Sunday, November 18, 2018

P hèdre


« On n’a qu’à pleurer jusqu’à mourir. »

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Sunday, October 28, 2018

P hèdre en braille



« — Il est où, Ben ?
— À Lausanne. Il travaille sur un spectacle avec un performeur qui s’appelle Yves-Noël et qui porte les robes dorées avec panache.
— Ils ne sont pas loin de Jean-Luc Godard, alors ! 
— En effet.
— Ah les Suissesses. Vous savez, il faut leur écrire des lettres d’amour…
— …sur du papier millimétré.
— Comment vous savez ?
— Ça fait 15 ans que je vous entends dire ça. Et aussi que les « Espagnols sont bêtes », que « les Portugais sont beaucoup plus profonds », que « les Français pètent plus haut que leur c.. », que « les Monténégrins sont paresseux », et que « les Anglaises ont des grandes dents ». »
— Pour les Français, j’ai dit qu’ils « emballent tout », qu’ils tournent autour du pot. À l'exception des Bretons.
— Ah oui. Dans ce théâtre de Lausanne donc, il crée le son pour Phèdre. Dites-moi, c’est qui déjà celle-là ?
— C’est la sœur d’Ariane (celle du fil), la demi-sœur du Minotaure, et la femme de Thésée, roi d’Athènes.
— Et c’est quoi son problème ?
— Son problème, c’est qu’elle aime Hippolyte, le fils de Thésée. Elle fait tout pour taire cet amour, mais ça… ça déborde. Ooh, ma jeunesse abandonnée… Tout ça, j’ai lu adolescent, pendant les vacances. Le facteur m’apportait d’Allemagne des gros paquets, parce que les livres en braille, ça prend beaucoup de place.
— Vous avez tout lu avec les mains ?
— Oui, Phèdre, Œdipe, Jason, Médée… j’ai tout lu avec les mains. »

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« Je ne suis pas folle, vous savez. »

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Wednesday, October 24, 2018

« Trois volumes dépareillés de Racine, ce sont tous les trésors que j’ai gardés de toi. »

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Sunday, October 21, 2018

D it par la voix du désespoir pur


« Thierry Maulnier définit la poésie racinienne comme « le psaume d’un lent office dit par la voix du désespoir pur, adressé seulement à l’absence... » (Lecture de Phèdre). »

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« La tragédie est seulement un échec qui se parle. »

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« Chaque mot sur mon front fait dresser mes cheveux. »

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M elle Rachel


« Melle Rachel, avec ses bras morts au long de ses hanches, ses pieds traînants, sa démarche accablée, sa taille qui plie, sa tête tombant sur sa poitrine, ses draperies affaissées et perpendiculaires, ses yeux rougis sous son masque de marbre pâle, ses lèvres décolorées [...] a l'air fatal d'une victime dévouée à quelque horrible expiation »

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S oleil, auteur de la tristesse


« Noble et brillant auteur d'une triste famille,
Toi, dont ma mère osait se vanter d'être fille,
Qui peut-être rougis du trouble où tu me vois,
Soleil, je te viens voir pour la dernière fois. »

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Saturday, October 20, 2018

« Toi-même de ton sang devenir le bourreau »

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Friday, October 19, 2018

M élodies


« Pour Aristote, la catharsis est l'épuration des passions qui se produit par les moyens de la représentation artistique : en assistant à une tragédie ou en recourant aux « mélodies qui transportent l'âme hors d'elle-même », le spectateur se libère de ses émotions et éprouve « un allègement accompagné de plaisir ». »

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Thursday, October 18, 2018

S pectacle


« Mais qui donc êtes-vous ? Vous voulez que les choses aient un sens alors que vous donnez le spectacle le plus insensé qui soit ! »

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E puiser (rerun)


« Faulkner disait qu'écrire c'est épuiser un rêve. »

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Sunday, October 07, 2018

« L’œil du monde voit à regret
Qu’il ne peut percer le secret »

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Thursday, October 04, 2018

« Les personnages sont noyés dans le poème. »

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Tuesday, September 18, 2018

U ne ville avec des loques


« Je vous construirai une ville avec des loques, moi !
Je vous construirai sans plan et sans ciment
Un édifice que vous ne détruirez pas,
Et qu’une espèce d’évidence écumante
Soutiendra et gonflera, qui viendra vous braire au nez,
Et au nez gelé de tous vos Parthénons, vos arts arabes, et de vos Mings.

Avec de la fumée, avec de la dilution de brouillard
Et du son de peau de tambour,
Je vous assoirai des forteresses écrasantes et superbes,
Des forteresses faites exclusivement de remous et de secousses,
Contre lesquelles votre ordre multimillénaire et votre géométrie
Tomberont en fadaises et galimatias et poussière de sable sans raison.
Glas ! Glas ! Glas sur vous tous, néant sur les vivants !
Oui ! Je crois en Dieu ! Certes, il n’en sait rien !
Foi, semelle inusable pour qui n’avance pas.
Oh ! Monde, monde étranglé, ventre froid !
Même pas symbole, mais néant, je contre, je contre,
Je contre et te gave de chiens crevés,
En tonnes, vous m’entendez, en tonnes, je vous arracherai ce que vous m’avez refusé en grammes.

Le venin du serpent est son fidèle compagnon,
Fidèle, et il l’estime à sa juste valeur.
Frères, mes frères damnés, suivez-moi avec confiance.
Les dents du loup ne lâchent pas le loup.
C’est la chair du mouton qui lâche.

Dans le noir nous verrons clair, mes frères.
Dans le labyrinthe nous trouverons la voie droite.
Carcasse, où est ta place ici, gêneuse, pisseuse, pot cassé ?
Poulie gémissante, comme tu vas sentir les cordages tendus des quatre mondes !
Comme je vais t’écarteler ! »

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« Comme les monstres peuplant nos cauchemars... »


« ce qui est fatal à l'homme ou de ce qui, dans son cœur, est une force irrépressible qui ne dépend pas de lui »

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Thursday, September 13, 2018

U n amour sauvage


«                           un captif de ses fers étonné,
Contre un joug qui lui plaît vainement mutiné : 
C'est là ce que je veux, c'est là ce qui m’irrite. »

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Thursday, September 06, 2018

« Tout ce qui agit est cruauté. »

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Tuesday, September 04, 2018

M émoire durable


« Ou que d'un beau trépas la mémoire durable, 
Éternisant des jours si noblement finis, 
Prouve à tout l'avenir que j'étais votre fils »

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