Thursday, March 11, 2010

Ce qu'en dit mon père

(sur paperole)



On peut se rêver manga, être venu d'ailleurs, extra-terrestre,
et n'être rien qu'une apparence...

On s'agite, on agit, ...
et parfois l'impression + - fugitive
que l'on est q marionnette
être-coquille vide à l'intérieur
s'en allant vers le néant

Ces trois femmes en désespérance, putains...
... des dindes ?

Labels:

...Que j'avais juste envie de prendre dans mes bras

Salut Yves-Noël !
J'ai pas osé rester hier après le spectacle. JJe me sentais tout seul avec mon chapeau doré, je connaissais personne et tout le monde avait l'air de te connaître, ça me rend très timide et mal à l'aise, alors je suis parti.
Mais je voulais te dire bravo. Ca m'a beaucoup touché. En fait c'est la 1re fois que je vois ton travail, jusque là j'en avais juste entendu parler par Didier Laval et Laurène Cheilan, dont je suis très proche et à qui je fais toute confiance. Et j'avais pas mal d'attentes (c'est jamais très bon, ça...).
Mais j'ai été surpris, et sans être déçu. Ca m'a beaucoup ému, ce spectacle. Je suis ressorti, j'avais les larmes aux yeux comme un con sur le chemin du retour, et un sentiment de tendresse un peu triste et amusé à la fois, quelque chose de très doux, calme et amoureux. J'aime ce que tu fais du détournement de gags vers quelque chose de beau et profond. Ca me semblait très familier, du coup, comme univers. Et sans mentir, j'étais presque gêné de me sentir autant en empathie avec ces dindons, autant au moins qu'avec ces trois femmes (que j'avais juste envie de prendre dans mes bras !)
Bon j'arrête là sinon c'est gênant, mais bravo, et merci! Et du coup, je réitère ma demande, cette fois-ci en connaissance de cause (j'ai honte!): si tu fais des stages, PREVIENS-MOI !!!!!!
Une grosse bise,
Mathieu



(Mathieu Huot.)

Labels:

Etoile, et toi


Photo Marc Domage. Audrey Bonnet dans Hamlet.

Labels:

Labels:

La Grâce, en voiture et en vélo

C'est curieux, hier, les gens étaient dythirambiques (ils avaient inventé le spectacle), aujourd'hui ils étaient plus mitigés, partagés, on aime ça, pas ça (et les autres le contraire) et même ceux qui avaient aimé disaient simplement bravo. Sauf Jean-Marc Adolphe, je dois dire, qui murmure (pour que j'entende à peine) que c'est l'un des plus beaux spectacles qu'il ait jamais vus et qui veut faire un livre sur moi. Le spectacle ne s'adressait-il, ce soir, qu'à Jean-Marc Adolphe ? Pour moi, la représentation était excellente... Différente d'hier, mais excellente. Qu'est-ce qui fait la différence ? Qu'est-ce qui fait qu'il y a la grâce, l'unique, ou la répétition ?
Deuxièmement, hier, j'emmène Thomas à la radio pour enregistrer l'opérette de Quintane, rejoindre Pierre et Jonathan. Pendant que je suis là, Thomas et Jonathan sont excellents, il y a une grâce, ils s'aiment, etc. Du grand style, tout le monde est impressionné. Comme je dois partir à 16h30 rejoindre la Ménagerie, je propose à Thomas de rester, s'il peut, et de continuer. Plus tard dans la soirée, j'ai un doute, le sentiment d'une erreur. Thomas me rassure en m'envoyant ce texto : "Bon, écoute, je crois qu'on a fait du good job après ton départ." Mais, ce soir, Pierre me dit que c'était à chier, du temps gâché, qu'ils n'ont rien fait que des choses inutilisables. Et, bien sûr, ce que je redoutais : il n'a pas osé demander à Thomas de partir, puis Jonathan était fatigué, enfin, bref... J'ai si peu de temps de travail que la perte d'une minute m'est insupportable. On ne jette jamais rien. Pourquoi, cette opérette, tant de gâchis ?
Aujourd'hui, c'était aussi la représentation d'Audrey (qui a beaucoup aimé). Mais Audrey, c'est la grâce, oui, incarnée, dans un sens ou dans l'autre, c'est la grâce, anyway... Je vais aller la voir lire Aurélia Steiner dimanche, tant pis pour l'opéra de Christian Rizzo ou pour Marina Foïs dans Maison de poupée, je vais voir dimanche celle dont Jeanne dit qu'elle n'a jamais vu une Ophélie aussi belle, dans Hamlet. Je suis d'accord. Audrey a beaucoup influencé cette reprise du spectacle butoh à la Ménagerie, je m'en aperçois en lui parlant. Nous avons répété dans le même espace son travail sur Ophélie - une fois, en particulier, elle avait la fièvre, elle faisait sécher ses cheveux sur les radiateurs, je crois que j'en ai déjà parlé. Elle était comme une sorcière dans les sous-sols d'un château, elle a entièrement préparé le terrain à Jeanne, Kate et Marlène. Je vais dire qu'elle est même la gardienne de Jeanne, Kate et Marlène - et du vide - au sens où Caïn disait à Dieu ne pas être le gardien de son frère, au sens inverse : l'empathie.






Finalement, en écoutant les enregistrement, je m'aperçois que c'est très bon, ce qu'ont fait Jonathan et Thomas après mon départ...

Labels:

Our Wise Descendants


Photo Marc Domage. Robin Causse dans Hamlet.

Labels:

Fritesland

"oui, suis triste de pas pouvoir venir à la Ménagerie. C'est si troublant ce que tu nous fais parvenir avec tous ces acteurs, toi, grand découvreur de talents. toi, talent, tout court. cette générale de dimanche dernier... et, toi, bientôt, en monstre dans mon fritesland, me réjouis de voir ça !"



(Catherine Goffin.)

Labels:

Audrey et Thomas



Photos Marc Domage, Audrey Bonnet et Thomas Scimeca dans Hamlet.

Labels:

Jean Pierre Ceton, sur Hamlet

12 mars 2010//
Y-N G. donnait un Hamlet, son Hamlet 3 au théâtre de Vanves le lundi 8 mars. Il dit qu'il montera toute sa vie des Hamlet, et il a surement raison. D'autant qu'il le fait à sa manière, ne reprenant que le schéma de base si l'on peut dire.
Il me semble que chaque fois Yv-No cherche la sortie. La sortie de l'instance. Mais de quelle instance. Le théâtre, la réalité ?
Comment se situer hors du réel qu'on n'aime pas tel qu'il est ? pourrait être un résumé de l'affaire, coïncidant d'ailleurs avec Hamlet...
Comment sortir du rituel (du tunnel) ? ça il sait le faire. Comment sortir de l'instance prédéterminée ? il sait bien que ce n'est pas facile, car la force d'inertie est la plus forte de toutes les forces.
Si l'on compare à son très beau spectacle "Yves-Noël Genod" donné à Chaillot en 2009, on voit qu'avec cet Hamlet il reprend une même direction, sauf qu'elle est cette fois un peu plus radicalisée. Cette geste des comédiens qui arrivent sur le plateau, seuls généralement, et qui s'installent par exemple pour déballer un sac ou un caddie. Ou bien qui s'essaient à grimper le long des parois. Qui en effet viennent là pour déballer leur sac au sens figuré, donc pour déclamer quelques vérités souvent drôles. Cette geste est devenue moins importante, les histoires de chaque comédien devenues moins importantes, en tous cas ils parlent bas, déballent bas.
Là, à Vanves, oui, il reste comme une ombre de cela. Comme si Yv-No était allé plus loin dans sa démarche, avait radicalisé son propos. Réduit un peu à la Beckett ou encore comme Duras disait : montrer moins pour voir plus...
Donc l'extérieur surprend de l'importance. Une voix off faible en surgit de temps à autre... Une porte s'ouvre dévoilant une voie d'issue certainement. Et puis peut-être que le sujet momentanément c'est la lumière et en fin de compte le salut de fin...
C'est clair qu'il veut enlever de la séparation, l'instance est donc hors du plateau, en extérieur, on se demande même si ce n'est pas nous le public qui sommes les acteurs, d'ailleurs quand deux ou trois personnes exaspérées - en manque d'humour - quittent le spectacle, on croit un instant que ce sont des acteurs, qui, comme certains l'ont fait tout à l'heure, vont aller prendre place sur le plateau... Dire que "prendre place", c'est parfois pour en sortir aussitôt vers le fond ou sur le coté ou vers les spectateurs.
Conclure que de la présence un peu fantomatique sur le plateau, il reste des moments furtifs avec plus d'importance qu'ils semblaient en avoir sur le moment et, au bout de la nuit, le tout se concentre dans le salut final joué dans la beauté des corps et des êtres, qu'on n'a pas envie de quitter ! Salut qui semble pouvoir durer davantage que la pièce elle-même, ou ne jamais finir à la manière d'une fin de symphonie de Gustav Mahler dont on croit toujours qu'elle va se terminer, mais se relance dans la jubilation.
Il y a donc quelque chose de magique ou de mystérieux ou de merveilleux dans cet Hamlet, je n'opterai pas pour l'un de ces M, ni ne distinguerai les comédiens, tous bien.

Labels:

Les lumières de Sylvie


Labels:

Belle de jour

"L'homme est un singe comme un autre."

Labels:

Belle de jour

"Il y a dans la nature de l'homme des principes "qui le conduisent à s'intéresser à la fortune des autres et qui lui rendent nécessaire leur bonheur, quoi qu'il n'en tire rien d'autre que le plaisir de les voir heureux."

Labels:

Belles de jour (Franz de Vaal, L'Âge de l'empathie

"L'empathie est une caractéristique plus féminine que masculine."

"Nous sommes aussi programmés pour être empathiques, pour être en résonance avec les émotions des autres. Cette résonance est une réaction automatique sur laquelle nous avons peu de contrôle. En revanche, nous avons un contrôle sur ce que nous en faisons."

Labels:

Belle de jour

"For you, a long trip...
A day or a month, time is a state of mind."

Labels:

Poussières d'instants

"hier soir rue de L'Echevin une femme me dit "une intégrale des pièces de Genod, une traversée de son travail ça serait bien"... ah oui ça serait bien...
hier soir très très beau moment lent, un endroit de présence des corps très fort et touchant, spirales, poussières d'instants mercibravo"



(Laurent Mothe.)

Labels: