Q uelques notes
Merci beaucoup, Sandrine, Mathieu… pour cet atelier que vous m’avez permis le plaisir d’avoir mené à bien !
Huit personnes ont suivi cet atelier. Elles ont, à plusieurs reprises, montré l’habileté d’une vraie troupe. C’est ce qui m’a positivement étonnée. Ce ne sont pas des gens habitués à travailler ensemble, m’ont-ils dit, mais ils l’ont fait avec un naturel qui m’a fasciné. Peut-être l’époque qui est à ça actuellement, de nouveau le collectif, je ne sais pas. En tout cas, c’était là, pas à travailler (quand ils étaient entièrement là, pas seulement leur fantômes, toujours une affaire de miracle, quand même...)
Emma est très douée — tout ce que je vais dire ici sur eux, je le leur ai déjà plus ou moins dit —, mais c’est vrai. Et dans le jeu (théâtre, ciné) et dans la danse. On pourrait se mettre à son service qu’elle nous baladerait dans son grand huit ! Je lui mets 20. J’aurais pu lui retirer quelques points pour son, disons, son hédonisme, mais elle m’expliquait de façon si princesse Grâce qu’elle avait, par exemple, envie de jouer à la balle avec les garçons dans le patio que je ne pouvais pas lui en vouloir. Allez, 20 !
Bleuet est très forte surtout en jeu, théâtre ou cinéma. Elle a fait à de multiples reprises des choses sidérantes de justesse, des créations déjà de personnages très habités, presque sans le savoir on aurait dit, en tout cas que je ne voyais pas venir, que je ne voyais pas construire, engagée dans une confiance, un instinct, 20 !
Zhaoran est très puissant, libre, beau, intelligent (virtuose pour capter les choses avec son téléphone-traducteur soi-disant dont je n’ai pas osé m’approcher), humble. Vraiment très fort en « Tanztheater », très expressif. Je ne sais plus qui m’a dit qu’il a fait en Chine une école de théâtre. Ce qui explique. La Chine a certainement des écoles de très haut niveau d’exigence, il n’est évidemment pas une création ex nihilo — et j’étais bien consciente de profiter d’un savoir qu’il me partageait. Pour ses splendeurs et malgré ses absences matinales (ne soyons pas mesquine, il suffit de le savoir), je lui mets 20 point d’exclamation
Charlotte est extraordinaire : 20 ! Extrêmement douée, agréable. « Agréable » ne veut pas dire agréable, mais humilité, humanité, attention à l’autre, dispo, un allant, comme : toujours prête à jouer, à s’y plonger ou à se laisser entraîner sans ambages. Une très belle présence dans cette troupe, elle diffuse une confiance (dont j’ai aussi bénéficié) : toujours les fluides qui viennent sont les bons...
Maydine aussi est extraordinaire, un amusement à jouer, et puis l’air de rien (son air de rien), l’humour et l’autodérision, amusée du personnage qu’elle trimballe, à l’écoute, elle aussi ira quelque part, je lui mets 18… mais, non ! pourquoi vouloir des nuances ? 20 !!!
Flore-Anh est fabuleuse. 20, bien sûr. Danseuse de très haut niveau, absolument sublime. Si j’avais un projet de danse, je le lui proposerais illico. Vous avez vu comme elle commençait en solo la forme que nous vous avons proposée ? Forme à laquelle elle n’était d’ailleurs pas pour rien car c’est elle qui en a conçu une partie, une chose à laquelle je n’aurais jamais pensé, dont je ne me souviens pas, mais qui a permis tout simplement à la pièce de se constituer. Intelligence, présence, écoute, humilité, tendresse (etc.)
Angelina est une personne si particulière, pleine de traumatismes, de chairs à vif. Une voix si faible, les yeux fuyant la lumière, la peur du contact, ses scarifications qu’elles m’a montrées, mais sa présence est soudain — très souvent — comme une évidence, une grâce, une joie, comme si elle oubliait les drames pour, comme une plante, vibrer au soleil — et son existence est alors un cadeau : 20 !
Léo est merveilleux, ludique, vivant, très actuel, son sourire, son rire, ses fous-rires me resteront comme une rencontre. Parfois, comme avec Angelina (mais différemment), des questionnements empêchent et gênent — ou distraient, plutôt, peut-être. Mais son rôle dans la troupe a été majeur, force de proposition indispensable et jouant cette dispo avec tant de délicatesse que j’ai beaucoup de plaisir à lui mettre 20 à lui aussi !
Ces 20 qui récompensent tout le monde ne sont pas complètement une blague. J’ai sincèrement été épatée ! Mon travail est un travail sur l’excellence, on pourrait même dire qu’il n’est circonscrit qu’à ça, l’excellence ; il n’y a que ça : le miracle, la grâce sinon rien. Alors, oui, je le dis quand ça se produit : c’est « très bien ». Tous ces étudiants de la côte d’Azur sont très engagés sur de très beaux chemins personnels. Je suis curieuse, chacun, de leur avenir…
Je mets 0 à tous ceux qui ont déserté (quand même, j’ai ma fierté) et je mets la moyenne (10) à Kamal qui, sans me dire pourquoi il était parti, m’a demandé de visionné son travail qu’il m’a très bien exposé et que j’ai trouvé particulièrement riche, intéressant et possible
C’était un merveilleux séjour parmi vous qui restera dans ma mémoire. Continuez-bien dans cette belle école, ce nid d’aigle, et près du club bouliste (une chance que j’ai comprise le dernier soir au moment du « boire un coup » !) Bon courage et plaisir à tous !
Marie-Noëlle
Huit personnes ont suivi cet atelier. Elles ont, à plusieurs reprises, montré l’habileté d’une vraie troupe. C’est ce qui m’a positivement étonnée. Ce ne sont pas des gens habitués à travailler ensemble, m’ont-ils dit, mais ils l’ont fait avec un naturel qui m’a fasciné. Peut-être l’époque qui est à ça actuellement, de nouveau le collectif, je ne sais pas. En tout cas, c’était là, pas à travailler (quand ils étaient entièrement là, pas seulement leur fantômes, toujours une affaire de miracle, quand même...)
Emma est très douée — tout ce que je vais dire ici sur eux, je le leur ai déjà plus ou moins dit —, mais c’est vrai. Et dans le jeu (théâtre, ciné) et dans la danse. On pourrait se mettre à son service qu’elle nous baladerait dans son grand huit ! Je lui mets 20. J’aurais pu lui retirer quelques points pour son, disons, son hédonisme, mais elle m’expliquait de façon si princesse Grâce qu’elle avait, par exemple, envie de jouer à la balle avec les garçons dans le patio que je ne pouvais pas lui en vouloir. Allez, 20 !
Bleuet est très forte surtout en jeu, théâtre ou cinéma. Elle a fait à de multiples reprises des choses sidérantes de justesse, des créations déjà de personnages très habités, presque sans le savoir on aurait dit, en tout cas que je ne voyais pas venir, que je ne voyais pas construire, engagée dans une confiance, un instinct, 20 !
Zhaoran est très puissant, libre, beau, intelligent (virtuose pour capter les choses avec son téléphone-traducteur soi-disant dont je n’ai pas osé m’approcher), humble. Vraiment très fort en « Tanztheater », très expressif. Je ne sais plus qui m’a dit qu’il a fait en Chine une école de théâtre. Ce qui explique. La Chine a certainement des écoles de très haut niveau d’exigence, il n’est évidemment pas une création ex nihilo — et j’étais bien consciente de profiter d’un savoir qu’il me partageait. Pour ses splendeurs et malgré ses absences matinales (ne soyons pas mesquine, il suffit de le savoir), je lui mets 20 point d’exclamation
Charlotte est extraordinaire : 20 ! Extrêmement douée, agréable. « Agréable » ne veut pas dire agréable, mais humilité, humanité, attention à l’autre, dispo, un allant, comme : toujours prête à jouer, à s’y plonger ou à se laisser entraîner sans ambages. Une très belle présence dans cette troupe, elle diffuse une confiance (dont j’ai aussi bénéficié) : toujours les fluides qui viennent sont les bons...
Maydine aussi est extraordinaire, un amusement à jouer, et puis l’air de rien (son air de rien), l’humour et l’autodérision, amusée du personnage qu’elle trimballe, à l’écoute, elle aussi ira quelque part, je lui mets 18… mais, non ! pourquoi vouloir des nuances ? 20 !!!
Flore-Anh est fabuleuse. 20, bien sûr. Danseuse de très haut niveau, absolument sublime. Si j’avais un projet de danse, je le lui proposerais illico. Vous avez vu comme elle commençait en solo la forme que nous vous avons proposée ? Forme à laquelle elle n’était d’ailleurs pas pour rien car c’est elle qui en a conçu une partie, une chose à laquelle je n’aurais jamais pensé, dont je ne me souviens pas, mais qui a permis tout simplement à la pièce de se constituer. Intelligence, présence, écoute, humilité, tendresse (etc.)
Angelina est une personne si particulière, pleine de traumatismes, de chairs à vif. Une voix si faible, les yeux fuyant la lumière, la peur du contact, ses scarifications qu’elles m’a montrées, mais sa présence est soudain — très souvent — comme une évidence, une grâce, une joie, comme si elle oubliait les drames pour, comme une plante, vibrer au soleil — et son existence est alors un cadeau : 20 !
Léo est merveilleux, ludique, vivant, très actuel, son sourire, son rire, ses fous-rires me resteront comme une rencontre. Parfois, comme avec Angelina (mais différemment), des questionnements empêchent et gênent — ou distraient, plutôt, peut-être. Mais son rôle dans la troupe a été majeur, force de proposition indispensable et jouant cette dispo avec tant de délicatesse que j’ai beaucoup de plaisir à lui mettre 20 à lui aussi !
Ces 20 qui récompensent tout le monde ne sont pas complètement une blague. J’ai sincèrement été épatée ! Mon travail est un travail sur l’excellence, on pourrait même dire qu’il n’est circonscrit qu’à ça, l’excellence ; il n’y a que ça : le miracle, la grâce sinon rien. Alors, oui, je le dis quand ça se produit : c’est « très bien ». Tous ces étudiants de la côte d’Azur sont très engagés sur de très beaux chemins personnels. Je suis curieuse, chacun, de leur avenir…
Je mets 0 à tous ceux qui ont déserté (quand même, j’ai ma fierté) et je mets la moyenne (10) à Kamal qui, sans me dire pourquoi il était parti, m’a demandé de visionné son travail qu’il m’a très bien exposé et que j’ai trouvé particulièrement riche, intéressant et possible
C’était un merveilleux séjour parmi vous qui restera dans ma mémoire. Continuez-bien dans cette belle école, ce nid d’aigle, et près du club bouliste (une chance que j’ai comprise le dernier soir au moment du « boire un coup » !) Bon courage et plaisir à tous !
Marie-Noëlle
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