Friday, February 27, 2026

« Et cette vieillesse, même lointaine »
La vie que tel poète invente pour moi

Je suis certes différente, absente (et il se peut que j’ai déjà dit ça)
J’étais triste de ne pas vivre plus

Qu’allions-nous faire, vous et moi ?
Si j’imite ma mère, je suis insuffisante
Mais, si je ne l’imite pas, je pourrai
sortir et rencontrer du…

Et alors, vous et moi, qui serons-nous ?

J’aimais bien qu’il pleuve beaucoup

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Oui, dans un désespoir encore personnel (mêlé de souvenirs et d’embellissements), un oiseau me parle… Je me tourne vers Dieu ou vers le faible pour être sauvée (Dieu étant, sur le modèle de Jésus, le plus faible, le plus dilué)

Le jardin craintif et plein de temps, sous la chaleur commune, caresse ses palmes. Dans le bonheur, il était si dur de rester vivant. Je n’ai pas de protection, personne et aucune

Bleu, lance d’été
Tout y pique



Je reste dans mes ornières, les souvenirs accumulés du bonheur, du bonheur, du bonheur…

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Une journée que je ne passerai pas ici
se propose à ma fenêtre

C’était toujours mon malheur que je lisais dans les livres et leurs épaisseurs. Il y a à vivre dans les livres ; je vivais dans le chagrin permanent. Je pensais que personne ne pouvait me suivre, me comprendre, alors j’écrivais comme une sorte de journal intime que j’aurais écrit en prison, de carnet du sous-sol
Tiens, c’était curieux, je trouvais, ce que je pensais (et, de plus, ça me semblait vrai), je devais l’écrire. Je devais écrire, pensais-je, des choses comme ça, un peu paradoxales

Tout l’amour même pour des fantômes


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Dans le château, une porte au loin, mais très au loin, remue un peu
Il y a ce silence dans l’air — mais comme sorti de la terre — et cette porte qui remue un peu très loin, très loin, peut-être pas si loin que je ne puisse aller vers elle en exploration (mais elle se taira sûrement)

Des livres, un château de papier
Finalement il n’y a pas de maison

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J’avais ces portes ouvertes
— ou, peut-être, étaient-elles fermées ? —

Elles étaient, étaient…

Elles étaient comme
elles étaient

et, maintenant, elles
ont changé d’état
Il n’y aurait donc pas de vacances ?



Il n’y aurait que les livres
Les livres qui creuseraient jusqu’à
ton nom
Celui-ci s’appelle « Silence »

C’est le nom du poète, du poète oublié
près de
Dieu
 


En fait, je ne pouvais plus parler qu’en
écrivant
— et dans la nuit

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On croit ressentir
des choses, une confusion
une destinée
et puis l’on ouvre
des recueils de poèmes

Dieu ou les vacances

J’ai tenu la lune en respect
les volets intérieurs m’ont
aidé, sinon j’aurais
baigné
de lune

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Maintenant je dormais
Vue sur le lac sombre
— vue sur le lac clair —
« Prisonnière de la secte de l’amour »
Tarin des aulnes
Chardonneret élégant

Quand nous nous battions
il y avait toujours l’astuce
d’attraper les cheveux

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C’est un film que l’on raconte ou c’est une vie ?
Aujourd’hui l’univers, le long de « j’attends », la
matière qui n’est pas solide, dit-on, mais convaincante
On ne peut pas se plaindre en quantité, c’est c
omme une mer
Be yourself, avec ton chapeau
Les déplacements de l’année

D’un jour à l’autre on pouvait apprendre, d’une seconde à l’autre la mort
La nuit invertébrée
De nouveau la pluie, lourde et lente
et pleine de vie vigueur, poisson serpent, mermaid

« Power stays in the shadows »

On n’a pas le choix, on baigne dans l’information

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Il y avait trop de vie dans le jardin d’Eden

Tous les soirs l’espoir

Se réveiller encore une fois dans le chaud froid

le jeu de vouloir jouer avec les autres
et la profondeur, pleine d’eau



Visage formé de tous les visages
Le temps du vent



C’était comme si l’invitée chantait
la tragique puissance de la mort
le modèle des livres

Tant d’écrivains ont embelli la vie

J’aime les gens qui ne trouvent pas leurs mots pour exprimer leur admiration, etc.

Les amis, leur charme immatériel


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J’avais envie de forêts, de vrais films, de films nouveaux (qu’on ne m’avait pas donné à voir avant) ; j’avais envie de recommencer ce que je voulais dans des soirées « grand été », longues soirées à l’infini, étonnantes soirées…
Grandes soirées amoureuses, rien que ça, par la fenêtre… la nuit pour dormir

« La nuit dans une maison inconnue, quand tout dort — et que j’arrive »
 
Le beau temps, ici, est si rare qu’on attrape des coups de soleil
Ce n’est pas que je n’avais pas d’idées, mais je voulais voir les spectacles auxquels je n’avais pas pensé
Je ne suis pas seule à bouger ; quand je bouge il y a une maladresse qui est certes celle de ma mère, parfois de mon père, mais tout cela est imaginaire
 
Il y a cette mer devant moi, des baigneurs encore. Il fait beau
(du coup, j’ai renoncé à « la plage » et je suis allée près des rochers chercher l’ombre comme les vieux, comme les chiens). Elle monte, je crois, je ne suis pas encore totalement sûre
Elle est loin encore

Dès qu’il fait beau, c’est l’éternité ici, le pays, le paysage immuable, protégé
D’où je suis, je vois Landévennec
C’est la partie Nord de la presqu’île de Crozon ; curieusement, que de la forêt
Une fois, on avait accostés dans ces forêts : que des serpents

Se sortir de la honte
Ici, c’est exposer sa honte. Je connais tout. Alors je reste là
Les silhouettes sont fausses sur cette grève
Un chalutier traverse l’image avec son bruit de moteur

On a atteint un nouveau temps où tout est effacé apparemment, mais ce n’est peut-être pas grave

Oui, lecture en continu, plus rien de ma vie que ça — ou bien le contraire, adhérer à la vie

Arrêter d’être malheureuse quelle histoire

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Le grand message

J’étais toute heureuse, toute peureuse indiscernablement
J’étais le crime et le cri
Bilan de la fatigue légendaire

J’étais à Paris, organisée par la vie parisienne
Je voyais qui, je voyais truc…



C’était comme si j’avais les capacité d’en parler
mais je n’avais rien à en parler

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J’étais perdue, je n’étais que poète
Je voyais la journée de demain inquiétante comme jamais : elle s’ouvrait sur rien, quelque chose de prévu, mais quelque chose de rien

« Je vous dis qu’il était tyran »

Parfois la promesse d’un livre est plus importante que le livre lu
On croit qu’on n’a pas lu le livre dont la lecture n’avait sans doute provoqué qu’un vague ennui
alors que l’envie de le lire est restée

Les grands espaces de la solitude, il fallait que je les accepte
C’était l’automne, c’était l’hiver



Tout va bien comme les tout-va-bien
 


La nuit-lune à quatre heures, profondément

Le réel de signification

Je les dépèce, les films, ils deviennent des documentaires

The shortest road is entre les deux montagnes

C’est comme si je me battais
 


« continuum magico-religieux »

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J’étais dans une sorte de prison, j’imaginais à l’intérieur de la ville, une sorte de prison de la Santé
Pour lire
tranquille

« m’observer moi-même me transformer en un paysage »


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Le froid est personnel
Je vis comme une sauvage, au fond
Quelle solitude… comme une nonne, comme j’aime ma vie

Je suis la forme que je présente au monde

S’aimer ! Mon Dieu
ce serait possible ?

Quel bonheur de vivre !

Capable ou coupable ?
Mon masque imparfait
Mon existence étrange (d’être hors du monde), parfois, me laisse des visions magnifiques

J’ai une grande chance : je ne suis pas obligée de vivre ma vie



Il faut des espaces de nuit intelligente

Mon état de secours

Être pauvre et lire, c’est
le rêve de toute ma vie
(être sans histoire ou bête de foire)

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Paranormal

Personne ne sait où je suis cachée. Mais je vais quand même le dire. Je me trahis en disant cela



Je venais de lire le mot « miracle »

J’étais comme une fleur



Des raisons adultes pour toutes choses

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