Wednesday, March 14, 2018

T u peux voir sur cette photo que je cite ton livre (que j’adore, surtout la partie sur Nerval) (aux acteurs d’Hamlet Unlimited) :


Photo Isabelle Ingold. Le livre de Nathalie Quintane, Ultra Proust

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Il est prévu que ce spectacle soit récréé et allongé à Lausanne au théâtre de l'Arsenic, en effet, les 1er, 2, 3 et 4 novembre prochain. Pour le reste, comme d'habitude, rien n'est prévu et je peux expliquer pourquoi. Je ne peux pas vendre ce genre de spectacle avant qu'il soit apparu pourquoi ? parce que ce genre de spectacle a toutes les chances de ne pas apparaître. Alors, au dernier moment, quand je vois que quelque chose va être là, quand je me mets à croire assez au spectacle pour pouvoir le partager, mais c'est au dernier moment, j'appelle tout le monde, mais c'est souvent trop tard pour avoir des programmateurs dans la salle, le théâtre est maintenant une économie qui se déroule deux ans à l'avance. A Lausanne où j'ai joué 'La Recherche', Patrick de Rham m'a proposé une création pour la saison prochaine. Comme je n'en ai pas fini avec 'Hamlet' (je n'en aurai jamais fini), j'ai envie de continuer et de proposer non pas un spectacle de 2h20 (on a dû limiter ici à cause des métros-correspondances), mais de 4 ou 5h. Voilà le projet. Ceux qui m'aiment prendront le train…

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Tuesday, March 13, 2018


HAMLET UNLIMITED 

Attention, chers amis, jinsiste ! dernière chance de voir ce spectacle illimité ce soir à 21h, dans le cadre du festival Artdanthé, au théâtre de Vanves, 12, rue Sadi Carnot, métro Corentin Celton (ligne 12) ou Malakoff-Plateau de Vanves (ligne 13). Durée 2h20. 

Il est inconcevable quun spectacle dune telle valeur qui nen est qu’au tout commencement ne puisse être repris et joué plusieurs semaines.

La difficulté que j’ai avec la « carrière » est claire : je ne peux pas vendre un spectacle comme celui-ci avant qu’il ne soit apparu — pourquoi ? eh bien, parce qu’un spectacle comme celui-ci a toutes les chances de ne pas apparaître. Alors, quand je vois qu’il commence à poindre, quand je me mets à croire qu’il puisse intéresser d’autres que moi, j’appelle tout le monde, mais c’est trop tard… Malgré la bonne volonté de tous, il est très difficile de trouver une soirée, je le sais bien. Et puis, vous le savez mieux que moi, l’économie du spectacle se déroule deux ans à l’avance. Pourtant, dans le meilleur des mondes, on annulerait tout pour voir cet « état de l’apparition » cher à Marguerite Duras (qui me l’a appris puisque j’ai été jeune).

Bien à vous, 

Yves-Noël


Parmi les retours : 


Patrick Sourd (« Les Inrocks ») :
« Transformant Hamlet en un monologue incarné par l’acteur Aidan Amore, Yves-Noël Genod sublime la folie du personnage de Shakespeare dans l’éternité d’un purgatoire délicatement embrumé. […] Se suffisant d’un fou et de quelques morts-vivants, Yves-Noël Genod rend un formidable hommage à Shakespeare. Le down tempo de cet oratorio donne aux passions humaines les teintes vénéneuses d’une palette délavée par le temps, celles des dernières lueurs d’un crépuscule de l’art figé une fois pour toute dans son éternité. »

Willie Boy (« Inferno-magazine ») : 
« Il s’est promis de travailler sur ce texte toute sa vie. Ce Hamlet Unlimited est la troisième version que le metteur en scène dandy Yves-Noël Genod fait du texte de Shakespeare. Il en a montré en mars quelques avants-premières, dont une à laquelle j’ai pu assister.
Comment décrire la force de cette expérience ? Comment traduire en mots une telle beauté ? Avec cette mise en scène, YNG semble atteindre la maturité dans ses propositions, maturité alliée à une radicalité plus affirmée encore dans son expression.
Un comédien seul en scène, de langue anglaise, évolue autour de quelques tables disposées en carré ouvert. Il tient à la main un livre et nous parle. Il se parle aussi à lui, et il écoute, et il joue. Il n’incarne jamais tout-à-fait, c’est juste au bord.
Le comédien est ouvert au présent et le présent lui répond. Le monde autour du théâtre infiltre le théâtre lui-même et le théâtre lui répond. On est là exactement dans le cœur de la recherche du metteur en scène : un présent qui nous traverse tous, relié aux temps passés et à venir. Les échos furieux du monde affleurent à la surface du langage. Pour qui sait laisser ouvertes en lui les portes de la perception, l’expérience est bouleversante. [Le comédien / Hamlet s’absente puis il revient. Il est à la fois dans ces deux situations là, et son absence renforce encore la puissance évocatrice de la scène. Il joue en creux. Il passe du français à l’anglais, du texte de Shakespeare au téléphone avec sa femme, de la poésie à l’adresse triviale et directe. Il fait semblant d’incarner et les personnages en lui parlent vraiment. Et alors tout devient poésie, il y a contamination du présent par la beauté.
Ce spectacle est sans doute une des plus belles propositions qu’Yves-Noël Genod ait faite jusqu’ici. C’est un moment très rare de théâtre. »

Alain Neddam (« Facebook ») 
« L’acteur s’appelle Aidan Amore. Je suppose qu’il vient d’un pays où l’on parle anglais, à moins qu’il ne vienne tout droit du théâtre de Shakespeare et qu’il soit une pure création littéraire, mais j’en doute un peu. Il dit Shakespeare dans sa langue d’origine, mais aussi, fréquemment, en français. Il est facétieux, a le sens du futile mais peut s’abîmer aussitôt dans un silence d’acteur inspiré. Son Hamlet s’écoute comme une méditation grave sur le théâtre, ou comme une fantaisie baroque sur l’inutilité de cet art. Et il faut reconnaître qu’on a entendu ce soir Hamlet de Shakespeare, beaucoup plus que dans d’autres mises en scène avec scénographie, lumières, où tous les rôles sont distribués, et toutes les scènes jouées dans l’ordre. 
On sort hypnotisé, émerveillé. »

José Alfarroba (« Facebook »)
« Grand moment de théâtre,
Yves-Noël Genod au mieux de sa forme à remis son Hamlet sur le « métier » c’est sa quatrième version, la troisième mémorable avait été présentée à Vanves. Et... une fois de plus, pari gagné !
Yves-Noël G. a trouvé son Hamlet pour l’éternité : Aidan Amore, il est un Hamlet d’aujourd’hui, et par l’intensité de son jeu, la force et la justesse du geste, l’engagement du corps reste et restera dans ma mémoire de spectateur à tout jamais ! »

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Monday, March 12, 2018

Eric Louis
Cher Yves-Noël
Je viens d'arriver chez moi, sortant du théâtre de Vanves...
Je ne suis pas resté car le nombre impressionnant de personnes qui t'attendaient ne me laissait que peu d'espoir de papoter avec toi.
Aussi ce petit mot pour te dire combien j'ai trouvé ce travail formidable (et Catherine aussi qui m'accompagnait)...
Le jeune interprète d'Hamlet est incroyable. Il est sensible, surprenant, profond, capable avec une superbe maîtrise de ruptures très justes et jubilatoires...
Les deux circassiens eux aussi sont superbes, d'habilité, de force et d'humour..
Le choeur des hommes apporte une dimension, une puissance et un trouble
Mais c'est l'ensemble de tout cela qui m'a le plus touché ; cette variation sur le texte nous déplace, dans une écriture  de plateau qui nous tient toujours en alerte, en mouvement, de la langue à l'action, du passé au présent, du sourire à l'émotion...
La liberté que tu te donnes dans cette approche, la liberté que tu nous donnes d'envisager Hamlet, ses échos et sa mise en jeu, m'a plusieurs fois fait penser à des choses que tu évoquais lors de notre rencontre dans le jardin, autour de la pensée de Vitez et de l'école.
Libre et brillamment intelligent, lucide. Bravo !
Et merci pour ce beau moment
Belle continuation à toi, à vous (MERDE pour demain) et à dans pas trop longtemps j'espère
Bises

Éric

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Alain Neddam
C’est un acteur. Un acteur étonnant, unique en son genre. Yves-Noël Genod  l’a invité à écrire sur le plateau, avec son corps et sa voix, une variation sur le rôle le plus intimidant du répertoire théâtral : Hamlet. 
Et en fait, plutôt que d’incarner ce personnage, il se promène dans le rôle et dans la pièce de Shakespeare toute entière et dans ses alentours (il peut être Gertrude, Polonius ou Ophélie quand ça lui chante). Il le fait avec une liberté et une intelligence du jeu qui forcent l’admiration, avec ce qu’il faut d’insolence et de préservation du mystère. Lui tiennent compagnie, pour un intermède, deux acrobates fascinants qui seraient — il faut bien se justifier d’apparaître en duo — Rosencrantz et Guildenstern : Ricardo Paz et Stefan Kinsman. Et puis, une douzaine de spectres qui apparaissent brièvement sur le plateau, traversant l’espace embrumé au ralenti, ni morts ni vivants.
L’acteur s’appelle Aidan Amore. Je suppose qu’il vient d’un pays où l’on parle anglais, à moins qu’il ne vienne tout droit du théâtre de Shakespeare et qu’il est une pure création littéraire, mais j’en doute un peu. Il dit Shakespeare dans sa langue d’origine, mais aussi, fréquemment en français. Il est facétieux, a le sens du futile mais peut s’abîmer aussitôt dans un silence d’acteur inspiré. Son Hamlet s’écoute comme une méditation grave sur le théâtre, ou comme une fantaisie baroque sur l’inutilité de cet art. Et il faut reconnaître qu’on a entendu ce soir Hamlet de Shakespeare, beaucoup plus que dans d’autres mises en scène avec scénographie, lumières, où tous les rôles sont distribués, et toutes les scènes jouées dans l’ordre. 
On sort hypnotisé, émerveillé.
Il n'y a plus que ce soir (mardi 13) et au Théâtre de Vanves que l'on peut voir ça.

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Vivianne Perelmuter
« ...Les grands problèmes exigent tous le grand amour... ».
Yves-Noël Genod n’en manque pas dans tout ce qu'il entreprend.
Il en faut beaucoup pour continuer ; continuer des fois — cette fois — sans moyens, faire avec peu — quelques tables et du brouillard, et le château est là, et un banquet, puis des tombes.
Hamlet donc, sans limites parce qu'il enveloppe tous les fantômes et leurs questions, et les devenirs et l'horizon et les profils, et nos nouvelles prothèses : un portable

L'acteur (Aidan Amore, prodigieux ) et le personnage passent par tous les états
C'est un animal, un extra-terrestre, un enfant (et sa mère), un fou, une femme, un homme peut-être, un corps
On ne sait pas ce que peut un corps… c'est tellement vrai, mais on sait, on sent que les êtres qui vous permettent de percevoir plus de choses, de les approcher, nous rendent plus vivant.e. s What else ?

LUNDI 12 EN AVANT-PREMIERE, 20H 
MARDI 13, REPRESENTATION UNIQUE, 21H
Théâtre de Vanves, 12, RUE SADI CARNOT

METRO LIGNE 13 ARRET MALAKOFF-PLATEAU DE VANVES OU LIGNE 12, CORENTIN CELTON

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José Alfarroba 
Spécial saluts
Hamlet unlimited (création)
Yves-Noël Genod
20-Ardanthé
Théâtre de Vanves 
Générale du 11 mars 2018
Courez-y, Courez-y !!!
Grand moment de théâtre,
Yves-Noël Genod au mieux de sa forme à remis son Hamlet sur le « métier » c’est sa quatrième version, la troisième mémorable avait été présentée à Vanves. Et... une fois de plus, pari gagné !
Yves-Noël G. a trouvé son Hamlet pour l’éternité : Aidan Amore, il est un Hamlet d’aujourd’hui, et par l’intensité de son jeu, la force et la justesse du geste, l’engagement du corps reste et restera dans ma mémoire de spectateur à tout jamais !
Merci !
C’est ce soir et demain à Artdanthé/Pina/ Vanves.





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Christophe Atabekian 
Bon, c'est simple, si vous êtes en région parisienne aujourd'hui ou demain et qu'un de ces soirs est libre, vous n'avez pas le choix, mais vraiment pas : vous prenez la ligne douze jusqu'à Corentin Celton, vous marchez encore neuf cent mètres et vous arrivez au théâtre de Vanves où vous attend le spectacle de l'année, celui dont vous allez rêver pendant les prochains mois ou celui que vous pleurerez de n'avoir pas vu quand nous en reparlerons… Comme dirait Marguerite Duras, soyez pas con, allez voir Hamlet vu et lu par les acteurs d'Yves-Noël Genod et par lui-même…

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Thursday, March 08, 2018

Jean-Louis Badet
Remarquable expérience

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Wednesday, March 07, 2018

F anny et Grégoire


Yves-Noël,
Je t'envoie ce petit mot parce que je n'ai pas eu l'occasion de te remercier grandement de ton accueil hier
(Fanny d C m'a glissé ton numéro afin que je puisse aller jusqu'à toi. Le mot en question était une réponse à sa question : Alors YNG ?)

Après deux heures et demie — qui devaient être — parce qu’annoncées comme tel  quatre presque cinq heures ou six et tant et plus  il n’y a eu en fait que deux heures et demie vraiment d’une durée de deux heures et demie  deux heures et demie autour d’un presque carré de tables  pour jouer autour et dessus et un peu en dessous  presque carré parce que pas fermé  un carré pas fini  pas loin d’être infini donc  deux heures et demie pas loin d’un carré pas loin d’être infini en forme finalement de fosse finalement  parce que recouvert de noir finalement  le carré infini couvert de tissus noirs  donnant soudain la sensation de fosse  fosse absente avant  pas d’idée de fosse avant ça  avant les tissus noirs 
Tout se joue en deux heures et demie dans autour et sur ce qui sera une fosse  immanquablement  tout se joue à l’orée du gouffre donc 
Celui qui joue est seul 
Un seul pour tous les autres  un pour tous un point c’est tout  un seul point pour tous les points  un seul dans deux langues  voilà la musique  voilà l’ordre du sonore  deux langues  et  le visible  un seul point pour le visible  tout le reste invisible  un seul contre tout le reste  même celui qu’on voit marcher en travers est invisible et de fait c’est un fantôme – un fantôme donc un invisible bien vu 
Deux autres  presque invisibles  des acrobates presque invisibles  leurs mouvements  les mouvements  le mouvement est ce qui reste d’eux 
Un reste d’invisible donc 
Le point seul saoulé de solitude parle  dit tout une grande partie de l’histoire écrite de lui 
depuis lui  par un autre  l’autre  auteur célèbre célébré  présent par lui seul  le point le suit l’oublie le singe  traduit trahi récupère distribue  s’approche et s’enfui 
Tout est là las  sans y être 
On est en territoire las là  dans la presque fumée  presque parce que pas fumante  une fumée posée plutôt  fumée faiblement  presque filtrée par l’air qui manque et domine 
Après deux heures et demie  ce qui apparaît  sous la forme d’une idée  qui ne nomme pas ce que le sensible est déterminé à ne pas livrer dans sa forme langage  ce qui apparaît est ce qui est délivré 
Il y a un théâtre qui donne 
Il y a un théâtre qui prend –
Ici on prend 
Ici on est pris 
On nous prend 
Comment qui quoi savoir partager ce qu’on a pris 
C’est l’idée 
L’idée dure 
C’est maintenant le temps qui dure  le temps plus long que lui-même  le temps sorti du temps 
Ce maintenant 
C’est maintenant  depuis alors

Grégoire

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Tuesday, March 06, 2018

L a Libraire


Cher Yves Noël, 
Je tenais à vous remercier beaucoup pour cette magnifique déambulation poétique autour et avec Hamlet… 
Nous  sommes avec vous entrés dans les cercles invisibles, indicibles, surpeuplés de fantômes, de  poésie, de cauchemars, de silence, de ce grand texte. 
Vous êtes un artiste incomparable…   
Je suis émue par vous, étoile surnaturelle qui un samedi  a surgit dans ma librairie, comme un personnage surnaturel shakespearien tout droit sorti  du Songe d’une nuit d’ été
Votre acteur multicolore, élégant, kaléidoscopique, est traversé, inspiré, transporté par les tourments et lyrisme de notre Hamlet… 
Alors je vous souhaite  le succès et longue vie à vos projets... 
Amitié vive 
Un Bacci Grandi 
Marie Rose Guarnieri

Oh ! comme c’est merveilleux, ces mots que vous prenez la peine de m’écrire !
J’étais déjà heureux de votre sourire à la fin de la représentation… Tout cela me va au cœur et, en effet, me donne des forces pour les prochaines (le 11, le 12 et le 13). C’est tellement étrange, ce métier. Magique quand c’est magique (comme avec vous), mais étrange. Si fragile.
Amitié vive de moi aussi. Et je sais où vous trouver. Je passerai !
Yves-Noël

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Tout se passe bien ? Tu es content ? Kisses
— Oui, très content. C'est un spectacle très ambitieux. 2h30 (déjà), mais le projet est d'en faire 4-5h (à l'Arsenic, cet automne, à Lausanne). J'ai rencontré un jeune acteur qui en a l'endurance. Il est exceptionnel. C'est en anglais. C'est brut, à Vanves, sans  lumière et sans son (je n'avais pas d'argent), mais c'est superbe.

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Friday, March 02, 2018

Bonjour Pacôme. Evidemment j'aimerais beaucoup que vous réussissiez à voir ce spectacle de Vanves, Hamlet, que nous avons truffé de citations de votre livre (Hamlet est quelqu'un de tellement intelligent que votre livre lui plaît beaucoup). Regardez si, parmi les dates ci-dessous, il y aurait une possibilité pour que vous veniez (le spectacle dure 2h1/2) et prévenez-moi.  Bien à vous  

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Wednesday, February 28, 2018

Salut José ! Je t'ai fait un (nouvel) HAMLET. Evidemment, ce serait chouette que tu viennes. Je sais que tu es en Bretagne, alors je comprendrai que tu y restes, mais si jamais… J'adorerais que tu le vois ! Bon, à l'heure actuelle, il n'y a pas de scène de nu (les temps ont changé, faut dire...) Le spectacle est prêt, du coup on va le montrer en avant-première le 5 (soir), 6 (après-midi), 11 (soir), 12 (soir) et le 13, c'est la représentation. Il dure 2h1/2 et je trouve que c'est un chef d'œuvre. T'embrasse

Très cher YveNo !
Ça me fait vraiment très plaisir ce message !
Ton Hamlet à Vanves, après celui de la Ménagerie et celui de la Villette, reste un de mes plus beaux souvenirs dans ce lieu, c’était si fort et incandescent !!!
Si je dois revenir à Vanves, et je, le dois te le dois c’est pour ce nouvel Opus…
Donc, je pourrais venir le 11 et, j’ai hâte.
Et, je t’embrasse très fraternellement et avec beaucoup d’amitié.
À toi.
José

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Sunday, February 25, 2018

Oui, tu es fait comme un rat
Oui, le théâtre est un piège
et tu peux juste rendre ce piège un peu plus confortable, mettre un oreiller au fond
mais la scène ne va pas devenir un terrain de jeu pour s’amuser 
ça va rester un piège
surtout avec cette pièce


Ce texte est de Dominique (pris en note), mais I approve this message

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Wednesday, February 21, 2018

N asa has released new images of Jupiter qui me font penser à la planète Hamlet

Saturday, February 17, 2018

Qu’est Hécube pour lui ? Qu’est-il pour Hécube ?
J’adore cette phrase (avec les comédiens)

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Monday, February 12, 2018


Alors, les amis, voici la situation à laquelle je vous ai invité à participer.
Je travaille depuis plus d’un mois déjà (c’est peu, en fait) avec Aidan et la matière de la pièce Hamlet, en anglais et en français. Il joue Hamlet et d’autres personnages. Evidemment il ne fera pas tout, mais, l’idée, c’est qu’il en fasse pas mal. De fait, ce nouveau spectacle intitulé Hamlet (j’en ai déjà fait trois) est celui, je pense, qui va s’approcher le plus de la matière originelle et (j’espère) du poème de cette matière. Je poste sur mon blog toute la pauvre-et-riche dramaturgie que fastidieusement je trouve. Si vous avez le courage ou l’amusement de lire (et de remonter le temps). Vous ne comprendrez sans doute pas tout. Il y a Hamlet et il y a aussi beaucoup d’un livre qu’un ami m’a fait connaître il y a quelques jours, La Victoire des Sans Roi, de Pacôme Thiellement (de Pacôme Tellement, il y a pas mal de vidéos et de radios de lui sur le Net). 

Vous pouvez venir dans ce projet comme des fleurs. Mais des fleurs peuvent rêver à cette matière.
Quand je pense à vous, je ne sais pas ce que vous allez faire — comme vous ne le savez pas. J’espère des choses physiques, bien sûr. 

Je pense à Goya aussi. Si vous pouvez voir des choses. Surtout les dessins et les gravures de monstres et de massacres, très noirs, très beaux…

Et puis il y a aussi les dessins de Delacroix que Baudelaire avait chez lui punaisés aux murs (et que j’ai photographiés et postés sur mon blog).

Il y a les duels, les bagarres. Cette sorte de bataille furieuse au fond d’une tombe

Evidemment ce serait bien d’avoir des épées. Mais je ne sais pas où les trouver.

Les costumes ? Evidemment ce serait bien d’avoir des costumes de théâtre pour Hamlet qui vous aillent, mais je ne sais pas où les trouver. 

Pour toi, Stefan, il y a aussi toujours l’inspiration George Moore by Manet.

Il se peut aussi qu’il n’y ait pas besoin de costumes. D’habitude (comme on peut le voir dans les vidéos), je travaille beaucoup les costumes. Mais, là, comme le spectacle risque d’être plus austère que d’habitude (pas de lumière ni de son), il faut peut-être accentuer cette austérité : pas de costumes non plus. Et le théâtre brut. Mais, bon, ça, c’est facile, vous venez comme vous êtes, on ne s’en occupe pas… Mais essayons de penser un peu à des costumes que vous pourriez apporter si vous aviez quelque chose…

Vous pouvez aussi penser à des costumes pour singe, pour chien, c’est-à-dire des costumes qui ne « vont » pas à l’animal homme (pas plus qu’ils n’iraient à des singes ou à des chiens).

Il y a pas mal de duo de garçons dans la pièce, Horatio et Hamlet, Hamlet et Laërte (combat, bagarre dans et autour de la tombe d’Ophélie), même Hamlet et Claudius forment une sorte de duo secret, Hamlet et le ghost, bien sûr, et Rozencrantz et Guildernstern dont Tom Stoppard à écrit la pièce (Rozencrantz et Guildernstern are dead) (qu’on trouve sur Internet, mais que je n’ai pas encore lue). Il a inversé, pris ces deux personnages secondaires pour en faire les principaux d’une pièce où les personnages principaux d’Hamlet deviennent secondaires. Il y a aussi, bien sûr, les fabuleux duos d’Hamlet et Ophélie et d’Hamlet et sa mère… (A l’époque, tous les rôles étaient joués par des hommes.)

Mais tout ce qui sera primitif, qui vous reliera aux Hamlets des cavernes, aux archaïsmes, aux choses oubliées, quand les hommes étaient presque comme des ours, comme dans la grotte Chauvet (ça n’empêche pas l’art, bien au contraire, la grotte Chauvet vaut Rembrandt), à l’âge d’or, au paradis perdu, etc. Le plus ancien (comme une mémoire).

Il y a une désinvolture, et, dans cette désinvolture, vous signez votre liberté et vous apportez tout ce que vous voulez — au niveau du poème. Rêverie de cette troupe de Shakespeare — en 1600 —, le cosmos, Giordano Bruno brûlé à Rome… Blaise Pascal écrirait bientôt sur sa terreur des infinis. Beaucoup d’espace et de « vrai ». Surtout du vrai. Ou plutôt la distinction entre le faux et le vrai. Très important. Très difficile. Lumière et ténèbres. Le monde extérieur étant le domaine des ténèbres (selon les gnostiques), du faux — et la sagesse, la lumière, la divinité, la bonté emprisonnées par ce monde extérieur de la souffrance. 

J’ai pensé principalement à vous, Stefan et Ricardo en écrivant ce mail — cet ensemble plein de promesses que vous formez — que je transmettrai aussi à Aurélien et à Francisco qui ne se connaissent pas — et même à Julien que j’ai seulement croisé, à Gianfranco qui vient de m’appeler, à Aurélien (un autre), Stan, à d’autres, etc.

Quant à vous, Stefan et Ricardo, si vous ne comprenez pas ce que je vous raconte, ce n’est pas grave, laissez tomber (ne vous prenez pas la tête). D’abord, je pourrais expliquer quand on se verra. Et, de toute façon, il s’agit de choses pas compréhensibles, dans Hamlet, c’est ce qui fait son intérêt, à cette pièce, c’est le lieu (précis) de notre ignorance. Votre instinct et votre jeu ensemble et avec les autres suffiront.



PS : Dans les duos, j'ai oublié de citer les fameux fossoyeurs de l'acte V, un duo de clowns, et puis le duo Hamlet et le premier fossoyeur (paraît-il que, traditionnellement, l'acteur qui joue le premier fossoyeur et l'acteur qui joue Hamlet sont toujours à couteau tiré)

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Sunday, January 28, 2018

I l faut


Il faut que tu sois plus proche du poème
Il faut que tu sois plus proche du mysticisme (du secret et de la folie)
Il faut que tu sois plus proche de l’éclat de l’étoile noire
« dans sa traditionnelle presque nudité sombre un peu à la Goya », écrit Mallarmé
Il faut que je comprenne si je t’entoure de vide ou d’un peuplement
Il faut avancer — en secret dans ton cas et, quand je suis là, en oubli du futur : la représentation en son état, sinon  je ne me rends pas compte (n’oublie pas que je ne sais pas « diriger » les acteurs (j’aurais tendance à dire comme Hitchcock : «It’s just a movie ! »))
Il faut que tu sois brillant, oui, comme une star naissante
Que le 12 et le 13 mars, plus personne n’oublie ton nom
Il faut éblouir le monde
Il faut que tu te prépares
Le nouveau Delon, le nouveau Brigitte Bardot... il faut que tu apparaisses et qu’on se dise : qui est-il ? 
To be AND not to be 
(disait Claude Régy)
Il faut que tu sois sans roi, sans histoire, absolument dépossédé de tout, il faut que tu avances dans cette « presque nudité sombre un peu à la Goya » que cite Mallarmé
ou comme Pascal le dit : « Nul homme ne meurt si pauvre qu’il ne laisse quelque chose »
Tu dois, bien sûr, être un guerrier... 

YN

« SONNET CXXXII
J’aime tes yeux ; eux me prennent en pitié,
Voyant la façon dont ton cœur me tourmente par son dédain,
Ils se sont vêtus de noir, tout endeuillés d’amour,
Contemplant ma souffrance avec une belle compassion. 
Et le soleil de l’aube du paradis fait moins
Pour les joues grises du Levant
Et la grande étoile qui s’élève dans le ciel nocturne
Ne donne pas tant de gloire au sobre Couchant
Que ces deux yeux endeuillés n’apportent à ton visage :
O laisse ton cœur ressembler à tes yeux
Qu’il porte mon deuil à son tour, puisque le deuil ajoute à ta splendeur
Et s’ajuste en tous points à ta pitié.
Alors je jurerai que la Beauté elle-même est noire,
Et que tout ce qui s’en éloigne est laid.
William Shakespeare »

« La divinité gnostique est plus faible que l’homme, elle est beaucoup plus faible que l’homme. C’est ce renversement de hiérarchie. C’est-à-dire que dès qu’on est du côté de la force, dès qu’on est du côté de la puissance, on s’enténèbre. » 

« l’action sans vouloir recueillir le fruit de ses actes »

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