Monday, March 02, 2026

Le bleu du ciel qui revient
Je voudrais t’offrir le bonheur de vivre



Solitude dorée limpide sempiternelle

Je suis seule à me cogner contre une femme — quelqu’un est venu



C’est étrange d’être sans toi, les heures vides
Les heures vides que souvent j’aime, je les aime moins, vides sans toi

« absorbé triste »

La vie s’était agrandie, l’espace était plus grand plus secret plus privé

J’aimais les heures — comme l’heure de la messe du samedi soir, 18h

On a joué à « Ni oui ni non » et tout le monde perdait
(enfin, chacun de nous deux)

Compassion et indifférence

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Ce yacht, ce yacht en mer d’Italie
Les livres où l’on peut toujours tout trouver
(comme une vie illimitée)
Vivre et chevaucher le temps
Une région… en couleurs
Toute la vie ressemblera à toute la vie

Il faut épuiser le monde pour le rendre
crédible

Mon enthousiasme

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Il y a, collé au mur, le frais et le chaud
Ce qui me plaît dans la vie, c’est le présent

J’avais toute la vie qui se soulevait encore dans sa richesse, toute la vie, mais jamais plus

Merveille ! Je me réveille encore

Je sentais le vide, je sentais la Corse dans mon estomac affamé. On était le 23 décembre, un samedi, et j’avais décidé de ne pas sortir, de ne pas aller acheter de cadeaux pour demain le réveillon où j’étais invitée

Je suis isolée, solidement isolée, mais c’est une nostalgie. Je voudrais rejoindre cet état d’inconnu qui entourait ma vie — quand j’étais portée par la vie — par la vie autour qui me raccompagnait toujours à l’ombre de ma chambre
J’étais agenouillée, j’étais heureuse, j’étais entourée de forêts et de « plus tard », on me promettait que j’allais mourir jeune, mais ça n’avait pas été le cas. Il y avait la grande ville, maintenant, qui m’entouraient — au lieu de la forêt, au lieu de l’amour — ou de l’absence d’amour
Je n’avais pas écrit, j’avais oublié ce à quoi j’avais été occupée. « Dieu merci notre art ne dure pas ! » avait dit un jour Peter Brook
J’avais été « artiste ». Artiste, ça voulait dire attendre, attendre comme l’homme dans la rue
J’avais été à la messe, là aussi pour attendre
J’avais lu des livres — là aussi pour attendre



Et maintenant j’écrivais en tâtonnant, j’écrivais comme si je n’avais pas le temps, je ne tentais pas de comprendre, j’écrivais vite avant de me décourager aussi à ça, j’écrivais l’amour qui n’existait pas
et la mort qui se profilait



Des chevaux noyés de ciel
Don Quichotte

Je lisais les vies des grands souffrants, des saints
La vie de Kafka

J’étais indéfectiblement la même, même complice dans la nuit grise qui descendait 

comme si j’étais fatiguée

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L a Tristesse du chef

 

C’était minuit, c’était minuit, de plus en plus seule, de plus en plus seule… parcellisation du monde

Une pensée me ralentit...
Je suis seule dans le grand jardin de la nuit « et des ciels immenses »

En fait, c’était terrible, ce qui m’arrivait… Mon histoire n’était pas une, il y avait plusieurs personnes, je voudrais être quelqu’un, « la tristesse du chef »

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Je suis à Bourg-en-Bresse, quelques centaines de mètres
de chez ma mère…
Ma mère ! Que fait-elle cette nuit ? dort-elle ? se lève-t-elle ?

Je me promenais dans un palais de mensonge
quelque chose pouvait arriver
que je guettais même par l’apparition des lettres
quel mot pouvait-il apparaître quand je tapais mal



C’est difficile de dire des secrets quand on écrit
Je mangeais de la nourriture pastel

« des repas d’une grande pauvreté nutritionnelle »

Les Claudettes étaient tellement belles. Ne me faites pas disparaître ! Les gens disparaissaient
autour de moi
laissaient la place

La vieille femme disait qu’elle avait peur de « trépasser »

« Quand on écrit quelque chose, on ne peut jamais être son lecteur »

« Tout ça, j’en parle maintenant, le temps a passé… »

« La bague de Byron » (« le gros diamant jaune »)

Songes et mensonges
dans les monstrueux alignements du Louvre

« We all wear a mask metaphorically speaking . We suppress the it, our darkest desires and adopt  a more socially acceptable image »

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Il y a comme un cocon inventé

Il y a une telle splendeur, ce qu’on a vu hier
que je me sens désolée aujourd’hui… Ce qui est beau, c’est que les gens sont reprochables

La beauté n’était pas absente
du monde



« Si simples sont les images, si saintes,
Que parfois on a peur, à la vérité

Elles, ici, de les décrire »

Les jeunes sont là pour nous faire la leçon

Merveille du terme et du temps
Les obsessions qu’il me reste…

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Ç’en est fini des livres, j’avais encore triché

avec des souvenirs, des souvenirs d’été — c’est maintenant l’éternel été qui a toujours été
et dont tu as toujours parlé (croyez-moi ou non)

Alors écrire des poèmes
il restera dans la prison

Je veux écrire le livre que j’aime

Maintenant je ne suis rien. J’ai enfin pris le livre de 1000 pages qui m’attend dans un soupir
Comme je ne crains pas, je ne crois pas

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Quand tout est détruit d’un bonheur château de cartes, tout se reconstitue ce temps de sursis
« l’énigme était en toi, dans le secret de ton âme »

j’aurais été dans une maison traversée de lumière

De temps en temps on est bien obligé de chanter 
quelque chose

Il y a des voilages, des rives de lumières, la matérialisation de l’après-midi

Il y a quelques mots qui nous reviennent en ruine


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