Thursday, October 11, 2018

T héramène-ta-fraise


Salut les gosses, 
Donc depuis le début de la semaine, je travaille dans le volume entier du lieu, sur le beau plancher (pieds nus) et c’est vrai que je me rends compte que ça change énormément la vision que j’ai de ce spectacle si j’y parviens. C’est-à-dire que ça change beaucoup (du tout au tout ?) de ce dont je vous avais parlé et de ce qui a déjà été imaginé. A présent j’imagine les gens en un rang tout autour du grand espace vide. On entend quand je suis de dos, on a fait l’essai tout à l’heure avec Batondor. Donc il y a cette immense scène inutilisée dans laquelle parfois je m’avance, parfois je reviens. Une agora. Les hauts murs très beaux (le grill est resté en haut). Parfois je m’assois aussi sur une chaise dans le public. Lumière, j’imagine maintenant une lumière plutôt unie (tout le contraire des cataclysmes baroques dont je t’ai évidemment parlé, Philippe), une lumière de jour qui passerait en deux heures doucement de l’aube au soir (le soleil est rouge au début) (et la fin peuplée du rouge du sang d’Hippolyte). Benoît m’a déjà dit que pour le son (l’implantation), ça changeait tout. Evidemment. Qu’il imaginait — puisqu’on l’avait dit — que le public était au milieu et qu’il était donc entouré de son. Eh bien oui. Autre difficulté, le démontage à l’entracte de l’installation Rester vivant (le lieu vide ne fonctionne que s’il est vide, évidemment) voire, à l’heure actuelle, sans doute le déplacement des chaises (à moins qu’elles puissent rester aux murs et que le son vienne, pour Rester vivant, du centre). Bref, c’est le bordel. Et pour la lumière… Rien n’a été encore pré-monté (Daniel ne comprend pas plusieurs choses sur ton plan, Philippe, mais il m’a dit qu’il t’avait écrit). Je ne sais pas si ce qui a été imaginé en septembre jusqu’à cette semaine et ce que j’imagine maintenant pourra se rassembler, c’est sûr que maintenant, c’est opposé, j’en suis conscient. C’est aussi que j’imagine que le spectacle serait réussi s’il était simple. Presque sans effort. Seul un grand calme (j’en suis loin, mais, quand je suis seul, proche, en même temps, ça me calme). Il y a quatre parties dans le texte. J’imagine du son entre ces quatre parties. J’espère, si l’acoustique ne change pas, ne pas avoir besoin d’être sonorisé… Voili-voilà les réflexions du soir sur un ordinateur mourant et qui cherche à mourir comme Phèdre est présentée par Théramène-ta-fraise au début de la pièce. Gildas, je t’appelle demain pour voir si tu peux m’en trouver un à Paris (et le confier à Philippe quand il vient). Il s’agit d’un MacBook (Rétina, douze pouce, Early 2015), c’est écrit. En or.
Eh bê !
Yvno

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