Friday, February 27, 2026

J’avais envie de forêts, de vrais films, de films nouveaux (qu’on ne m’avait pas donné à voir avant) ; j’avais envie de recommencer ce que je voulais dans des soirées « grand été », longues soirées à l’infini, étonnantes soirées…
Grandes soirées amoureuses, rien que ça, par la fenêtre… la nuit pour dormir

« La nuit dans une maison inconnue, quand tout dort — et que j’arrive »
 
Le beau temps, ici, est si rare qu’on attrape des coups de soleil
Ce n’est pas que je n’avais pas d’idées, mais je voulais voir les spectacles auxquels je n’avais pas pensé
Je ne suis pas seule à bouger ; quand je bouge il y a une maladresse qui est certes celle de ma mère, parfois de mon père, mais tout cela est imaginaire
 
Il y a cette mer devant moi, des baigneurs encore. Il fait beau
(du coup, j’ai renoncé à « la plage » et je suis allée près des rochers chercher l’ombre comme les vieux, comme les chiens). Elle monte, je crois, je ne suis pas encore totalement sûre
Elle est loin encore

Dès qu’il fait beau, c’est l’éternité ici, le pays, le paysage immuable, protégé
D’où je suis, je vois Landévennec
C’est la partie Nord de la presqu’île de Crozon ; curieusement, que de la forêt
Une fois, on avait accostés dans ces forêts : que des serpents

Se sortir de la honte
Ici, c’est exposer sa honte. Je connais tout. Alors je reste là
Les silhouettes sont fausses sur cette grève
Un chalutier traverse l’image avec son bruit de moteur

On a atteint un nouveau temps où tout est effacé apparemment, mais ce n’est peut-être pas grave

Oui, lecture en continu, plus rien de ma vie que ça — ou bien le contraire, adhérer à la vie

Arrêter d’être malheureuse quelle histoire

Labels:

0 Comments:

Post a Comment

<< Home