Wednesday, February 25, 2026

 
J’ai vu les choses sans les voir, il faisait nuit et il y avait du brouillard
mais le peu que j’ai vu surgir dans la nuit et le brouillard, je l’ai vu (c’était étrange, c’était imaginaire)
On se présente aussi gracieuse qu’on peut, du moins à ses amis

Défaire, défaire, toute cette énergie pour rien, pour défaire
Jeunesse pragmatique
« corps inanimés par le manque d’amour »

Tout le monde veut être tout le monde

« walk down the streets of every city »


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J’avais tout à raconter pour épargner ma peur. Les mots étaient lus (sur le papier) et racontaient ma peur
et racontaient ma vie et mes souvenirs. Dans tout cette angoisse, maintenant, une tasse à café. (Dans la nuit, les tasses à café.) On avait quand même toute la vie. Mon père était là, ma mère… mais mon père était là

Je voulais être heureuse au moins deux jours… Maudits souvenirs…
Au moins deux jours neufs

Tous mes souvenirs sont même parfois assez récents
et solitaires
Contente-z-en toi ! Ecrire, c’est souvent faussement écrire
J’avais encore des envies, aller à Brest demain, errer à Brest plutôt que rester ici. Je voudrais n’avoir pas forme humaine


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C’était le soir, la lumière
« marécage de ma conscience »
Les oiseaux petits petits

Je regarde des gens rire

Je vivais comme malade et alors ? C’était une journée grise que je vivais de l’intérieur
Parfois un vague oiseau m’accompagnait
Mais le vent ne perçait pas les fenêtres à double-vitrage (et la pluie faisait seulement un bruit de machine)

Souvent un merle au bec jaune

Il y avait toutes les raisons de se plaindre et d’être malade, après tout
Et l’imaginaire, si on pouvait en peupler une journée

allons, mon Dieu

comme tout est oublié, commencez par la fin

Je donne et j’ai encore tout

« un dernier Moyen Âge »

La vie me donne, la vie me donne ; bibliothèque de livres faux. « Dieu peut changer l’avenir ; il ne peut pas même modifier le passé »

Oui, présent, par la lecture, à l’heure du village
C’est beau de travailler le soir quand les chiens aboient là-bas dans la vallée

Dimanche, lu jusqu’à midi

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Il fallait entrer dans une liberté (loin de l’autofiction). Je ne suis que ma surface. Pourquoi faut-il lire autre chose que soi-même ?
Un garçon se perdait au milieu de la foule bariolée, la toute petite économie ; même en Amérique, j’étudiais ; je créais des insomnies pour lire de gros livres faciles, des histoires (de je ne sais quoi) qui remplissaient — et je délaissais la littérature, le goût mystérieux des champignons, « verdures effervescentes »,
« Le lendemain fut un beau jour »
presque la mer



Je voulais être dans un creux
mais sans la télé
avec ma maman

J’étais dans le lit de fin des temps (un livre m’accompagnait)

L’amitié était rêvée

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