Sunday, September 04, 2016

O ù les règles du jeu


« Au bout du compte, il s’agit pour Gwenaël Morin de « faire du Théâtre du Point-du-Jour un théâtre unique au monde »... Où les règles du jeu s’appellent Pauvreté, Radicalité, Urgence et Joie. En ce sens, « Le théâtre permanent est une affirmation artistique, c’est-à-dire une œuvre d’art ». »

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L a Rencontre


« C’est dans un état semi-éveillée que je suis sortie de la salle du Rond-Point, encore bercée par les voix disséminées dans l’espace. C'est à ce moment-là que j'ai rencontré Yves-Noël Genod, très accessible, dans le hall du théâtre. Alors, émerveillée par la pièce que je venais de voir, je me suis dirigée vers lui en me disant que si j'avais eu des poèmes à mettre en lumière, j'aurais aimé avoir l'audace de plonger le public dans le noir après lui avoir servi une coupe de champagne. »

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L es Abeilles


Salut Erik !
J’espère que ça va bien pour toi !
On a parlé de toi, tout à l’heure avec Odile (Heimburger). 
Ça faisait un moment que je voulais reprendre contact avec toi.
Je pense souvent à toi. 
J’ai rencontré une fille (enfin, déjà repartie dans l’Oregon) qui a des ruches, folles de ses abeilles (comme elle veut se faire tatouer, que ses premiers essais sont décevants (la phrase — en français — du Petit prince, « L’essentiel est invisible pour les yeux »), je lui ai suggéré les abeilles, une attaque d’abeilles sur sa chair fraîche…
Je t’embrasse, mon frère, 
Yvno 

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D écidément Artaud me fait penser à toi !


« Si je suis poète ou acteur, ce n’est pas pour écrire ou déclamer des poésies, mais pour les vivre. Lorsque je récite un poème, ce n’est pas pour être applaudi mais pour sentir des corps d’hommes ou de femmes, je dis des corps trembler et virer à l’unisson du mien, virer comme on vire, de l’obtuse contemplation du bouddha assis, cuisses installées et sexe gratuit, à l’âme, c’est-à-dire à la matérialisation corporelle et réelle d’un être intégral de poésie. »

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J OUER COMME GERARD (mais pas comme Isabelle)


Bon, allez, c’est la rentrée. On fait durer, mais, bon. Alors, comme promis, j’ouvre un cours cet automne les lundi et mardi. Renseignements pratiques. Ça commence le lundi et mardi 19 et 20 septembre et ça aura lieu toutes les semaines jusqu’en décembre. De 18 à 21h pour commencer puis l’horaire descendra dans la journée pour pouvoir toujours profiter de la lumière naturelle (jusqu’à 14h en décembre). Le cours, sans inscription préalable, coûte cinq euros, et il est demandé une adhésion à l’année (cinq euros également), autrement dit : dix euros le premier cours, cinq euros ensuite. C’est au 1, rue Berthier, à Pantin (au café Pas si loin). Adresse de correspondance : ledispariteur@gmail.com
Bon, l’illustration — je sais, c’est pas très gentil — montre comment justement il ne faut surtout pas jouer ! JOUER COMME GERARD (c'est comme ça que j'ai titré le cours), OUI, mais, entendons-nous bien, surtout pas comme Isabelle !!! PLEASE... (Sauf la robe qui est parfaite et que vous pouvez garder, et le vent, aussi, très bien, rien à redire...)

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L e Double


Le spectacle dure 1h40, mais il en paraît le double.

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C e qu'il se passe à Boussay reste à Boussay



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L 'Instinct qui joue


« Quand on écrit, il y a comme un instinct qui joue. L’écrit est déjà dans la nuit. Ecrire serait à l’extérieur de soi dans une confusion des temps : entre écrire et avoir écrit, entre avoir écrit et devoir écrire encore, entre savoir et ignorer ce qu’il en est, partir du sens plein, en être submergé, et arriver jusqu’au non-sens. L’image du bloc noir au milieu du monde n’est pas hasardeuse. 
Ce n’est pas le passage de l’être en puissance à l’être en acte dont parle Aristote. Ce n’est pas une traduction. Il ne s’agit pas du passage d’un état à un autre. Il s’agit du déchiffrement de ce qui est déjà là et qui déjà a été fait par vous dans le sommeil de votre vie, dans son ressassement organique, à votre insu. Ce n’est pas « transféré », il ne s’agit pas de ça. L’instinct dont je parle, ce serait de lire déjà avant l’écriture ce qui est encore illisible pour les autres. Je peux le dire autrement, je peux dire : ce serait lire sa propre écriture, ce premier état de votre écrit encore indéchiffrable pour les autres. Ça serait régresser, condescendre vers l’écriture des autres afin que le livre soit lisible par eux. On peut le dire d’une autre façon, employer d’autres mots, ça reviendra au même. On a devant soi une masse entre vie et mort qui est dans votre dépendance. J’ai eu souvent ce sentiment de confrontation entre ce qui était déjà là et ce qui allait être à la place de ça. Moi au milieu, j’arrache, je transporte la masse qui était là. Je la casse, c’est presque une question musculaire. D’adresse. Il faut aller plus vite que cette part de vous-même qui n’écrit pas, qui est toujours dans l’altitude de la pensée, toujours dans la menace de s’évanouir, de se dissoudre dans les limbes du récit à venir, qui ne descendra jamais au niveau de l’écriture, qui refuse les corvées. Le sentiment que quelquefois cette part qui n’écrit pas s’endort et se livre par là même et qu’elle se déverse tout entière dans l’écrit vulgaire qui sera le livre. Mais entre les deux états, il y a beaucoup d’états intermédiaires plus ou moins heureux. Quelquefois sans doute s’agit-il du bonheur. »

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