Saturday, January 31, 2026

Une femme qui est intelligente, écrivez-vous, mais qui veut paraître bornée

« Elle déteste les compliments et elle aime qu’on se trompe à son propos et donc ça l’amuse qu’on la croit sotte alors qu’elle ne l’est pas. Tout ce qui peut, finalement, éloigner ceux qui cherchent à la dévoiler de la vérité lui fait plaisir. Ça la protège, c’est une femme qui se cache. »



Maintenant je ne suis sensible qu’au soleil. On dirait. Le soleil symbolique. On est en avance sur le mois de juin. Le soleil symbolique, la guerre universelle
Je fais trop retour sur moi-même

La beauté,  à chaque instant, mais mise bout à bout n’est plus la beauté

« Et toi mon cœur pourquoi bats-tu

Comme un guetteur mélancolique
J’observe la nuit et la mort »

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D es personnages romanesques


J’ai conscience de l’horreur de vivre, c’est-à-dire pas tellement de vivre, mais de vivre au-dessus, partout, en deçà du gouffre du néant (c’est peut-être le sens du nouveau titre de Bertrand Scheffer : Néant Bonheur…) Mais, vivre, je le voudrais ! sans penser à demain, demain la mort. On n’y pense pas, on s’endort et puis c’est tout. Mais le fait est que j’y pense
Mais que la foule est douce, dernier état ou presque qu’il nous reste de la nature…

Je pensais que Maxence avait rencontré un collègue dans cette gare matinale où les trains avaient du retard, mais, non, l’acteur supposé était l’essayiste Pablo Servigne (dont Maxence me dit ensuite que son meilleur livre était L’Entraide, l’autre loi de la jungle)

Maxence, pour parler, abordait la non rationalité écologique des tournées à la française — sur le modèle de celles de Jean-Baptiste Poquelin — et Pablo disait que les fourmis savaient toujours quel était le plus court trajet. Elles vont partout, les fourmis, mais elle dépose sur leur passage des phéromones qui s’évaporent peu à peu : là où ils restent le plus présents, c’est le chemin parfait, le plus efficace. Pablo Servigne disait qu’on avait inventé « une fourmi informatique » pour résoudre comme ça des histoires de rationalité des trajets

Il y avait des gens très beaux dans le TGV d’un presque printemps. Je pensais à la phrase de Marguerite Duras « Aucune existence n’est enviable », mais pourtant… ce garçon très beau avait forcément une femme très belle… Il y avait un enfant déjà, un autre dans le ventre, les yeux très beaux, les corps en volume. (L’homme feuilletait Les 5 piliers de la Sagesse de Frédéric Lenoir) 
 
J’avais décidé de me prendre en main... — combien de fois l’avais-je écrite, cette phrase, dans ma vie ? Si j’étais fourmi, je saurais combien de fois j’étais déjà repassée là


*

J’avais entendu à la radio qu’on pouvait perdre du poids non pas en mangeant moins, mais en mangeant plus

J’avais entendu ensuite, c’était dit par cette actrice, Charlotte Rampling : « au risque de l’amitié cachée, folle-éperdue-infinie, pire qu’un amour » et ça m’avait ramenée, presque de force, à ces histoires que j’avais inventées avec Bobo ou Legrand, des histoires à sens unique dont j’avais fait les questions et les réponses. De temps en temps, Legrand m’écrivait des messages qui commençaient toujours par « Alors, tu m’oublies ? » C’était vrai, je profitais de ce travail qui m’éloignait pour essayer de ne plus y penser (ni à lui ni à notre histoire), une sorte de « Dry January »

Toute homosexualité me dégoûtait et Legrand était trop pédé pour moi (Bobo moins bégueule…)
Mais la réflexion n’était pas la vie et j’étais vouée à réfléchir, hélas, hélas…

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