Tuesday, January 28, 2020

P hotos de Gwendal Le Flem

Sunday, January 26, 2020

T arkovski



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B on plan dernière minute


L’un de mes plus beaux spectacles se joue cette semaine à Rennes (du 27 — générale — au 31). C’est un spectacle interprété par huit étudiants de l’école du Théâtre National de Bretagne, d’après une nouvelle de Tchekhov intitulée Un royaume des (bonnes) femmes et que j’ai renommé : J’AI MENTI. Une jeune fille a hérité d’une usine sidérurgique (1800 ouvriers) et se sent en porte-à-faux dans ses nouvelles fonctions — parce qu’elle est jeune, parce qu’elle est femme, et surtout parce qu’elle est née pauvre (son père était ouvrier dans l’usine de son oncle). Ça se passe à Noël, elle se trouve engoncée dans la fonction de charité (« Les bourgeois et surtout les bourgeoises préfèrent les mendiants à leurs propres ouvriers, pensa Anna ») et rêve de rencontrer un homme… Tchekhov n’est pas un « colporteur engagé » (expression de Nabokov) à une époque, la Russie, où pourtant on le pressait de l’être. Il réussit au contraire à se dégager des illusions (idéologies, névroses…) pour indiquer que la seule richesse est réelle. Il disait (dans une lettre) : « Il serait temps que les gens qui écrivent, en particulier les artistes, reconnaissent qu’en ce monde on n’y entend goutte ». 
Il me semble que ce spectacle — dont je peux dire le plus grand bien parce qu’il me dépasse absolument — est doué d’un carburant magnifique.
Rennes est à 1h25 de Montparnasse et le théâtre à 5mn de la gare.
Au plaisir, 
Yves-Noël

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Saturday, January 25, 2020

L es Gouttes


« Tu as été heureux? 
— Non… Si. Je ne sais pas. Entre les gouttes. »

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À partir de O (titre)


« Avant j’aimais l’fric et j’puais l’cul. Maintenant, j’aime l’amour »

« C’est plus la vie qui me baise, c’est moi qui baise la vie »


« Ce qui se passe à mes yeux en ce moment, c’est que tout advient comme si nous ne pouvions plus supporter l’existence du mal, comme si nous ne pouvions plus le supporter à l’intérieur de nos sociétés. »

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Friday, January 24, 2020

Tuesday, January 21, 2020

J 'AI MENTI, encore 2 avant-premières, 20h30, Théâtre National de Bretagne

Monday, January 20, 2020

Q uelques mots avant la première avant-première


C'est une nouvelle de Tchekhov qui nous a servi de — prétexte — et de rêverie.  Le texte présenté ce soir est intégral, on coupera sans doute pour les représentations, mais ce soir, non, le filage de cet après-midi faisait 2h05minutes. Donc, voilà, c'est pas une durée très courte, mais c'est pas non plus très long, hein ? C'est plutôt ROND qu'on vise, plutôt que long. Tout est fait, de toute façon, pour que vous perdiez pied, mais pas pour le plaisir de perdre pied, non-non, mais parce que, pour bien se baigner, il faut perdre pied. Michel Houellebecq à qui l'on demandait s'il avait un conseil à donner à un jeune écrivain a dit : « Oui, j'en ai un : ne jamais oublier que le lecteur fait 50% du travail », eh bien, chez moi, je dirais que le spectateur fait sans doute 80% du travail. Nous ne vous présentons là que la pointe de l'iceberg, tout le reste — vous appartient. Bon, je vous donne un peu le pitch, c'est en 4 actes, ça se passe à Noël : c'est une jeune fille qui a hérité, figurez-vous, d'une usine sidérurgique de 1800 ouvriers, un gros truc — et elle se sent en porte-à-faux dans ses nouvelles fonctions (de patronne) d'abord parce qu'elle est très jeune — et qu'elle est une femme —, mais aussi et peut-être surtout parce qu'elle est née pauvre. Son père était ouvrier dans l'usine de son oncle et, maintenant, elle a tout et ne sait rien faire, elle se trouve prise au piège de la charité, elle devient celle qui doit donner de l'argent tout le temps. Elle rêve de rencontrer un homme, elle rêve — comme toujours les héroïnes tchékoviennes — de se sortir de sa vie misérable ou qu'elle CROIT misérable car, comme l'a dit le professeur de Côte d'Ivoire, récemment, quand il a repris sa classe, à Abidjan, dans son lycée près de l'aéroport après qu'un de ses élèves ait été retrouvé mort à Roissy dans le train d'atterrissage d'un avion — il a fait un discours à ses élèves qui s'est terminé par : « Le bonheur n'est pas ailleurs, mais ici » — eh bien, si le spectacle comporte un message c'est exactement le même : le bonheur n'est pas ailleurs, mais ici. Ici-bas. C'est en tout cas le message de Tchekhov et je dirais que rien de mieux, à mon avis, qu'un théâtre de poche nommé Paradis pour nous le faire apercevoir. Bonne soirée

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Saturday, January 18, 2020

P remière avant-première lundi, 20H30, Théâtre National de Bretagne à Rennes (entrée libre)



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