Wednesday, January 27, 2021

S e définir


Difficile.

Moi, je me vois comme un interprète de la danse, vue que je transite parmi tous les styles. J’aime être appelé Danseur. Je n'ai aucune formation sinon celle de l’apprentissage sans fin. Je suis un artiste en expansion. J’ai grandi et je vis sur la scène. Au-dehors de la scène je suis perdu.

À Rio les danseurs classiques disent que je suis trop contemporain. Les danseurs contemporains me voient trop classique... Les artistes m’appellent Le Danseur. Je préfère. Puisque tout que je fais dans ma vie c’est pour et à travers les arts. Je mourrais Danseur, je crois.

Je ne sais pas quoi te dire, cher Yves.


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F euille de salle


Sur le Carreau a été inventé au sens large, d’une manière floue, comme j’essaye toujours de le faire avec mes projets pour les laisser libres d’accueillir le contexte, l’air du temps… Pour le contexte, nous avons été servi ! Mais ce contexte nous a servi — est-ce de l’alchimie ? oui, le contexte nous a servi. Toujours mes projets essaient que « ça arrive » : de renverser les contraintes en faveur de l’épiphanie d'un spectacle, les retourner comme un gant. Aujourd’hui, avec votre aide, nous jouons à nous approcher d’une  « représentation » au sens conventionnel du mot, mais, dès le 19 septembre, en fait, et parce que nous ne savions positivement pas si nous allions nous revoir, nous avons changé l’eau en vin, transformé la répétition en une représentation, selon la méthode ancienne de Klaus Michael Grüber. Ainsi, voici l’un de mes spectacles qui s’est le plus joué (une quinzaine de fois), miraculeusement, joyeusement. Aujourd'hui, j’avais envie de vous citer ce poème de Paul Éluard entendu, chanté par Barbara, quand j’étais gosse  :


Il y a sur la plage, quelques flaques d'eau,

Il y a dans les bois, des arbres fous d'oiseaux,

La neige fond dans la montagne,

Les branches des pommiers brillent de tant de fleurs,

Que le pâle soleil recule,


C'est par un soir d'hiver,

Dans un monde très dur,

Que tu vis ce printemps,

Près de moi, l'innocente,


Il n'y a pas de nuit pour nous,

Rien de ce qui périt, n'a de prise sur moi,

Mais je ne veux pas avoir froid,


Notre printemps est un printemps qui a raison,

Notre printemps est un printemps qui a raison,

Notre printemps est un printemps qui a raison,

Notre printemps est un printemps qui a raison…


Yves-Noël Genod


Avec (solistes) 

Janice Bieleu (danseuse en hip hop topping, repérée chez Marion Siefert), Bruno Cezario (chorégraphe et danseur brésilien rencontré à Rio), Maeva Lasserre (danseuse au Ballet de l’Opéra de Lyon), Lucille Mansas (danseuse en contemporain, repérée chez Rachid Ouramdane), Baptiste Ménard (danseur en contemporain repéré chez Christian Rizzo), Frank Willens (chorégraphe et danseur américain basé à Berlin, repéré chez Boris Charmatz), Wrestler (danseur en krump)


Et avec (chœur)

(et là, il faut mettre la liste classée par ordre alphabétique de tous ceux qui participent ces deux jours — demander à Maïa… la pauvre, elle a déjà bien de boulot — si vous pouvez l’aider… C’est important qu’il y ait les noms, je trouve (et beau)


Son : Jean-Baptiste Lévêque

Assistanat : Killian Duviard, Stan Briche

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