Thursday, October 24, 2013

2 citations plus une pour les bâtisseurs du stage


« … je bâtirais mon livre, je n’ose pas dire ambitieusement comme une cathédrale, mais tout simplement comme une robe. »


« de sauter dans
les bras multipliés du fleuve »



(de mémoire) « ... et c'est de la littérature : pas un mot plus haut que l'autre. »

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Sunday, September 15, 2013

R erun : Une page capitale de Borges recopiée ici à l’intention des stagiaires


« Il existe une école philosophique indoue qui prétend que nous ne sommes pas les acteurs de notre vie, mais ses spectateurs, et qui évoque, pour l’illustrer, la métaphore du danseur. Aujourd’hui, il vaudrait peut-être mieux se référer à un acteur. Un spectateur voit un acteur ou un danseur, ou, si vous préférez, il lit un roman et il finit par s’identifier au personnage qu’il a toujours sous les yeux. Eh bien, ces penseurs hindous qui vécurent avant le cinquième siècle de notre ère ont dit exactement la même chose. Et c’est ce qui nous arrive à nous aussi. Moi, par exemple, je suis né le même jour que Jorge Luis Borges, exactement le même jour. Je l’ai vu dans des situations parfois ridicules, parfois pathétiques. Et comme je l’ai toujours eu sous les yeux, je me suis identifié à lui. Cela signifie, selon cette théorie, que le moi serait double : il y a un moi profond, qui s’identifie à l’autre, tout en restant séparé. Je ne sais quelle expérience vous en avez, mais en ce qui me concerne ça m’est arrivé de temps à autre, surtout dans deux types de circonstances opposées : quand il m’est arrivé qqch de particulièrement heureux et, surtout, quand il m’est arrivé qqch de particulièrement malheureux. L’espace d’un instant, j’ai pensé : « Que m’importe, après tout ? C’est comme si tout ça arrivait à un autre. » Bref, j’ai senti qu’il y avait qqch au fond de moi qui restait extérieur à tous ces accidents. Et Shakespeare a dû le ressentir lui aussi, car dans une de ses comédies il y a un soldat, un soldat couard, le miles gloriosus de la comédie latine. Cet homme est un fanfaron, il fait croire aux autres qu’il s’est comporté avec vaillance, on le promeut, on le nomme capitaine. Finalement, sa tricherie est dévoilée et, devant toute la troupe, on lui arrache ses insignes, on le dégrade. Alors, il se retrouve seul et dit : « Je ne serai pas capitaine, mais cesserai-je pour autant de manger, de boire et de dormir comme avant ? » « Je ne serai pas capitaine », mais simplement « the thing I am shall make me live », « la chose que je suis me fera vivre ». Autrement dit, il comprend qu’au-delà des circonstances, au-delà de sa lâcheté et des humiliations, il est autre chose, il est cette espèce de force qui est en nous et que Spinoza appellerait « Dieu », Schopenhauer « la volonté », Bernard Shaw « la force vitale » et Bergson « l’élan vital ». »

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Thursday, September 20, 2012

Dieu, fermeur de porte



« Quand Dieu te ferme une porte, le diable t’ouvre une fenêtre… »

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Saturday, September 15, 2012


« the great memory »

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Thursday, September 13, 2012

Nous ne sommes que deux



« Bien sûr, on peut toujours additionner des individus – on peut même additionner des gens qui se succèdent, des gens qui ne sont pas des contemporains – mais moi je pense : « Non, je ne suis pas en train de parler devant trois cents personnes, je parle à chacune de ces trois cents personnes. En réalité, nous ne sommes que deux ; tout le reste est illusoire. » »

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Monday, September 10, 2012

« Si j’écris, ce qui naît peut ne rien valoir, mais je me sens justifié. »

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Saturday, September 08, 2012

La Bulle de la vie



« Et de planer dans un non-être
Qui s’interrompt tous les matins
Quand il faut à nouveau paraître
Et prendre sa part au festin. »

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Sunday, September 02, 2012


« Quel est le vrai don de soi ?
– C’est merveille !
La plus belle mélodie, le parfum le meilleur,
la plus belle lumière,
tout monte jusqu’à SON marchepied.
Mais seulement le plus beau, le plus parfait.
Et non les pleurs, le chagrin, le déchirement de soi,
le vacillement.
Tout cela est fumée qui descend,
qui se dépose sur la terre,
et l’enduit d’une couche noire.
La combustion incomplète est fumée.
Si tu retiens le don de toi, c’est chagrin,
tourment, sacrifice incomplet.
Poussière de charbon et non lumière,
non pas transformation, mais désagrégation.
Suie, gaz, demi-combustion, décomposition. »

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Monday, August 06, 2012

Aux stagiaires


« Jeunes gens qui m’écoutez, qui me regardez, qui me croyez, jeunes gens de partout, du vieux monde et du nouveau monde, je monte à un balcon en l’air qui domine les murs qu’on cherche à mettre entre nous, les mensonges et ma légende ; je vous parle : ce livre enseigne l’anarchie nouvelle qui consiste à aimer Dieu sans limites, à perdre votre prudence et à dire tout ce qui vous passe par le cœur. »

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