Saturday, December 16, 2017

W elcome



Très joyeux anniversaire au plus beau, au plus subtil, plus imprévisible, au plus déroutant, au plus magique. Baci.
Laura

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« E n manque », de Vincent Macaigne


C’est sublime, ton spectacle ! ça m’a fait un choc. J’en ai vu, des choses, mais je me suis aperçu ce soir que j’étais bouche bée et les yeux écarquillés (et les oreilles bouchées, mais, bon…) Ce qui me fascine — et c’est ça, ta virtuosité —, c’est que tu as le goût du réel. Et, moi, j’aime bien ça aussi ! Le théâtre me fait peur quand il cache le réel (le naturalisme). Quand le réel est là, je suis de plain-pied et c’est aussi l’étoffe des songes. Chapeau bas !

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F lash Cocotte



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Demain dimanche 17, à 14h30, au café Pas Si Loin, 1, rue Berthier à Pantin (métro Porte de la Villette ou Aubervilliers-Pantin-Quatre Chemins) DERNIERE POSSIBILITE D’ASSISTER AU TRAVAIL du cours d'interprétation JOUER COMME GERARD sur le thème DE LA GENESE. Venez participer avec nous aux commencements des mondes ! (Sans réservation, participation : 5 €)

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T oday for tomorrow


Bon samedi chers amis ! on se retrouve demain pour une dernière : que Dieu fasse qu’elle soit aussi une première ! (Elle le sera.)
Pensez bien à agrandir l’espace (pas à le rétrécir), le café tout entier — et bien au-delà du café, le bout de ville, le carrefour, les espaces derrière les murs aussi, au-dessus du plafond : il faut prendre toute la place qu’on peut ! (et on le peut). Invitez le public dans cet espace, votre espace, chaque personne et aussi les gens qui passent dans la rue. La vérité, c’est l'espace, l’atmosphère, la vérité du monde, qui fait que tout se mélange — et ce mélange, la prodigalité et l’intelligence de ce mélange (nous en savons si peu encore, nous ne savons qu’à peine ce que les arbres de certaines espèces pensent) fait la joie de nous y baigner et de nous y secourir, de le créer, le monde, la joie et son pressentiment. Espace de tous les contraires. Soyez libre, c’est-à-dire en confiance avec votre aptitude à vous montrer libre, indépendant et secret, et, quant aux textes, comme dit Depardieu : « interpréter, c’est facile ». Soyez libre de supporter votre immensité (c’est moins facile) ou d’en avoir au moins le pressentiment, la flamme !
Voici — comme toujours — quelques citations qui me tombent sous la main à l’instant — qui viennent d’Albert Einstein (tiré du Dictionnaire de l’humour juif) : 
« Rien n’est plus proche du vrai que le faux. » (Phrase juive par excellence.)
« Tout doit être aussi simple que possible. Mais pas plus simple. »
« Vivre, c’est comme faire du vélo. Pour pouvoir rester en équilibre, vous devez avancer. » (N’est-ce pas ? nous en avons bien parler.) 
Et la dernière :
« Si A égale succès, alors la formule est : A = X + Y + Z. X est travail. Y est jeu. Z est ferme ta bouche. »
C’est ainsi que je me tais, 
Yves-Noël

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Thursday, December 14, 2017

Ce soir (18-21h), vernissage d’une expo de Xavier Veilhan intitulée « Collages ». Chez Dilecta, 49, rue Notre-Dame de Nazareth. C’est aussi le lancement dans le même lieu d’un livre sur lui auquel je ne me souviens pas d’avoir participé, mais j’oublie tout, et où il y a pourtant ce court texte-poème que je trouve émouvant (mais qui est un peu absurde, on a l'impression que je suis son amant, ce dont je ne me souviens pas non plus) : 
« Xavier Veilhan, son nom est un poème : Xavier veillant, le poème d'un garçon sur l'oreiller. Ce n'est pas lui, mais c'est lui que j'aime : il veille. Il est bleu et blanc, il inscrit des beautés très vastes et très larges dans l'espace public. Il réfléchit. C'est sur fond de ténèbres que ça se lit, la beauté. Parce que rien n'est jamais qu'apparence, même les plus durs matériaux — et, quant aux êtres de chair, ce n'est rien, fantômes et transparences laissent passer la lumière, des voilages, des robots transparents.  Les chevaliers blancs sont d'azur et de temps. 
« Million d'oiseaux d'or », si l'on veut faire aussi beau que Rimbaud. »

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Wednesday, December 13, 2017


« Avec le sourire forcé d’un invité visitant une dictature, nous mangeons du poison. »

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C hevaux, pluie, boue



« Voici que la terre noire et les buissons —
les sous-bois, les arbres,
chaque brindille, chaque branche — 
sont recouverts de neige
et la terre en est plus éclatante que le ciel,

cet embroussaillement
de nerfs, de veines et d’artères —
moi-même — déroule
ses feuilles nouées
dans l’air brillant.

Sur ce versant de colline boisé,
pétri de neige, je n’entends plus
que la neige qui fond
et goutte des brindilles. »

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L a Maladie


Le théâtre me rend malade (ou peut-être est-ce ma manière de le regarder). Les féministes, en ce moment, voudraient faire disparaître le patriarcat, moi, je voudrais faire disparaître le théâtre. Je  n’aime pas ce que ça me fait. Oui, bien sûr, la « vérité ». Mais la vérité, ce n’est pas la névrose, les névroses soudainement placées en un miroir, c’est autre chose, pour moi, la vérité. Eh bien, souvent, le théâtre joue de mes névroses, ça me rend malade. Phèdre, mise en scène par Patrice Chéreau, j’ai mis une semaine à m’en remettre (je pense que ça n’aurait peut-être pas été le cas si Isabelle Adjani l’avait jouée). Le pire, c’était cette pièce sur le Médiator, une soirée de cauchemar mais à hurler. Je ne pouvais pas dire que le spectacle fût mauvais vu l’effet qu'il me faisait. Mais je ne pouvais pas non plus conseiller le spectacle ou à mon pire ennemi : je tremblais comme une feuille. Je ne voyais pas du tout des acteurs, mais la matière névrotique de la pièce, le piège kafkaïen terrifiant. Je trouve que le théâtre fait une sale besogne, que le théâtre utilise une énergie vivante du spectateur pour en faire sa nourriture, que ça prend plus que ça ne donne, que seul les très grands acteurs, les actrices (je peux donner des noms) ont assez de grandeur pour ne pas jouer des névroses (tricher), mais pour toucher à la « vérité », cet infini du cœur

L a Lumière


« Je ne suis pas actrice, ni comédienne. Mais j’ai une fonction : donner envie aux gens de lire. Et de lire en eux. »

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Tuesday, December 12, 2017

L 'Obscurantisme


On vit une époque formidable, mais ce qui m’étonne, c’est que personne n’en parle. Alors je reste en surface. Peut-être que quelqu’un en parle, mais parmi la surface des déchets, je ne l’aperçois pas, je suis faible. Moi, en moi-même, j’en parle, de cette époque. Mais, au dehors, personne ne parle plus que par langue de bois, la langue des dictatures, ce qu’on appelle aussi le politiquement correct, mais qui est une langue de bois. Personne ne dit rien que ce qu’il faut dire sur l’époque, personne ne parle sur l’époque, tout est caché. Personne ne dit rien parce que rien n’est entendu...

Monday, December 11, 2017

L a Chance, l'air libre


« nous savons bien que nous devons tout à la chance énorme, violente, calme, volumineuse et infime, présente partout entre toi et moi »

« le malheur est une infirmité de la main dans la possibilité du dehors »

« L’aventure, ça a été de sortir l’un et l’autre de nos cercles infernaux (familiaux, reproductifs) pour aller à l’air libre, cet air que personne, en principe, ne peut respirer ni accepter que quelqu’un respire. »

« Il y a chez moi une sorte d’élan assez formidable où je me supprime vers le dehors. »


« Ce que je cherche, c’est le « carrousel » de tout ce qui peut être dit, pensé, chuchoté, crié, affirmé, nié, suggéré par un terrien de passage. »

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Sunday, December 10, 2017

Photo Anaïs de Courson

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D imanche prochain


Du théâtre sublime, il s’en passe en ce moment à Pantin, encore ce dimanche 17 décembre, à 14h30 (jusqu’à la tombée de la nuit, en lumière réelle). Alors, bien sûr, il n’y a pas le décorum de la sortie au théâtre puisque ça se passe dans la vraie vie. Au café associatif Pas Si Loin, 1 rue  Berthier, Pantin. Ce qui est curieux, c’est que c’est ici que j’en témoigne, sur Facebook qui est la fausse vie qui remplace la vraie vie. Mais, à côté du café, il y a un tunnel avec des immigrés africains qui font un feu, un feu d’hiver, c’est la vraie vie,  immémoriale, et, dans le café embué, on profère (chuchote et hurle) quelques-unes des plus belles paroles de l’homme. 

Figurez-vous qu’on y entend la splendeur de la Bible ! C’est très rare, ça. La Bible, c’est Shakespeare au cube ! Yorik a choisi Job, Aurélien L’Ecclésiaste, Gildas la Genèse. Yuika fait entendre du Baudelaire (Le Balcon), Diane du Trakl, Irina du García Lorca, Lucille du Milton (Paradis perdu, dans la traduction de Chateaubriand), Isabelle Kürzi La Conférence des oiseaux. Du côté des auteurs contemporains, Juliette s’approche de Bernard Collin, Charles Poitevin de lui-même, Sébastien fusionne avec Michel Houellebecq (La  Possibilité d’une île), Romain se mélange à Ivan Viripaev, Anaïs à Martin Crimp. Anna fait hommage à Andrzej Zulawski (Possession), Isabelle Pin à Nino Ferrer (L’Arche de Noé). Il s’agit du théâtre comme on le désire : A L’ETAT NAISSANT 

(Participation : 5€
métro Porte de la Villette ou Aubervilliers-Pantin-Quatre Chemins)

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J ouir comme Gégé



S urréalisme


« Tout porte à croire qu'il existe un certain point de l'esprit d'où la vie et la mort, le réel et l'imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l'incommunicable, le haut et le bas cessent d'être perçus contradictoirement. » 

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Saturday, December 09, 2017

Yvno,
Je  lis ton txt « L’Amitié »  sur ton blog
Merci
Ça m’aide à vivre (Faire du théâtre)
Gwen

Ah, ça me va au cœur que ce texte t’ai touché ! 
Bon courage, très cher Gwenaël. Tu es le meilleur ! De loin. Et si tu arrêtais ce serait pire que la mort de Johnny : planétaire !
Je regrette toujours d’être enfermé à Paris et de ne pas descendre illico voir tes spectacles. Tu le mériterais. C’est très beau, le récit en images de Marie-Claire…
Yvno

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L es Obsèques d’une vedette


« Les obsèques d’une vedette donnent généralement lieu à un défilé de vedettes : proches du défunt, collègues de travail, veuves noires, maîtresses éplorées, enfants des trois derniers mariages. Familles pas comme les autres. Le signe distinctif, et plus précisément la tenue réglementaire de la cérémonie, se réduit le plus souvent à la paire de lunettes noires dont la fonction consiste moins à dissimuler le visage qu’à montrer qu’on le dissimule, pour éviter d’être reconnu, selon le syllogisme suivant : seuls les gens célèbres se cachent, or des gens se cachent, donc ces gens sont célèbres. Le désir de n’être pas reconnu s’accompagne du désir de montrer son désir de n’être pas reconnu. Cette façon d’exhiber qu’elles n’exhibent pas leur peine, de faire remarquer qu’elles souhaitent ne pas se faire remarquer suggère que, finalement, comme tout le monde, les vedettes ont un cœur, des faiblesses, des failles bourrées d’humanité. Pourtant leur souffrance est double. Victimes du deuil qui les affecte elles le sont tout autant des voyeurs (nous) qui les traquent et les harcèlent dans leur douleur (victimes d’être victimes, en quelque sorte). Contenue derrière de solides barrières anti-émeutes, la « foule des anonymes venue rendre un dernier hommage » (nous) est parcourue de frissons qu’écrase un silence à reniflements. Qu’il est triste de voir souffrir des demi-dieux ! Qu’il est touchant d’être témoin de tant de tristesse, de tant de tristesse quand même. L’émotion funèbre (voir passer un corbillard ne fait jamais de bien) s’accompagne d’une émotion mondaine (voir passer un plateau télé ne fait jamais de mal). Mais revenons à leurs lunettes noires. L’accessoire est investi d’une mission comparable à celle que l’on attribue aux piolets que les guides de haute montagne brandissent solennellement lors des obsèques d’un des leurs. Le piolet représente la profession exercée par l’outil. Mais alors que le piolet est un véritable outil qui prolonge le véritable « travail » du véritable guide chamoniard et l’aide dans sa véritable ascension, la paire de lunettes noires est un outil qui dissimule l'outil (la célébrité) et indique que l’ascension est terminée. C’est un outil censé diluer l’une des fonctions capitales de la célébrité, fonction qui, comme chacun sait, consiste pour une bonne part à être reconnu. La paire de lunettes noires est donc un outil de reconnaissance et d’identité parce qu’il est censé annuler l’une et l’autre (on reconnaît une vedette à ce qu’elle ne veut pas être reconnue). »  

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« Découverte d’un désert 
Où la lumière est timide »

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