Thursday, November 23, 2023

D ans la certitude de la chance personnelle et de la disgrâce de la société


Rien ne me manque dans la vie, mais je peux donner mes trucs. Je connais, en ce moment, deux librairies, l’une à Jourdain, l’autre à Saint-Paul où j’entre et où j’achète ce dont je n’aurais jamais l’idée auparavant. Je n’achète plus de fringues, Dieu soit loué ! (c’est devenu trop cher) (et d’ailleurs je voudrais être habillé comme Lucky Love, je l’ai rencontré l’autre soir dans une rue montante de Pigalle, mon Dieu qu’il était beau ! il attendait son taxi, j’ai pu m’approcher très près de lui avant de lui parler (il était sur son tél), il m’a dit : « Je vais à une soirée », il portait le plus beau smoking à sequins que je n’ai jamais vu, d'un noir plus lumineux que celui de Barbara, c’était Paris au cube, Marlène Dietrich, Liza Minelli et cette manche manquante, vide, flottante, tissus en trop…), mais j’ai reporté mon addiction sur les livres. Peut-être, bientôt, je ne pourrais plus, je me mettrai peut-être à en voler, mais j’en ai un stock maintenant tellement important que sans doute (comme les vêtements) j’en ai bien assez pour le restant de mes jours. J’achète des livres que l’on ne peut lire que s’il ne manque rien. Hölderlin par exemple, traduit par Gustave Roux, c’est inespéré de tomber là-dessus. On ne l’attendait pas, on ne l’espérait pas, rien ne manquait, vous ne voyez pas ? Alors on lit Hölderlin parce que rien ne manque… Ça ne peut se lire que comme ça. Dans la certitude de la chance (personnelle). La certitude qu’il manque tout à la société et rien à soi. Gustave Roux, c'est ce poète vaudois homosexuel dont je parlais dans ma conférence sur la poésie suisse que j'avais donnée chez les particuliers qui la voulaient


Labels: ,

Monday, July 04, 2022

N abokov






(Sur les hauteurs de Neuchâtel, dans le parc Evologia...)

Labels:

Tuesday, February 16, 2021

Moi aussi, j’ai été touché de te rencontrer ! Surtout la fois où tu t’es mis à devenir en 3D, à soudain habiter un corps réel (et, du coup, sexy !) Moi, je dors dans la montagne, en ce moment, et, ça aussi, c’est très sexy !

Tiens, je recopie pour toi une phrase de Thoreau trouvée tout à l'heure dans le journal de ce weekend qui traîne avec moi (et que j’ai feuilleté assis sur une souche en attendant la navette qui me remontait à l’hôtel — car l’hôtel est tout en haut, 2337m) : « Ce n'est point dans la société que vous trouverez la santé, mais dans la nature. Si nous n'avions les pieds au milieu de la nature, nous aurions tous la face pâle et livide. La société est toujours malade, et c'est la meilleure qui l'est le plus. Elle ne recèle nul parfum salubre comme celui des pins, nulle fragrance pénétrante et restauratrice… »

Souhaitons-nous de vivre, cher Rowan !

Yvno

Labels:

Saturday, May 26, 2018

V illa « Le Lac »



Labels:

Tuesday, August 30, 2011

No Sex Last N...



Labels: