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Tuesday, January 06, 2026

Quand je reviens la nuit de chez DI, par cette ligne droite que j’aime et qui coupe Paris en deux comme un fromage ou un fruit, je demande toujours au chauffeur, aux environs de Saint-Michel, si je peux baisser la vitre : Je voudrais photographier Notre-Dame, « Oh, faites ce que vous voulez, vous êtes ici chez vous ! » (ce sont des taxis G7 chics que DI me commande sur son abonnement). Je n’ai jamais trop aimé la façade de Notre-Dame, trop géométrique, trop carrée à mon goût, mais tant de peintres, de photographes… C’est de cette connaissance de tant d’autres, de tant de morts, que j’essaye de m’approcher, de loin, par le ralentissement du taxi…
Avec DI et Jean-Paul, on débriefe mon affaire avec Legrand avec qui je viens de passer le symbolique passage de l’année au bord de la mer. On fait le tour de toutes les hypothèses, on monte et on descend les degrés de la réalité et de la fiction, on démêle. C’est vrai que c’est étrange. Legrand est un garçon qui s’offre à moi et qui s’y refuse. Enfin. Bla-bla… On rigole beaucoup aussi. On est horrifié et on rigole.
« Prenez vos jambes à votre cou », insiste Jean-Paul
« J’espère quand même qu’il y a du second degré », je souffle à DI…
A ce moment-là, Legrand m’envoie une citation. « Appelez-le, appelez-le ! » demande Jean-Paul. Et soudain on a la voix bien polie de Legrand au tél, bien élevée — je le dis ça surtout pour faire plaisir à madame Legrand —, non, c’est vrai, je suis presque fière que Legrand se tienne si bien au téléphone… — déjà sous la couette avec un livre. Je surjoue l’ivresse, moi, celle due au délicieux vin blanc pétillant que Jean-René a nommé : A nos amours
Jean-Paul m’explique un peu la politique, les événements, ce que fait Trump. Qui apparemment dirige le monde (mais où trouve-t-il son énergie ?) Il pense qu’il va y avoir un sursaut, un nouveau souffle. Je lui dis : Certes, mais pas tout de suite, il faudra des décennies… Non, non, peut-être assez vite, me dit-il. C’est gentil d’entendre ça, en tout cas… Moi, je n’ose même plus souhaiter la bonne année, puisque je pense que ça va être vraiment la cata. (Alors, je vous souhaite Bonne santé)

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