Nous regrettons de ne pas pouvoir... de devoir annuler la représentation de TATA TUTUNE ce samedi 7 mars..
En raison d'une panne de chauffage à l'Espace Culturel, nous ne sommes malheureusement pas en mesure d'accueillir la troupe de Rêves en Scène, ni notre public, dans de bonnes conditions.
Vous trouverez ci-dessous un message de Madame le Maire qui nous explique la situation.
Les personnes qui ont réservé leur billet sur Hellocassos... euh... Helloasso... seront intégralement remboursées dans les meilleurs délais.
L’Office culturel s’efforce chaque année d’organiser des événements accessibles à tous et variés.
Nous espérons vous retrouver prochainement à l’occasion d’autres propositions culturelles que nous ne manquerons pas de vous communiquer.
Merci pour votre compréhension.
Bien cordialement,
L’équipe de l’Office culturel
Le cygne
I
Andromaque, je pense à vous ! Ce petit fleuve,
Pauvre et triste miroir où jadis resplendit
L'immense majesté de vos douleurs de veuve,
Ce Simoïs menteur qui par vos pleurs grandit,
A fécondé soudain ma mémoire fertile,
Comme je traversais le nouveau Carrousel.
Le vieux Paris n'est plus (la forme d'une ville
Change plus vite, hélas ! que le coeur d'un mortel) ;
Je ne vois qu'en esprit, tout ce camp de baraques,
Ces tas de chapiteaux ébauchés et de fûts,
Les herbes, les gros blocs verdis par l'eau des flaques,
Et, brillant aux carreaux, le bric-à-brac confus.
Là s'étalait jadis une ménagerie ;
Là je vis, un matin, à l'heure où sous les cieux
Froids et clairs le travail s'éveille, où la voirie
Pousse un sombre ouragan dans l'air silencieux,
Un cygne qui s'était évadé de sa cage,
Et, de ses pieds palmés frottant le pavé sec,
Sur le sol raboteux traînait son blanc plumage.
Près d'un ruisseau sans eau la bête ouvrant le bec
Baignait nerveusement ses ailes dans la poudre,
Et disait, le coeur plein de son beau lac natal :
" Eau, quand donc pleuvras-tu ? quand tonneras-tu, foudre ? "
Je vois ce malheureux, mythe étrange et fatal,
Vers le ciel quelquefois, comme l'homme d'Ovide,
Vers le ciel ironique et cruellement bleu,
Sur son cou convulsif tendant sa tête avide,
Comme s'il adressait des reproches à Dieu !
II
Paris change ! mais rien dans ma mélancolie
N'a bougé ! palais neufs, échafaudages, blocs,
Vieux faubourgs, tout pour moi devient allégorie,
Et mes chers souvenirs sont plus lourds que des rocs.
Aussi devant ce Louvre une image m'opprime :
Je pense à mon grand cygne, avec ses gestes fous,
Comme les exilés, ridicule et sublime,
Et rongé d'un, désir sans trêve ! et puis à vous,
Andromaque, des bras d'un grand époux tombée,
Vil bétail, sous la main du superbe Pyrrhus,
Auprès d'un tombeau vide en extase courbée ;
Veuve d'Hector, hélas ! et femme d'Hélénus !
Je pense à la négresse, amaigrie et phtisique,
Piétinant dans la boue, et cherchant, l'oeil hagard,
Les cocotiers absents de la superbe Afrique
Derrière la muraille immense du brouillard ;
A quiconque a perdu ce qui ne se retrouve
Jamais, jamais ! à ceux qui s'abreuvent de pleurs
Et tètent la douleur comme une bonne louve !
Aux maigres orphelins séchant comme des fleurs !
Ainsi dans la forêt où mon esprit s'exile
Un vieux Souvenir sonne à plein souffle du cor !
Je pense aux matelots oubliés dans une île,
Aux captifs, aux vaincus !... à bien d'autres encor !
« Dans la rue on ne verra bientôt plus que des artistes et on aura toutes les peines du monde à y découvrir un homme. »
« Comme tout le monde j’suis célibataire et je pense que, comme tout le monde, on a tous besoin un pote, tu vois, ce genre de pote avec qui tu peux te laver, du peux dormir tranquille, tu peux te promener tout nu, tu sais que tu prends ta douche, euh, il va se passer des dingueries… euh, tu fais tomber la savonnette, il la ramasse… Dans le fond, c’est ça, la vraie amitié, c’est de l’entraide, du brossage de dos… tu cuisines avec, mais euh petit tablier rien en dessous, en vrai. Si on pouvait tous être amis les uns les autres comme ça, ben, j’vous jure que le monde il serait tellement plus beau, qu’on soit tous amis, non ? »
« Qui s’est déjà pris un doigt, ici ? Pas moi. En fait, j’le fais pas, parce que, vu que c’est le point G de l’homme, eh bien, moi, j’ai aucune limite dans la vie, c’est-à-dire qu’on va mettre un doigt et je vais kiffer vu que c’est le point G de l’homme, qu’on le veuille ou non, tu vas kiffer encore plus. Bon, en fait je vais pas m’arrêter. C’est quoi après, c’est le bras… c’est un poteau… C’est tu mets un camion dedans, tu mets quoi ? Y a plus de limite, c’est pour ça, jamais je f’rai ça. Parce que, moi, j’ai aucune limite dans ma vie. He ouais ! »
« T’as d’la chance, les réseaux ça marche bien pour toi en ce moment, plein de choses comme ça qu’on m’dit. « T’as d’la chance. » Ouais, ça a l’air facile, il est 3h30, j’viens de finir ma journée, enfin sinon tout ce que j’avais à faire, de manger… de tous mes trucs que j’ai à faire pour demain et, là, je vais aller me coucher, sauf que demain, ben, je me lève à… 8-9h du matin et je repars pour une journée complète. Mais, ouais, j’ai de la chance ! J’ai pas de vie, j’ai pas de vie sociale actuellement, c’est pas grave, c’est comme ça. Euh, et je fais ça tous les jours. La chance ! Après, je sais pourquoi j’le fais et je sais c’que j’veux. Mais j’ai d’la chance. Beaucoup veulent cette vie, mais combien sont prêts à aller la chercher ? Je suis un acharné du travail, je sais pourquoi j’le fais. J’préfère, les trois prochaines années, ben, me priver, charbonner à fond, mais les quarante à cinquante dernières, je vais les vivre et je vais les vivre pleinement. On n’a pas rien sans rien, c’est le message que je veux montrer à travers tout ça. Et je suis à ça [Geste.] de réussir, je suis à ça [Geste.]… C’est là [Désignant le front.] »
« Plus vous me critiquez, plus vous allez me donner envie de réussir. Plus vous m'dites que j’vais pas réussir, plus je vais continuer, plus j’vais réussir. J’adore quand les gens ils me critiquent. J’adore quand les gens ils croient pas en moi. Ne croyez pas en moi, j’en ai totalement rien à foutre de votre avis. Je vais réussir. Peu importe c’que les gens pensent. Je vais réussir. [Geste : la tête.] C’est là, c’est ici. Vous verrez que le travail il paye, vous verrez dans quelques mois. Vous verrez. Bonne soirée à vous »
« J’ai une grande gueule, oui. Et j’parle beaucoup. Mais tout c’que j’ai toujours voulu, je l’ai toujours eu. Tout c’que j’ai toujours voulu aller chercher, j’me suis donné les moyens et l’am-bi-tion d’y aller. Vous pensez que j’bosse beaucoup, que je poste beaucoup, que je live beaucoup, que je me renferme sur moi-même. Mais pas du tout [Rire étouffé.]. Là, je suis juste au début. Vous verrez quand j’ vais arrêter d’travailler, d’ici un petit mois1/2 ou 2, vous verrez c’que ça va être qqn qui est déterminé, qqn qui veut aller chercher ses ob-jec-tifs et si je dois liver, poster 20 h par jour, croyez-moi qu’je vais le faire. Tous les grands chefs d’entreprise, vous pensez qu’ils bossent 10h par jour 7 jours sur 7, ils bossent 15-20h par jour, mais ils savent ce qu’ils ont à aller chercher. Par contre, un jour quand ils auront ce qu’ils veulent, là ils vont raccrocher et vous les verrez plus, ils auront eu c’qu’ils voulaient, ils auront une vie tranquille. C’est ça, hein, on n’a pas rien sans rien dans la vie. Mais pas contre 4 mois, 4 à 6 mois après avoir arrêté d’travailler, vous verrez bien quand je s’rai à Bali ou en Thaïlande, certes je f’rai encore ça, un petit peu pluss réduit avec des horaires cadrés du coup, vu que j’aurai charbonné avant et c’est le travail que j’aurais mis en amont avant qui commencera à payer. Du coup, j’pourrai un petit peu relâcher, tout en maintenant, et en fait ça décollera. Tu bosses beaucoup, tu peux un p’tit peu ralentir, ça continue à monter, pourquoi parce que c’est ce que t’as fait avant qui fait qu’ça va décoller, ça va propulser c’que t’es en train de faire. Du coup, vous verrez, dans 4 à 6 mois, je ferais encore ça, mais à Bali ou en Thaïlande. Croyez en vous. Foncez. N’écoutez pas les gens, les gens vont vous ralentir. Ils veulent votre bien, mais ils ont peur, ils ont leur peur en eux, de « Moi, j’y arriverai pas, du coup tu y arriveras pas ». Prouvez-leur le contraire, montrez-leur le contraire. Vous allez y arriver, je vais y arriver, avec vous, moi avec vous, avec ou sans personne, je ne sais pas, mais je vais y aller. Bonne soirée »