Tuesday, March 16, 2021

L iens

 

A transmettre aux étudiants, s’il te plaît, cher Gilles. 


Il y a trois textes dont je vous ai parlés, seulement trois textes courts, mais qui me semble contenir l’essentiel de ce que je rassemble sous le terme (sans doute mal choisi) de « dissociation ». Je vous prie de les relire, éventuellement même de les étudier (comme je le fais depuis si longtemps) :

Le livre intérieur (Proust) qui commence à « Le livre intérieur de ces signes inconnus » jusqu’à  « la pénombre que nous avons traversée. » (troisième page) 

La conférence de Virginia Woolf à la BBC (sa voix est magnifique aussi) 

Borges y yo (vous en trouvez la traduction facilement) 

Et puis un lien que m’a donné Gilles où l’on voit un personnage de sketch se débattre avec une dissociation maladive.

Au plaisir de vous retrouver, en tout cas !
Yves-Noël

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Sunday, February 04, 2018

L e Chien de machin


Oh quel regret de ne pas rencontrer ton chien ! Toi, je te connais et je sais qu'on se reverra, qu'on n'en a pas fini tous les deux, qu'on a la vie devant nous (n'est-ce pas ?)... mais un chien ! et un chien qui a l'air miraculeux comme le tien... Bon, j'ai vu le bébé de Pietro hier à minuit, trop craquant, c'est déjà ça... Oui, c'est possible que ton travail plaise à Philippe Quesne. Il est sur FB, assez actif, qu'est-ce qu'on peut faire ? Tu veux que je lui envoie un mot pour te signaler et tu prends la suite ? À la vérité, Philippe, quand je lui demande une place pour voir un des spectacles qu'il programme me répond dans l'heure, mais pour le reste... Il est très intelligent et il sait ce qu'il veut (montrer à Nanterre). Il faut que ce soit formel (très inattendu et très engagé dans une forme) et certaines choses qu'il programme sont vraiment sublimes. Il a réussi à créer une « identité », comme on dit, un ensemble fort et enthousiasmant de choses très vivantes (même parfois très ratées)... Il faut, en effet, je trouve aussi, que vous vous rencontriez...

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Sunday, April 03, 2011

Christophe,

Merci pour ce que tu m'as dit l'autre soir. Tu aurais autre chose que tu n'as pas eu le temps ? Ça m'intéresse. J'avais l'idée de ce troisième acte dès l'avant-première du 18 février. Mais on n'aurait pas eu le temps de le faire, de toute façon, pendant la semaine qui nous restait (et où on devait aussi remanier la première partie). Mais c'était de nouveau très évident, pour moi, le 1er avril. C'est pour ça que ce que tu m'as dit m'a touché : où ça va ? qu'est-ce que ça devient ? De même comme ça ne prend vraiment pas auprès des programmateurs, je me dis qu'il doit manquer qqch à mon histoire. Peut-être de la dramaturgie. Devrais-je travailler avec un dramaturge ? Jusqu'à maintenant, je me tiens obstinément à ne rien avancer d'autre que le lieu mallarméen (rien n'aura eu lieu que le lieu, excepté, peut-être, une constellation – que je lis souvent « consolation »), mais, mais, en effet, là, il y avait la place pour le troisième acte de Parsifal. Je vois le début : un pique-nique encore sur une autre planète – bout de planète, bout de silence – Jeanne et les deux minous et l’enfant, une table de camping dépliée… Le temps a passé (millions d'années – peut-être des vieillards) mais l’enfant est resté au même âge. On ne sait pas qui est le père (Felix ou Philippe) parce que Jeanne a couché avec les deux en même temps ou perdu la mémoire (ou que ce n’est pas la question). Puis la vie renaît autour de ce drame d’amour éteint. Lorenzo, Pierre, Marlène. Jean Biche ayant disparu. C’est l’enfant qui dénoue l’énigme. Il construit un puzzle. C’est une image.

Bises

YN

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Tuesday, March 15, 2011

Les Photos non libres de droit

Cher, mais je dirais : merveilleux !!!! Tu sais comme j'apprécie Felix et tu sais comme j'aime jouer à plusieurs et les garçons...
Mon costume de Reine de Samba est fou, d'une beauté folle..... Je pense qu'avec il faut chanter une chanson d'homme ou dire un texte d'homme : je pensais à la dernière allocution en date de Khadafi qui est un très intéressant travesti... J'ai aussi en amour en ce moment un texte d'un Malandro d'une favela de rio, sambista : Ademar, ainsi qu'un poème de Keats sur la solitude, mais peut-être cela ne te convient-il pas la solitude.... Pourtant on pourrait coupler ça avec le standard de jazz Solitude merveilleusement chanté par Marianne Faithfull sur son dernier disque..... Ci-joint deux photos de moi qui ne sont pas libres de droit et qu'il ne faut surtout pas faire circuler mais que je te confie en proposition d'un second costume. Mais je sais ce que je veux absolument trouver pour toi : une scène à deux tirée d'un film italien sorti l'an dernier : la plus belle scène d'amour du cinéma depuis 1978. Je ne t'en dis que ça... Je la trouve, après je te la montre...
Here is Keats :

O solitude, if I must with thee dwell
Let it not be among the jumbled heap
Of murky buildings ; climb with me the steep, –
Nature's observatory – whence the dell
Its flowery slopes, its river's crystal swell,
May seem a span ; let me thy vigils keep
'Mongst boughs pavilion'd, where the deer's swift leap
Startles the wild bee from the fox-glove bell.
But though I'll gladly trace these scenes with thee,
Yet the sweet converse of an innocent mind,
Whose words are images of thought refin'd
Is my soul's pleasure ; and it sure must be
Almost the highest bliss of human-kind
When to thy haunts two kindred spirits flee.


O solitude, si je suis vraiment obligé de vivre avec toi
Qu'au moins ce ne soit pas dans ce bordel
D'immeubles foireux ; monte avec moi en haut d'un pic
– Observatoire de la nature – d'où la vallée,
Ses pentes fleuries, le renflé de cristal de sa rivière,
Aie quelque chance d'avoir l'air inoui.
Etc. La suite un autre jour, je dois partir...

J'ai aussi acheté des cierges pour faire comme sur la place Tahrir...

J'ai aussi en amour Cosa Sono Le Nuvole, un court-métrage (40mn) de Pasolini : une adaptation de Othello avec des acteurs tenus par des ficelles dans les cintres comme s'ils étaient des marionettes siciliennes. Toto au-delà du divin dans le rôle de Iago : ce fut son dernier rôle. Et Domenico Modugno, l'immortel auteur de Volare, en éboueur qui chante Meraviglioso : l'histoire d'un type qui veut se suicider et qui y renonce (ça lui est vraiment arrivé d'où la chanson – tu peux la voir sur YouTube, regarde l'extrait à la Rai c'est sublime, on trouve aussi l'extrait du film où il le chante...) : je voudrais chanter cette chanson avec le costume blanc...

J'espère que ça ne t'embètes pas toutes ces propositions, je suis bien évidemment prête à faire tout à fait autre chose. (Quand ai-je dit « capable de tout » by the way ? A quelle occasion ?)

My dear, je suggère que nous nous voyions le plus vite possible : le 4, est-ce déjà possible ? ou le 5, ou le 6, pour prendre des gateaux, parler de tout cela ou pas, parler un peu des Tronomettes, j'en ai besoin et je suis mieux au point techniquement maintenant...

Much much love,

j

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