Friday, May 06, 2011

Reconnaître l'enfant

Ah, c'est super que tu sois content. C'était simple, vrai et profond (en surface aussi), ces quelques mots pour toi.
Tu sais, le jour de Pâques, j'ai revu chez moi en cassette VHS La Passion selon St Matthieu, de Pasolini ; j'avais besoin, ce jour que j'aime beaucoup, d'une émotion forte, pour me nourrir. Eh bien, ça l'a fait et j'ai parfois pensé à toi, cette façon d'arriver-partir. Quand tu vois les Rois mages qui traversent l'Orient, guidés par une étoile, ces visages, c'est à mourir, quand ils ont reconnu l'enfant...
A Bientôt
Pierre

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Friday, April 15, 2011

1er avril en août

Voici, chers amis,



Je vous demande de réserver vos dates, soit du 12 au 20 août. Ça va se faire, la reprise de 1er avril. Et je suis bien content ! Tout le monde peut. Comme vous voyez, l'espace n'a rien à voir, mais rien à voir, mais il est très bon aussi. C'est une salle des fêtes désuète traversée par la lumière. On va essayer de travailler avec la lumière du jour (mélangée avec l'électrique), en début de soirée... Il faudra prochainement décidé de l'heure : 19h, 19h30 ou 20h... Bien sûr, il n'y a pas les cintres, rien ne tombera ou si peu (il y a une tribune qu'on ne voit pas sur les photos) mais il faut que je retourne voir la salle que j'avais vue avant la création de 1er avril pour imaginer les choses au mieux. Ce dont je suis sûr, c'est qu'on peut y arriver avec beaucoup de plaisir ! C'est toujours la même histoire, il s'agit d'une compagnie – même de plusieurs compagnies de théâtre ou de cirque ou de music-hall, ou de tout (et n'importe quoi), comme nous disions, c'est pour ça que c'est une grande chance que tout le monde puisse – ça n'aurait pas de sens de ne pas le faire à tous et, les remplacements, dans cet esprit (un travail sur la mémoire et l'oubli, « mémoire de l'eau »...) sont très délicats. C'est comme ça que je vois les choses : c'est le groupe, les groupes, bien sûr, qui portent la mémoire des choses, et, ce groupe, ces groupes sont capables de jouer de par le monde, dans les banlieues, les terrains vagues, les favelas ou les Carnegie Hall, partout où il y a de la vie et du laissé pour compte, de l'ouvert et du sans but, du tout ouvert, de la navigation (c'est-à-dire, comme chante Jeanne, de la précision) et de la vie (l'imprécis, par définition)...
Voilà, il y a encore des salamalecs que je dois faire à l'Institut français (ils veulent me rencontrer), mais Véronique Ferrero Delacoste (directrice du festival) et moi-même, on y croit ! (Puisqu'elle me dit qu'à l'Institut français, ils y croient aussi...) Ensuite, on a de toute façon des problèmes de logement (là, c'est trop cher, Véronique cherche mieux) et de voyages (là on vous mettra à contribution pour trouver, réserver les billets les moins chers possibles), Ce sont les deux postes budgétaires qui plombent le projet pour l'instant...



Je vous embrasse avec une grande émotion à l'idée de vous retrouver !



Yves-Noël

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Wednesday, April 13, 2011

Marullo Pietro
J'ai adoré le spectacle à la Raffinerie,
merci pour Modugno et Pasolini.

Pietro.

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Sunday, April 10, 2011

L'Ombre blonde


Photo François Stemmer.

François Chaignaud Ton blond est irréprochable ces temps-ci. Il est même sublime. Insolent. Nuancé. Nonchalant et évident. Qui est ton coloriste ? Xxx

Yves-Noël Genod Mais c'est La Nouvelle Athènes ! Je l'ai même mis dans la feuille de salle de Barbara (Sylvie, la mère de Marcus.)

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Thursday, April 07, 2011

Ann Veronica Janssens

Bravo

Merveilleux et envoutant spectacle à la Raffinerie !
Amitiés
Ann Veronica Janssens

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Monday, April 04, 2011

Les Orages, les enfants, les mélanges

Salut, Benoît,

Un spectateur (dans la vie producteur de cinéma d'animation), enthousiaste, me demande la bande-son. Il voudrait rêver encore au spectacle à partir de sa bande son... Ce que je comprends ! Je ne redirai jamais assez l'importance poétique de ce que vous avez fait, Sylvie et toi (et, pour le son, bien-sûr, aussi Jean Biche et Jeanne et son fabriquant d'instrumentaux...) Tu crois que ça te serait possible de faire (évidemment reconstituée) une bande-son souvenir avec les musiques, les chansons et tout ce que tu as apportées (Pierre Droulers était fou des « bruits de vaches » sur le clown solitaire, tu sais...), les orages, les enfants, les mélanges ? Si c'est pas trop long à faire (et sachant que ce n'est qu'une évocation puisque le son changeait tous les jours et qu'il y avait la spatialisation évidemment...)

Bises

YN

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Sunday, April 03, 2011

L'Enfant sauvage

Les images inouïes – il ne faut pas déprimer – sont parties
La vie et la soirée – commencent
Ce n’est pas ce qu’on dit, c’est tout ce que l’on dit, ce n’est pas ce qu’on croit dire
Il n’y a pas de rêve, tout est réel
Ça va pas nous avancer – l’île – l’île
Absence au rendez-vous désiré
C’est mon jardin de silence
Et la vie est tellement fastueuse et la chance de la saisir à pleines mains
Peut passer
Nuit profonde, légère de la seule ville tenue par la main
« Non, en scène, je suis toujours – dans la vie, oui, mais – en scène, je suis toujours très heureuse. »
Les rues de Paris
Se chauffer à un soleil, être une femme

A tous, merci

Oui, la fenêtre est ouverte

« Ce soir, je vous remercie de vous. »







Je voulais prendre la peine d’écrire à chacun – la peine... l’exact contraire de la peine ! – mais, en attendant – et peut-être la vie va nous entraîner plus vite qu’on ne le pense vers ailleurs, la vraie vie vivace, rêveuse… – voici ce poème écrit en fin d’après-midi à Paris – plein été – fenêtre ouverte en ayant toujours pas dormi depuis un jour et demi.

Je remercie l’amitié intense (accompagnatrice) de Pierre Droulers et de Sofie Kokaj, de Sylvie et de Benoît et vous tous si finement dessinés dans vos présences. On aurait pu aller plus loin, il aurait fallu plus de temps – on a fait ce qu’on a pu faire, je crois. On aurait pas pu faire cette troisième partie en plus dans cette semaine intensive, mais maintenant je vois bien que l’on pourrait ! Je vois déjà comment ça commencerait : par exemple, un pique-nique encore sur une autre planète – bout de planète, bout de silence – Jeanne et les deux minous et l’enfant, une table de camping dépliée… Le temps a passé (millions d’années – peut-être des vieillards) mais l’enfant est resté au même âge. C'est un enfant-sorcier. On ne sait pas qui est le père (Felix ou Philippe) parce que Jeanne a couché avec les deux en même temps ou perdu la mémoire (ou que ce n’est pas la question). Puis la vie renaît autour de ce drame d’amour éteint. Lorenzo, Pierre, Marlène. Jean Biche ayant disparu. C’est l’enfant qui dénoue l’énigme. Il construit un puzzle. C’est une image. On aurait pu aussi vivre plus longtemps avec le public... Je pense. (Quand donc les programmateurs le penseront-ils ?)

Bises



YN






Thomas Gonzalez, dans l'acte 3, joue la bonne espagnole de Jeanne Balibar, substitut maternelle (bonne prénommée Marguerite qui se trouve aussi avoir été la bonne de Barbara - oui, la chanteuse...)

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Saturday, April 02, 2011

Jonas Chéreau Merci pour la lumière d'hier

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Ciel grill

Cosme Ubach oui


Nicolas Moulin oui quoi ?


Cosme Ubach à ce voyage exceptionnel, à cette épaisseur de maquillage au sol, pour ce rêve bleu couleurs du ciel grill, un temps pour lequel les artifices seront isolés, c'est un infini, c'est une liberté, c'est beau, c'est un oui

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Le soleil, le foyer de tendresse et de vie,
Verse l'amour brûlant à la terre ravie,
Ce soir l'amour, la vie, la joie
émerveillement
de vous la bande
de tous Vénus et Cybèle et dieux du ciel et de la terre...
Soyez FOUS un peu beaucoup...
et restez-le

Bernard et sa choriste – créatrice de beauté

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Friday, April 01, 2011

Flore Grrassiot MERCI danke choukrane bzef!!!!!!! c'etait sublime ....... je sais maintenant pourquoi j'ai manqué mon vol.. un bel acte manqué ......pour ne pas .. surtout pas manqué ça!!!! merci! la dream team! c'etait si bon!!!!!!!!!!!! encore encore !!!! BRAVOOOOOOOOOOOOOOO!!!!!!!!!!

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Thursday, March 31, 2011

Cher Yves-Noël,

Je tenais tout d'abord à te remercier d'avoir offert au public cette avant-première, mais je souhaite aussi te remercier pour la beauté fragile des images que tu as créées avec des interprètes. J'ai apprécié ton audace et ton honnêteté qui rend cette pièce unique, elle t'appartient.
J'aurais souhaiter te saluer et t'exprimer cela de vive voix, mais ma timidité a pris le dessus.
Nous avions communiqué par mail, il y a un an, je pense... car tu cherchais des cours de ballet.

Bonne continuation.

Stéphane Bourhis

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Friday, March 25, 2011

Voici une phrase que Marlène dit dans le spectacle : « Si je m’fous en l’air, vous allez être bien embêtés avec votre équipe de tapettes. » Et voici une phrase que chante Jeanne dans le spectacle : « Et même ton chagrin te semblera demain ultra merveilleux. » Vous avez l’idée…






Il reste une avant-première gratuite demain jeudi 31 (20h30) à La Raffinerie. C'est très beau. Ça se passe bien. Le bar est ouvert avant, à l'entracte et après le spectacle. On est content de partager ça. Jeanne (Balibar), Lorenzo (de Angelis), Marlène (Saldana), Felix (Ott), Philippe (Tlokinski), Jean (Biche), Pierre (Mégos), introducing Bram (Droulers)






Bon, c’est génial. Possibly sublime. Faut juste que je sois pas le seul à en profiter (car je ne suis pas dedans, je regarde). Demain (mardi), première avant-première. C’est offert, c’est gratuit et c’est prêt ! Et c’est long (avec entracte). Bref : inoubliable. Vous me direz votre avis. Je dis pour moi (et ceux qui jouent).






Il y a encore des gens qui me demandent où je suis : Bruxelles, of course. En train de faire une pièce intitulée 1er avril et qui est aussi belle que son titre (je ne veux pas en dire plus, on croirait que je suis prétentieux - c'est tout le contraire). Il y a Jeanne (Balibar), Lorenzo (de Angelis), Marlène (Saldana), Felix (Ott), Philippe (Tlokinski), Jean (Biche), Pierre (Mégos), introducing Bram (Droulers). Mardi, c'est offert : 20h30.







Bon, c'est chouette, ce que font les gosses, come and see ! Bram Broulers, Lorenzo de Angelis, Jeanne Balibar, Jean Biche, Felix M. Ott, Pierre Mégos, Marlène Saldana, Philippe Tlokinski. Aujourd'hui, j'avais presque honte d'être le seul spectateur. Je ne comprenais pas pourquoi les gens n'étaient pas déjà là... On ouvre mardi, mercredi, jeudi à 20h30, gratuit et offert !






Bon, alors, aujourd'hui, je peux le dire, ceux qui ne viendront pas à Bruxelles auront certes bien tort ! Les trois nouveaux ont débarqué ce soir et c'est l'émerveillement. Il faudrait qu'on joue ce spectacle un quart de temps dans l'année tellement c'est beau ! Les trois nouveaux : Jeanne Balibar, Felix M. Ott et Philippe Tlokinski (mais c'est peu de dire les noms...)

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Tuesday, March 01, 2011

Jeanne indifférente

Cher Yves-Noël,
J'ai eu Philippe au téléphone ce matin qui m'a raconté votre épopée genevoise aux bains turcs... J'aurais adoré voir ça ! (Alors que, moi, je me les caille à Reims !)
Bref, il m'a dit que tu lui avais demandé si j'étais libre fin mars-début avril, c'est le cas, donc si tu veux que je vous rejoigne à Bruxelles, c'est possible. (Qui plus est avec mon violon ? Ça peut servir, on ne sait jamais.)
J'espère que tout se passe bien pour toi à Lausanne.
Je t'embrasse,
Constance






Oui, ç'aurait été bien (et je ne me souvenais plus du violon...), mais ça semble parti vers une autre option. Jeanne Balibar est excitée à l'idée de venir déguisée en carnaval de Rio (elle en revient), alors on va faire ça, une petite troupe de deux adolescents sexy (un allemand brun, un polonais blond), musclés et dangereux autour d'elle et voir à partir de ce trio archaïque et de show-business ce qu'on peut faire traîner. J'ai un peu peur parce que le spectacle est fait et j'ai peur d'y rajouter trois bestiaux de ce genre, mais c'est excitant aussi, ils n'ont qu'à paraître pour être et on va les faire tomber du ciel (ou apparaître du sol) comme de vieilles reliques ratées, faux noirs, faux mendiants, faux débiles, fausse chanteuse, des dieux déguisés, des arnaqueurs de placo-plâtre, des mafieux figurants, on va leur faire faire la manche et cracher dans la soupe ! On va les faire se battre pour les beaux yeux de Jeanne indifférente ! Que le tien apporte son plus beau smoking râpé, celui qui supportera de revenir en loque...

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Friday, February 25, 2011

Le Christ y est représenté avec un corps de femme

Très cher,
A l'entrée de la Cathédrale Nossa Senhora da Assunçao, à Mariana, première capitale du Minas Gerais supplantée après 1711 et la découverte de l'or noir à Ouro Preto par cette même ville (dont le nom signifie d'ailleurs Or Noir – noir parce que pris dans une gangue de fer qui en préservait la pureté...), il y a un tableau qui représente le baptème du Christ dans les eaux du Jourdain. Peint au XVIIIème siècle par Manoel da Costa Ataide, un peintre local. Ce tableau se caractérise par le fait que le Christ y est représenté avec un corps de femme.
Je me suis acheté un costume complet de Carnaval : bikini à sequin, collier, parures de poignets et de chevilles, diadème de plumes, sandales dorées montantes.... La panoplie est rose et verte, aux couleurs de la grande école de Samba de Mangueira, dont j'ai vu la répétition générale dans la nuit de dimanche à lundi derniers. Le tout – mon costume, la répétition : somptueux !
Est-ce que tu comptes toujours sur moi pour Bruxelles, et, si oui, redis-moi quand au plus vite : I need to know...
Il faut qu'on décide d'un après-midi pour reparler des tronomettes... Je songe à rebaptiser ce spectacle (le mien) : Blues : qu'en penses-tu ? (En hommage aux premiers Bluesmen qui s'accompagnaient d'une planche à pain...)
Beijos éblouis,
J






C'est très beau, cette histoire de corps de femme pour le Christ (je viens de lire de Leslie Kaplan :

« où je me dis, la preuve
qu’une femme n’est pas grand chose
c’est que Dieu n’est pas marié »)

En tout cas, tu me parais parfaitement engagée dans ce spectacle. Il faut que tu viennes !
Tu supporteras de venir une semaine à Bruxelles ? C'est-à-dire du 26 au 1er avril – même le 25, si tu peux, un jour s'est rajouté. On joue en avant-première les 29, 30, 31 et, officiellement, en ouverture du festival Compil d'avril.

On a joué déjà (une avant-première). Deux parties d'une heure séparées par un entracte. La deuxième partie est assez parfaite. Je voudrais ne pas la retoucher. La première, tu y serais à ton affaire !
J'ai, sinon, raconté qu'on allait travailler une troisième partie de plus qui serait un concert de toi dans cet immense décor (et avec toute la troupe, of course), ce qui donnerait une sorte de spectacle à la Wagner, en trois actes ! Pierre Droulers qui m'invite n'est pas contre (il adore les femmes), il est même très encourageant, mais c'est dans les bureaux qu'ils me supplient de m'en tenir déjà à ce dépassement (de deux parties) – parce qu'il y a encore un concert prévu après notre spectacle (de Winston Tong, je ne sais pas si tu connais).
C'est encore une fois le poème du lieu. C'est-à-dire – et il me semble que c'était réussi vendredi 18 pour la deuxième partie – qu'on a l'impression de presque rien, peu de matière (des pierres précieuses néanmoins), mais de beaucoup d'espace, énormément d'espace, le plus possible, espace cosmique, mais aussi référentiel. Le spectacle a lieu ailleurs, il y en a plusieurs, d'ailleurs, de multiples, mais qui ont lieu hors champ. Ce qui a lieu dans le champ de vision des spectateurs (qui varie aussi selon les places), c'est une petite famille, une petite troupe un peu minable et c'est ce rapport entre une rêverie massive et la pauvreté low technology, presque archaïque de la famille restante, pas du tout solitude, mais un petit groupe, qui parle, pour moi, du music-hall...
Mais tu me sembles parfaitement capable de jouer ça, tu l'as déjà fait, en un sens, avec Rien n'est beau..., tu le fais même toujours, puisque tu es Jeanne Balibar. Il faut juste que tu sentes si ça peut encore te prendre une semaine.

J'aimerais beaucoup.

Et puis, pour les tronomettes, oui, je rentre le 4 mars, on se voit quand tu veux. Blues, c'est bien !

Bises

YN

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Sunday, February 20, 2011

Dopplegänger

Splendeur

Sur le plateau avec Lorenzo, Marlène, and my little tranny dopplegänger. Ici. Lincoln Center est sublime, mais je reste un peu à Bruxelles avec vous.

Les bises to everyone.

K







T trop gentille de penser à nous !
Lorenzo est sublime, je ne savais pas qu'il était si fort...
Et l'enfant qui était difficile aux répétitions a fait des merveilles à l'avant-première.
Marlène – encore une fois avec rien – a ébloui la Belgique.
Et Jean Biche, que tu ne connais pas, a développé sa vie (de faon).
Pierre Megos – un autre Belge – complète cette distribution avec un personnage de clown !...
C'est comme un petit cirque...
Beaucoup d'espace et une petite troupe itinérante, perdue dans le cosmos...
Il me semble que ça peut – que c'est déjà – très beau...
Je complèterai peut-être la distribution, mais il y a un équilibre si joli que je ne suis même pas aller saluer comme à mon habitude pour les laisser tous les cinq, cet ensemble, encore une fois devant moi et le public...
Je complèterai peut-être avec une autre troupe qui n'aurait rien à voir (un autre spectacle qui passe, rencontre dans l'univers...) avec ceux qui sont libres : Jeanne accompagnée de sa bonne Thomas Gonzalez, Thomas (celui que tu connais), Felix, un nouveau qui serait Philippe Tlokinsky, un acteur d'un autre âge qui serait Jean-Paul Muel... Peut-être tout ce monde descendrait des cintres galactiques – manquerait plus que toi pour jouer Barbarella ! – et partirait ailleurs, ailleurs donner un spectacle ailleurs, comme l'exprimaient les poètes français du dix-neuvième siècle...

Ici, on rêve bien à tout ce qui se passe en Tunisie, en Egypte et peut-être encore ailleurs...
J'espère qu'en Amérique aussi...

Love

YN






Ah, my darling,

Je vois l'espace de beauté avec tous, là. Quelle équipe... Heaven and hell depending where one prefers to be... Et, oui, moi comme Barbarella... Au moins, une fois... In the future... Promise !

Il faut qu'on arrive à travailler sur quelque chose et – viens à NY. YNG à NY... Oui, il faut. Je commence à avoir les contacts ici, les gens intéressés par qu'est-ce que je fais et les artistes qui m'intéresse. Evidement, je parle de toi en premier ! Alors, alors, j'espère que tu es à Paris en avril un peu. Rêver, réfléchir ensemble et à plusieurs.

Mais pour le moment, reste à Bruxelles with your sweet team, et moi, je vous soutiens from on high.


Lovelove

Today it's from

Bichette Barbarella








Oh, une photo comme ça !
Annule tout ce que tu fais à NY et viens du 26 mars au 1er avril !!! It's an order !!!
Oui, je suis à Paris un peu en avril, on se verra...
Et NY-NY...

Bises

YN

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C'est marrant, Jean-Paul me dit qu'il va peut être jouer une pièce qui s'appelle Le Brame des biches.


C'est un bon titre ! S'il pouvait la répéter vite et venir en donner un extrait en lever de rideau à Bruxelles...

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Wednesday, February 16, 2011

L'Homme-orchestre

Ok.
J'ai bien tout lu tes notes, je tacherai de faire de mon mieux demain.



Ça, j'en suis sûr, bichette !



j'ai essayé d'en parler un peu avec Marlène, c'est vrai que c'est dur pour moi de tout assimiler et appliquer aussitôt. J'espère que je suis pas trop à la traîne ?



Non, pas du tout. Quand t'es là, t'es vraiment là. Des fois, t'es un peu plus lent, mais rien d'inquiétant du tout puisque tu gagnes sur la confiance (par exemple entre le premier filage et le deuxième). Voilà, c'est que ça : gagner sur la confiance (à communiquer, à vivre sur un plateau de théâtre, à laisser l'inconscient agir pour toi). Mais ça va extrêmement bien, t'inquiètes pas... Quand c'est vraiment bien, on sent que ça rejoint un savoir que tu as déjà, dont tu es déjà très expert, un savoir mystérieux et naturel... qui est aussi le secret partagé par tous : l'humain, quoi... Quand ça va un peu moins bien (mais je surveille), tu fais un peu « à part » (faussement), fashion week, comme on disait, mais n'y pense pas, je surveille, repère plutôt ton bien-être...



Oui, comme tu dis, tout ça est tellement inconscient, tient à si peu de choses. Et maintenant que Marlène est là, je vois ce que « professionnel » veut dire et je tâche de m'accrocher.



Oh, tu sais, hier, elle a ramé beaucoup (elle a changé de partenaire toute la journée, elle arrivait plus à rien...) C'est fragile pour tout le monde... C'est toute la beauté...



Drôle de monde dans lequel je m'embarque encore comme si j'avais pas déjà assez joué l'homme-orchestre...



Ah, ça, c'est pour la vie...



Mais j'en suis fou de joie, c'est tellement fort ce que je vis avec toi !



Idem

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Notes de Jean Biche

2ième partie :
La boule à facettes : très bien ! Mais, c'est comme tout, il faut qu'on ait l'impression que ça arrive par hasard (donc te trouver une autre occupation-fausse piste ou couverture pour permettre de faire ça, de cacher que c'est, en fait, la chose importante...)
Quand tu sors de la région centrale robe à facettes : que ça soit pas une sortie justement, mais que tu ailles vers du hors champ (que tu t'inventes) pour donner cette impression – que l'on veut énorme dans la deuxième partie – que tout ce qui est « à voir » est hors champ (dans le réel), qu'on en a que les traces, les indices « sur scène »... C'est déjà une chose qu'on doit avoir très fort dans la première partie, mais, la deuxième encore plus fort ; ça – si on y arrive – repose que là-dessus...
Sinon, 1ere partie, je pioche un peu au hasard, mais le deuxième filage était déjà beaucoup mieux que le premier (qui déjà se tenait aussi néanmoins). Faire attention, comme j’ai déjà dit, à ne jamais apparaître en 2D (y a eu, par exemple un appui sur la chaise-fauteuil très 2D), ça fait très faux (personne n'est en 2D dans la vie).
Le papier cristal de paquet de cigarettes, au début, très bien (on entend le bruit, ça communique bien) (Du coup, en prévoir un à chaque fois.) Ne pas aller le mettre à la poubelle : la poussière tu la rends au monde (et le monde est partout, pas de côté).
Tu peux en faire plus (« thinking, thinking ») quand tu vas au sol, c'est un peu formel. (Y a bien une place sur laquelle j'insiste, mais – idem – faut pas qu'on s'en aperçoive.)
Tu attends un peu faussement pour le déshabillage, on dirait que tu guettes du coin de l'œil. La conversation entre vous, pas mal, peut être mieux (un peu coincée de ta part, un peu tendue, cette partie, y a pas de quoi...)
Après t'être intéressé au chagrin « hors de proportion » de Lorenzo, y a un moment où tu ne t'y intéresses plus, c'est leggings, leggings... Ne pas y revenir, alors (bien séparer les saveurs).
Ah : ne t'époussette pas les plumes que tu as sur toi, c'est très beau, au contraire, dans la lumière, ce duvet d'ange (Marlène m'a dit : « Pour qu'il arrête, t'as qu'à lui dire que, quand il le fait, on dirait, qu'il a des pellicules... »)
Voili-voilà.

Sinon, plus on donne, plus on reçoit, ça aussi, c'est comme dans la vie... (Les secrets sont simples.)

Des bises, dors bien

Yvno

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Le Clown

Alors, cher Pierre, Anna s'était trompée sur les horaires de Bram qui arrive demain à 16h. Du coup on se donne rendez-vous à 12h (pour commencer vraiment à 12h30) On fera une pause courte vers 15h (prévoir nourriture) puis une autre pose avant le soir (idem). Ça s'arrange donc pour ton rendez-vous. On essayera de pas terminer trop au-delà de 22h... Si tu veux qu'on se retrouve un peu avant cet horaire avec Bichette pour ton maquillage de clown, possible, mais, tu sais, tu es déjà très bien comme ça... (Ce serait marrant de le voir, c'est vrai.) J'imagine le clown revenir dans la partie finale (après les « saluts », etc.). (Dis-moi que tu as reçu ce mesage...) Bisou



Bien reçu... C'est un peu juste pour avant midi… Je fais mon possible...



Oui, 12h, ça va. On peut peut-être trouver un moment vers la pause pour le clown... Si on peut pas, reste cette deuxième période du 26 mars... Ce qu'on veut, c'est arriver à avoir le dessin, là, la durée, arriver à mettre Bram dans le coup et à voir la grandeur, l'ambition du travail. Ensuite on rajoutera du hors champ, ce clown, le bébé de Lorenzo, le chat pour Marlène, éventuellement Jeanne Balibar en guest, etc. Mais il faut que vous (nous) compreniez (comprenions) le système très ambitieux de hors champ (comme du cinéma), de ce projet qui a à voir avec le réel et avec la poésie. Si on réussit, ça va être très, très beau ! Quant au clown, je trouve que tu le joues déjà (peut-être juste de l'avoir évoqué) aux « saluts », et c'est très beau... En tout cas, moi, tu m'émerveilles. Tout va bien. A demain

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