Monday, March 03, 2025

Je me souviens, maintenant, que j’avais lu La Salle de bain, de Jean-Philippe Toussaint, pendant le confinement ! C’est une photo qui me revient. Il  faisait si beau, j’étais dans le jardin de mon amie, son petit jardin pour nous un immense paradis. On avait même monté la tente pour y camper. On vivait nu. Il n’y avait pas d’avion dans le ciel, les chantiers arrêtés, les rues silencieuses laissées aux hérissons. Et il y a cette photo, je crois, où j’ai posé La Salle de bain, titre bien visible, en cache-sexe.  


Je me souviens d’avoir admiré La Salle de bain, mais je me souviens aussi que je ne m’en souviens pas. Il ne m’est rien resté (il faudrait que je le refeuillette, sans doute). Mais ce nouveau livre de Jean-Philippe Toussaint que je viens de finir — écrit justement pendant le confinement — il faisait beau à Bruxelles aussi — je pense que je ne l’oublierai pas. Je l’ai lu différemment et sans doute aussi que la manière d’écrire de JPT a changé. Je l’ai entendu dire dans un entretien que, dans l’optique de faire ce qu’il voulait, il avait ajouté à son écriture — à sa liberté — des choses fortement déconseillées (par la doxa Robbe-Grillet, par exemple) comme la psychologie. J’ai lu l’an passé sa très belle traduction (écrite au même moment) de la nouvelle de Stefan Zweig, Echecs, et donc, cette année, j’ai lu Echiquier et c’est très beau, très touchant, livre libre, libre de faire ce qu’il veut et non pas contraint de faire ce qu’il veut comme, il me semble, c’était encore le cas de son premier roman remarqué. Envie de tous les lire, les uns après les autres, découverte d’un auteur, cela veut juste dire : d’une personne — et, j’insiste, d’une personne libre, certes très soucieuse de la forme, mais, en tout cas, préoccupée de se donner, à elle et à son public, une « leçon de liberté » comme, moi aussi, je le proposais toujours aux interprètes avec qui je travaillais quand j'étais encore dans le show-biz, c’était alors dans les années 1970, je crois bien 


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Sunday, February 26, 2023

S tranglers


La fête annuelle battait son plein et c’est vrai que j’étais resté dans la resserre, « Personne ne t’a vu, où t’étais ? — J’étais dans la resserre ». Et c’est vrai que j’avais loupé le premier concert (le rock psychédélique de Théophile), le gâteau et, comme j’étais de biais, j’avais vu certains des trucages du magicien. J’avais traversé la foule comme une vedette, c'est-à-dire avec l’intention de donner l’impression que je connaissais tout le monde (tout sourire, distribuant des baisers avec la main), mais, en réalité, j’étais déprogrammé, erased. Mille et une fêtes assemblées parmi la foule m'avaient échappé (on avait parlé de la grosseur de la teub de César peut-être pendant des heures). En fait, je n’avais pas bougé de la resserre. « Mais où tu étais ? — Mais, si, j’étais là… » L’expédition à l’épicerie de nuit ne m’avait pas paru nécessaire, des amis très délicats m'ayant apporté — comme si c’était moi qu’on fêtait — la bouteille adéquate (vodka). Commencer au champagne, puis plus rien pendant un bon moment (refuser toutes les vinasses) et, quand la bouteille arrive sortie du freezer, alors, là, ne pas s’arrêter, ne pas s'arrêter, biberonner, c'est la recette ! — alors le monde devient : « ça vaut le coup ». (Et, franchement, j’écris cela le lendemain — en écoutant DOWN IN THE SEWER —, même pas mal au crâne, rien du tout, régénéré, je dis...) 

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Monday, September 26, 2022

R éalité


 

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Monday, September 12, 2022

Il y avait eu un mort, un suicide dans la nuit, on n’avait pas pu partir. J’avais délaissé l’affaire, je connaissais à peine, j’étais resté seul. J’étais allé au jardin botanique, puis au musée, puis à la fête foraine. Pour rentrer, j’avais pris un bus au hasard. Le lendemain, on avait décidé, une fois de plus, de passer par Saint-Nazaire, l’une de mes villes préférées, ville proche du rêve, sans une faute de goût, d’une grâce incomparable (l’autre personne y avait des souvenirs). J’essayai de savoir pourquoi : sans doute à cause de la guerre si visible. Car, la vérité, c’est que la guerre est un état indésirable et qu’il n’y a pas de vérité du conflit, de la destruction. Et puis, depuis trois mois, c’était le premier jour gris. Ça aussi, ça dépaysait. J’aurais voulu ne pas entendre parler français. Après avoir visité, avides, tout ce qu’on pouvait à Saint-Naz’, on avait rejoint la plage de Pen Bron vidée par la pluie, juste les oiseaux, les plantes…


Le lendemain, plus belle journée du monde, pure apparition, tout lavé, richesses déversées abondamment dans la main de chacun, pierreries, mica, tout le monde poètes, tout le monde peintres. Quelle idée magique d’avoir organisé un anniversaire au resto Le Récif ! Comme si on était beaux, riches, jeunes et éternels ! (Comme si on écrivait sur IG ! Comme si on avait de la chance et comme si c’était vrai pour toujours et à jamais !)


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Wednesday, March 17, 2021

C harly va dans la nuit dans les parcs la nuit



 

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Monday, January 04, 2021

S aint-Nazaire, son enfance



 

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« T erraqué »



 

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Saturday, December 05, 2020

S ortie à la mer, une de plus (en hiver)










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Tuesday, December 01, 2020

B aigné ici (Pen Bron)



 

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Saturday, September 26, 2020

F orêt du Grâve



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Monday, July 13, 2020

C hasseur-cueilleur



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G rand-Lieu



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Sunday, June 28, 2020

F emme-azur



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