Friday, April 09, 2021

L ’Utopie


« une capacité à devenir multiple, à se multiplier, en fait »


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Monday, February 22, 2021


« Grüber est le plus beau paradoxe que le théâtre ait jamais connu. Nul plus que lui ne voulut chasser le » Théâtre » du théâtre. C’est-à-dire l’hystérie, l’emphase, le paraître, le jeu du chat et de la souris entre un acteur et son personnage, l’épate, l’imagerie, le geste qui claque dans le vide, le théâtre qui fait la pute , qui racole, qui cherche à flatter l’audimat, le théâtre qui pue le compromis. Mais en même temps, Grüber exaltait la convention même du théâtre, ce lieu improbable entre le dedans et le dehors, ce lieu de tous les possibles : des paysans de Tchékhov aux visages peints comme des Indiens devant un public assis sur des chaises comme importées d’un village grec et le tout joué dans le quartier turc de Berlin ( » Sur la grand-route » ). »


« Le spectacle doit finir… La mort n’est pas une chose féroce. Il faut bien quitter le plateau. »

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Friday, January 22, 2021

 « Le metteur en scène, c’est une homme qui parle de la beauté »


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Tuesday, January 19, 2021

J e ne suis plus spectateur de rien, c’est ça être à l’intérieur, c’est ça être confiné


« Il n’y a plus de sujets dont nous sommes juste les spectateurs. Avant, être spectateur, c’était être sur une rive et voir quelque chose comme — selon la célèbre formule où même des catastrophes, en quelque sorte, auraient pu vous enchanter parce que vous les regardiez de loin. Le confinement, le vrai confinement, c’est-à-dire celui définitivement dans lequel on est *, c’est que, ça, ça a disparu. Il n’y a plus de situation où vous pouvez être spectateurs. »

*écologique

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Monday, January 18, 2021

S ur Delon


« Sa richesse vient du fait qu’il est multiple et que tous les personnages qui cohabitent en lui s’entendent mal entre eux, d’où des abrupts sanglants, des passages imprévisibles de la colère à la tendresse. »

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Friday, January 08, 2021

 

« Up there, there is a sea 

The sea's the possibility » 


« There is no land but the land »



« There is no keeper of the key  

Except for one who seizes possibilities »


« I seize the first possibility, it’s the sea around me »


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V oyageuse (voyageuse mentale)


« Mais comment faites-vous pour voyager autant ?

— Mentalement ? 

— Oui.

— Parce que je pense que je suis simultanée. C’est-à-dire, si vous voulez, je me passe, je me passe, en même temps, aujourd’hui, très précisément, le 4 janvier 2020, mais, peut-être aussi en 2020 avant Jésus-Christ, mais, en même temps, dans les années trente et, pendant que je vous parle, je sais que nous avons été et j’y ai été en 38, 39, 40 — ou en 1985 — et pourquoi pas au temps qui m’est si familier où on brûlait les sorcières à Osnabrück, alors, par exemple, en 1561, où je peux dire à ma mère : Est-ce que tu te souviens de Frau Skiper [?], elle me dit : Qui ? la couturière ? — ma mère pense que c’est la couturière de 1927 —, je dis : Non, celle qui a été brûlée en 1561. Voilà. Bon, pour moi, c’est du simultané permanent et tout à fait vivant. D’ailleurs, vous savez, ce que je dis là, c’est une banalité, parce qu’en rêve on est toujours dans des superpositions de temps, d’espaces, d’êtres, de soi-même. 

— Donc vous êtes une rêveuse éveillée ? 

— Oh, oui. D’ailleurs je voudrais pas que ce soit trop parce que parfois je trouve que c’est trop. Mais oui. Par contre le vrai voyage sur la terre, le voyage terrestre et aérien, ma mère l’a accompli, elle n’a pas arrêté de voyager dans son existence. 

— Vous aussi… 

— Très peu 

— …mais c’est mentalement. Mentalement et psychiquement, vous traversez des mondes.

— Bien sûr, mais quand on a une bibliothèque on ne fait que ça. »




« un écrivain qui s’auto-observait et qui essayait de comprendre à quel point tout était équidistant dans son percept pour parler comme Gilles Deleuze, aussi bien la miette de pain sur la moquette que le bruit que fait un avion dans le ciel quand on marche dans une campagne et on est complètement seul — ou une conversation derrière la porte quand on descend un escalier, etc. »


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Monday, January 04, 2021

U n journaliste récemment m'a demandé quel serait le thème du spectacle


« Pas de sujet, pas de thème, pas de pensée ; rien que la volonté de dire. Qui fait avec rien une forme dans laquelle s'installe du sens. »

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Friday, September 25, 2020

L a Perfection facile


« La perfection me semble facile. Je vois qu’il suffit de reconnaître son néant et de s’abandonner comme un enfant dans les bras du bon Dieu. […] je me réjouis d’être petite puisque les enfants seuls et ceux qui leur ressemblent seront admis au banquet céleste. […] J’ai compris que, sans l’amour, toutes les œuvres ne sont que néant, même les plus éclatantes comme de ressusciter les morts ou de convertir les peuples. Jésus ne regarde pas autant à la grandeur des actions ni même à leur difficulté qu’à l’amour qui fait faire ces actes. »

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