Sunday, October 13, 2013

B are things

  
« How much better is silence; the coffee cup, the table. How much better to sit by myself like the solitary sea-bird that opens its wings on the stake. Let me sit here for ever with bare things, this coffee cup, this knife, this fork, things in themselves, myself being myself. »

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C e projet la Ménagerie un succès


Je préfère te répondre en mp, je ressens effectivement une sensation de solitude, lassitude et peu d'entraide autour de toi, tu donnes du plaisir aux autres, ces personnes sont fières de te connaître mais là tu as besoin d'aide et que l'on réponde à ta demande sérieusement ! Ne te décourage surtout pas car je peux t'assurer que du très bon est à venir, un immense bonheur. Cette putain de roue (pardon :-))  va tourner ! une renaissance arrive… tu vas même avoir le choix, une agréable voir plusieurs découvertes vont arriver, les honneurs sont sur toi, ce projet la Ménagerie un succès et tu le sais, « courage » un mot facile à dire, quand mon fils est au bout du rouleau, je lui dit : « Tu es fatigué, mais oublie-le, c'est maintenant que tu dois foncer ! Quand on sera mort, on aura tout le temps de dormir ! » Si j'étais sur Paris je viendrai avec plaisir t'aider en fonction de mes capacités, j'ai partagé ta demande de recherche dans mon réseau, faudrait que les autres en face autant, mais cela cause...  Après, oui, tu auras le temps pour faire ce que tu fais si bien avec passion car tu as d'autres projets. Moi, je crois grandement en ton projet et t'envoie des ondes positives pour que ta santé physique remonte, toutes mes pensées seront vers toi demain même si c'est bien humble... J'attends de lire prochainement de bonnes nouvelles,
une amie inconnue Sandra

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Y our aunt


Anne, ta tante, me dit que, pour les Blacks, tu as un « détecteur spécial et naturel »... J'en cherche pour la Ménagerie (et la difficulté supplémentaire, c'est qu'il faudrait que j'en trouve qui acceptent d'être seulement « guests » comme tu l'étais au Rond-Point...) et, si c'est des ensembles, couples ou copains, c'est encore mieux car ils peuvent alors tout de suite jouer ensemble sans perdre du temps car il y en a si peu, si peu... Faut qu'ils soient libres entre le 7 et le 14 novembre. Si c'est le cas, on fait des essais en octobre, j'ai un peu la salle de temps en temps... Bises, très chère

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(W alace Stevens)


Of Modern Poetry

The poem of the mind in the act of finding
What will suffice. It has not always had
To find: the scene was set; it repeated what
Was in the script.
                     Then the theatre was changed
To something else. Its past was a souvenir.
It has to be living, to learn the speech of the place.
It has to face the men of the time and to meet
The women of the time. It has to think about war
And it has to find what will suffice. It has
To construct a new stage. It has to be on that stage,
And, like an insatiable actor, slowly and
With meditation, speak words that in the ear,
In the delicatest ear of the mind, repeat,
Exactly, that which it wants to hear, at the sound
Of which, an invisible audience listens,
Not to the play, but to itself, expressed
In an emotion as of two people, as of two
Emotions becoming one. The actor is
A metaphysician in the dark, twanging
An instrument, twanging a wiry string that gives
Sounds passing through sudden rightnesses, wholly
Containing the mind, below which it cannot descend,
Beyond which it has no will to rise.
                            It must
Be the finding of a satisfaction, and may
Be of a man skating, a woman dancing, a woman
Combing. The poem of the act of the mind.

Je cherche des Blancs ! (Message caché : seuls les Noirs !)


« I can’t tell you in words what I want. But I’m wise enough to know that life doesn’t give us the dreams as we dream them. And so I don’t know what’s going to happen, but all I know is that force that’s inside of me is pushing me toward something. Everybody is half dead. Everybody avoids everybody, all over the place in most situations most of the time. I know I’m one of those ‘everybody’s’ and to me, it is terrible. And so all I’m trying to do all the time is just to open people up, so they feel themselves and open to somebody else. That is all, that’s it. (…) I will tell you what is freedom to me : no fear. I mean really no fear. There are couple of times when I felt it on stage. That is really something. If I could have that, half of my life. No fear, that’s the only way I can describe it, all of it, but it is something to really feel. »

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121, rue de Paris





























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L a Seine, la Normandie


Je suis amoureux de moi-même. Mon narcissisme me sauve. Je regarde mon corps dans la loge après avoir joué et je m’aime. Je sais que je rentrerai seul comme tous les soirs à l’hôtel au bord de la mer, mais mon narcissisme me sauve : je m’aime moi-même. Peut-être pourrais-je l’être plus encore, beaucoup plus encore pour arriver à convaincre qq’un de m’aimer encore, mais, mais, mon Dieu ! peut-être que ça ne changerait rien au problème. Je me regarde dans la glace, je regarde mes pieds, chaussures, chaussettes, torse, chemise et je m’aime à mon tour, pas assez pour attirer chaussure à mon pied… Et Paola m’écrit : « Je sais, je suis impertinente, entre nous pas de coup de foudre, mais, moi, je suis trop convaincue qu’une grande histoire d'amour pouvait naître :-) » Mais c’est un message Fb et je n’ai plus confiance en Fb en ce moment  — depuis que j’ai dit que je cherchais des Blacks et que des dizaines de cochons roses (peut-être une centaine maintenant) se sont présentés à la place, je n’ai plus confiance ; ça m’a stressé. Ce soir, je vais dormir au bord de la mer. L’air est si pur ici ! Ma vie serait changée. C’est l’architecture d'Auguste Perret. Elle est belle. Nous jouons dans un ancien hangar du café Legal. Je pense à Marguerite Duras — parce que je suis tombé sur une vieille interview de Yann Andréa. Quelle folle elle était ! il déballe tout. C’était au moment de la sortie de son livre Cet amour-là. Marie-Thérèse Allier, c’est rien, à côté ! Il ment un peu, cela dit… Il dit qu’après sa cure de désintoxication (M.D.), elle n’a plus touché à une goutte d’alcool. Eh bien, non, parce qu’à un moment elle a recommandé des coupes de champagne, on se disait : « Merde ! elle reboit… » parce qu’on avait dans la tête ce qu’elle avait dit que les médecins lui avaient dit : « Même pas un bonbon au rhum ». J’ai beaucoup pensé à Marlène Saldana, à Thomas Scimeca, à Jonathan Capdevielle, ma troupe originelle… parce que je me souvenais de ces interprètes fabuleux, Papy Ebotani et Dinozord, à Versailles, les meilleurs interprètes que je n’ai jamais eus — et voilà pourquoi je cherche des Blacks ! — Je me souvenais le plaisir que j’avais eu d’avoir vu (pour la seule et unique fois) ces interprètes immenses, Thomas, Marlène et Jonathan déstabilisés par plus forts qu’eux. Maintenant, il y a le dance floor en bas, dans ce hangar aménagé, en face de la station BP. Finalement, j’ai redonné le texte de Jean-Michel, L’Invention de la course à pied (et autres trucs). Je devais faire 3 interventions dans la soirée, ouvrir, au milieu et finir, je l’ai tronçonné, 3 1/4 d’h. Le dernier 1/4 d’h a été court parce qu’en fait, j’ai gagné du temps depuis la générale à Marseille lundi dernier… Qu’est-ce que je vais faire au stage ? J’aimerais que ce stage ne m’épuise pas, je le suis d’avance. J’espère que les gens ne seront pas d’un niveau trop faible… Tout le monde est merveilleux, mais il y a ce problème de la différence de niveau — comme ma mésaventure Fb me la appris : si on ne sait pas distinguer blanc et noir, le niveau est trop faible. « Il faut protéger le fort du faible », a dit, je crois, Nietzsche. Protège-moi, maman ! protège-moi, papa ! de tous ces imb... qui prennent le réel pour donnée négligeable. Je ne veux pas, je ne veux pas avoir des amis qui me font peur. Je suis, ce soir, au bord de la mer et je suis heureux : j’ai fui Fb et je tombe dans les bras de Morphée. Des ailes de papillon battent rapidement et silencieusement...

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