Saturday, February 07, 2026

T roubles de l’attention

 
Dans le restaurant obscur et bon marché
Je suis le contemporain de Shakespeare
Le prof de danse parle du « bonheur de tous »
(Il avait soi-disant entendu deux 
Profs de jazz, l’un s’exclamait : « Qu’est-ce qu’ils sont mauvais ! », l’autre nuançait : « Oui, mais ils sont heureux »
Le prof de classique aimerait bien arriver avec nous au bonheur de tous, c’est-à-dire aussi des regardeurs)
J’entends des cris dans la rue
Et la rue est profonde et chinoise comme
La nuit
Dans ma chambre de bonne et de cristal

L’art de rêver
Le résultat recueille — attendrie, la face



Je suis de nouveau au lit
J’ai fait un voyage aujourd’hui
Dans l’entourage de cette ville de Laon
Retour au crépuscule
Par le château de Coucy



Dans un secret, garder le lit
J’avais fait un voyage

J’ai frisé ma solitude
Je ne sais dire que « je »

La chair de la vie, je la mettais dans les rues !
C’était une ville de coquilles vides
Un homme (de la librairie L’Etoile Noire) m’offrit de m’héberger
« Ici, me dit-il, c’est la Maison du Peuple »
Je n’ai pas osé. Peut-être aurait-il fallu devenir anarchiste… J’étais déjà (sans doute me présentais-je ainsi) sympathisante
Recommandée par « le fantôme »
« On l’appelle le fantôme parce qu’on ne le voit jamais » (mais sa présence est indéniable)
« Faites une bise au fantôme »

La réponse est le malheur de la question (Blanchot)
Sonia Wieder-Atherton
Le temps, La Terre Promise
Souvenir du jour, regret de la nuit

La serveuse avait dit : « Et puis vous avez du beau temps… »
Mais ce n’était pas tellement du beau temps
C’était une vision
À la fin, le soleil de l’Ouest traversa la plaine
Et nous étions aux balcons

Mais je passais plus de temps dans l’immense église (conglomérat de plusieurs)
Tant de pierres
Faciles à extraire, faciles à travailler relativement
Calcaire lutétien, on dit
 
 

Je me révolte, donc nous sommes (Camus)
 
 

Il y avait du théâtre partout
Partout j’étais spectateur
Spectateur, on regarde, fasciné, stupéfié, tant d’acteurs
Tous acteurs

Je dédie ce livre à l'improbable, c'est-à-dire à ce qui est. À un esprit de veille. Aux théologies négatives. À une poésie désirée, de pluie, d'attente et de vent. À un grand réalisme, qui aggrave au lieu de résoudre, qui désigne l'obscur, qui tiennent les clartés pour nuées toujours déchirables. Qui ait souci d'une haute et impraticable clarté (Bonnefoy)



Les voyages sont pour la fin
Le sens
Qu’est-ce qui reste
Les gens me regardaient
Qui est-elle ?
« Vous êtes de passage ? »

« D’où venez-vous ? »

Quelques fantômes, eux ou moi
Ou lui



Il ne faut pas dire que Dieu existe au sens usuel du terme ; il ne faut pas non plus dire que Dieu n'existe pas. On peut seulement dire que ni l'existence ni la non-existence ne s'appliquent à Dieu



Ici, au vent de Laon
Coquilles vides
Ville morte

Les attaques vues de loin
Et les guerres

Au nord de la butte s'étend la vaste plaine picarde
Un jour il y aura des fleurs
Comme sur les photos

Danger de grandeur, de vastitude
Tu es au balcon
La plaine immense, la plaine immense
Les maisons fermées
L’été (de ton entendement)

Dans la forêt de l’altérité

La profondeur presque cousue, ravaudée
Du ciel profond
Et de la profonde mer
De lacs, sacs de larmes
Lacs de sel

Ville fortifiée sur un plateau

Comme les animaux du zoo
Zoo de Marseille
Zoo paysage

Pénombres du regard
Grandes clartés funiculaires
Paysage de cet autre monde
Fleurs de toutes les beautés

Dans l'ancienne cathédrale
Il y avait un spectacle de Marthaler
Un joli spectacle sur le thème
Du temps à passer
Que faire d’un début d’après-midi dans la vaste maison de Dieu ?
Rajuster les fleurs et la nappe
D’abord seule puis à deux
J’ai pris froid

En avion en longeant les palmiers

Grand silence du ciel
Beau ciel, chute des feuilles
Avec des peintures au couchant
Petite Fille  

(Je me souviens de ses larmes à grands flots
Dont je ne savais que faire)

J’écris un poème Laon
La colline de Dieu
La colline anarchiste

Vous ne reconnaissez rien
Vous n’avez pas étudié
Vous ne savez pas

Les rues s’étirent comme en pleine mer
Fragile état, fragile sous-sol
Porté haut
En plein ciel
Des rues… une rue, peut-être
Personne, que des fantômes
Beckett, l’Irlande, l’Angleterre aussi bien
Des traces d’abandon
Cette ville est faite
De traces d’abandon
De coquilles vides
Des gueux parfois, des palais cassés
Troués, des pique-assiette
Tous moches comme faits en glaise, en l’état, pas secs

Lassitude des plaisirs
Lassitude des spectacles

Tout un grand silence de samedi



Projet d’un spectacle qui s’appellerait : Troubles de l’attention



Je vais sortir, je vais voir la mer
Les rafales, sentir les rafales
Voir les moutons

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Thursday, February 05, 2026

L es Jours délavés


C’est vrai que j’étais dans une histoire de deuil, je le sentais sur mon visage. J’avais mis n’importe quoi sur mon visage, je le sentais, j’étais tirée ; je sentais cette histoire de deuil qui m’embrassait le visage. 
 
Je sentais qu’elle était là, ma mère, ma sœur aussi, j’ajoutais. Il aurait suffi d’un rien pour que je retire le maquillage…
 
Parodie-paradis
Mirage, miroir
 
DI m’avait montré une photo de Mbappé pour Dior qui était, c’est vrai, d’une laideur absolue, inimaginable, rien n’allait. Je me demandais comment une photo pareille avait pu passer, il y a tant de contrôles, de supervisions. DI a fait il y a quelques décennies une sublime campagne pour Eau Sauvage et, maintenant, on en est là. J’avais eu l’explication quelques jours après. Ce qu’il s’agissait d’atteindre pour les maisons de couture, c’était les réseaux ; il s’agissait sciemment d’essayer de se mettre à niveau de ces réseaux, IG, TikTok… se mettre à niveau du flux de toutes ces photos immondes de monsieur et madame tout le monde, des influenceurs, c’était ce qu’il fallait atteindre pour que la clientèle sans doute se reconnaisse. Ainsi ça n’avait plus rien à voir avec la beauté, mais tout avec la laideur

Wednesday, February 04, 2026

Comme c’est chouette, ces nouvelles et ces photos !
Il s’en passe des choses dans la vie, des enfants qui naissent, des mariages… Je ne me souvenais pas que tu n’étais pas catholique… Je me suis mis, moi, à refréquenter les églises à partir de mon accident il y a bientôt deux ans (j’ai été renversée par une voiture en vélo, le lendemain des obsèques de ma mère, c’était un 1er mars).
Oui, j’ai encore un peu de travail dans le théâtre. Quand je n’en aurai plus, je ferai aide-soignante. J’ai aimé accompagner ma mère pendant deux ans en maison de retraite — ou alors je rejoindrai une association marseillaise pour travailler à aider les pauvres gens. Mon frère qui travaille à la mairie de Marseille et ma belle-sœur qui est institutrice me racontent des choses atroces qui se passent à Marseille, des gangs qui arrivent en pleine nuit dans les appartements avec des kalachnikovs en hurlant aux occupants : « Vous avez une heure pour faire vos bagages et partir » (et, eux, récupérer le logement).
Je suis de nouveau célibataire, la fille de Nantes m'a jetée il y a deux ans parce que j’avais changé de genre, ça a coincé : « Tu étais un bel homme, maintenant tu es une femme moche ! » m’a-t-elle dit — et, certes, je suis une femme moche, pas comme Monica qui est toujours un sommet de beauté ! je vois sur les photos...
Je t’embrasse, mfr
Salut tout le monde pour moi, spécialement Leo,

Marie-Noëlle

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Tuesday, February 03, 2026

F aux cils

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Oh, ne sois pas désolée !
C’est toujours un plaisir pour moi d’être associée à des projets qui, peut-être, n’aboutiront pas, ça arrive tout le temps ; là, on me propose une performance sur une île à Venise, est-ce que ça aboutira ? rien n’est moins sûr. On me propose un scénario, est-ce que le tournage aura lieu ? J’aime ton enthousiasme à l'idée d’entraîner des gens, tout commence toujours comme ça, pas par l’argent (je viens de voir un bout d’interview de David Lynch qui le dit : l’important, c’est de suivre son idée). J’ai aimé aller dans l’église et y rêver (et y essayer) le Sermon sur la Mort, de Bossuet, dans la chaire à prêcher. J’aime beaucoup les lieux et que le contenu soit en rapport avec la mémoire des lieux, que le contenu compte moins que son environnement. L’autre lieu que tu m’as fait visiter est moins inspirant (pour moi). Je vois qu’il faut du gros son pour y créer qqch, le lieu en lui-même n’est pas intéressant (en tout cas, en l’état). D’autres que moi feront ça très bien.
Bref, beaucoup aimé mon séjour chez toi et la rêverie que tu m’as enclenchée — et ta gentillesse.
Garde précieusement ce que tu appelles — ou ce qu’on appelle pour toi — ta « naïveté » !
Bisous,
Marie-Noëlle

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Sunday, February 01, 2026

U ne horreur


Je me suis réveillée avec un rêve si triste, l’arrestation d’un couple de Chinois si bons, si classes, si nécessaires, cette femme surtout, certainement à ma vie, mais certainement à d’autres aussi, que savais-je d’eux ? arrêté en sortant de chez moi et, pour toujours, passé dans l’autre vie des horreurs ; je les ai accompagnés tant que j’ai pu jusqu’à là où je ne les reverrai plus ni personne, la limite (la limite n’avait pas l’air de la limite, c’était la ruse suprême)
J’avais aussi l’idée que ce chapitre intitulé « Une horreur » devait clore le texte infini de ces posts IG

Hier, Z. avait failli être arrêté par les soldats de la RATP armés et protégés comme les soldats de ICE 
et puis, au dernier moment, il avait été protégé par une chance, le cul bordé de nouilles, exactement celle qu’il avait dans la pièce qu’il venait de jouer où, par deux fois, on le croit mort, perdu, on l’annonce mort, et où il réapparaît jeune vainqueur

Après la pièce, Marc s’était présenté en me disant : « Tu te souviens de moi ? » Oui, pour une fois, je me souvenais très bien, je le reconnaissais (mais je ne l’avais pas reconnu dans la pièce). J’avais commencé à prendre en note dans le noir un très beau passage et, comme c’est lui qui le prononce, ce passage, très bien, d’ailleurs, je le félicitais, j’osais lui demander de me dicter ce qui me manquait, ce qu’il fit volontiers car Marc est gentil, sans doute à ça que je l’avais reconnu, le signe distinctif (extérieur) de sa gentillesse lui faisait son identité
 
« Mourir est chose aussi commune que de vivre. On préfère l’une et on pourchasse l’autre — car, dès le premier instant de notre vie, nous poursuivons et traquons l’heure de notre mort — d’abord en bouton puis en fleur, enfin donnant notre graine pour choir bientôt. Et comme l’ombre suit le corps nous suivons la mort. Si donc nous traquons la mort, pourquoi la craindre ? Aucun effort délibéré de notre part ne peut changer le cours de notre destin car, mûrs ou déjà blets, nous tomberons quand nous tirerons le lot de notre dernier jour »

J’avais repensé à cette phrase d’Antoine Vitez (que je cite de mémoire) : « Qui résoudra ce mystère, les acteurs disent et jouent les plus beaux textes de l’humanité, mais leur vie n’en est pas changée… »
 
Venait souvent assez vite après cette phrase le souvenir d'une autre de Marguerite Duras qui nous avait demandés un soir chez elle (nous étions plusieurs) : « C'est quand même bien foutu, ce que j'écris ? » Et comme nous nous récrions tous : « Alors pourquoi, ma vie, c'est n'importe quoi ? »
 
Dans le livre que  j'avais dans ma poche, ce soir-là, je tombais toujours sur la même idée, la phrase définitive de Marguerite Yourcenar :  « La même distance incommensurable sépare les œuvres de Racine de la vie de Racine, et le peu que nous savons de Shakespeare des pièces de Shakespeare »
 
 

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Saturday, January 31, 2026

Une femme qui est intelligente, écrivez-vous, mais qui veut paraître bornée

« Elle déteste les compliments et elle aime qu’on se trompe à son propos et donc ça l’amuse qu’on la croit sotte alors qu’elle ne l’est pas. Tout ce qui peut, finalement, éloigner ceux qui cherchent à la dévoiler de la vérité lui fait plaisir. Ça la protège, c’est une femme qui se cache. »



Maintenant je ne suis sensible qu’au soleil. On dirait. Le soleil symbolique. On est en avance sur le mois de juin. Le soleil symbolique, la guerre universelle
Je fais trop retour sur moi-même

La beauté,  à chaque instant, mais mise bout à bout n’est plus la beauté

« Et toi mon cœur pourquoi bats-tu

Comme un guetteur mélancolique
J’observe la nuit et la mort »

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D es personnages romanesques


J’ai conscience de l’horreur de vivre, c’est-à-dire pas tellement de vivre, mais de vivre au-dessus, partout, en deçà du gouffre du néant (c’est peut-être le sens du nouveau titre de Bertrand Scheffer : Néant Bonheur…) Mais, vivre, je le voudrais ! sans penser à demain, demain la mort. On n’y pense pas, on s’endort et puis c’est tout. Mais le fait est que j’y pense
Mais que la foule est douce, dernier état ou presque qu’il nous reste de la nature…

Je pensais que Maxence avait rencontré un collègue dans cette gare matinale où les trains avaient du retard, mais, non, l’acteur supposé était l’essayiste Pablo Servigne (dont Maxence me dit ensuite que son meilleur livre était L’Entraide, l’autre loi de la jungle)

Maxence, pour parler, abordait la non rationalité écologique des tournées à la française — sur le modèle de celles de Jean-Baptiste Poquelin — et Pablo disait que les fourmis savaient toujours quel était le plus court trajet. Elles vont partout, les fourmis, mais elles déposent sur leur passage des phéromones qui s’évaporent peu à peu : là où ils restent le plus présents, c’est le chemin parfait, le plus efficace. Pablo Servigne disait qu’on avait inventé « une fourmi informatique » pour résoudre comme ça des histoires de rationalité des trajets

Il y avait des gens très beaux dans le TGV d’un presque printemps. Je pensais à la phrase de Marguerite Duras « Aucune existence n’est enviable », mais pourtant… ce garçon très beau avait forcément une femme très belle… Il y avait un enfant déjà, un autre dans le ventre, les yeux très beaux, les corps en volume. (L’homme feuilletait Les 5 piliers de la Sagesse de Frédéric Lenoir) 
 
J’avais décidé de me prendre en main... — combien de fois l’avais-je écrite, cette phrase, dans ma vie ? Si j’étais fourmi, je saurais combien de fois j’étais déjà repassée là


*

J’avais entendu à la radio qu’on pouvait perdre du poids non pas en mangeant moins, mais en mangeant plus

J’avais entendu ensuite, c’était dit par cette actrice, Charlotte Rampling : « au risque de l’amitié cachée, folle-éperdue-infinie, pire qu’un amour » et ça m’avait ramenée, presque de force, à ces histoires que j’avais inventées avec Bobo ou Legrand, des histoires à sens unique dont j’avais fait les questions et les réponses. De temps en temps, Legrand m’écrivait des messages qui commençaient toujours par « Alors, tu m’oublies ? » C’était vrai, je profitais de ce travail qui m’éloignait pour essayer de ne plus y penser (ni à lui ni à notre histoire), une sorte de « Dry January »

Toute homosexualité me dégoûtait et Legrand était trop pédé pour moi (Bobo moins bégueule…)
Mais la réflexion n’était pas la vie et j’étais vouée à réfléchir, hélas, hélas…

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Sunday, January 18, 2026

J’étais content de n’avoir rien fait de la journée. Et maintenant c’était le soir et c’était les grandes heures de la soirée qui se déployaient seules. Comme on passe d’heures à les perdre pour en gagner d’autres ! (dans mon cas), pour gagner ces heures où il n’y a rien d’autre à faire, où il n’y a plus rien d’autre à faire que de les passer longues et lentes et sans autre choix

Qu’est-ce que c’est quand l’ami n’est plus le protecteur ? On se recroqueville un peu — et puis pourquoi avoir besoin d’un protecteur ? Bref, on aime moins

— et j’aimerais que Françoise Sagan m’écrive ce roman…

C ’est un devoir de ne pas être au courant


Marie NDiaye m’avait dit aussi qu’elle avait le sentiment d’avoir de la chance, d’avoir eu de la chance et d’en avoir encore, ce qui participait aussi de sa nature heureuse ; elle et moi aussi — j’étais obligée de le reconnaître —, nous avions de la chance
J’aime cette chance

Je lisais mainteant le petit livre d’elle que François-René m’avait donné en fin de soirée (j'étais la dernière comme j'aime), ce poème sur la mémoire épouvantable de Berlin :
« Chez qui dormons-nous chez qui réjouissons-nous
ces matins d'août incandescent
du grand soleil constant qui ramollit
le goudron inégal défoncé de Berlin la rude
et le chuintement des roues de vélo sur l'asphalte fondue
et le gémissement des freins d'une bicyclette de femme
chez qui rions-nous oh nous gémissons parfois aussi
mais enfin qui sommes-nous et de quels regrets de quelles tristesses
amères et froides
sommes-nous comptables ? »


FR habitait aussi à Berlin pendant le temps où elle y habitait. C’était une ville accueillante de partout malgré sa laideur et sa mémoire infernale. Maintenant tout le monde a fui, tous les artistes de tous les pays sont repartis chercher ailleurs, chercher un havre, une scorie, un accroc dans la toile capitaliste  

Et puis il y a la vie qui passe pour tout le monde

J’avais rencontré Patrice Calmettes, DI y tenait. Il m’était apparu en grand deuil dans la maison dans la pénombre (sa mère)
Très impressionnant
Aussi un coté Portrait de Dorian Gray car, sur son Instagram, Patrice postait les photos heureuses de sa jeunesse de jet-setteur
Et tout d’un coup je le voyais là
DI disait : « Je pense que vous allez bien vous entendre »
J’avais répondu d’une voix que je trouvais immédiatement trop incertaine : « On va essayer… »

Pendant ce temps, Legrand avait vu Siegfried à l’opéra Bastille, mais, le lendemain — autour d'huîtres au marché de l'Olive —, il m'avait dit : « Je fermais les yeux pour écouter la musique » (ce qui corroborait ce que Jean-Paul avait supposé : la mise-en-scène était très mauvaise)

Mais chacun ne connaissait qu’une partie du monde de tout le monde
A Patrice, je demandais : « Est-ce que vous étiez de la bande à Delon ? » Eh bien, pas du tout, non, il était de la bande de tout le monde, mais pas de celle de Delon. Il me dit quand même — puisque je lui posais la question — que c’était bien sûr vrai (comme l’avait raconté le très jaloux Helmut Berger) qu'Alain Delon avait couché avec Visconti
 

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