Wednesday, March 04, 2009

Remerciements à Marie-Christine Vernay

Bonjour !

Vous allez bien ?
J'ai mis du temps à trouver votre adresse (Nicolas Vergneau était en vacances), mais je voulais vous remercier de votre article de la semaine dernière, ça nous a réchauffé le cœur à tous comme la petite lumière consolatrice parmi les immeubles dont vous parlez ! Que vous ayez perçu ce spectacle d'une manière si juste (alors que les acteurs, à mon goût, étaient un peu désaccordés par l'appréhension) me trouble et me touche beaucoup car ce travail est – probablement grâce à la rencontre avec Kataline – l'un de mes plus personnels, de mes plus essentiels : c'est le rapport à la poésie et à l'amour par la neige et la nature, ça me bouleverse et ça semble emporter ma vie. Je lis en ce moment Prélude à la délivrance de Yannick Haenel et François Meyronnis qui parle de Moby Dick comme de « la silhouette immense de la blancheur parfaite de la neige », figurée par Ishmaël comme un « grand fantôme blanc » pareil à une « colline de neige dans le ciel ». « Beauté sauvage », vous, dites-vous. Et que vous ayez repéré la réparation ou du moins sa possibilité... (« conte réparateur », dites-vous). C'est exactement l'endroit où je plaçais, moi, mon émotion.
Je ne sais pas si nous aurons le bonheur de redonner ce travail, mais si cette chance nous arrive, nous saurons que vous y serez pour quelque chose – merci de votre soutien si aimable !

Yves-Noël Genod

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Qu'y a-t-il dans le vide qui puisse nous faire peur ?




Photos Jérôme Delatour. Kataline Patkaï, Yvonnick Muller.

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Belle de jour

« Si tu sais bien écouter, en général tu sais bien chanter. »

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Fruits rouges (l’essence sexuelle)

Photo Jérôme Delatour.

Besoin de neige à en hurler ; je mange du sucre – le manque, ce qu’il faut bien appeler : le manque, c’est donc ça ! c’est donc à moi. À moi que ça arrive… Ce manque s’appelle neige ou pierre – ou femme – le manque, c’est l’air, c’est la beauté sauvage, c’est neige… On ne peut pas toujours rigoler comme à la télé – et Dieu sait si j’ai aimé la télé – mais maintenant j’aime la neige qu’on ne trouve plus à la télé, je crois, la neige, c’était quand les émissions s’arrêtaient, mais maintenant les émissions ne s’arrêtent plus, je crois, pourquoi qu’elles s’arrêteraient ? Le mouvement est de ne pas s’arrêter. Mais moi, manque, manque la neige…

Plein chaud dans la neige. Chaud démoniaque. La neige va libérer par la neige. Si je puis veiller – comment dire ? Je regarde l’eau couler et la laisse devenir froide.
J’aime l’eau, j’aime la vérité.

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