Thursday, October 02, 2014

A propos de 1er Avril


Isabelle Barbéris, entretien avec Yves-Noël Genod 


C'est étonnant (effrayant et rassurant) comme j'ai l'air d'un vieillard (la vie m'assomme), au début, en mauvaise santé, mais comme je reprends vie — et jeunesse, et beauté — au moment où je me mets à parler de ces choses qui m'intéressent (même si je les ai tellement parlées déjà...) Ça dure une heure, quand même. Faut avoir le temps ! Pour mes lectrices de La Réunion...

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Sunday, August 03, 2014

N oir c'est noir


Sing Sing
Bonsoir, vous m'excuserez de venir vous importuner sans qu'on ait été présentés, mais je voulais vous dire que ça m'avait l'air terriblement excitant, votre Baudelaire pour nyctalopes. j'ai vu votre 1er Avril aux Bouffes et ça continue de me hanter tout à fait.
(Vraiment, pardon si je suis inélégant de surgir ainsi sans crier gare.)

— Mais bien sûr que non ! Un compliment fait toujours plaisir (on a beau dire). Merci !

C'est très raccord, à vrai dire, l'idée que je me fais du Baudelaire après ce 1er Avril, donc, où l'on a rarement tant eu l'occasion de se coltiner le noir, déjà.
Je veux dire, on nous le donne rarement à voir, le noir. Comme espace, comme matière, comme durée, comme profondeur.

— Oui, c'est rare. C'est pourtant la matière même — ou l'anti-matière, enfin, ce qu'on veut, mais la base du théâtre, en tout cas...

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Monday, June 23, 2014

A quoi bon cette perte ?


Cette fille que je rencontrais dans la rue me disait Hello ! et qu’elle pensait à moi, qqch à propos du luxe qu’elle avait lu dans L’Evangile selon Saint Matthieu, peut-être, elle n’était pas sûre, en tout cas dans la Bible (bonne lecture de fille) : c’est quand je ne sais qui va mourir (le Christ ?) et qu’on l’oint de parfums onéreux. Qq’un dit : Pourquoi des parfums onéreux pour qq’un qui va mourir, pourquoi dépenser l’inutile ? Et le Christ (est-ce lui qui va mourir ?) de s’exclamer : Si ! des parfums onéreux, des parfums de luxe ! Elle avait pensé à moi encore d’une autre manière. Elle me demandait si je connaissais le type de la Gare du Nord qui ressemblait tellement à mon chanteur (de 1er Avril)… Au début, quand elle l’avait vu (et encore maintenant, elle n’en était pas sûre, elle me demandait si mon chanteur n’avait pas mal tourné), elle avait pensé que c’était lui et en le revoyant plusieurs fois (au niveau des RER), elle avait pensé que je m’étais inspiré de lui, certainement, que je l’avais copié à vrai dire tant était complète la ressemblance. Pieds nus, la même immense parka parachute, les cheveux dégarnis, la barbe à peu près… Voilà comment cette fille pensait à moi. Et elle, qu’est-ce qu’elle faisait ? Elle faisait un remake de RoboCop, selon la technique déjà utilisée pour un ou plusieurs précédents films : on garde la bande-son et on retourne des images (il s’agit pour les acteurs de bien bouger les lèvres). J’étais émerveillé par ce projet, je n’avais jamais entendu parler de RoboCop, enfin presque jamais… C’était un plan drague… D’ailleurs, elle me quittait parce qu’elle avait r-v pour boire une bière avec une copine. Lesbos, lesbos… Pour le luxe, c’est vrai, je suis comme Charles Baudelaire, j’aime « à la fureur » « les choses où le son se mêle à la lumière »… Le spectacle 1er Avril, perdu — et c’est injuste —, a créé des hallucinations. Bien sûr. Des poisons, des venins. Vénus. Olivia Grandville me disait l’autre soir à la Ménagerie combien elle l’avait aimé et aussi particulièrement ce début avec la fumée et les voix et l’apparition d’un être dans le mur, tout d’un coup, elle avait vu Louis XIV, habillé comme un Louis XIV et qu’elle s’était demandée assez vite devant la parka à présent sortie du brouillard comment ç’avait été possible, comment elle avait pu voir Louis XIV alors qu’il s’agissait d’un SDF, ou si c’était elle ou si c’était une astuce de mise en scène.

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Alexandre de Dardel

Cher Yves-Noël
En hommage à la fumée rheingoldienne du début de ton 1er Avril aux Bouffes du Nord, voici en pièce jointe mon texte paru dans l' ouvrage collectif : La Brume et le Brouillard, dans la science, la littérature et les arts, éditions Hermann, janvier 2014
1er Avril  :  La porte à jardin, il s’y passe toujours des choses intéressantes : le moine qui se déshabille avant d’y entrer, avec le son des cloches à l’intérieur. Une sorte de rentrée au couvent, mais inversée (on y entre nu). Par ailleurs et souvent (comme chez Olivier Py), le sacré et le profane sont mélangés, comme ce final où un moine et une religieuse cohabitent, avec l’explosive Ana Pi (robynorlinesque) et ses gants (de gardien de but ou de cuisine ?) Renversement des rôles : un homme nu sous un tulle à paillettes de mariée. Ça pourrait être infini ces apparitions et disparitions, fantômes de théâtre, lambeaux de spectacles que nous ne verrons jamais. À la fois célébrer la religion, transformer inlassablement le théâtre en église, et au cœœur de cette église, cracher sur elle ! (l'érotisme, le discours ultra-athée de Cioran). Une stratégie sadienne. 

Bien à toi, Alexandre

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Monday, May 12, 2014

V oilà des semaines que j'essaie


Jérôme Roniger
Objet : 1079 mots promis à YNG
Cher Yves-Noël Genod, que dis-tu de ce texte sur ton spectacle aux Bouffes du Nord ?
Cela fait des années que je vais au théâtre… Au départ, j'ai commencé par faire le la photo en suivant l'exemple de mon père, puis je suis allé à la Cinémathèque grâce à un copain qui m'avait conseillé d'y aller et pour échapper aux disputes de mes parents en plein divorce à l'époque, puis enfin à cause de leur séparation ma mère a trouvé du travail dans un théâtre comme intendante, accessoiriste, habilleuse et costumière, ce qui fait que je me suis mis à fréquenter les théâtres à Lausanne où j'étais systématiquement invité, puis à Paris où les invitations pleuvaient encore car ma mère a travaillé avec les plus grands metteurs en scène et techniciens d'Europe : Matthias Langhoff, Benno Besson, Jean-Marc Stehlé, Louis Yerly, Peter Brook, la famille Chaplin, Jean-Pierre Léonardini, Nelly Borgeaud, Yves Ferry, etc. Je pourrais citer d'autres noms, ceux-là viennent à présent. J'ai aimé tous ces gens qu'elle m'a fait rencontrer. Elle vient juste de prendre sa retraite, à septante-cinq ans, et j'étais très jeune quand elle commença ce travail. Les meilleurs spectacles récents sont ceux des circassiens et des marionnettistes, le texte n'est pas à la mode en ce moment. Il y a quelques années, Philippe Adrien m'a commandé une pièce et depuis je me suis mis à écrire pour le théâtre, ce que je n'avais jamais fait auparavant. A dater de ce moment-là, je me suis mis au théâtre parisien avec assiduité. Je suis allé partout, devant les grandes scènes et les tréteaux des amateurs, sans faire de distinction entre Paris et la banlieue, ou l'étranger, la Suisse et la Belgique. 1er Avril, le spectacle de Yves-Noël Genod donné aux Bouffes du Nord, est une découverte extraordinaire. C'est à la fois du cirque, de la danse, de la musique et du théâtre avec du texte. Mais c'est encore plus que ça. Par ex, j'ai lu le pitch avant de prendre le métro pour sortir mais c'était fade. D'habitude, c'est l'inverse : le pitch donne envie, mais les spectacles sont merdiques. Les images de Yves-Noël sur Internet sont belles, elles donnent envie, l'homme sait bien s'entourer, mais une fois sur place, une fois la lumière éteinte, c'est là que j'ai enfin mesuré ce qui allait nous arriver : un grand moment de théâtre, sans distinction de genre ni d'étiquette, l'adéquation entre une troupe, un esprit, un lieu, et un public. Mon amoureuse, qui était en retard, arrivée juste à temps, enceinte jusqu'au cou et en sueur, s'est juste à temps blottie dans mes bras et la lumière s'est éteinte, la fumée envahit le plateau et aussitôt elle éclata en sanglots — en une seconde des sanglots qui venaient de très loin, de l'enfance, remontant les murs de sa vie comme le comédien arrivant sur scène, collé au théâtre, ses mains rivées aux surfaces, au bois du sol, au plâtre délimitant la scène, le fond et les bords, jusqu'à nous. Cette entrée en matière était absolument magnifique et demeure magique, encore maintenant, jusqu'à l'espoir d'une reprise bientôt. Au mieux, au théâtre, nous avons une troupe qui aime et connaît bien le théâtre dans sa pratique et explore son champ d'investigation et de création. Cela arrive. Au pire, nous avons des spécialistes des aides publiques, qui plaisent aux critiques et aux abonnés, et ceux des scènes privées sachant satisfaire le public des boulevards et de TF1. Le plus rare est un individu ayant quelque chose à dire, comme James Thierrée ou Yves-Noël précisément qui se fait appeler le « Dispariteur ». Je ne lui ai pas encore demandé ce que cela signifie. Celui qui fait disparaître ? Ou bien celui qui donne à voir ce qui est invisible ? La plupart du temps, c'est la forme qui est privilégiée, au détriment de ce qui est dit, les idées, la philosophie. Nous avons aussi de l'émotion, bien sûr, mais l'émotion ne serait-elle pas également à ranger du côté de la forme ? 1er Avril détaille soixante ans d'héritage, le Fellini de La Dolce vita, La Notte brava avec Terzieff et Brialy, Visconti pour l'élégance, Bergman pour les impressions confuses, les attirances-répulsions entre les hommes et les femmes, l'esthétique du noir & blanc, Tarkovski pour les effets de lumière, de couleur, les valeurs et le caractère mystique de la soirée, Godard pour l'intelligence et l'humour, Rohmer et Nerval pour les origines du sol, françaises jusqu'au bout des ongles donc, Truffaut pour la vitalité et cette grande capacité d'admiration que je retrouve intacte chez mes vieux amis André S. Labarthe* et Charles-Henri Favrod**. Il y a le kitsch d'Almodovar chez YNG, très à la mode, déluré et absolument libre dans ses aspirations et il y a, dans sa bouche, dans tout son corps, l'attention rigoureuse de Cioran dotée d'humour qu'YN révèle avec brio sur scène sous la beauté rigoureuse des corps, du sexe, de la passion entre chacun de nous. Il y a de plus ce tour de force qui est de transcender la sexualité, la pornographie présente partout à la télévision et sur Internet. Je me souviens d'un ami restaurateur, parlant de Patrick Deweare croisé au moment d'Hôtel de France et qui venait manger dans son établissement rue de Richelieu pendant le tournage : « Dès qu'il est entré chez moi, je l'ai senti : il puait le sexe ! » Je me demande ce que dirait Alain, mon ami restaurateur, de Yves-Noël ? Quel était l'odeur de Bernard-Marie Koltès, de Pier Paolo Pasolini, de La Callas, Maruschka Detmers, madame Patrice Chéreau, Elisabeth Taylor ? Hier, YN m'a demandé de retirer ce commentaire*** au sujet de Jane Birkin croisée à son spectacle en avril. « Irrelevant ! », s'offusque-t-il en exigeant de moi le nécessaire. « Hors de propos, sans rapport, hors sujet ! » Comment décrire le sexe des anges — je veux les marier dans La théorie du sable et de la vague à la radio — et celui d'Alexandra Stewart que je veux présenter à Yves-Noël ? Elle aime ce que j'écris. Aujourd'hui, ma mère, qui a l'âge de Lady Stewart à un an près, séjourne dans une clinique psychiatrique où se reposer en Suisse, celle de Zelda Fitzgerald à Prangins dans les années trente. Elle existe encore. Aujourd'hui, c'est nouveau, tous les frais, l'argent, tout est pris en charge par les assurances maladies et les enquêteurs. JOM RONIGER
* Cinéaste et producteur avec Janine Bazin de Cinéma de notre temps.
** Producteur de Le Chagrin et la Pitié.
*** Plus aucune trace de lui nulle part ?
First draft en deux ou trois heures. Bonne fin de semaine. JOM

Très beau ! Tu parles de toi et il n'y a pas d'autres façon de parler de 1er Avril que de parler de soi... Bises des Cévennes,
YN



Thomas Cepitelli
Cher Yves-Noel, voilà des semaines que j'essaie de mettre des mots sur 1er Avril. Ma formation en études théâtrales, mon travail de critique devraient pourtant m'y aider. J'ai été ému, bouleversé, secoué, attentif, revigoré, amusé par votre mise en scène. Votre intelligence n'a d'égale que votre culture et votre connaissance intime de ce que c'est que cette drôle de chose qu'un plateau de théâtre. Vous nous avez donné à voir. Merci. Merci de prendre le temps et de donner la chance à un espace d'exister. Je garderai longtemps, très longtemps, les émotions  procurées par 1er Avril. Merci pour tout !
    
Eh bien ! ça m'est très agréable de les recevoir, ces mots. Il y a des spectacles où les gens m'écrivent, il n'y en a pas eu tant que ça, il y a eu Le Dispariteur (le spectacle dans le noir) et celui-ci, preuve qu'une alchimie s'est créée, que c'est le spectateur qui « crée » le spectacle. Merci !

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Sunday, April 27, 2014

C omme une aube après une nuit d'amour


Julien Spianti
Monsieur Genod,
Je vous écris et c'est douloureux.
Il est 5h31, heureusement.
A la même heure, mais le jour, il me serait impossible de commettre une phrase, d'oser même un mot, sur cet humiliant écran qui constate plus que tout autre l'abominable misère de mon apparente existence. Pardonnez.
J'ai vu ce que vous avez commis — déjà je roule une cigarette, Permettez-moi... Je l'allume, à quoi bon laisser le tabac froid. Le jour même où je m'avançais d'un pas difficile vers le Nord et ses Bouffes, je redoutais de me voir séquestré pas les murs d'un théâtre alors même que je n'avais rien à faire et n'étais capable de rien. J'avais peur, comme chaque fois que l'on s'avance devant l'oeuvre de quelqu'un, qu'elle me laisse en dehors, qu'elle oublie l'essentiel, qu'elle convoque des énergies pour rien.
Mon état était (et est toujours) à la limite de l'ensevelissement, mais je faisais en sorte de paraître car je ne sais pas ce qui me ronge (mes vices, mes addictions ou tout mon être et avec lui le reste tout entier des humains ?), mon état était donc à la mesure des insipides gazons, pourtant si aimables, qui couronnent les pavillons ruraux de réussite. Je m'avançais telle une herbe faussement jaune verte mais en dedans sèche et brûlée par l'été à venir.
Le matin même (j'ai vu la représentation du dernier jeudi) j'écrivais naïvement mes pensées sur la beauté et sa consolation, son lien avec la vanité et l'ignoble de l'humain. Ce fût donc un trouble choc de me trouver (par des circonstances bien mystérieuses car j'ignorais votre existence et le sujet de la pièce), face à votre oeuvre.
Je passerai ici sur les commentaires et les éloges que m'ont inspirés votre lucide hallucination.
Mon point. J'aimerais beaucoup vous rencontrer. Peut-être même dans de mauvaises circonstances, mais de préférence tard. J'ai peur de toute manière qu'il ne se passe rien, comme lorsque Dali rencontrait Freud, sans d'aucune manière nous comparer.
Tout m'effraie, ces jours-ci, mais même si nous parlions simplement du froid qu'il fait ces jours-ci, cela me satisferait.
Si vous avez un moment, faites-le moi savoir.
Je vous salue plein d'admiration.
Julien

Ecoutez, votre lettre m’a beaucoup amusé ! J’ai pensé que vous vous foutiez de ma gueule surtout à cause de : « mon état était donc à la mesure des insipides gazons, pourtant si aimables, qui couronnent les pavillons ruraux de réussite » (j’ai dû relire plusieurs fois pour comprendre ce que vous vouliez dire). Donc tout ça m’amuse beaucoup et bien entendu pour se voir « même — et cela aussi m’a fait rire — dans de mauvaises circonstances et de préférence tard » Donc ce soir, par ex. C’est un samedi soir, c’est donc une très mauvaise circonstance, on ne peut plus. Le lieu ? J’imagine n’importe où, mais comme vous êtes peut-être timide (vu la lettre), ça va pas être facile à agencer… Moi, j’habite près des Bouffes du Nord, justement. Mon tél (que vous n’utiliserez pas si vous êtes timide) : 06 84 60 94 58. Plus sérieusement, je suis allé sur votre page FB et j’ai vu que vous faisiez de la peinture, ce qui ajoute de la véracité à votre enthousiasme. Je comprends que les peintres aiment ce travail engagé dans 1er Avril. J’ai aussi vu des photos de votre personne, mon Dieu, très agréable et, sur certaines d’entre elles, j’ai l’impression bien nette de vous connaître — ce que votre lettre de la nuit dément… Voyons-nous pour discuter de tout ça et de notre curiosité !



Julie Rattez
Cher Monsieur Genod,
J'ai assisté à la dernière de 1er Avril samedi dernier.
Cela fait donc une semaine et je n'ai toujours pas émergée de cette rêverie.
Je ne sais trop quoi vous dire, je ne sais pas par où m'y prendre.
Vous m'avez fait rire, vous m'avez émue, vous m'avez instruite.
Votre travail, votre univers et votre humanité me touchent au plus haut point.
Je suis comédienne et évidemment je me nourris beaucoup de théâtre, et c'est la première fois depuis des années qu'une œuvre vivante m'emmène dans un ailleurs que j'aime et chéris...
Merci d'offrir au théâtre ses lettres de noblesse.
Bien à vous,

Oh, merci beaucoup !!! Vous êtes au cours Florent, je vois, quelle chance ! Profitez-en bien ! Et donnez de vos nouvelles...



Marie Madeleine Framboise
Merci pour ce spectacle extraordinaire ! et bravo



Bertrand Schiro
Cher Yves-Noël Genod,
nous avons fait rapidement connaissance au Théâtre du Rond-Point vendredi soir : je suis prof de théâtre en khâgne (cette année au lycée Molière, à Fénelon à partir de l'an prochain). Je veux vous remercier une fois encore du beau moment de théâtre que m'a fait vivre votre 1er Avril ; cela faisait longtemps que je n'avais pas été pris au théâtre par ce sentiment d'une grâce fragile et prenante, et votre façon de vous saisir d'un lieu dont je croyais les charmes épuisés m'a tout simplement bluffé : le mur rouge, la voûte crépusculaire, quelles images ! Merci, merci vraiment. Mes étudiants sont malheureusement en période de concours, raison pour laquelle je suis venu aux Bouffes du Nord sans eux. Mais je ne désespère pas de les ouvrir à votre travail : y a-t-il un site où sont annoncés vos dates de spectacles? Vous avez paru intéressé à l'idée de venir leur parler de votre démarche ; vous serez évidemment le bienvenu. A titre personnel, je serais très heureux de suivre votre parcours ; ne manquez pas de m'y associer ; et si vous avez besoin de quelqu'un pour écrire sur votre travail, je le ferais très volontiers, même si je ne doute pas que vous soyez bien entouré. Une dernière fois merci, pour le théâtre et pour votre accueil,

Ah, merci ! 
Oui, vous avez tout ci-dessous (un blog à n'en plus finir et des clips vidéo...) 
Bien-sûr, comme je vous disais, si vous voyez une possibilité que je rencontre les jeunes gens intelligents, ce serait avec plaisir et une grande curiosité...
Ecrire sur mon travail, oui, ça me serait d'une grande utilité...
Vous aurez de mes nouvelles de toute façon, je vous ai mis dans la liste (de la newsletter). 
Le prochain spectacle est un solo à Avignon cet été, à La Condition des soies (malheureusement un solo, trop cher pour que je fasse venir du monde ni que je fasse de la lumière, etc., mais la salle est sublime...)
Très touché de vous avoir rencontré et curieux de vous connaitre, cher Bertrand,
Yves-Noël



Daniela Labbé Cabrera
J'écris un peu tard... le temps est passé vite depuis le vendredi 11 avril, mais c'est resté imprégné en moi.  Je voulais te dire combien 1er Avril était magnifique, te le redire car je sais que cela à été dit mille et une fois, le dire encore et encore, comme les choses précieuses qu'on ne se lasse pas de dire à l'infini et qui ont des milliers de mots pour la décrire. Moi, je ne peux pas décrire ce qui me bouleverse tant à chaque fois dans tes spectacles, il faudrait en écrire un autre, un poème, mais te dire seulement que c'est la poésie, au sens véritable du mot POEME qui est là sur scène sous nos yeux. Tes spectacles sont somme un air que l'on respire en haut d'un sommet qu'on aurait mis longtemps à gravir, ou comme une aube qui surgit après une nuit d'amour et qui nous fait voir qu'on a perdu la notion du temps. Merci, merci de ce cadeau à chaque fois renouvelé, un infiniment grand fait de tant d'infiniment petits. Bien à toi, Daniela

Merci 1000 fois (1000 et une fois), Daniela, d'avoir pris la peine de me le dire de mots précieux (je les ressens, en tout cas). Merci !



Caroline Deryckere
Bonjour ! Merci d'avoir accepté mon invitation... J'ai assisté à votre représentation du 10 avril, celle où Bertrand a chanté pour moi le dernier mouvement du Stabat Mater, de Pascal Siankowski. Nous nous sommes aperçus au bar des artistes après. J'étais très impressionnée. J'ai adoré votre spectacle. Vous avez su quoi leur dire à la radio ?

You're welcome ! Merci infiniment ! La radio, je ne sais pas, on verra... Cher Yves Noël, 



Floriane Comméléran
J'espère que tu vas bien. Voici une invitation pour Agatha. Je serai très heureuse que tu puisses venir. Soleïma m'a dit que tu étais à Avignon mais sait-on jamais... 
Un autre mot, pour te dire que les jours ont passé depuis le stage à Vitry, mais je me rappelle toujours et presque intact, le bonheur que c'était. J'ai vu 1er Avril et c'est aussi ce que j'ai ressenti, le bonheur... Ça n'arrête pas, c'est très fort, envahissant, dans tes pièces. Une sorte de plénitude, de totalité, celle d'être et de regarder. Foucault dit à propos de l'écriture : « ce n'est pas l'écriture qui est heureuse, c'est le bonheur d'exister qui est suspendu à l'écriture » et bien c'est exactement ce qui se produit en travaillant avec toi ou en regardant les acteurs se mouvoir dans tes pièces, dans leurs plus beaux rôles, ceux qu'ils sont vraiment multiples et uniques. 
Je t'embrasse et à bientôt,
Floriane

Merci Floriane ! 
De tout cœur avec toi pour Agatha, quelle belle pièce ! quel beau sujet surtout ! J'aurais adoré t'y voir. Oui, j'essaie de décrocher un peu. Mais aujourd'hui, tu vois, je suis encore resté chez mes parents, pas à me reposer, mais sur Internet et au téléphone. Mais, demain, je me le promets ! je pars...
Des bises, 
Yvno 



Nathalie Feyt
Il me semblait que la diaphane jeune et si jolie femme blonde en noir dans un ensemble pantalon avec un haut de tous les décolletés : Dominique Uber était venue les chercher ces crânes sous nos sièges mais, en fait, ce n'est que projection rêve car nous étions plus bas au 1er rang là ou l'ecclésiastique ou SDF ou marginal ou ombre ou lépreux était venu nous chatouiller les pieds. Je me demande si c'était réalité ou confusion avec mes rêves. La jeune femme avait un pistolet qui semblait comme prêt à tirer, sur un farfadet un beau jeune homme nu 3/4 de dos libre et heureux de s'entraîner à sauter à la corde imaginaire, celle par laquelle il aurait pu se pendre, être condamné comme l'autre homme avec son bout de sexe rose qui dépassait de sa braguette. Des touristes qui deviennent une parabole de notre époque. O comme vous, ma sœur, j'ai eu envie d'embrasser le sol, la pierre froide du monastère pour qu'enfin ma vie ralentisse un peu !?!

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L e Millimètre de mon courage


Ana, après la dernière (elle m’a ébloui tous les soirs), je lui dis : « Ana, j’aimerais avoir le millième de ton talent ! — Oh, arrête… et, moi, le millimètre de ton courage ! »

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L a Poésie de la terre ne meurt jamais


Photos Philippe Gladieux. Dernière (12 avril) de 1er Avril

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Friday, April 25, 2014

Gwenaël Morin
Yves-Noël,
Je me disais que peut-être tu pourrais tenir une forme de théâtre permanent avec ton propre travail pendant quatre mois au Théâtre du Point du Jour à Lyon en 2015 ouvert tous les jours, etc. Qu’est-ce que ça peut vouloir dire pour toi, est ce que ça pourrait t'intéresser d'y réfléchir ?
Dis-moi.
Tu connais probablement mieux mon travail que je ne connais le tiens mais j'ai eu une forme de coup de foudre aux Bouffes du Nord en avril pour ton spectacle et aussi pour toi acteur et plus encore pour toi acteur d'ailleurs sans que ça ne relativise en rien la beauté de ton spectacle. 
Voilà
abruptement
Bravo
à toi

Et comment, ça m'intéresse d'y réfléchir, cher Gwenaël ! Ton message me touche au cœur, direct (c'est bien rare qu'un metteur en scène m'exprime une admiration), et me touche précisément dans la loge de cette Condition des soies où je suis redescendu 2 jours pour préparer Avignon cet été et au moment (celui des affres) où je me dis : « c'est génial, c'est super, mais on vient de faire un si beau spectacle, pourquoi recommencer à zéro ? » Le Théâtre Permanent, voilà ce qu'il nous faut (tu l'as assez démontré) ! C'est un oui de principe enthousiaste ! 
A bientôt,
Yves-Noël

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Tuesday, April 22, 2014

P oussière des Bouffes


Les crânes étaient placés sous le premier rang du gradin, dans l'arrondi côté court, puis sous le piano quand le piano (des Méfaits du tabac) est arrivé

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Monday, April 21, 2014

M ay



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Sunday, April 20, 2014

I mmanuel (Dieu est avec nous)


(Filmé par Greg)

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Saturday, April 19, 2014

J e vais lire les poèmes au Japon


Photos Marc Domage. Simon Espalieu et Perle Palombe, lumière Philippe Gladieux, dans 1er Avril 

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J ankélévitch


Jean-Marie Patte (sur une carte postale)
Ce matin, merci encore.
Votre voix hier laissait passer la musique et la force de conviction de […] Jankélévitch. Le théâtre était très beau, intime dans le noir, noir idéal. Oui, rouges, des fleurs, bien ouvertes, déjà, les roses,
J.M.

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L e Chant, éternellement, de la bouche d'ombre


Photos Marc Domage. Bertrand Dazin et Ana Pi, lumière Philippe Gladieux, dans 1er Avril 

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P eintre, pitre et poète


Lou Garion
Alors, voilà. A l'époque où Jeanne et moi étions les sœurs dingues en marge de la marge du cahier de l'école, elle m'avait fait le plus beau cadeau d'anniversaire qui soit. Plantée au milieu d'un vaste salon délabré, elle a chanté. Deux de mes amis ont commencé à se battre très fort et à casser des verres. Je pleurais.Le chant lyrique et le match de boxe. C'était mon anniversaire, c'était la vie, je crois...
Jeudi 10 avril, quelques années plus tard, Jeanne m'a dit de venir. Les sœurs dingues de la marge de la marge s'étaient perdues de vue, et toute cette vie d'avant hantait mon amnésie de fantômes sexy.
On vient dans le théâtre, on s'assoit. Une amie me demande ce que je suis en train d'écrire. Je lui dis Violette débarque sur scène elle y fait le ménage. Elle va dire : « Ah non, moi, c'est pas le spectacle ». Le noir se fait aux Bouffes du Nord. Après, l'histoire, tu la connais, j'entends le chant dans le brouillard, mon visage se transforme en rature salée, et Bertrand dit comme un petit orphelin privé de dessert ou comme un vieillard sage : « Il n'y a pas de spectacle... »
La valse commence et finit à la fois. Les voiles noirs côtoient les mariés, les missiles naissent et crient comme les bébés, les femmes rangent leurs belles hanches en catastrophe, avant d'avoir pu dire. Les bouches ouvertes aux ombres.
J'entends la guerre, (mais on ramasse quand même la chaussure), et je me sens traversée par plusieurs vies. Je pense : « Avant, j'étais une enfant noire ». Je sais pas comment tu as fait, peintre, pitre et poète, pour dresser un tableau sublime sans images, intense en surgissements, abolir les heures pour nous parler d'un autre temps, rond, brûlant et fécond comme le plafond.
Un jour, j'ai entendu dans un cours de danse flamenco « buscate la vida ». Je suis partie à Séville. Et, aussi, je dis souvent ce que j'aime voir, c'est quand il ne se passe rien. Sinon la vie, les phrases sont maladroites.
1er Avril, tout y est, matière et énergie. Je respire, ce théâtre et ses odeurs d'arnica qui sourit aux bleus et à toutes les douleurs.
Je pourrais continuer toute une vie à t'écrire ce mail, comme ton œuvre nourrit toute la mienne.  J'ai la sensation d'avoir espéré une forme impossible, une danse qui ne gesticule pas, un théâtre sans trop de mots, un langage de sons portant l'univers et ses âmes, une robe somptueuse aux coutures invisibles, une émotion bancale vibrant entre les mondes, l'amour. Je te dis ici bien peu de choses. C'est déjà trop, ces mots, c'est juste pour donner des contours au silence qui te rend grâce.
Pour ce nouveau mois d'avril, Jeanne, en me conviant, me fait un nouveau présent. Merci, Yves Noël, aujourd'hui c'est mon anniversaire, je célèbre. Crois-tu qu'en accouchant de moi, ma mère a poussé le cri du coq ? J'espère de tout cœur travailler un jour avec toi :-).
Bien à toi,
Lou

Merci de tes mots délicieux (et fabuleux) (et délicieusement fabuleux...) (ou fabuleusement délicieux), ce jeu des correspondances (encore une : Aujourd'hui, c'est mon anniversaire — mais tu dois le savoir —, c'est le titre d'un spectacle de Tadeusz Kantor). Il y a un stage, en septembre, à l'Hostellerie de Pontempeyrat (voir sur leur site), c'est tout ce que je peux te proposer… (Un autre aussi en préfiguration  à Bruxelles en février...)
Bon anniversaire, alors ! 
Bises,
Yvno



Catherine Sermet
Absolument superbe ! Mes pensées les plus amicales à Yves-Noël Genod



Patricia Soulier
Véritable enchantement !
Tout prenait merveilleusement place dans ce lieu magique des Bouffes du Nord, le texte, les lumières, les sons, les voix, la mise en scène…..
Sublime, poétique, décalé !
Bravo Yvno



Claire Denieul
Petites notes en vrac 
Après avoir vu votre performance, j'ai écrit dans mon FB en haut de l'article de Thibaudat que j'ai aussitôt partagé et qui m'avait fait venir aux Bouffes du Nord : « Alors, j'y suis allée.
Et je me suis dis, ce type (Genod) qui a le look Alice Cooper, a du beaucoup s'emmerder au théâtre pour pondre un truc aussi creux et impertinent, mais j'ai adoré et je n'ai jamais vu les Bouffes du Nord aussi bien éclairés. »
Suite que je n'ai pas publiée :
Rien, c'est un spectacle en négatif. Le texte, l'action, les personnages sont évacués au profit du reste. D'ailleurs, le tout commence par de la brume, c'est joliment métaphorique.
Le peu de choses qui se passent sur scène est juste là pour mieux faire percevoir ce qui s'en  dégage, pour qu'on s'imprègne de tout le reste. Le fond de scène apparaît comme une immense œuvre d'un rouge oscillant entre le carmin et le vermillon, un tableau aux dimensions gigantesques magnifiant les irrégularités du crépi.
Pas besoin d'aller dans les galeries d'art contemporain du Bourget, l'art est là depuis le début, tapi dans l'ombre. L'espace des Bouffes du Nord est lui-même en représentation et c'est superbe. Superbe et impertinent. La présence des acteurs dans leurs robes et costumes d'apparat scintillants oscille entre le romantique suranné et le dérisoire, un spectateur toujours le même se fend la gueule sporadiquement se retenant de rire ; du coup, il participe entièrement à l'action mourante du plateau et s'inscrit totalement dans la logique du spectacle, on aurait dû lui donner un cachet. Le très beau timbre de la soprano force l'émotion, les acteurs sont beaux surtout celui qui saute à la corde à poil. Le tout ressemble à une belle séance d'impro conduite par Lilo Baur. Et quand Genod surgit pour transmettre un texte de Cioran on se rend compte que tout de même l'adresse au public est irremplaçable, mais il fallait avoir vu tout le reste pour le comprendre. Les acteurs méritants remerciés à coups de fleurs, c'est le moins.
Bon, Yveno ne dites rien aux acteurs de ce que je vous ai écrit, ils pourraient mal le prendre. J'ai trouvé tout le monde formidable à travers cette absence totale de propos et cet esthétisme gratuit que j'ai paradoxalement beaucoup savouré.
MERCI
PS : En fait, c'est normal que vous fassiez ce genre de théâtre parce vous avez travaillé avec Régy, mais Régy, c'est Régy ; vous tout seul c'est courageux. 

J'ai relu plusieurs fois votre mail avant de décider qu'il était positif ! Donc : merci !!!
Au plaisir, 
Yves-Noël

Très positif ! Merci pour la belle photo !



Wagner Schwartz
QUAND LA BEAUTE RENCONTRE LE MOUVEMENT DE SA RECHERCHE
Paris, le 13 Avril, 2014
Hier, un 1er Avril se terminait. — Son temps fut court. Chacun peut en penser ce qu'il veut. Il s’est déroulé en un lieu unique, avec la possibilité de le vivre pendant deux heures et dix minutes. — Il est possible d’imaginer que ces choses existent. Dans ce cas, la chose était palpable. Il suffisait d’avoir le désir de reconnaître la joie d'un jour qui passe depuis des siècles.
De nombreux faits historiques se sont passés durant ce 1er Avril. Au Brésil, on l’appelle « le jour du mensonge ». Ailleurs, je ne sais pas encore. Au théâtre, il peut être reconnu, maintenant, comme un spectacle d’Yves-Noël Genod.
J'étais assis au premier rang d'un espace où chaque jour est unique. Il a un nom depuis 1896 : le Théâtre des Bouffes du Nord. Sa biographie est inscrite dans les objets qui le composent. Ceux-ci ont une vie qui simplifie la pensée de certains auteurs ; ou, peut-être, la font exister — puisque l'espace se dilue à l'extérieur.
Le temps de l'écriture n'est pas le temps de la rue. Chaque temps est. Les deux se croisent, mais ils ne se justifient pas (l’un l’autre?). Le temps de l'écriture est celui sans relation entre présent, passé et futur. Il arrive dans ces trois temps. Le temps de la rue a un début, un milieu et une fin — se lever, travailler, se coucher. Le temps de l’écriture perdure dans le ressenti de chacun de ces temps. Le temps de l'écriture repose, pour toujours.
En de rares moments dans le monde il est possible de vivre le temps du monde : démystifié, sans absences ni commandements pouvant conduire d’un état de perception singulier à un état influencé par l’activité des autres. À l’extérieur, le temps est pour ceux qui le peuvent ; à l’intérieur, il arrive.
Il était possible d’exister dans ce 1er Avril. Il était possible d’être au jour des choses : de l’intérieur, de l’extérieur, du temps. Les histoires de chacun — objets et personnes — à la façon dont elles vont, arrivent comme elles peuvent devenir, sans l’intervention opportuniste de ce qu’on appelle la « nature humaine ». Il est encore possible de parler des choses qui restent, parce qu'elles se déplacent.
La fête, à ce point, se confond avec les nouvelles affinités de ce jour qui se créé : affinités de passage, affinités inaperçues — désormais les miennes, parce que l'événement de ce jour continue.

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2 femmes


Photo Marc Domage. Fernanda Barth et Soleïma Arabi, lumière Philippe Gladieux, dans 1er Avril 

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Friday, April 18, 2014

L a Cosmologie Yves-Noël Genod


Radio Campus à propos de 1er Avril (à partir de 44:50)


« un spectacle qui puise son contenu dans le lieu dans lequel il se joue »

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Wednesday, April 16, 2014

P ietro Marullo


Photo Boris Grzeszczak 

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S imon et Soleïma


Photo Boris Grzeszczak ?

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