Sunday, July 19, 2026

D es volets, des stores...

 
L’amour est si difficile, si entravé… Heureusement il y a les rêves érotiques ou tout est harmonieux, les âges mélangés, la simplicité d’un désir commun, les combinaisons improbables, les directives qui n’en sont pas… J’avais vu sur Arte un reportage sur le « porn chic », les années disco — et ça m’avait suffi pour engendrer toute une ribambelle de caractères… l’infini de ce qui n’a qu’un temps… J’avais lu aussi les rêveries commentées, analysées par « Le Monde » du voyage sur Mars — et puis il y avait la journée improbable, toujours celle que l’on est en train de vivre, devenue la journée de la veille : la journée de la mémoire et la journée vécue qui se mélangeaient, s’interpénétraient
Je voyais l’été
La promesse
C’était encore
Le train avait du retard,
mais on nous demandait de ne pas quitter la gare ; j’avais lu les premiers chapitre du roman de plage de Frédéric Beigbeder ; on le trouvait en neuvième position dans les Relay de Vincent Bolloré (il y avait bien pire autour)
Et puis participait, suggérait pour ce rêve, la résidence que je menais en EPHAD (dans la Maison des Ateliers)
« Mars est rouillée tout simplement. »
Je nous regarde entre eux : personne n’a jamais lu
Personne n’a oublié avoir lu, personne n’a jamais lu
Et puis il y avait ce mot que dit John Travolta à la fin de STAYING ALIVE : to strut (walk proudly), se pavaner
 
« Des volets, des stores et un jardin ombragé »

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