Saturday, August 02, 2014

A titre tout à fait personnel


Cher Yves-Noël, je ne vous connais pas, et c'est à titre tout à fait personnel que je vous écris bien que je sois par ailleurs conseiller à l'ONDA (où je m'occupe de musique essentiellement). (PS : Effectivement, on n'écrit pas ces choses-là dans ces fonctions.)
Je vous écris parce que dans la fournaise et la superficialité avignonnaise, vous avez été paradoxalement une lumière. Ce fût presque ma dernière expérience avant mon départ (j'aurais dû m'abstenir de la dernière) et vous m'avez ému comme rarement. Je ne vous ferai pas la description de ces émotions, vous savez ce que vous avez donné, je sais ce que j'ai reçu. Je sais ce que j'ai payé, non pas un service, mais une dette à équilibrer pour ne pas boiter. On fait ce qu'on peut !
Alors ce matin, en lisant ce récit de voyage auprès de ce jeune garçon, et alors que je viens d'attraper un homme perdu devant la porte fermée de la soupe populaire pour lui proposer un peu d'argent pour m'aider à mon déménagement, je me suis senti une petite communauté d'esprit avec vous.
Et puis je me suis dit, tiens, voilà un type qui comprendra peut-être quelque chose à René-Nicolas Ehni. Vous connaissez ?
Je veux donc simplement vous remercier pour le voyage avec vous et Baudelaire, pour le récit de ce voyage et pour ce que je n'ai pas encore découvert de votre travail, mais dont je pressent qu'il a bien des choses à me dire.
Bonne journée à vous,
Adrien Chiquet




Bonjour Yves-Noël,
Nous nous sommes croisés à la sortie de ton spectacle, magnifique par ailleurs, au cours duquel j'ai beaucoup pensé à ce que je vivais à ce moment-là, et cela m'a rappelé la lecture du livre de Tahar Ben Jelloun Cette aveuglante absence de lumière, édité au Seuil, dans lequel les prisonniers du bagne de Tazmarat au Maroc survivent des années dans l'obscurité totale grâce à leur esprit... notamment dans le récit de poèmes...
Evidemment quand je lis sur la carte que j'ai sous les yeux maintenant que « Le poète est ce soleil d'un monde sans soleil », je pense que cette lecture, un peu dure, est pleine de l'esprit du poète et que c'est un récit qui devrait t'interpeller…
Voilà, c'est tout, je me réjouis de pouvoir t'écouter à nouveau parce que tu as beaucoup de sensibilité avec les gens, rien que la façon de te voir te bouger et t'occuper de ton public c'est un bonheur...
Je te suivrai...
Amicalement,
Alain [Fidanza]




Bonjour Yves-Noël,
D'abord, vous, te dire combien j'ai regretté de ne pouvoir venir te voir à la Conditions des soies. J'étais juste de passage à Avignon ce jour-là. J'étais présent pour Des visages et des corps. Alors que j'attendais que l'orage se calme dans l'entrée, tu es arrivé, lumineux et souriant. Je garde cette belle image associée à mes regrets. Baudelaire que je connais si mal en plus ! Moi, le prof de français, je le confesse.
De plus, j'ai lu ton post ce matin à propos de ce jeune Rom. Ça m'a ému : j'ai revu ton sourire et d'autres images encore que je te décrirai un jour peut-être.
J'ai juste envie de t'envoyer un sourire, un beau sourire. Digne des tiens.
Merci.
Thierry [Jallet]




Bonjour. J'ai vu votre spectacle Rester vivant au festival d'Avignon cet été. J'ai cherché un moyen de vous contacter. Car je voudrais vraiment vous remercier, et vous féliciter.
J'ai très rarement (jamais ?) vécu un tel moment. Le noir si complet peut au premier abord effrayer certaines personnes. Mais qu'est-ce que c'est beau. En ne voyant rien on voit finalement tout, tout s'ouvre, on est à l'écoute, présent, à l’affût des moindres perceptions. Plongé dans ces textes magnifiques et votre voix pour les porter. On se sent presque plus léger, on se sent presque voler, tous ensemble, vous, le public, le texte. C'est un atmosphère assez dingue. Comme un autre monde que vous nous offrez pour quelques instants.
Je n'ai que 17 ans, je commence seulement à me plonger dans le théâtre et l'Art du Spectacle, alors c'est vrai que beaucoup de choses me plaisent, mais quand je suis touchée à ce point par quelque chose je sais que c'est vraiment une exception.
Un grand merci à vous
Lou Bernard-Baille

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