Sunday, March 14, 2010

c'était vraiment tres beau à la ménagerie. j'adore te savoir là en train de les regarder. t'embrasse



(Laurent Goumarre.)

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Salut Yvno,
j'ai adoré encore une fois ton spectacle ! Ça m'a fait du bien, je suis sortie avec une super énergie !



(Irène Di Dio.)

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Douce catharsis

De : isa.barberis@gmail.com
Objet : message embrumé


Yves-no, c'était tellement beau hier soir, et sensé, et juste. Et puis j'ai mieux vu l'utilisation que tu fais du vide et de l'espace. Et puis le travail que tu as mené à bien avec ces actrices... j'ai compris pourquoi je n'avais pas adhéré au pourtant scotchant Gisèle Vienne la veille. Ce conciliabule avec l'image de soi que les femmes entretiennent avec elles-mêmes, sans fin. M'a remémoré de très belles pages de Georg Simmel sur la femme et sur l'élan vital.

J'aurais voulu que ça ne s'arrête jamais, cette douce catharsis que tu fais couler dans les veines du spectateur. On était tous là, présents.
Bon je t'embrasse. Merci.

Isabelle


PS Si tu as le portable du dindon blanc, celui qui gardait la porte...



Merci de ton message ! "Douce catharsis", ça me va très bien ! (C'est même sans doute ce que j'espère secrètement... et pour moi, et pour les acteurs et pour les spectateurs : des spectacles soignants ou au moins : calmants (car : "je sais que le monde a des armes, le monde parfois nous désarme")) Bises

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Friday, March 12, 2010

Vivant poème de la vie

Yves-Noël,

je me suis enfuie juste après, mais que je te dise, MERCI !
C'était beau beau beau beau !!!!
après un tel poème, je me suis enfuie comme une voleuse, avec.
et m'est revenu en marchant cet air, cette chanson ne me quitte... na nana nanana... que je ne me savais pas connaître
j'ai chantonné dans la rue (quelle horreur ! je chante comme un pied !)
c'est beau quand même le théâtre, et ce vivant poème de la vie
pré-raphaelique

je t'embrasse,

mari-mai

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La confiance

Bonjour Yves-Noël,

J'ai vu votre spectacle hier (nous nous sommes salués, mais en fait nous ne nous connaissons pas vraiment,
je tenais à vous remercier et à vous dire combien j'ai été ému parce que j'ai vu. Les actrices sont formidables,
c'est très beau, élégant cette façon d'éclairer, etc ; mais surtout, ce qui m'a ému dans ce travail, c'est vous, la confiance
que vous avez dans le "théâtre" et surtout en nous, spectateurs. J'ai eu l'impression, hier que vous avez fait appel à
ce qui de plus beau en moi, c'est très joyeux !

Au plaisir,

Philippe Ulysse

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Aimer le monde à pleines dents

Bravo et merci encore, Yves-Noël Genod, pour ce cadeau que vous nous avez fait hier soir à la Ménagerie de Verre.
Nous sommes le couple qui est venu "complètement par hasard" avec casques et guitare, et votre spectacle a été une vraie… claque à nous faire haïr et aimer le monde à pleines dents.
Le plus fort dans tout ça, c'est que vous avez réussi à évaporer cette frontière entre les spectateurs et ce qui se passe sur scène. On a vécu tous ensemble un pur moment de… de quoi, au juste… j'en sais rien, mais on s'est tous mis à respirer ensemble, à écouter le silence et à regarder avec vos yeux.
Et ce matin, bizarrement, le monde avait des couleurs différentes. Pour ma part, ce sont des couleurs que je connais mais que je perds de vue trop souvent parce que le quotidien passe son temps à brouiller les pistes, à m'envoyer valdinguer ailleurs. Là, je suis revenue à mon centre de gravité et putain ! c'est trop bon !!! Bref, le théâtre, ça devrait toujours ouvrir des portes comme ça, histoire d'y laisser un peu entrer les dindons.

Bon, voilà, sinon je pourrais effectivement commencer à vous raconter ma vie, et Antonin la sienne, mais ce serait plus sympa autour d'un verre, non ?

Céline et Antonin

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Elle est aussi drôle que tragique

qui est la chorégraphe (américaine, disais-tu ?) qui demandait à ses danseurs de marcher comme s'ils allaient mourir à chaque pas ? Martha Graham ? ou ?
merci encore pour ce spectacle bouleversant que tu nous as offert ce soir. c'est sans concession, sans provocation, au plus près du langage du corps et (osons !) de l'âme...
et quand je repense à Marlène en personnage de manga, j'en ris encore (en pleure aussi d'ailleurs : elle est aussi drôle que tragique).
je t'embrasse
catherine



(Catherine Weinzaepflen.)

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Crier merci

Coucou

Je viens de lire ce que tu écris sur hier soir. Là, je crois que c'est toi qui inventes cette histoire que les gens n'ont pas vraiment aimé. C'est comme si tu ne pouvais quasiment pas entendre autre chose. As-tu fabriqué ça avec l'attente qu'a pu susciter l'acceuil "dithyrambique" de la veille ? Ou est-ce tout simplement parce que tes parents étaient là ? Ce sentiment de ne pas pouvoir être accepté ni acceptable, ça doit être une des choses les plus répandues de l'humanité, surtout en famille...

Mais c'est beau aussi que tu puisses à la fois "manquer de confiance" à ce point, être dans une telle attente, et proposer un truc aussi gonflé et radical que ce que j'ai vu hier. Ça allait très très loin dans le genre "on partage un moment ensemble et c'est tout". Presque tout plutôt, mais dans ce "presque" (cet éclairage qui baisse infiniment lentement, ces masques froids, cette tristesse, la présence assumée par ces trois magnifiques comédiennes, toi qui dis "très bien" aux filles quasi immobiles sur le plateau, histoire de nous rappeler que ce temps partagé a été voulu et désiré et que cette durée, ces minutes qui passent dans ce silence partagé peuvent être désirée et appréciées, goutées comme trop rarement, dans ces quelque paroles sur Martha Graham, les coeurs, la mort et la vanité humaine, avec un troupeau de dindons qui s'endort et une vieille rengaine au loin...) - dans ce "presque", qui est déjà beaucoup, il y a un monde, peut-être même, le sentiment qu'il y a tout, en tout cas pour moi des sentiments très mélangés, très contradictoires... J'étais un peu secoué en fait et, plus tard, j'étais super content.

Alors qu'est-ce que tu veux dire quand tu viens de traverser un truc qui était rien, mais un rien partagé, juste être là ensemble, attentifs, nous grâce à elles et toi, comme des prétextes finalement ; et une sorte d'écho d'un peu tout ? Tu évites d'applaudir trop vite, c'est très rare ça, d'ailleurs ça ne m'est quasiment arrivé qu'hier soir de voir les gens faire ça, et après tu dis des trucs qui seront forcément à côté. Moi, je t'ai dit "bravo", mais au moment des saluts, à un moment, j'ai eu plus envie de crier "merci."

Ça me rappelle ce que dit quelqu'un (Mélanie Alves) sur ton blog, en parlant d'une tristesse qui lui tombe dessus comme une chape après avoir vu tes acteurs, elle ne sait pas pourquoi... C'est inévitable finalement ce genre de choses, des qu'on est un peu présent à soi : il y a toutes ces émotions refoulées, ces sentiments d'abondon, ces tristesses qui arrivent à la surface et qui demandent elles aussi un petit moment d'attention. A ce moment là, c'est bon d'arriver à se rappeler que cette attention, ce n'est pas à l'extérieur (les gens, le public, les gens qu'on aime) qu'il faut aller la chercher avant tout, c'est à soi-même de se la donner... juste un peu de tendresse envers cette demande infinie qui nous porte... un peu de non-jugement pour une fois...

Mmmmmmm merci pour le satsang....On dit que l'art du spectacle est en crise bla bla, mais un jour c'est peut-être l'art qui mettra la religion au chômage...

Je me suis aussi dit que vous étiez en train d'inventer le "non-théâtre" dans ce lieu désormais marqué par l'invention de la "non-danse", quelle absurdité ! C'est vrai que ce lieu, cet espace si curieux, doit forcément y être pour quelque chose dans tout ça, mais on s'en fout de ça : moi, finalement, je suis juste content d'être resté assis avec des gens pendant un moment à écouter notre propre présence dans cette durée et de m'être bien marré. "The rest is silence."

Love,

G



(Gérard Vidal.)



Oui, merci, je pensais pas du tout à toi évidemment... Et pour ma part, j'ai jugé la représentation excellente. C'était juste comprendre cette différence "dans les significations" incroyable dans les retours que j'ai eus - mais c'est la preuve que c'est vivant - le spectacle vivant est créé par le public, point final. Il faut accepter qu'à nouveau public (équilibre légèrement différent des mélanges), il change. C'est toujours sidérant de s'en rendre compte (à ce point), mais c'est vrai, c'est ainsi, c'est en direct. Comme la vie, la mort, pas de filtre.

YN

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Thursday, March 11, 2010

...Que j'avais juste envie de prendre dans mes bras

Salut Yves-Noël !
J'ai pas osé rester hier après le spectacle. JJe me sentais tout seul avec mon chapeau doré, je connaissais personne et tout le monde avait l'air de te connaître, ça me rend très timide et mal à l'aise, alors je suis parti.
Mais je voulais te dire bravo. Ca m'a beaucoup touché. En fait c'est la 1re fois que je vois ton travail, jusque là j'en avais juste entendu parler par Didier Laval et Laurène Cheilan, dont je suis très proche et à qui je fais toute confiance. Et j'avais pas mal d'attentes (c'est jamais très bon, ça...).
Mais j'ai été surpris, et sans être déçu. Ca m'a beaucoup ému, ce spectacle. Je suis ressorti, j'avais les larmes aux yeux comme un con sur le chemin du retour, et un sentiment de tendresse un peu triste et amusé à la fois, quelque chose de très doux, calme et amoureux. J'aime ce que tu fais du détournement de gags vers quelque chose de beau et profond. Ca me semblait très familier, du coup, comme univers. Et sans mentir, j'étais presque gêné de me sentir autant en empathie avec ces dindons, autant au moins qu'avec ces trois femmes (que j'avais juste envie de prendre dans mes bras !)
Bon j'arrête là sinon c'est gênant, mais bravo, et merci! Et du coup, je réitère ma demande, cette fois-ci en connaissance de cause (j'ai honte!): si tu fais des stages, PREVIENS-MOI !!!!!!
Une grosse bise,
Mathieu



(Mathieu Huot.)

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Poussières d'instants

"hier soir rue de L'Echevin une femme me dit "une intégrale des pièces de Genod, une traversée de son travail ça serait bien"... ah oui ça serait bien...
hier soir très très beau moment lent, un endroit de présence des corps très fort et touchant, spirales, poussières d'instants mercibravo"



(Laurent Mothe.)

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