Monday, May 25, 2026

Il y a un temps où tous les mots sont douloureusement bons. C’est au sortir du sommeil, comment dit-on ? « réparateur », un jour de Pentecôte. Un lundi de Pentecôte. Un jour en plus, divin. Tout un monde de fées fécondes. Tout a été rêvé. Même la mort. Lætitia Casta était passée en voisine. Pour embrasser. Elle avait du texte à répéter pour le lendemain, elle était en tournage. Une série. Beaucoup d’informations à faire passer et comment faire pour que ce soit quand même… « un poème ? » Je finissais sa phrase. Jean-Paul me frôlait et me soufflait : « Non, mais elle est d’une beauté ! Elle est d'une beauté ! On a envie de le lui dire, vous ne trouvez pas ? » Je laissais Jean-Paul le lui dire. Et c’était ce crépuscule très long, caniculaire, cette terrasse où dormir, Madrid, cette nuit sans fin, fleurs et fanes, les roses avaient passé
 
« Mais il y en aura d’autres... », disait Jean-Paul...

Bien sûr, le journal-papier annonçait une catastrophe pour l’été. Une de plus. La fin du pétrole. Nous n’irions pas en Corse. Plus d’avions, plus de bateaux. À la voile ?

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J’avais envie d’avoir un chien. J’avais la maison, j’avais le pays, j’avais envie d’être réveillée par l’amour inconditionnel d’un chien. Oui, il fait beau, oui, la nouvelle journée, oui, faire des courses, oui, regarder le monde. Mais s’aimer d’abord, oui, mon bon chien, I love you
Je ne lis plus les journaux. Je ne parle pas des réseaux sociaux, les algorithmes ne m’envoient que ce qui me fait plaisir (femmes nues, plantes, animaux, philosophie, humour). Mais il y a trop d’horreurs dans les journaux

Elle rentre dans la chambre de sa bonne qui est absente

C’est le matin que la rose est le plus belle

C’est à cet endroit que la route est le plus étroite

« Naître, c’est faire naufrage sur une île. » (James M. Barrie)

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