Thursday, February 05, 2026

L es Jours délavés


C’est vrai que j’étais dans une histoire de deuil, je le sentais sur mon visage. J’avais mis n’importe quoi sur mon visage, je le sentais, j’étais tirée ; je sentais cette histoire de deuil qui m’embrassait le visage. 
 
Je sentais qu’elle était là, ma mère, ma sœur aussi, j’ajoutais. Il aurait suffi d’un rien pour que je retire le maquillage…
 
Parodie-paradis
Mirage, miroir
 
DI m’avait montré une photo de Mbappé pour Dior qui était, c’est vrai, d’une laideur absolue, inimaginable, rien n’allait. Je me demandais comment une photo pareille avait pu passer, il y a tant de contrôles, de supervisions. DI a fait il y a quelques décennies une sublime campagne pour Eau Sauvage et, maintenant, on en est là. J’avais eu l’explication quelques jours après. Ce qu’il s’agissait d’atteindre pour les maisons de couture, c’était les réseaux ; il s’agissait sciemment d’essayer de se mettre à niveau de ces réseaux, IG, TikTok… se mettre à niveau du flux de toutes ces photos immondes de monsieur et madame tout le monde, des influenceurs, c’était ce qu’il fallait atteindre pour que la clientèle sans doute se reconnaisse. Ainsi ça n’avait plus rien à voir avec la beauté, mais tout avec la laideur