Sunday, May 19, 2013

« Dieu merci notre art ne dure pas. »

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Mes personnages


« Et c’est vrai que mes personnages féminins sont plus variés que mes personnages masculins qui sont, en gros, définis par un axe qui oscille entre accepter  ou refuser de désirer — se tenir à l’écart du monde. Alors qu’il n’y a pas de renonciation à la vie chez mes personnages féminins. »

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Ragot


Théodora s’est chopé un minet derrière la gare du Nord et l’a fisté dans le square de la Goutte d’Or. Cette information m’a été présentée comme véridique, mais je ne sais pas si je peux la mettre ici : je n’y crois qu’à moitié. C’est Romain en qui j’ai toute confiance (et qui sera fier que je parle un peu de lui sur ce blog)... Mais je me demande, je soupçonne Théodora d’inventer des trucs. Que Théodora invente sa vie, c’est assez clair, qu’il invente sa vie réelle, c’est son tour de force — certainement une chose dont il est capable... Romain me dit (secourable) : « Tu devrais traîner un peu derrière la gare du Nord... » J’habite derrière la gare du Nord !

J’étais effrayé de tristesse et Xavier le sentait...

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Pour les aficionados, quelques rushes de 1er avril


Pour les aficionados, quelques rushes de 1er avril (fameuse pièce de Bruxelles) qui complètent le montage qu’avait proposé Jean Biche (César Vayssié n’ayant pas le temps de s'y mettre vraiment). On y voit de délicieux (presque) éphèbes qui se battent (Felix Ott et Philippe Philipski), Marlène (Saldana) avec une barbe qui engueule en créole un petit garçon avec une robe jaune (Bram Droulers), un clown à poil (il me semble, probablement le père de l’enfant, Pierre Mégos), l’enfant-travesti devenu adulte (Jean Biche), une star qui chante — ou qui répète — (Jeanne Balibar), habillée en Lido ou en Balenciaga (chansons merveilleuses ou peut-être n’y en a-t-il qu’une, ici) Lorenzo de Angelis est plus visible dans le montage de Jean Biche. Code d’accès de ce bout à bout : yng

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Dans les sous-sols abrités



Je regardais ma vie en un miroir, comme toujours les livres, ce blog qui était le livre dilué que j’écris — à propos, comment se relier ? On ne peut pas se plaindre, on ne peut pas... on ne peut que formuler, formuler un peu, pour se calmer, pour se calmer un peu. Vous avez vu cette pluie ? Formidable ! J’étais au théâtre de la Ville, j’avais vu Elena’s Aria et je m’étais ennuyé, mais après avoir parlé à une personne puis une autre qui n’avaient pas aimé non plus et vu la pluie qui surgissait en trombe comme de la fontaine centrale de la place du Châtelet ou de la Seine qui allait déborder, la pluie d’été, je décidais, émerveillé, que j’avais aimé la pièce ! Et c’était vrai. Je m’étais débattu toute la représentation, je me consolais en pensant : « Après tout, Henry Michaux détestait Jean Racine et Louis-Ferdinand Céline trouvait Marcel Proust nul, etc., et Virginia Woolf était passée à côté de James Joyce... », mais tout d’un coup, dehors, il s’était passé qqch : j’avais aimé la pièce — et c’était vrai. 
Si je retrouve mon carnet parce que j’ai envie de traîner à vous parler, qu’est-ce que je retrouve ? (de ma vie toute entière de cette soirée merveilleuse de pluie d’été, de pluie « vivante » — oh, à propos une phrase de Peter Brook : « « Vivant » est un mot tellement vague, il ne veut rien dire ; pour le rendre précis, il doit être sans cesse redéfini » —) Si je regarde mon carnet, je vais vous reparler de la soirée d’hier chez François (et Gaby)...
Emilie trouvait que j’écrivais bien. Alors j’étais amoureux d’Emilie. En plus, elle m’avait offert une veste de Dalida. En plus, elle sortait (plus ou moins, par intermittence) avec le type qui me tapait dans l’œil — dans l’âme plutôt — du moment (enfin, l’un des types), Benjamin Chaumaz... Et, en plus, elle ne portait pas de soustingue. Voilà ce que j’avais écrit dans mon carnet. 

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La Fontaine



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Raison d’ensemble


« séquence connue, du cinéma ou du théâtre, de la vie intime ou de la mondanité, indifféremment à l’intérieur ou à l’extérieur du récit. »

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L'Amant (en puissance)






Benjamin Chaumaz.

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(En amour)


« Il faut beaucoup d’espoir pour faire un désespéré. »

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La Danse (juive)



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Nature de l’homosexualité (pour Benjamin)


« Y a une nature qu’il faut trouver, une nature de l’homosexualité qui est commune à tous, aux hétérosexuels et au homosexuels, et qu’on a toujours négligée de voir. »

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La Seine




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Un mysticisme


« Le désir étant, si vous voulez, la raison d’être de l’amour. (...) Non pas du tout l’inavouable, comme dit Blanchot, mais l’invivable. C’est là que l’invivable de l’amour est vécu. L’invivable, on le vit, nous, d’habitude dans le fait, dans le divorce entre... — le fait du divorce entre aimer et en jouir. C’est comme ça que l’amour va mourir, va au tombeau. (...) C’est très près d’un mysticisme, ce que je vous dis là, mais vous le savez. »

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Mon rêve, mon rêve étrange


« Qui serait assez désintéressé pour se priver du bonheur d’être altruiste ? Qui serait assez altruiste, en un sens, pour se priver du bonheur égoïste d’être altruiste ? »

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L’Argument du chaudron



« 1. « Dieu n’existe pas. » 
2. « Dieu est méchant. » 
3. « Je voudrais qu’un moment tu pusses exister pour jouir du plaisir de te mieux insulter. »

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Autoportrait avec Bram



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Julien et Jeanne


Julien regardait des pornos, bon, mais Jeanne qui le découvrait soudain (il lui avait montré qqch sur son ordinateur et les liens étaient apparus) ne l’admettait pas. Ou mal. Enfin, elle boudait. Ou — comment dit-on en français moderne ? — elle « faisait la gueule ». « J’ai l’impression que tu me trompes avec des Polonaises. » « Tu te trompes, avait-il répondu, c’étaient des Russes. » Mais, l’humour, au matin, était tombé à plat ; ils ne s’étaient pas revus de la journée et, là — et alors qu’elle habitait tout près et que c’était prévu —, elle ne venait pas le rejoindre à la fête (de chez François). Echanges de textos et — dans la réalité — il en était réduit à se morfondre et à imaginer des stratégies pour amortir le coup. Mais ces stratégies se réduisaient, au fond, à faire durer le temps jusqu’à  ce que tout le monde tombe de fatigue et Jeanne aussi, quand il allait la retrouver, probablement dormirait déjà. Tout glissait. Tout glissait dans cet appartement où on avait pas le droit de fumer (je soutenais), cet appartement blanc près de Paris, près du canal, près du Centre National de la Danse. Julien était danseur et Jeanne, comédienne. J’essayais de me souvenir de l’émission de Brigitte Lahaie qui abordait justement le sujet : « J’aime plus que tout au monde ma femme, mais je regarde du porno, est-ce que c’est mal ? » Je pense que Brigitte Lahaie disait que ce n’était pas du tout mal. Les complications venaient que le type (le brave type) allait aussi chatter et aussi, finalement, une fois, avait donné r-v à une fille, alors, là, évidemment, c’était jouer avec le feu, mais regarder du porno, non. Mais François (on ne prête qu’au riche) avait la bonne réponse : « Il faut que tu prennes les choses autrement (par un autre bout) : demande-lui si elle se masturbe. » J’avais connu Julien alors qu’il était encore quasi puceau et, maintenant, je le retrouvais dans les affres de la vie de trentenaire bobo, je veux dire : qui a un peu de chance, ce qui lui permet de se poser les vrais problèmes (pas les faux problèmes comme les miens ou ceux des célibataires qui n’arrivaient à rien, en prise simplement avec la brutalité du vide, la fin de la vie à chaque s, la fin de la libido, la fin de la planète et la fin du bien et du mal, à chaque s.)

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Bruxelles




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