Thursday, February 26, 2026

Dans un tunnel qui s’appelle la grippe
Tout est en fragments, en morceaux de fragments
« Elle se baignait dans du lait d’ânesse »
Je me dépêche de noter le sort des pauvres

« I’m not afraid of death. I’m an old physicist
I’m afraid of time »

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Une fois je suis allée en Californie
J’ai fait les sites de Mulholland Drive
Sunset Boulevard, etc.
Je roulais, je roulais, c’était si long
Il paraît que tout est parti en fumée



Dehors, dans la lumière derrière
mes paupières et mes vitres
le raclement d’une pelle dans la neige
mais je sais que ce n’est pas ça, hélas, car le sable trompe

Ce n’est pas la mort qui…
Je ne serai pas là pour la vivre



Grand calme après la terreur
Tout se met en place dans les poches de la nuit et de la vie

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Toute cette musique classique…

« la énième dispute de mes parents »

L’effondrement de la personnalité

Je m’émerveille dans mon état de loque
L’amour est contenu comme une boîte

Le vieillissement : effet de réel ; toutes les fictions m’attristent

C’est le jour en pleine nuit

C’est comme s’il fallait réinventer la beauté tous les ans, tous les dix ans

Et tous nos amis ont tort

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Tout le monde est parti, je suis seule rendue à ma solitude infiniment noyée. Je laisse
la porte ouverte à cause des morts — qu’ils reviennent !
Qu’est-ce que vous dites ? Cassée cabossée handicapée, je trouve mon plaisir à me plaindre
Je retrouve mon plaisir à me plaindre
Il y a quand même aussi du soleil gratuit par la fenêtre. J’ai vécu ici, j’ai déjà vécu ici…

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Quand j’écris sur ma mère, j’intéresse les gens
Quand je lis des choses sur les mères des autres, ça m’intéresse aussi
On peut écrire de beaux paragraphes sur sa mère
Ça fait partie de la beauté de sa vie d’écrire sur sa mère
Vraiment, oui
Une des plus belles beautés de la vie
Une des choses qui valent la peine d’être vécues
Tout vaut la peine d’être vécu, mais, ça, c’est théorique
Au final, au quotidien, tout n’est pas rose
Mais écrire sur sa mère est un idéal, est une rose

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Au fond, ce que je préférais en amour, c’était le secret — et les souvenirs secrets — et bientôt tout deviendra secret comme la vieille dame, morceaux d’un rhinocéros parti…

J’ai fait tout ce que j’avais à faire avant la tombée (de la nuit)… mais je rêvais d’amour et le ciel était bleu

Quand on lit de la poésie d’outre-monde, on tombe dans (des connaissances oubliées) des océans derrière…

Et les histoires extraordinaires, prolifiques, à l’eau de rose…
« Everybody needs everybody, don’t they ? »

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Les Œuvres du minuscule



Maintenant je n’aurai rien à dire
Maintenant je serai jeune
Je ne commenterai pas ce que je vois, le monde, je n’aurai pas de mémoire
J’aurai de la chance
Je serai recueilli, parfois
J’aimerai ma solitude, par ailleurs
J’aurai l’impression d’avoir à mourir jeune
Du moins on me le dira
Il y aura 40 ans entre nous

Je voulais
maintenant, peu à peu, recouvrer des forces

Toujours à trimballer le si lourd le personnage

Je suis comme à la rue

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« Pas de violence, c’est les vacances »

Une montagne se précipite

« the soft-dying day »

« We do not know how big the crowd is »



« regard ouvert sur le monde »

Silence de la chambre d’hôtel au milieu de la ville
La ville près du lac
Nous n’irons pas au lac
Pourquoi le lac ? nous sommes autour
Autour la ville meurt et monte

« une « capacité de ne pas » »

Un bout de paradis, ô le silence



Le saccage des cloches

Dans la chaleur instable

Je ne broie pas du noir, je broie du gris



Ô journée d’hiver vue de la baie vitrée

« toute la misère de Paris »

Mais ma vie va changer
Je vais écouter la radio et je m’intéresserai à tout



La beauté est inventée

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Au fond, ce que je préférais en amour, c’était le secret — et les souvenirs secrets — et bientôt tout deviendra secret comme la vieille dame, morceaux d’un rhinocéros parti…

J’ai fait tout ce que j’avais à faire avant la tombée (de la nuit)… mais je rêvais d’amour et le ciel était bleu

Quand on lit de la poésie d’outre-monde, on tombe dans (des connaissances oubliées) des océans derrière…

Et les histoires extraordinaires, prolifiques, à l’eau de rose…
« Everybody needs everybody, don’t they ? »

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(L’amitié nous submerge…)

J’achetais beaucoup de livres dont je lisais les préfaces (je trouvais que c’était peu cher payé, même si je n’en lisais que quelques pages)
C’était comme un investissement
Le sexe libre et affirmé
Couvert d’un costume gri-gri

Vous étiez venu au monde, vous étiez dans Paris, vous marchiez Quartier latin, vous pensiez à la Sorbonne, à Cohn-Bendit, à elle. Vous pensiez (toujours) à l’accident de Roland Barthes
Vous aviez admiré l’hôtel des abbés de Cluny
Vous étiez encore à Paris

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Germes de l’abandon, du désespoir et de la timidité…

Tu rigoles, dit l’enfant, rien n’est faux, rien n’est vrai
Et vous irez au Collège de France ce soir, donc vous n’écrirez pas
Mais vous n’êtes pas faux, vous n’êtes pas faux — beau regard

(« Des yeux qui font baisser les miens
Un rire qui se perd sur sa bouche
Voilà le portrait sans retouche
De l’homme auquel j’appartiens »)

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J’étais seule, j’étais de nouveau seule dans une aube naissante
Tout le jour, tout le jour clair comme de l’eau de roche
— et finalement je ne connaissais personne —
Jules m’avait demandé mes livres préférés, de lui faire une liste de cinq titres. Il les avait pris en note

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