir si je m’approche de quelque chose (de l’ordre de la compréhension) ou non. C’est assez fantomal forcément (c’est ma manière). Je vais me pencher sur tes sources et tes amis avec beaucoup d’attention (comme sur tout ce que tu pourras me raconter), mais, pour le moment, c’est DGF, dont je connais un peu l’œuvre, qui résonne. A priori on voit bien combien il y aurait évidence à fondre ce texte dans une œuvre plastique (comme de le refondre), mais, a priori, je laisserais plutôt ça de côté. Je suis sûr que c’est possible, que des artistes s’en empareront à l’infini, mais ce n’est sans doute pas mon rôle, je voudrais, moi — mais c’est difficile —, qu’il  reste un texte sec (ce qu’il n’est peut-être pas, je ne sais pas, mais peut-être), sans le redonner aux écrans, aux regards, sans cette folie qu’il décrit si bien et transmute, sans images. C’est aussi que c’est mon job de « faire disparaître le spectacle ». Est-ce possible ? Est-ce souhaitable ? Est-ce commercial ? Je ne crois pas, pas facile, mais excitant.
Bien à toi,  
Yves-Noël

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L 'Amitié


J'aime beaucoup ce travail, j'aime beaucoup Yuika, à chaque spectacle que nous faisons (ou ici une reprise) je lui dis que j'aimerais travailler avec elle toute ma vie. Ce qui va nous séparer sera comme pour les autres : elle va maintenant très vite trouver du travail…
Oooooooh...tu me fais pleurer ! Moi aussi je voudrais travailler toute ma vie avec toi

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A s An Artist


« As an artist the nuance is your task. Your task is not to simplify. Even should you choose to write in the simplest way, a la Hemingway, the task remains to impart the nuance, to elucidate the complication, to imply the contradiction. Not to erase the contradiction, not to deny the contradiction, but to see where, within the contradiction, lies the tormented human being. To allow for the chaos, to let it in. You must let it in. Otherwise you produce propaganda, if not for a political party, a political movement, then stupid propaganda for life itself — for life as it might itself prefer to be publicized. »

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Thursday, June 21, 2018

L es Yeux ouverts/fermés / la mort


Tiens, quand elle ferme les yeux pour déshabiller l’amant, ça me rappelle que Duras avait beaucoup aimé un film d’Aline Issermann (sœur de celle que je connais) qui s’appelle L’Amant magnifique (avec aussi (c’était la mode) de vraies scènes de baise) et Duras avait dû faire un entretien avec l’auteur et elle avait dit : « Y a juste une chose que j’ai trouvé fausse, qui m’a étonné, c’est qu’elle garde les yeux ouverts quand elle jouit, personne ne garde les yeux ouverts ». Et l’autre (Aline) avait dit que si, maintenant, les jeunes gardaient les yeux ouverts…  De cet entretien que j’essaie de retrouver sur Internet (mais que je ne retrouve pas), je trouve une phrase (de Duras) : « L’amour est sans limite — cela, par définition — sans autre finalité que la mort. » 
Bonne dernière nuit avant le « voyage », 
YN

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Wednesday, June 20, 2018

« Voilà ce qu’il manque, me dit-il à voix basse, des écrans noirs, des pages blanches. » 

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Tuesday, June 19, 2018

P ourquoi ?


« J’arrive déjà à un certain terme de ma vie et, au cours de mon existence, j’ai toujours essayé d’être juste et bon. Et quand je me demande pourquoi, je ne trouve pas de réponse. »

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« La musique recommence, je suis l’homme que j’espère être. »

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Monday, June 18, 2018

I ncroyable, j'ai reçu un mail de Carolyn Carlson !


Dear Yves-Noel,
Thank you for your projects, especially with the writings of Marguerite Duras and the beautiful Japanese dancer. 
If you are in Paris, I will be doing a Poetry Event tomorrow at the Cartoucherie, Vincennes in the Theatre Soleil of Ariane Mounchonkine at 21h with a saxophone player and my partner. 
If you are free I can leave you two invitations. This is really last minute....let me know.
warm regards,
Carolyn

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« « Nous avons créé des outils qui déchirent le tissu social », a déclaré Chamath Palihapitiya, ancien vice-président de Facebook, qui a interdit à ses enfants d’utiliser « cette merde ». »

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L 'Amant, c'est l'histoire...


L’Amant, c’est l’histoire ultra célèbre racontée par Marguerite Duras. Je l’ai connue, je l'ai fréquentée les dernières années de sa vie. J’avais treize-quatorze ans, j’étais fan, je l’ai suivie, c’était la dernière période. C’était après L’Amant. C’est inoubliable (à cet âge), ce que cette femme a pu m’apporter. Je me souviens de tout. Elle parlait vraiment comme elle écrivait. Yuika Hokama est une danseuse que j’ai rencontrée à Lyon, quand Gwenaël Morin m’a prêté son théâtre, je l’ai rencontrée par audition. Nous avons fait beaucoup de spectacles ensemble, à Lyon puis à Paris. Douée comme danseuse, chanteuse et comédienne. Dans l’un des spectacles de Lyon, elle proposait un extrait de L’Amant, en japonais. C’était bouleversant. Plus tard, elle débarque dans le cours que je donne à Pantin (près de Paris). Le cours s’intitule Jouer comme Gérard, il a lieu dans le café associatif Pas-Si-Loin et, dans ce café, elle, pendant quarante minutes, déploie — en français sans accent — l’une des scènes peut-être la plus difficile à jouer, quand l’amant chinois emmène la petite Française dans sa garçonnière pour la première fois. 
Cette vie-là, vécue-là. Le café Pas-Si-loin, à Pantin, devient comme un lieu sacré, pendant tout ce temps, présent et ailleurs. La vie continue et, derrière la vitre, le carrefour, la lumière déclinante — nous étions, nous, dans notre « livre intérieur » (comme l’appelle Proust dans Le Temps retrouvé). A la fin, tous, nous sommes stupéfaits par ce qui vient de se passer (« l’état de l’apparition », dit Marguerite Duras) et Yuika me reproche gentiment de n'avoir pas de « notes » à lui faire. Je lui réponds : « Que veux-tu que je te dise ? C’est excellent. Si Marguerite Duras était là, elle en serait dingue... » Oui, Marguerite Duras était vraiment là et ça lui plaisait plus que tout. Elle aimait la petite Japonaise d’Okinawa qui jouait L’Amant, j’étais ramené à mon adolescence, 
Yves-Noël Genod

Café Pas-Si-Loin・1, rue Berthier, à Pantin (métro Porte de la Villette ou Aubervilliers-Pantin Quatre Chemins, ligne 7)

 22・23・24・25 juin // 20h30
Entrée libre dans la limite des places disponibles. Réservation : lamantpassiloin@gmail.com

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Photos de César Vayssié, Yuika Hokama dans L'Amant

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Sunday, June 17, 2018

« Dans certaines fictions, dans les moments où je n’en suis pas lasse, quelque chose pour moi est vraiment de l’ordre du théâtre. Vous avez assisté à ma lecture à la fondation Ricard il y a quelques jours, et c’est une chose dont j’ai honte mais c’est vrai que j’aime faire ça. Il y a dans mes livres quelque chose comme une espèce de tenant-lieu de théâtre. Et un plaisir du jeu. C’est vraiment le même type de rapport avec un personnage qu’on interprète, au sens du théâtre. C’est idiot car le texte n’est pas préalable. Alors pourquoi est-ce que j’ai cette conviction que c’est du théâtre ? Après tout, il faudrait le démontrer. J’ai tellement le sentiment de jouer quelque chose. Mais cette image du théâtre, qui est absolument claire pour moi, je me demande soudain si elle est si juste que ça. C’est l’idée que je me fais du théâtre. Ce qui est de l’ordre de la fiction et que j’ai plaisir à écrire, il me semble que c’est quelque chose qui est exactement du même ordre pour moi que de jouer Lady Macbeth ! »

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Titre pour un spectacle : 
Dans ce théâtre le temps / n’est pas cruel, juste différent 

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P our Julie, pour pas qu'elle pleure


« Les visages au contraire de la météo 
ne reviennent jamais
peu importe à quel point
ils ressemblent à la pluie »

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Bon, j'ai regardé les vidéos (qui sont superbes) et, effectivement, vous êtes à fond dans le casting Hamlet, en plein dedans. Au départ c'était l'idée de faire une « troupe shakespearienne », que d'hommes donc et très physiques (comme j'imaginais les acteurs de l'époque). Manque d'argent, ça s'est transformé en ce que vous avez aperçu dans le film de Vivianne (un acteur, deux circassiens et un groupe de bénévoles). J'ai une préférence pour la vidéo des palettes, j'aime beaucoup cet objet, mais sans doute aussi parce que vous y êtes deux. C'est vrai que dans le cirque, les duos, les trios ou les quatuors (etc.) sont sans doute plus faciles à advenir, plus réels, parce que plus nécessaires (l'attention) que dans le théâtre où ils sont plus rares. C'est ce que je cherche, cette idée de troupe emportée comme inconsciente (et consciente) dans une aventure légendaire. Donc on ne va pas se perdre de vue. Je retourne à Lausanne du 27 août au 7 septembre. D'ici là, je suis un peu en vadrouille (mais sans doute pas en Suisse comme j'espérais y être encore un peu en juillet). Pour l'autre travail aux mêmes dates, je ne peux que vous encourager à la prendre, c'est ce que je dis depuis le début aux interprètes : si vous avez qqch de payé, prenez-le et, en général, ceux qui travaillent avec moi (pour si peu d'argent), c'est seulement grâce à une disponibilité de planning, entre deux choses, ou alors, c'est qu'ils ont réussi à se mettre de côté assez d'argent pour être à l'abri de l'inquiétude financière au moins le temps du spectacle. Très heureux, en tout cas, de faire votre connaissance, merci. Let's keep in touch !

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