Sunday, March 16, 2014

N ote aux acteurs (4) (citations de Franz Kafka)


« Il y a un but, mais pas de chemin. Ce que nous nommons chemin est hésitation. »



« En réponse à cette question pressante: N'y a-t-il vraiment rien qui soit immobile ? Zénon dit : Si ! la flèche en plein vol est immobile. »



« Le besoin de métaphysique n’est que le besoin de la mort. »



« Extérieurement nous allons paisiblement côte à côte, mais pendant ce temps-là l'air qui nous sépare est sillonné d'éclairs comme si quelqu'un le fendait continuellement à coup de sabre. » (Extrait d'une lettre à Felice.)


« On a tort de sourire du héros qui gît en scène, blessé à mort, et qui chante un air, au théâtre. Nous passons des années à chanter en gisant. »



« Croire au progrès ne signifie pas qu’un progrès ait déjà eu lieu.  »



« Les questions qui ne se donnent pas de réponse elles-mêmes en naissant n'obtiennent jamais de réponse.  »



« La vie est une perpétuelle distraction qui ne vous laisse même pas prendre conscience de ce dont elle distrait.  »



« L'art vole autour de la vérité, mais avec la volonté bien arrêtée de ne pas se brûler.  »



« On peut facilement tirer tant de livres de la vie et l'on peut tirer si peu, si peu des livres.  »



« Le Messie ne viendra que lorsqu'il ne sera plus nécessaire, il ne viendra qu'un jour après son arrivée, il ne viendra pas au dernier, mais au tout dernier jour.  »



« Théoriquement, il existe une possibilité de bonheur parfait : croire à ce qu’il y a d’indestructible en soi et ne pas s’efforcer de l’atteindre.  »



« La croissance de l'homme ne s'effectue pas de bas en haut, mais de l'intérieur vers l'extérieur.  »



« Les chaînes de l'humanité torturée sont en papiers de ministères.  »



« La littérature : un coup de hache dans la mer gelée qui est en nous.  »



« On ne devrait lire que les livres qui nous piquent et nous mordent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d'un coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire ?  »



« L'art est, comme la prière, une main tendue dans l'obscurité, qui veut saisir une part de grâce pour se muer en une main qui donne.  »



Et puis celle-ci, mais qui n’est pas de Kafka (quoique il faudrait vérifier) :

« Il est trop tard pour avoir peur. »

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