Tuesday, August 09, 2011

Pascale m'a expliqué qu'elle n'était pas pour grand chose dans ta décision de ne pas me rejoindre. Elle m'a dit qu'elle t'avait dit que les gens pouvaient jaser, mais que, si tu avais envie de le faire, il fallait le faire. On va s'en tenir là. Je ne pourrai jamais, de toute façon, maîtriser les circonvolutions liées à la politique et à ton image. Trop de choses m'échappent (Pascale a fait allusion à ta situation fragile quant au centre). Je te regarde donc comme une interprète et, en ce sens, je crois que tu as tort. Tu devrais me rejoindre. Même Pascale y croit. Nous allons probablement réduire le nombre de représentations à une semaine (Pascale va faire les calculs, mais l'argent disponible ne devrait pas diminuer d'autant, ce qui serait un avantage) et Pascale qui, en effet, m'a dit qu'elle aimait aussi beaucoup Barbara (elle a la compile) a dû dire aussi qqch comme : « Et sans doute que Mathilde aura envie de te rejoindre une fois ou deux... » (Sans doute aussi pour arrimer en moi l'idée qu'elle n'y était pas pour grand chose.)

Alors, moi, j'insiste pour que tu reviennes !
Tu as le temps de te décider. A part toi, j'ai zéro idée, pour le moment... Je retourne voir la salle tout à l'heure (et demain je pars en Corse), la salle que je n'ai vue que par toi et que je ne verrai certainement pas mieux sans toi (mais j'y retourne). Mais je veux te dire, toi, que tu aurais tort de passer à côté de ça ! Tu étais sublime à la répétition. Mon ambition, je t'avais dis, qui me semblait un objectif très difficile à atteindre, était qu'on ne te reconnaisse pas dans mon spectacle. (Je ne sais pas bien pourquoi je formulais les choses ainsi, mais, enfin, c'était l'idée de te renouveler.) C'est arrivé à la seconde : je ne t'ai pas reconnue. Immédiatement. Il faut que tu fasses ça, je suis convaincu de la beauté et de la vérité de ce projet – et qu'il t'apportera beaucoup, sans doute même jusqu'aux tutelles, y a pas de raison... Réfléchis-bien (toi !) parce que L'Ombre blonde, c'est toi !

Que tes sommeils te portent conseil

Yves-Noël

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