Monday, April 04, 2011

La Fille des brumes


François Olislaeger, dessin sur ordinateur envoyé du Mexique.


Adresse : 1, rue de Fleury, dans le XVIIIe (métro Barbès ou La Chapelle)
Prix des places : 13 euros, 10 euros (intermittents, étudiants, etc.), j'ai quelques détaxes à 6,50 et deux ou trois invites, Marina Tullio, l'organisatrice, propose à ceux qui sont au RSA (ou vraiment pauvres) une place à 5 euros. Tout ça comprend une coupe de champagne (même pour ceux au RSA, je suppose)

Infos et résas : http://www.plansdavril.com/accueil

Labels:

Raconter le théâtre d'Yves-Noël Genod

par Jean Pierre Ceton



Yves-Noël Genod, à propos de son dernier spectacle - 1er avril - montré / monté à Bruxelles (La Raffinerie, rue de Manchester), sur Fb: Voici une phrase que Marlène dit dans le spectacle : « Si je m’fous en l’air, vous allez être bien embêté avec votre équipe de tapettes ». Et voici une phrase que chante Jeanne dans le spectacle : « Et même ton chagrin te semblera demain ultra merveilleux ». Vous avez l’idée, écrit-il !

... En pénétrant dans le lieu, il nous est conseillé de choisir les chaises situées sur le côté gauche du plateau, tandis que d'autres spectateurs s'installeront par la suite en position habituelle, frontale. Cela se révélera un choix stratégique, car en position latérale on voit tout le plateau et, en plus, l'espace du côté droit grand ouvert vers les loges, la machinerie, l'extérieur. Là où il se passe pas mal de choses, à savoir une partie du spectacle qui se déroule par conséquent hors cadre.
Ceci pour dire qu'il se passe toujours quelque chose hors instance dans les spectacles de Y-N G.
Le spectacle commence avant de commencer, les acteurs se baladent, se préparent sûrement, pas forcément sur le plateau, on les aperçoit passer à travers les portes, sortir rentrer des loges ou autres annexes, on entend le début d'une chanson, un néon clignote à la manière d'un néon en panne, des stuffs commencent à descendre des cintres.

La première donnée, c'est l'utilisation de l'espace tous azimuts, c'est-à-dire à l’extérieur du plateau, au-dessus du plateau, dans les cintres et bien sûr à tous les coins du plateau, encore qu'il arrive parfois que le plateau, déserté, figure à lui seul dans sa coquille quelque chose, quoi, cette coquille ?...
Là où l'on est / où l'on nait. L'univers, le grand et celui de chacun? Le monde de la vie ?
La seconde donnée, c'est la multiaction. Les tableaux sont des séquences durant lesquelles diverses actions se déroulent en même temps. Elle ne sont ni antagonistes ni forcément corrélatives. Elle sont ensemble. On a le regard qui doit poursuivre les différentes actions, passer de l'une à l'autre.

C'est de la vie dont il s'agit, assurément. C'est joué, complétement joué, mais c'est de la vie, peut-être plus de la vie qu'ensuite au bar où l'on se retrouve entre gens qui pourtant sont bien vivants et natures et tout.
Là, sur le plateau, les portes de la liberté sont ouvertes aux individus qui interviennent à leur guise, qui se dénudent ou s'habillent pour mieux être nus, pour mieux être eux-mêmes.
Car ce sont des individus qui figurent des dizaines de séquences, plus ou moins improbables, qui ressemblent à des situations de vie, des corps se bagarrent, sommeillent ou sautent, une chanteuse chante soutenue puis enlevée par d'autres corps, une matrone morigène un enfant, des êtres marchent, déambulent, se plaignent, exultent ou délirent...
L'envie peut leur prendre soudainement de s'adresser aux murs ou bien de sortir du cadre, de s’échapper, de grimper les échelles vers les cintres. Comme l'un d'eux qui n'oublie pas de se dénuder en arrivant tout en haut pour ensuite faire tomber comme neige, gélatines, voiles et autres items colorés.
On capte des bribes de phrases, drôles, le plus souvent à mezzo voce. Ou bien très fort parfois, comme le fait Marlène à un moment sans que ce soit fait pour être compris davantage.
On peut y voir des figures de mimes aussi, le chef d'orchestre, le nageur, le maquilleur, je pourrais en inventer que peut-être je n'ai pas vues: une famille heureuse, un homme tracassé, une femme désirante, un couple très amoureux, un metteur en scène jouant son rôle, un écrivain exalté...

La musique s'y ajoutant, des effets lumière et même de fumée en plus, un enfant qui enflamme le tout, c'est ainsi qu'un fil s'est construit, produisant poésie et mélancolie, à la fois plainte et amour, désespoir et lucidité...
Comment autrement raconter ce qui fait qu'en fin de spectacle une impression d'euphorie me prend ? Surement parce que c'est drôle, c'est fun, parce que se ressent le plaisir de voir ça. Le plaisir de le vivre d'une certaine façon.
Donc, sortir sous le coup d’une exaltation euphorique, juste dire : ça m'a plu, ça m'a beaucoup plu !
D'autres auraient dit que c'était un de ces rares spectacles à avoir une âme !

Labels:


Photo François Stemmer.

Labels:

Olivier, amas doré d'ombre et d'abandon

Ah, quel malheur, je ne pourrai pas...

Une pluie de paillettes d'ombre sur ta blondeur, ça va être très beau.

L'Ombre blonde, ça pourrait être ton titre (un peu valérien).

Des bises

Olivier






Ah, c'est un très bon titre !!! J'en cherche un pour le TCI l'année prochaine. (Bon, ça m'obligerait à rester blond, du coup...)

Quel dommage que tu ne puisses pas mettre ton immense talent au service, plus souvent, de ma kitscherie...

Bisous (Miss you réellement !)

YN






Ah, mais ça serait avec plaisir, tu le sais... Il faut trouver le temps et le projet...

L'Ombre blonde, je me disais aussi, dans l'univers de Barbara, c'est Depardieu dans Lily Passion, l'assassin blond qui la suit comme son ombre, avec cette inversion baroque : c'est l'ombre qui est dorée/blonde, alors que la noirceur (la brune chanteuse) est dans la lumière.

Hé, à propos de lumière, j'ai demandé à ta fabuleuse éclairagiste d'éclairer mon futur solo. On doit se rencontrer bientôt... :-)

Des bises,

Olivier, amas doré d'ombre et d'abandon






Oh, merci ! Je couche avec n'importe qui pour te remercier (puisque pas avec toi...) Oui, Sylvie est géniale !!! Laisse-la la plus libre possible, c'est là que c'est le plus immense (mais de toute façon...) et essaie de la payer mieux que moi, j'ai honte et je ne peux pas souvent travailler avec elle à cause de ça...

Love (je vais essayer de jouer Depardieu-Barbara jeudi, d'accord...)

YN







Yep,

Sois beau jeudi,
tu me raconteras...

Des bises, toi : blond ténébreux,

Olivier

Labels:

Eléments de casting





Photos François Stemmer. Jeanne Balibar. Jean Biche. Philippe Tlokinski. Marlène Saldana.

Labels:

La Représentation du 1er avril












Labels:

Les Orages, les enfants, les mélanges

Salut, Benoît,

Un spectateur (dans la vie producteur de cinéma d'animation), enthousiaste, me demande la bande-son. Il voudrait rêver encore au spectacle à partir de sa bande son... Ce que je comprends ! Je ne redirai jamais assez l'importance poétique de ce que vous avez fait, Sylvie et toi (et, pour le son, bien-sûr, aussi Jean Biche et Jeanne et son fabriquant d'instrumentaux...) Tu crois que ça te serait possible de faire (évidemment reconstituée) une bande-son souvenir avec les musiques, les chansons et tout ce que tu as apportées (Pierre Droulers était fou des « bruits de vaches » sur le clown solitaire, tu sais...), les orages, les enfants, les mélanges ? Si c'est pas trop long à faire (et sachant que ce n'est qu'une évocation puisque le son changeait tous les jours et qu'il y avait la spatialisation évidemment...)

Bises

YN

Labels:

(Sylvie Mélis)

YVNO. Chouchou. J'aime. Poésie. Merci. Rêve aussi et inconscience. Je te cite, je coupe dans ton texte et ne garde que ce qui me va. Pour éviter la mélancolie.

Les images inouïes...
sont parties...
Oui, la fenêtre est ouverte...


Haïku. Ça me fait penser à celui-ci, de Riokan :

La fenêtre ouverte
tout le passé me revient
bien mieux qu'un rêve !

Labels:

Annonce recherche de locaux

Help ! Je cherche un lieu de travail à Berlin, 20 jours à partir du 4 mai pour huit comédiens de l'école de Rennes dans laquelle j'enseigne en avril... Il y a un hors-les-murs de trois semaines à Berlin en mai – mais pas de salle de travail – tu aurais une idée – l'école (prestigieuse, pourtant) m'a appelé en catastrophe pour me dire que leur plan tombait à l'eau (et qu'ils n'en ont pas d'autres !) Tu peux aider ? De préférence gratuit (ou pas cher), acoustique bonne (c'est du théâtre...) Ou big loft...

Labels: