Sunday, August 14, 2011

Choix des poisons




Sylvie qui a décidé de se faire appeler Camille, comme ça, d’elle-même – ce qui fait que le père du Sté, Bernard, lui emboîtant le pas, se fait maintenant appelé Jules – on craint une contagion – que deviendront Lucien, Hélène, Dany, Jean-Marc – non, Jean-Marc ne peut pas changer de Jean-Marc, Jean-Marc, c’est Jean-Marc ! – Alice, Cléo, Lou, si j’en oublie, vous me dites, Charles n’est pas là... – on en a vu passer déjà beaucoup d’autres, mais, enfin, qui apparaîtront progressivement dans le récit – on ne va pas fatiguer le lecteur, le « plomber » (en anglais, « ça me plombe » : « it's a downer ») – je, je, je, je me rends compte que l’écriture d’un blog – bien sûr, ça se fait souvent le matin, au sortir du rêve – et dans le rêve, c’est je aussi – un je reposé, un je créatif parfois d’architectures, de mises en scène très complexes et qui se perdent, mais lui ne se perd pas, c’est l’omniscient – et qui s’effacent – j’ai regardé, en me réveillant, avec ma langue, si je n’avais pas ce bouton d’herpès qui poussait juste parce que j’avais embrassé quelqu’un sur la bouche, ça m’arrive souvent, enfin, les rares fois où j’embrasse – dans un rêve. Sylvie qui a décidé de se faire appeler Camille, comme ça, d’elle-même… Je ne sais plus ce que je voulais dire… J’ai tout dit ! Je vais me lever, traverser le mur de chants d’oiseaux, pisser, me faire du thé…

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