L a Providence des imbéciles
Juste avant de partir au
Rond-Point pour la présentation de saison, je dis à Ambroise de me rejoindre,
qu’on ira boire des coups après (mon idée, sans le lui dire, c'est de l'amener au groupe des
« Mexicains » qui projetaient, la veille, la terrasse de l’Institut du
Monde arabe). Après la présentation de saison, je suis un peu tourneboulé (que
viens-je faire dans ce moulin ?) et je passe du temps avec Laurent et je
prends un taxi toujours dans cet état de décadence (le Vélib’, c’est pour les
hommes positifs) et je veux rentrer, mais je fais changer l’itinéraire du taxi
en cours de route parce que j’ai eu Kader qui me dit qu’ils sont encore rue
Monge, en terrasse « en face du 96 ». Je les rejoins au moment où ils
s’apprêtent à partir (et Kader me téléphone pour me le dire, alors que je suis
encore ds le taxi et je le vois, en face, à travers la vitre, me le dire d’un
air penaud). Il est trop tard pour
appeler Ambroise, je me dis, et, soudain, Ambroise est là, en T-shirt, il était
allé fumer une clope sur le balcon — il habite juste en face ! — et il m’a reconnu ! (il ne connaît pas les autres, sauf Sigrid et Sara, peut-être) mais que faire
de ce hasard merveilleux ? Nous n’en faisons rien. Je lui malaxe la fesse
gauche pour lui dire au revoir, c’est tout. Le lendemain, je déjeune avec Philippe ds une cantine bio
près de chez moi (qqch de simple qui vient d’ouvrir) et Anaïs est, là, tout
d’un coup, et elle me dit 1) qu’elle habite le quartier et 2) qu’elle loge en
ce moment Jean-Yves Ruf avec qui je suis en contact pour un stage qu’il
voudrait que je fasse avec les Chantiers Nomades. Il y a quelque temps,
Jean-Yves m’avait appelé pour me demander si j’étais même libre pour l’automne,
à cause d’un désistement, je lui avais dit que non, à cause de mon engagement avec
Thibaut sur La Cerisaie. Mais comme ça semble difficile avec Thibaut, je me
demande si tout ça va se faire et je pensais rappeler Jean-Yves pour lui
demander si la place était encore vacante (au cas où). Je demande donc à Anaïs de
proposer à Jean-Yves que l’on se rencontre, puisqu’il est ds le quartier et, en effet, il
m’appelle alors que je sors du restau, je le vois chez Anaïs (un loft en
rez-de-chaussée), mais que faire de ce destin ? (Oui, la place est encore
libre, il cherche toujours.) Maintenant, je regarde La Cerisaie, la mise en scène mythique de Peter Brook.
Labels: paris
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