Saturday, November 16, 2019

Tiens, François, tu voulais le lien pour le Cunningham. J’aimerais bien, d’ailleurs, poursuivre ce stand-up, commencé en février à Nantes à l’invitation d’Olivia Grandville et, ici, spécialisé dans Cunnningham ; j’aime bien la forme du stand-up, ça permet de sortir toutes les conneries qu’on a fourrées dans la tête et réactivées quotidiennement par les télés, les radios, les journaux, les réseaux sociaux, les publicités, les communications gouvernementales, les programmes de théâtre, etc.)
Bises, 
Yvno

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Tuesday, October 22, 2019


Salut Isabelle, il y a déjà mille ans qu’on ne s’est vu, tout passe si vite à Paris, depuis le très, très beau spectacle de Latifa et d’Antonia qui, lui, ne passe pas, mais reste extrêmement secret et énigmatique, à côté de l’époque, merveilleux comme une grotte de vitalité, inachevé de perfection (bon). Si ça t’amuse de jeter un œil sur le texte de ce stand-up intitulé Yves-Noël Genod dira au moins une phrase de Merce Cunningham (et peut-être un peu plus), voici le lien de la dernière version (ça changeait évidemment tous les jours et ça changerait si je le reprenais). Mais je crois que tu imagines très bien au moins l’ambiance (sans avoir même à jeter cet œil), tu étais là à mon premier spectacle En attendant Genod, il y a 16 ans (en juin 2003), à Nantes. 
Je t’embrasse, 
Yves-Noël
https://ledispariteur.blogspot.com/2019/09/blog-post_97.html

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Saturday, September 07, 2019

R entrée


Denise, c’est horrible, j’ai rien foutu de l’été, mais alors, rien, et j’ai même, je crois même plusieurs fois, pris la résolution de plus rien foutre de ma vie ! mais je dois faire un spectacle sur Cunningham dans 15 jours et je suis toujours aussi cool — jamais été aussi cool ! Bref, l’heure est grave, on n’a plus le temps de rien. Peut-être, ce que je peux te demander puisque le spectacle s’intitule encore YNG dira au moins une phrase de MC (et peut-être un peu plus), c’est cette phrase ? Sois gentille. J’en ai trouvé une que j’aime bien (dans « Le Monde ») : « La danse n’est jamais aussi intéressante que lorsque chaque pouce d’espace est comme pris au piège du mouvement » — mais elle appellerait un développement… Tu as sans doute mieux… Peut-être aussi te demander tout ce dont tu te souviens qui a rapport aux bêtes. Je ne sais plus qui m’a dit hier ou je ne sais quand que MC parlait (qqpart) de la manière dont tombaient les animaux (quels animaux ? chats ? éléphants ?) Et qu’il aimait bien observer ça et imaginer transposer avec les Sapiens…
Je t’embrasse, très chère, 
Yvno

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Friday, July 12, 2019

T earoom, de William E. Jones


Ahahah ! Enigma ! C’est vraiment des pd, là, y a plus de doute, on tient la preuve ! J’ai vu hier à la cinémathèque un film très ennuyeux (donc très bon) fait avec de la pellicule... je sais pas comment quelqu'un a récupéré ça... la police avait décidé de surveiller une pissotière et un policier (ou plusieurs se relayant) filmait en caméra cachée les pd qui se mattaient, se branlaient, etc. Ce qui est émouvant, c’est la répétitivité des actions et des affects (le sexe, la peur et l’excitation d’être découverts) et les différences minimes des individus, tous à peu près beaux et à peu près moches et c’est que ces hommes sont tous morts, c’était dans les années 50 ou 60 aux Etats-Unis... Je n’ai pas reconnu Merce ni Cage dans le défilé, mais…
YN

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Thursday, July 11, 2019

Oui, envoie ! J'ai fini avec Les Trois sœurs dimanche et, en effet, je suis dans Cunningham, dans ce que tu m'as donné. Les Inrocks me demandent un texte. Je viens d'en écrire un toujours sur le mode : je ne sais rien et je ne veux rien savoir. Mais c'est une posture. Je tiens vraiment à tout savoir. Et je compte toujours (et encore) sur toi. Mais je vais bientôt partir en vacances-vadrouilles, pas vraiment la mer du Nord qu'on avait évoquée (plutôt le grand Sud). Le texte est demandé pour fin juillet, j'ai le temps d'en écrire un autre avec ton aide cette fois. Je ne sais pas où tu seras fin juillet ni fin août. Je passerai vers toi (mais pas ces jours-ci comme annoncé, je suis vanné). Le temps va manquer encore pour ce spectacle — à moins que j'arrive à me trimballer Merce Cunningham tout l'été avec moi... L'été qui, pour moi, est un infini passe toujours trop vite... Bises pour ce soir, très chère

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Monday, July 08, 2019

A h oui


Ah, merci Denise ! Moi aussi, je me demandais pourquoi je n’avais pas ton adresse email. J’ai recopié mes notes. Merci pour ce que tu m’as envoyé aussi par Messenger. Tout ça m’émerveille. Je donne un cours à La Cambre le 13 mai et encore un le 20 mai, ce que je te propose, si tu es à Bruxelles à ces moments-là, c’est de se revoir. Le 13 dans la journée, c’est-à-dire avant le cours à 18h ou après 21h (je dois rentrer tôt le 14) et le 20 (avant 18h ou après 21h) ou le 21 à déjeuner, par exemple… Tu me parleras encore et je prendrai des notes, ce sera parfait. Tu me montreras aussi le livre des dessins d’oiseaux. Je répète Les 3 sœurs, en ce moment, alors je n’ai pas vraiment le temps de commencer le travail sur Cunningham (et ce serait trop tôt, d’ailleurs), mais aujourd’hui (et hier) mon actrice est malade alors je me suis moi-même gentiment mis au lit à pouvoir faire mon courrier… Ce que tu as dit que tu pouvais m’envoyer par mail, c’est MC, un demi siècle de danse, de David Vaughan ; les phrases de Zarathoustra qui s’applique à MC ; l’anecdote d’Helen Keller que tu m’as déjà racontée ; des traductions de textes de MC. Ce que j’ai déjà, en tout cas, c’est Le Danseur et la Danse (un recueil d’entretiens).
Voici le texte que j’ai proposé pour le programme de cette manifestation de septembre, dis-moi s’il t'apparaît quelque chose chose d'embêtant (j’essaye de rester vague vu que je ne connais pas encore mon sujet ni — encore moins — le spectacle que je vais en tirer), la deadline était jeudi dernier, mais je pense qu’on pourrait encore rectifier si nécessaire… (Ah oui, le titre de la performance, c’est : Yves-Noël Genod dira au moins une phrase de Merce Cunningham (et peut-être un peu plus)) : 
Il n'est pas sûr que Merce Cunningham n'ait jamais eu quelque chose à dire sur la danse qu'il n'ait pas dite… par la danse. C'est ce qu'il fait remarquer, en tout cas — et non sans humour —, aux journalistes. Voilà qui a pu séduire Yves-Noël Genod qui ne s'intéresse — mais avec passion — qu'à ce qui n'a pas de sens. Pas de sens prédéterminé, pas de vision morale ou politique, pas d’« idées sur la chose », au sens — et, bien sûr, c'est encore un sens — de Wallace Stevens : « Not ideas about the thing, but the thing itself » ou à celui d'Anton Tchekhov s'exclamant (dans une lettre) : « il serait temps que les gens qui écrivent, en particulier les artistes, reconnaissent qu'en ce monde on n'y entend goutte ».
Si Merce Cunningham parle, c'est, par défaut, de ce qui ne s'énonce jamais, sauf de rares fois, dans la poésie. Ainsi Yves-Noël Genod offre un spectacle dont il ne saura rien par avance, un « accident », une « conversation », dit-il, sous l'égide d'un jeune homme de cent ans, Merce Cunningham, qui invite encore, par l'évocation, à diriger son regard sur la danse…
Bises, 
Yvno
Tiens, je t’envoie un autre portrait avec des tatouages que tu détestes (mais ceux-là sont bien la version décalcomanies que tu croyais…)

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