Sunday, December 16, 2007

Les nominations

(Ce sont des textes brefs écrits dans des états de semi-conscience, après trois heures du matin, dans cette partie de la nuit que j’appelle la nuit de goudron… ces états dans lesquels la nostalgie du monde est la plus grande…)




















Les nominations. Oscars. Comment dit Wikipédia ? Il existe des écoles d’agonie, aux États-Unis. J’en a mare de dealer avec ma dépression ! J’ai envie de rien faire ou de faire, mais sans me poser de questions ! « Ne réfléchis pas trop. » C’est exactement ça ! J’ai envie de tuer la réflexion en moi. D’ailleurs, je suis joyeux ! Et, dans le métro, j’amène le livre. Aussitôt, la lune. Depuis une semaine, les mots m’adorent… Je suis déprimé, je suis couché, je ne fais pas la vaisselle, je lis, je dors, et, déjà, j’écris. Le verbe écrire, de nouveau, renvoie au monde et à la nature. Vous voulez un scoop ? Je quitte ma femme, terminé, je veux plus la voir. Dehors, à la porte ! Elle est à la masse, la nana ! (Ah, ça, c’est vrai, elle est à la masse.) Les parents sont pour les enfants un capital vital. La mère est une femme si désemparée, il ne lui reste que la possession. Me jouis pas dans la bouche, ça m’dégoûte. Heureusement que je ne suis pas « fou », heureusement que je ne me drogue pas… Ce que nous faisons tous : recharger les téléphones. (Je vais faire la liste.)
















Pluie en vrac, le 31. La maison près du cimetière. Mépris pour la société. Les brumes de Noël. N’importe quoi avec Noël inside. Je rêve sur des films. Séparé de tous. Le rouge me donne de l’acné. J’adore le cinéma. J’aime les plus mauvais films. Je n’y vais jamais seul. Ça hurle : « Bonne année ! » Quel bonheur ! Tous ivres morts… Le Moyen-Âge. Enfin la paix ! L’Aube exaltée ainsi qu’un peuple de colombes. Mais qui auriez vous voulu avoir comme mère ? George Bush a fait tuer plus d’Américains en Irak que Ben Laden à New York le 11 septembre 2001. Sigmund Freud s’est trompé en pensant avoir découvert l’inconscient. Ce qu’il a découvert, c’est le conscient. La psychologie des profondeurs. Paris, plein de vie.




















Black. Une tasse d’angoisse. Tea for two. Puis tempête sur le zinc nacré. Les Anglais aiment tellement leur langue. Oh, non, moins que nous ! Je veux dire… le contraire. Puis soleil lavé jaune. À 9h43. Coquille d’œuf, bleu et nouvelle année. Le soleil, à boire. Vent, décisif. En dépit des ébats nocturnes. Des copieuses nuit d’amour. J’aime la grâce de cette rue industrielle. Paris survit.








































Pour me comprendre, moi, je suis obligé de quitter le livre que je lis – tout en le lisant. De quitter son cœur et si son cœur est essentiel, de ne plus le comprendre – pour comprendre – encore – quelque chose qui traîne, ici ou ailleurs – dans n’importe quel mur, monticule de mots, charbon, papier journal – de moi. Mais je suis fatigué d’apporter toujours de l’eau à mon moulin. Je suis fatigué d’être une femme, je voudrais comprendre – les autres. Pour pouvoir travailler pour (les autres). Picasso. Hollywood. On ferme la Télévision, notre conversation peut suffire. Le bonheur, un caisson lumineux.


































L’espace dégagé est nocturne. C’est donc idiot ! Devil dogs. Certes. Les mots sont ce paysage (multi… tout azimut…) especially if there is another language and des faits divers ! Si on est dans les mots, on est dans les mots. On est aussi dans les images. Manipulation, la même. Son nom de code : « Victor ».
Saddam refusait d’être nourri comme un lion (through a slot in the door). Les choses sont plus compliquées puisqu’on ne les comprend pas. La politique américaine. Même si l’on admet – allez ! – que Bush est un crétin, il n’est pas tout seul non plus !



































La position en fœtus. La pluie grise. Japon, Brest. Clartés sans couleur. Dieppe. Les jaunes d’œuf fugaces. Clarté, démantèlement. Reflets salés, zinc, de peintre. Monde du gris. Une pie. Bond d’aiguille. Et le bruit (infini ?) d’une poulie, d’une manivelle de puit. Son épouse, son enfant, sa maîtresse.
La journée délibérée va vers sa fin. D’ouest en est. Les premiers jours de l’année… Et Sarah n’est-elle pas Narcisse ?


























Dans un film de la Métro, le soleil « s’est couché » dans l’eau… Tracteurs et facteurs. Cheveux gras. Bertrand Burgalat. Oui, eh bien alors ? Je vous emmerde et puis quoi ? Free as a bird, c’est l’inédit des Beatles. Je t’aimerai toutes les saisons comme le lapin sous la neige. La lune est apprivoisée. Raffarin, mon lapin. Est-ce que c’est vrai qu’il a eu un truc avec Régine Chopinot ? Dans la géométrie des parcelles de la terre. Loving. Les garçons ne rangent pas leur chambre. Où es-tu Manu, Manuréva ? La nuit violette. Bora Bora.





































Quoi d’aventure ? la neige et les parpaings. Et le petit cheval misère est pur comme la poussière. L’aube, la pluie. L’aube, Londres. 8h12, c’est une couleur, encore, un gris coloré comme avant la soirée. Les nuages, ils voyagent, ils dégagent un cosmos. Il ne fait pas froid du tout. C’est mélancolique. Une mouche originale (originelle) sur la branche du sapin. Elle s’y sent dehors, elle s’y sent dedans. Les couleurs de la nature, c’est l’aube, c’est duveteux. C’est animal. L’enfance animale. Des nacres baveuses. Les couleurs sont fraîches. Les extra-terrestres. Les Élohims. Des kids définitifs. Haine pour sa mère, qu’est-ce que vous voulez dire d’autre ? Ça pourrait…






























Les couleurs sont exceptionnelles, naturelles. Les couleurs, la littérature ne peut pas les donner, mais quand même. Penser à Baudelaire. Au miroir. Et puis des fluos, des rouges, tout ce qui brille, Yves Saint Laurent, Van Gogh. Tout ça pris dans du blanc, dans l’aube de la nature. Détachée, rose, hermaphrodite. Les noirs, Manet. Les couleurs données à tous, aux enfants.






Capable de choisir de mourir / incapable – au nom de quoi ? Point de départ interrogatoire. La littérature parle du drame. Et le vieux cheval éteint. Dans un amour. Oui, moi aussi, j’écris. Principalement des poèmes. Alors, en votre honneur, je vous ai écrit un poème.


FRÉDÉRIC ! PRENDS LE TÉLÉPHÉRIQUE !



Les claies obscures. Après la mort il n’y a rien. L’espoir de la mort.















« Amour pervers. », me susurre Henry Miller. À un moment, l’Occident renonce à la poésie. Carrefour de l’Odéon. Je suis fou comme une tomate. Rien n’est à oublier. Les grandes amours. Un gilet de laine chiffonné. Au creux d’un fauteuil Louis XV. Breughel. La nuit double. Temple de l’horreur. Il a les yeux tout crispés. J’avais dessiné sur le sable cent deux visages… Les mille et une pattes, c’est comme Les mille et une nuits, mais avec des pattes à la place. Du soir au matin, je réponds au téléphone. Le savez-vous danser, le SAV ? Porsisquin. Harry Potter serait homosexuel. Il faisait combien, à Paris, le 22 septembre ? 23 degrés. On le caressait pas, pas-pas-pas. Merlin le chanteur. Mais tu confonds tout ! Mais ta tête… Ta tête est une boule ! La chair de poule étau littéraire.



























Un coq ou un chien ? J’ai senti la membrane de la menthe. Moulin, j’aurais voulu rester avec lui, en un sens. Il y a différents niveau de réalité. Celle qui est naturelle est la plus difficile. Les personnages colorés. Spiced ham. Les peintures de paradis sont très convaincantes. Est-ce qu’on doit avoir deux, un, trois, quatre sexes différents ? Le silence éternel, oui, hein, c’est… Seul ! là, dans un univers qui s’en fout de nous. Euh… mais je me soumets, enfin je veux dire, je… Les chiens aiment bien les hommes. Retour dans les campagnes. Demain les chiens est un objet littéraire poétique, d’une naïveté intrinsèque, qui est un exemple d’écriture de l’âge d’or de la science-fiction étatsunienne. On y retrouve également les obsessions bucoliques de l’auteur. La pluie récente. Pour retrouver la part de l’ange… …dans une histoire où se mélangent… Des tas d’revues. L’idée de dormir. L’île aux épices. Et comme un escargot, mon passé sur le dos… The Drunken Boat. A Season in Hell. La cascade de la Charabotte. Le chat botté. Le marquis de Carabas. Et le nom, nous y voilà, le nom de Rocancourt…
























Détruire la nuit. (une amie.) Les bottes de sept lieues. Et la pluie sur la mer, la nuit – et l’aube. Détruire la nuit par souci… de dormir. C’est long avant que la nuit fasse le sommeil dans l’hôtel. La nuit, les jours passent si vite – et c’est tous les jours. Même pour Baudelaire, même pour Rocancourt. Des bottes pour aller dans les broussailles. Dans ce conte, tout le monde est content. Seul au monde, c’est la providence qui lui vient en aide en la personne d’un jeune homme de bonne famille qui le recueille et le prend sous son aile. Rapidement, parler des sapins. On est rejeté (par une rafale, une claque nocturne) de l’autre côté de la France, près de la Suisse. De la mer on passe à la terre. La terre Nature. Donc sapins, frênes (et d’autres). Chasse. Sanatorium. Je ralentis. Des biches, des pierres. Des ravins, le torrent. La « faisane » de Nanard garée devant le bar. Un fruit glacé. Tout l’enseignement de mon père, mon jeune père. Grands ouverts les lampions, la forêt est vide, comme si on avait tout bonnement abandonné ce bazar, les arbres dans tous les sens, fouillis de buissons, tapis de mousse épaisse, humide, et souches pointant du sol. La cascade de Carabosse. Grand miroir. Tout en relief, en creux, en 3D. Miroir en 3D. comme le rêve. On peut aller dedans, oui. Brume et pluie sur la mer. Mais relief, relief rococo sur la terre charivari. Tout courir. Plus de liberté. Grimper. Ours. Des mets différents, des plats.










La fonte rend folle la cascade. Elle la rend grosse et blanche, lumineuse. Non, je retire, on parlera de la lumière tout à l’heure. Tellement la fonte la rend grosse et blanche… Grands bois, vous m’effrayez comme des cathédrales. L’amour une fois décomposé.











































Je dois être le roi de la manipulation. Je n’arrive à travailler que quand les gens ne savent pas ce qui les attend. Artistes, programmateurs. Après, c’est foutu. Dès qu’ils en ont conscience. Ça se referme comme une huître. La connerie, comme dit Christophe Rocancourt. Oh, j’ai un peu mal du côté de la bouillotte. L’ironie est constante et partout. Avec des yeux comme les vôtres, monsieur le commissaire… Et je vois trois professeurs Lefèvre. Vous, vous êtes mon vicaire et moi je suis mon père.
Un jeune homme est sorti il vous a glissé une boule de neige dans le dos et vous avez attrapé une fluxion de poitrine. Comment vous le savez ? Victor Hugo. Car ce désordre-ci n’est qu’un petit désordre à côté du grand et fondamental désordre de votre existence. Je suis le champion des champignons de l’Allier. Allez vous en ! Allez faire pipi ! Est-ce qu’il tombe vraiment ? Mon petit Guillaume, qu’est-ce que tu penses de my new baby ? Mulholland Drive, de la lumière sur tes mains. Et cette lumière indélicate n’entrave en rien, n’emprisonne pas, que dis-je ? – n’arrête pas leur vie psychique.
Ou est-ce parce que je manipule moins, soudain ? Two more time. One more time. Mon père était vraiment sous surveillance. J’écris en masse. Don Quixote, which was my dream. J’étais une fillette avec mon père.















J’ai encore vu l’aube, la nature. Incorrigible ! Les grandes traînées dans le ciel champêtre. La rue toujours la même, mais toujours au bord de la mer. Le temps, principal. La lune, perforation, accroc. Quelques reflets déjà dans les vitres. La fournaise de nacre. Berlin est dans la main, l’Occident. La fumée retourne dans la main, en l’occurrence dans la cheminée comme à l’envers d’un film. La fumée gris bleu foncé, facile à dessiner. Et puis c’est grand matin, la fête, la vie. 8:20. La ville foncée, la ville claire. Des gris, des beiges, un décor. Un camaïeu et une présence. Les bleus déchirent et à grands traits, des roses et du clair. Le froid… Et moi comme garçon ! 8:27 Je suis un dieu. Dans le contentement rêche, qualifié, sûr. Dans la jungle j’ai réussi à me soumettre, la nuque légendaire. L’amour pour moi-même, un filtre glacé.






























La danse, insurpassable… Il y a une fille qui danse dans The Party. Elle danse comme la couleur de la peau. Carnet de bal. BIRDIE NUM NUM. Both you and I have seen what time can do… Une chanson de Claudine Longet. Girls in white dresses with blue satin sashes… Lune sur leurs ailes. Snow snakes that stay on my nose and eyelashes… Une tasse avec du café vivant.
C’est terrible comme la beauté est belle. Ségolène Royal en Chine. Vous avez vu une photo de Michèle Alliot-Marie ? J’ai eu un choc ! Elle a failli se présenter. Tous les jours on voit les très belles photos de Ségolène Royal. Quand Florence Foresti l’imite, on dirait Jackie Kennedy. À part un gros accident (un gros pépin), c’est évident qu’elle va être élue, non ? Les télés dans les vitrines. Quelques rochers sur la pelouse. Le bruit dans la classe. Ces nuits de goudron. La nuit de goudron, c’est ces heures qui s’enfoncent au-delà de 2h. Il n’y a pas d’événement, mais comme la fourrure d’un ours… Routes noires. Lait de goudron. Lapin d’amour. Masse, vipères. Mais l’aube encore chargée de sa brassée de fruits. L’aube-standing. La décision d’être – d’être heureux – malgré le choix qu’on aurait – aurait… – de ne pas l’être. Lire indéfiniment pour accrocher, pour accrocher ce qui reste. Le point du jour laisse dans l’oreille la laisse des pleurs. Et dans les yeux la consternation. Mais la lumière est la plus belle. Elle glisse comme sur la nacre des ormeaux. 8:17. Je regarde l’aube d’un rocher. Elle me rentre dans les yeux dans une phosphorescence de coquillage. Les nuages d’une couleur de lampe à huile, pourprés, voyageurs. Et comme c’est lundi, c’est actif. Traces de cendres rouges à l’est. Loin à l’Est… Volume du monde enfanté dans le ciel, souriant. Grande poussière de semence gonflée comme barbe à papa. Verts de gris, sangs, bleus de nuit. Les volets de Matisse découpent, tout chargés. Et ça change très vite, les couleurs ont voyagés plus loin, il y a le gris clair.














































CANT WAIT 2 C U. LOVE U XXX. Le Noël imaginaire. La Noël. Christmas socks. Une église pure et crédible. DON’T LET WORRIES KILL YOU. LET THE CHURCH HELP. Quoi, la police… chez moi… à deux heures du matin ? Vous avez vue la lune dans la bière ? Les révolutions se sont faites dans la fumée. Ségolène Royal, on a l’impression qu’elle vit un rêve.








































Dave fruit. Bonjour, je m’appelle Denise, je viens d’acheter deux baguettes et du vin. C’est porno, ce que j’ai fait, mais classe, je crois. Quelques Tarzans dénaturés. Et après, donc, ça se termine très bien, parce qu’elle est dans un palace en sucre d’orge et qu’elle monte et descend sans arrêt avec son violon où elle joue du Mendelssohn par cœur… ça se termine très bien. Suer sous les bras. J’aime les hommes simples d’esprit et les femmes aussi d’ailleurs. Comment savoir qu’on ne va pas bien ? Des clichés de bûcherons. Combat de coqs. T’as 57 ans. T’as trois enfants : Manon Ardisson, Ninon Ardisson et Gaston Ardisson. À la maison, qui répond quand y a le téléphon qui son ? Depuis des années ton épouse vit toute la semaine à la campagne avec les enfants, alors que, toi, tu es à Paris, pourquoi ? Je suis revenu vers la religion catholique. Je m’en suis sorti. The golden edge of grotesque. Maman très étouffante. Je voudrais être un mystère. Je voudrais être un mystère et me terre. C’est des nuages dans le ciel qui représentent un ange. My grandmother gave it to me. I felt very invisible. C’est l’époque où vous visitez Disneyland, heu, sous acide. Duplicité du gouvernement. Guirlandes tragiques. I remember the first time seeing interview of Salvador Dali. Il disait que le plus important ça n’était pas l’art mais de vivre son art. Dali avait Gala. This is some stuff to be approved.









Rumeur de la nuit. La nuit pénètre dans l’oreille par la rumeur d’un avion. Les émotions sociales. Plagier six pages. La zone du cerveau qui nous fait prendre des décisions par la négative. Captivé par des regrets. La graisse – et les Bahamas. Y a un paradis et le paradis, il est brisé. Fierté par anticipation. On croit plus facilement les gens quand ils sont beaux. Cinquième anniversaire des attentats de New York. On associe les voix graves à des individus dominants. On imagine mal Dieu s’exprimer avec une voix fluette. Le syndrome du grand méchant monde. Votre cerveau s’est laissé attendrir par George Bush, m’a-t-on dit. Nous trouvons plus sympathiques les gens qui font ce que nous faisons. Bush, l’inoffensif. L’image de cet été. (Montrer ce réchauffement qui est réel.)




















Une prophétie auto-réalisatrice. Baby face. Y a des plans de couple. L’UMP vue du ciel. Nicolas Moulin ressemble plus à Nicolas Sarkozy qu’à Ségolène Royal. Que Johnny, il s’est pas réveillé Belge à 63 ans, il s’est réveillé saoul à 17h30 ! Ah, les vacances, les vacances… c’est bon. C’est bon… Rien faire !... comme dans l’année, mais en short. Brûler des bus. Et puis, plus qu’y vieillit, bin, plus qu’il est beau… Du deltaplane chez les Zoulous. To fight unemployment. Bouts de franches vidéos. Une petite fille en pleurs dans une ville en pluie.






















Y a que 2, y a que 2 testaments. Qu’est-ce qu’on a le droit d’aimer ? Royal fait la cour au peuple. Une différence visible.
Femmes voilées, femmes mutilées, femmes excisées, femmes violées, femmes intérieurisées, femme écrasées, inégalités salariales, violences faites aux femmes, mariages forcés, inégalités dans la formation professionnelle, inégalités dans la gloire, mon combat pour la laïcité et pour l’égalité, c’est pour vous ! Une mandarine, une fleur. À l’heure du sommeil, qui a tort ?





































L’aube comme une amie, une franche amie, la mer… Comment va être l’aube ? la mer ? Les épais mystères. (de coton.) Aujourd’hui, le ciel est comme une tablette de chocolat. Les maisons comme des araignées. Le ciel nous appartient, appartient à la terre. Tous les petits mystères humains sont les mystères de Berlin. Eugène Sue. La ville est inventée par l’amour. Grand voyageur. Le sol et le ciel. À l’Est, la Norvège… Le jeu du nœud pour empêcher de regarder. Pas tellement le monde à découvert. Mais l’au-delà. L’au-delà se transforme tous les jours. Une corneille grise du vingt-et-unième siècle. Rapide pluie pour mettre du volume à l’espérance qui est dans l’air. (Crachin, rosée.) Le gris tranquille. Le parfum sonore d’une mobylette. 8h47, 9 janvier

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Robe



Photos Isabô. Julien Gallée-Ferré dans : Barracuda (pour la sainte Mathilde).

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Une critique d'Hamlet de Jérôme Delatour

♥♥♥♥ Yves-Noël Genod, Hamlet : les textes font de la résistance.
Yves-Noël Genod a mis un mois pour peaufiner ce foutoir innommable. Moi qui bilais de n'avoir pas passé l'aspi chez moi, me voilà rasséréné. Mais qu'on ne s'y trompe pas : certains accessoires clefs figurent en bonne place. Un tee-shirt Rimbaud à l'extrême gauche, l'Ulysse de Joyce en poche écrasé par terre devant le premier rang, une Joconde en coussin quelque part vers le centre droit, une pochette de disque de Josephine Baker non loin de Joyce. Et, bien sûr, devant le convecteur électrique et juste à gauche du bidon d'eau déminéralisée, l'emblématique crâne. La pochade bordélique de Genod peut aisément se lire comme une grande vanité : le spectateur arrive après la fête, dont il ne reste qu'une débauche d'objets et de débris froids. Une teuf comme ça, on ne s'en remet pas. Clin d'oeil appuyé à la Planète des singes, où la folie des hommes finit par les conduire à leur quasi-destruction, c'est un gorille qui se confronte au crâne hamletien. L'homme, dans tout cela, erre autiste à ses semblables. Le grand vainqueur de ce chaos, une fois de plus pourrait-on dire, c'est le verbe. Joué, déclamé, chanté, sublime ou dérisoire, il en impose à tout, à nous, il déchire la fumée, les débris et le temps. Kitsch, absurde, idiotie, copicollages de textes et surimpressions incongrues, les procédés comiques de Genod ne sont pas neufs mais les comédiens sont bons et, passé les vingt premières minutes où l'on craint très fort qu'il ne se prenne très au sérieux, Genod parvient à nous faire renoncer à l'esprit d'analyse. On se laisse alors aller à l'invocation des textes et aux mini-performances qui se bousculent. Tout cela est encore un peu fou-fou, mais Yves-Noël Genod est sûrement un bon garçon, et l'on comprend bien qu'il vénère les classiques.

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