Wednesday, October 21, 2009

un personnage énervé

un encrier vient vous frapper le front
l'encrier se brise et éclabousse tout autour
à partir des tempes il y a une sorte d'influx nerveux qui passe par les joues, frôle la commissure des lèvres et s'échappe par le cou

(on est dans l'minimalisme absolu)

tout d'un coup une sorte de montée nerveuse qui remonte la colonne vertébrale et qu'il faut saisir instantanément

à la fin toutes les terminaisons nerveuses au niveau de la poitrine, elles pètent, et y a une sorte de détente absolue

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Sunday, October 18, 2009

Art et peur

"Est-ce que les danseurs butoh sont blancs car ils ont été vidés de leur sang par les vampires de tout bord ?", m'envoie - sur Facebook - vivants visages - Christian Rizzo

"Comme une source de lumière noire, Barbara star se concentre à sa propre écoute."

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Saturday, October 17, 2009

La neige ne tombe que sur lui

L'art ne m'intéresse plus, voyez-vous, une société qui met Roman Polanski en prison - voyez-vous, pour ces petits cochons j'ai dû payer une assurance pour qu'ils ne mordent pas les spectateurs ou, s'ils les mordent, dans le cas où ils les mordraient - mais ça n'arrive jamais... Ça n'arrive jamais qu'il y ait des cochons sur scène et ça n'arrive jamais qu'ils mordent les spectateurs parce que ça n'arrive jamais qu'il y ait du théâtre et qu'il y ait des spectateurs, ça n'arrive jamais... On m'a demandé de parler du butoh, mais, voyez-vous, je vais vous parler des sorties de secours. Les sorties de secours sont de plus en plus grandes, elles augmentent chaque année, vous avez remarquez, je me disais pourquoi ne pas en faire une immédiatement de dix mètres sur dix plutôt que de les faire augmenter lentement en douce chaque année... Les consignes de sécurité augmentent chaque semaine, c'est chaque semaine qu'il faut ceci, qu'il faut cela, d'ailleurs les gens n'ont plus le droit de se réunir en public, c'est ça, la vérité, il s'agit d'empêcher tout rassemblement et toute pensée.
Pour parler de mon cas personnel, mais on n'en parlera pas longtemps parce que ce n'est pas la question du cas personnel, l'heure est beaucoup plus grave, l'heure est à l'heure de l'accueil que nous faisons à l'extrême-droite en lui définissant une société où elle n'aura plus qu'à s'enfiler comme dans des pantoufles. Notre seuil de tolérance a-t-il considérablement baissé ? Rêve-t-on d'une vie à emmerdement zéro ? L'ultra-droite est déjà là, elle est la société. Alors je voulais juste rappeler quelques banalités, tant qu'on ne me scotche pas le clapet, tant qu'on est soi-disant encore dans une société où chacun a droit de dire ce qu'il lui passe par la tête sans qu'on l'interpelle (à condition quand même que ce soit inoffensif), juste redire quelques banalités inoffensives : la société hait l'art, hait l'artiste et l'artiste toujours retourne cette haine en amour, je rêve d'un artiste qui mettrait le feu à son public. J'ai voulu qu'il arrive quelque chose au public, j'ai voulu qu'il arrive quelque chose à la société, j'étais jeune, c'était il y a six ans, j'ai fais trente-et-un spectacles, voyez-vous, les deux-tiers ne peuvent plus maintenant être repris à cause des nouvelles directives de sécurité... Voilà pour mon cas personnel.
Je passe maintenant la parole à Nicolas Moulin...
Nicolas Moulin, vous avez participé à un spectacle dans le noir, un spectacle qui ne pourrait plus se donner actuellement, vous avez écrit Rose bonbon, vous avez demandé en 1977, dans une lettre ouverte, la libération de quatre prisonniers accusés d'avoir eu des relations consenties avec des mineurs sexuels, vous avez signé avec Bernard Kouchner, Jack Lang, Michel Foucault, Simone de Beauvoir, Gilles Deleuze, Roland Barthes, vous avez demandé leur libération. En 1977, vous avez demandé avec Michel Foucault, Jacques Derrida, Louis Althusser, la dépénalisation de toutes les relations consenties entre adulte et enfant de moins de quinze ans, ce qui pourrait choquer à notre époque. Vous avez été l'ami de Guy Hocquenghem, de Tony Duvert, de Gabriel Matzneff, de Frédéric Mitterand, de Vladimir Nabokov, de Jean Genet, de Gustave Flaubert, de François Villon. Humbert Humbert, professeur de littérature né à Paris, quitte l'Europe à la suite de plusieurs désillusions. Vous l'avez connu.
Nicolas Moulin, vous avez accepté dans un spectacle qu'un aspect de votre vie sexuelle, votre vie intime soit jetée en pâture au public, vous aviez donné carte blanche. Vous avez accepté que votre nom soit utilisé. Vous aviez juste demandé qu'on retire un détail concernant votre petite amie...

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excellent sujet de nouvelle

une femme seule a envie de faire la cuisine pour quelqu'un qu'elle aime. sa cuisine prend feu. elle appelle les pages jaunes mais le type a dix ans de moins qu'elle. elle s'étouffe avec des sushis et se réincarne dans un candidat de Un dîner presque parfait

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les Pieds Nickelés font du butoh

les Pieds Nickelés font du butoh

comme un océan sans borne, un papillon traverse

renverse

procès du singe

bruits de vie, fanfare, s'adresser à

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John Wayne

Try to walk like John Wayne
la lumière de Nice, le soir de Paris
celle-là, j'arrivais pas à la jouer

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Singapeur

ces wagons de banquiers...
l'homme est une femme comme les autres...
nudité, lenteur et érotisme
(investir dans un slip volumateur)


la mort n'est pas en Asie

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Albin et Renato

retire le drap des paupières
le sommeil, les joies de la terre

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Friday, October 16, 2009

stage sur la marche

un souffle prolongé sort d'un énorme coquillage
costumes d'hommes-poissons




une page est tournée,
tout c'qu'il y avait en moi de grâce, de fragilité, de délicatesse s'est transformé en cendre

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denudatio

des mystiques marchent sur la braise



ce que j'ai aimé dans la vie
une huître...
au bord de l'eau, des huîtres... et que les huîtres soient du bord de l'eau...
cette nourriture
des huîtres

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à faire avec les spectateurs

des poissons nagent dans votre estomac

votre visage devient celui de votre mère ou de votre père

vos mains gravissent une cascade

vos jambes deviennent celles d'une vache

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du fait de ce movement de balancier entre la tristesse et le rire
les hautes montagnes
en face,
à la descente du train
ensoleillées
et prenez l'ascenseur

et le visage de l'enfant fiévreux
"c'est à dire ?"
et Jonathan qui chante

mes mouvements, mes spectacles

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real peace is elusive

à travers les vitres de la ville
et qui n'a pas écrit ? et qui n'a pas décrit ?... Hervé Guibert






danse couleur rose
gestuelle adoucie, arabesques
mâles héroïnes






je suis beau et j'ai un secret






pré-visage, visage, faux visage

il a ainsi des milliers de départs...
kind of blue

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le grand Lyon

un milliard d'êtres humains souffrent de la faim
il écrivait sur des bouts d'carton, sur des dos d'cigarettes
miracles of life
la liberté de Prince

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Thursday, October 15, 2009

tu vas denser ?

les années mortes de ce parc
elle conduit une Aston Martin
"Je m'ennuie de vous à périr avant d'avoir failli périr par vous."



Des bleus à l'âme et Des yeux de soie



le temps change, le grand vieux temps
je ne suis pas sage

chapeau violet de paille obstiné
ce capot noir qui s'élançait...
"C'est à la fois fichu et gagné"
Françoise Sagan, écrivain de la vitesse

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ce qui plaît ou pas à un acheteur

les experts de la sécurité, inquiets des risques que feraient courir des voitures silencieuses aux piétons distraits, poussent les constructeurs à équiper leur modèle de vroums artificiels
comme pour les sonneries de portable, les automobilistes pourraient alors choisir la "petite musique" de leur véhicule

la lumière silencieuse caresse le volet qui geint
plein soleil est l'école, est l'été, est la maladie

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foules hystériques

cette fille n'existe pas. nous
marchons, mais pas. nous
marchons, mais pas main
dans la main. c'est Paris,
soleil, une espèce de gouffre

Nadja

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Titres de butoh que j'aime

Rites secrets d'un hermaphrodite l'après-midi



Sucreries - en quatre chapitres




L'Otarie à fourrure



Couleurs interdites



La Danse en rose

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le pica

il est Baptiste séparé d'elle par la foule ou par le temps

"Rose, ô pure contradiction...", blancheur et dolorisme



X mangeait des choses qui n'était pas comestibles
X mâchait le col de ses t-shirts tout en arrachant furtivement le tissu de bas en haut, qu'il détissait avant d'en avaler les fils

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sa mort fut musicale...

sa mort fut musicale. sans brusquerie, elle infléchit son corps léger. victime d'une crise cardiaque, elle n'opposa aucune résistance et se laissa mener hors de la vie dans un mouvement souple (...). elle sembla, selon son habitude passionnée, obéir à la ligne de la musique

elle incarnait la danse, la littérature, la musique, l'art et, dans la vie, l'amour et la souffrance

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