Monday, December 28, 2009

Les codes pour aller chez Pierre

Pierre a fermé son blog. Je ne sais pas, il veut faire autre chose. Il ne l'a pas détruit, encore heureux, il l'a juste fermé. Il a daigné du bout des lèvres me donner les codes de cette fermeture. Si vous voulez lire de la poésie active, c'est là qu'il faut aller, peu importe que ce blog ne soit plus alimenté au jour le jour, il s'agit d'autre chose (d'intemporel, en fait).
Par exemple, j'ouvre au hasard et la première chose que je lis, c'est ça :

Les ifs longeant la route, chaleur brutale, on s’en accommode, nommer les montagnes, elles défilent sur le côté, l’eau chaude dans une bouteille cabossée, je prends la place du conducteur, le dossier humide, la sueur d’un autre, je m’y colle maintenant. Mécaniquement traverser la France, à n’y rien comprendre, jusqu’aux vastes ciels du Nord, nuages moutonnants, découpes trop nettes.

Et tout - tout - est à l'avenant. Voilà mon avis. "L'eau chaude dans une bouteille cabossée", c'est exactement ça, l'écriture. Code : wimp et mot de passe : zola1840.

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Wednesday, July 29, 2009

Et Pierre fait des diaporamas

Coucou mon chéri!

Voici la photo, si tu veux la mettre sur ton blog (avec le titre Faire-part?)

Je mettrai mon diapo en ligne ce soir je crois.

Bisous,

Pierre

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Monday, July 06, 2009

Mon Chéri,
J'aime beaucoup "la tresse". L'ensemble (tout ce que tu as publié sur les vacances) donne un goût de pas assez (ou de trop peu... comment tu disais?). J'ai envie d'écrire sur la tresse... Moi, je vais continuer mon "chapelet", la forme courte me convient bien en ce moment (les Français et la forme...). J'aime bien l'idée que les galets soient dans tous mes textes, comme les perles d'un chapelet.
A part ça, pour être trivial, j'ai été payé ce matin. Ma situation est ridicule: je crois que j'ai ZERO découvert autorisé, et que tout se bloque au premier euro, ce qui est arrivé hier.
J'ai pas mal dormi, mais pas assez encore, j'avais les yeux gonflés au lever. Kim est rentrée hier, Sébastien est venu manger, puis ils sont allés au ciné. Tu parles de la rentrée 2010, des perspectives professionnelles... Faudrait peut-être que je me trouve autre chose, moi, l'éducation me fait chier maintenant.
Pour Vichy, il y a 4h de route à partir de Paris. C'est pas si long...
Bonne journée!
Lov' u
Pierre

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Sunday, February 01, 2009

« Mais quand cesseras-tu, Ovide, de gémir ? »

J’écris avec un certain acharnement sur le blog que vous êtes en train de lire. Il y a un moment où je n’écrirai plus (sur ce blog) qu’en recopiant des phrases de Pierre, je ferai du montage. Par exemple, là, la première phrase est de Pierre, la deuxième est de moi… Parce que l’essentiel a déjà été dit, je le pressens. Alors… Il suffit de faire tourner les mots dans des formulations heureuses… Et peut-être même de n’écrire sur rien. (Et des formulations heureuses, le blog ami en regorge, il en est même plein comme le ciel est, en fait, plein d’étoiles…) Le lectorat comprendrait peut-être que le blog est un blog sur rien, finalement… comprendrait plus clairement*. Vous lisez Pessoa (Le livre de l’Intranquillité) et vous écrivez comme Pessoa. Vous lisez Ovide et vous écrivez comme Ovide. Vous lisez Saint Augustin et vous écrivez, vous vous convertissez comme Saint Augustin**. Vous lisez Pierre et vous vous mettez à sucer sur l’aire (« l’ère ») d’autoroute***. J’ai rêvé cette nuit que le livre de Saint-Exupéry Lettres à l’inconnue (Un amour de Petit Prince) était en fait des conversations qui avaient été retranscrites d’appels téléphoniques de Saint-Exupéry. Je demandai : Il existait déjà le téléphone à l’époque ? (le téléphone portable, pensais-je).






* Marie Darrieussecq sur Les Tristes et Les Pontiques (Ovide) : « D’une syntaxe moins dense que ses textes précédents, ses lettres forment par moments un livre sur rien, obsédé par sa propre immobilité, un livre qui assiste à sa propre écriture en s’adressant à des absents. »

** Vous assistez à la mort de sa mère.

*** Vous prononcez mal le r parce que vous avez la bouche pleine.

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Wednesday, January 28, 2009

Pendant ce temps, sur Facebook...

oui, vous êtes bien jolie...

(j'suis un ami de Jean-Luc, mais plus hétéro que lui)

Au plaisir

Yvno

Aliénor

merci beaucoup :s

Yves-Noël

si vous me permettez de vous inviter dans mon amitié, j'aurais des nouvelles de vous, comme ça, de temps en temps...

Aliénor

voilà ;)

Yves-Noël

je vois qu'il y en a 444 qui ont eu la même idée que moi... je comprends

au plaisir

Aliénor

les autres je les connais tous plus ou moins :)

Bises

Yves-Noël

ah, ben, voici une manière de me distinguer : je serai celui que vous ne connaîtrez carrément pas ! moi, de manière que je sois* à part dans un cœur... d'une manière ou d'une autre... je prends pas beaucoup de place. bises

* vous remarquerez que j'ai mis le subjonctif selon la règle que je viens de lire : "de manière que" exige le subjonctif quand il s'agit d'un but (Il parle lentement de manière que je le comprenne.), et l'indicatif lorsque qu'il s'agit d'une conséquence (Il parle de manière que je le comprend.). en ce moment, je vis avec un garçon, pour tout dire, mais c'est très exceptionnel ! j'me suis fais chopper, quoi. et il est prof de français... mais si j'en raconte trop...

Aliénor

alors je comprends mieux pourquoi j'ai la chance de recevoir une leçon de grammaire à 21h !
être avec un homme de lettres, quelle chance, j'en suis incapable, je les choisis toujours en fonction de leurs neurones... non existantes ! je dois aimer ça ;)
Bises

Yves-Noël

oui, ben moi, ch'uis con de chez con, alors, là, y a pas plus con – mais con, si vous saviez, vous seriez contente de me connaître ! ch'ais même pas faire les p'tits trucs que vous faites si bien, là, avec les virgules et les yeux...

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Tuesday, January 27, 2009

With carnal desire

(De « tu me manques » à « à tout' »)






Le 26 janv. 09 à 15h50, Pierre Courcelle a écrit :

Comme tu me manques !



Le 26 janv. 09 à … , Yves-Noël Genod a écrit :

Ah bon ? Moi, non, pas du tout… Ça doit être que tu es au bureau… Non, tu ne manques pas : tu es l’avenir, l’idée du bout ou long chemin ensemble YN



Le 26 janv. 09 à 15h58, Pierre Courcelle a écrit :

Moi, ça doit être pcque je suis au bureau justement ! C physique. Je suis plongé dans 1 dossier sur les résidences d’artistes, figure-toi. Bisous



Le 26 janv. 09 à … , Yves-Noël Genod a écrit :

Oui, stratégies d’occupation du physique… Il y a quelque temps, j’enviais ton temps obligé au bureau… J’essaie d’occuper le mien… C’est 1 autre ruse, mais – oui – je préférerais que l’on soit à Venise pour que tu me manques vraiment – quand tu vas fumer une cigarette dehors… Baiser YN



Le 26 janv. 09 à 15h24 , Yves-Noël Genod a écrit :

soirée 1

Norah m'appelle, t'as pas oublié ton écharpe (grise) chez elle ? Si oui, elle rentre dimanche, part au ski, là, avec Cyril...

YN



Le 26 janv. 09 à 17:04, Pierre Courcelle a écrit :

Ah, non, j'ai pas d’écharpe grise ! C'est qui qui a oublié son écharpe, alors ?



Le 26 janv. 09 à 17h22 , Yves-Noël Genod a écrit :

Elle pensait qu’elle était à toi parce qu'elle était « assez chic », cette écharpe...
Je t’embrasse, mon amour

YN



Le 26 janv. 09 à … , Yves-Noël Genod a écrit :

Arielle Dombasle m’embrasse comme toi dans Perceval YN



Le 26 janv. 09 à 23h13, Yves-Noël Genod a écrit :

le fanfaron

Merde, voici que tu me manques à mon tour... Je voulais faire le malin tout à l'heure, le fanfaron, celui qui ne veut que la vie en Italie et je me retrouve, moi aussi, dans une forêt obscure, la forêt inepte, mais t’écrire déjà me redonne des forces – j’ai cru, un instant, que tu n’existais pas, mais c’est un leurre, je le sens maintenant. Passe une bonne nuit, mon amour et mon roi, moi, j’écoute Christophe Maé chez Drucker, j'ai l’trac pour c’week-end

YN

http://www.youtube.com/watch?v=uKUvQLTlySU&feature=rec-HM-r2 À partir de 7 mn.



Le 27 janv. 09 à 04h29, Pierre Courcelle a écrit :

J’ai fait un truc qui me remet d'aplomb : dodo à 20h ! Enfin, plus précisément, je m'allonge tout habillé, mais sous la couette quand même, lumières allumées, et je me réveille.... à 4h du matin.
C'était beau ce que tu disais sur le manque en tout cas... Ça m’a apaisé (Venise, la cigarette...). Et puis cette chanson de Christophe Maé, que je ne connaissais pas...
Pour ce we, faut pas t’en faire, je crois qu'avec Clélie, tout est aussi simple qu'avec moi !
On se voit ce soir si tu es dispo ?
Je t’imagine en train de dormir, mais je préfèrerais te sentir.

Pierre



Le 27 janv. 09 à 12h08, Yves-Noël Genod a écrit :

C’est drôle, je me suis fait un trip, hier soir... J’avais deviné, à un moment (parmi tout un tas d’autres suppositions, genre : mort, déchiqueté, blessé, aux urgences...) que tu dormais (mais tu dormais plus que « d’habitude »…) C’est bien, tu sais récupérer, toi, ça me plaît, ça montre ta force – et me rassure... Moi, pas trop, je trouve que j’ai le visage fatigué, en ce moment (je suis inquiet et ça m’inquiète, c’est la différence avec toi : plénitude, sans toi : vide), et je dois faire une photo demain ou après-demain, pour « Pref », figure-toi, avec lui : http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=158084316 (tu reconnaîtras, sur la photo, le cul, qui a l’air propre, de ce petit salopard, nom de Dieu (Bave.) de François Chaignaud à qui tu apportes du gel, et, gentiment, en plus, ça me troue, ça, et qui habite près de chez toi, en plus (Essoufflement de l'emportement.)), j'ai le trac aussi pour ça. Bref, j’ai le trac (mais ça va passer...) Pas aimé, faut dire, non plus, une lettre d’Hélèna qui m'a affaibli... Enfin, c’est pas Hélèna, mais son rapport à moi, si étouffant, je trouvais ça déjà impossible quand j’étais avec elle, avec, malgré tout, la satisfaction de son lit, mais, là, elle continue de faire comme si on était ensemble, effrayant... (elle continue de s'appuyer sur sa volonté). Quand je couchais avec elle tout en étant amoureux de toi, elle m'a dit, à la fin, qu'elle préférerait que ce soit le contraire, et, maintenant, elle imagine toujours que ça pourrait l'être, que je couche avec toi (puisque je couche avec toi, je pense, là, qu'elle a saisi), mais que je sois (encore) amoureux d’elle. Aucun avenir à cette élucubration. Hélèna ne sait pas ce que c’est que l’amour, et c’est ça qui me déprime, avoir été si longtemps avec une femme en panique, si peu sensuelle... Mais je suis amoureux de ma prochaine femme et puis, pour toi, tu sais (inutile d'en rajouter une couche).
Et voilà que je te raconte ma vie, comme une petite âme, car j'ai été en panique moi aussi hier soir et j’ai relu le message « Venise » et, en effet, c’est beau, le manque vrai de la lune de miel, la cigarette sur le pas de la porte... Mais c'est toi qui me le fais remarquer (parmi les autres suppositions : j’ai été vulgaire, Venise, tout ça...) Pour ce soir, c'est yes (après danse classique), avec immense besoin chanté façon Christophe Maé (« Vivre dans un donjon, c’est difficile pour une fille de onze ans qui a la pneumonie. », texte de Gad Elmaleh.) Passe une bonne journée, mon cœur. J’aimerais être plus viril…

Yvno



Le 27 janv. 09 à 13:28, Pierre Courcelle a écrit :

Il va passer ton trac ! Pour le petit cul de qui-nous-savons (savon), c'est un joli petit cul, certes. Et ?... Le visage fatigué, l’âge ? Masque d’argile ce matin, rasage de près... On se voit ce soir et ça me réjouit. Hier il fallait que je dorme (dormisse), j’étais épuisé, et ta réponse à la lettre d’Helena m’a retourné, je dois dire. Il y a ta prochaine femme aussi. Je le sais, ou plutôt c’est une possibilité. Je ne sais pas comment je réagirai quand tu tomberas amoureux d’une femme / si tu tombes amoureux d'une femme. Le petit cul d’un petit jeune, à côté... La chanson de Murat s'adresse à une femme, j’aime bien ce qu’il dit sur le corps (« corps qu'on effleure », « corps trempé »). Aussi : « ne jurer de rien », « le sang où l'amour me tient », et « mon désir si je le savais ».
Tu sais quoi ? Chaud, froid, larmes, joie, plein, vide... Louise Labé, quoi.
Renato m'écrit, pas dans les mêmes termes qu’Helena j’imagine, mais il se sent complètement hors-jeu. Grand vide pour lui. Je lui réponds, mais tu m’envahis tellement, toi, et j’en veux encore. « Projet d’être protégé », pour lui. Moi, c'est le projet d’être traversé. Je trouve qu'on traverse bien à deux (le chemin, toujours, à pied, à l’amble, Perceval, la forêt, Don Quichotte maintenant). Donjon, rez-de-chaussée. La forêt, locul amœnus, locus terribilis...
La virilité... Je te proposerais bien de te faire un brushing, je suis spécialiste (je le faisais pour ma femme, maintenant pour Clélie... j’ai raté ma vocation). En tout cas j’ai le matériel chez moi (tu sais, comme le gel).
A ce soir, beau blond, avec tous mes baisers,

Pierre



Le 27 janv. 09 à 14h28, Yves-Noël Genod a écrit :

Mince ! Tu sais que tout ça risque d'être publié... Je publie pour que la pudeur, la distance garde sa part, pour que ça ne soit pas tout d’un coup n’importe quoi – mais si tu mets la barre si haut, petit bonhomme... (En particulier, je ne pensais pas que Renato était l'enjeu, non, ça me rassurait qu’il y ait Renato fixe toujours présent, avec ses vingt ans et son visage masqué, entièrement présent...) Enfin, tout ça pour dire que tu me fais rougir... Y a pas de chat à fouetter, donc... À ce soir

YN

(Et puis aussi parce que tu écris « locul amœnus »...)



Le 27 janv. 09 à 15:08, Pierre Courcelle a écrit :

Mon Dieu oui, l’inconscient du langage et l’inconscient des doigts sur le clavier. Locul amœnus, le cul aimable, et locus terribilis, le lieu terrible. Y a matière !



Le 27 janv. 09 à 17:01, Pierre Courcelle a écrit :

soucis domestiques

Bel enchaînement de mails, quand ça se déroule sur ton blog ! En plus, tu as corrigé ma faute (« amoenius/amoenus », que j'aurais dû traduire par « aimable », « cul aimable » c'est mieux que « cul agréable »).
Question pratique : je peux amener le jambon de samedi soir ? (Lol.) J’ai aussi des légumes à réchauffer, à condition que tu aimes les lentilles (un truc que j'ai préparé dimanche soir), et que tu aies des assiettes. As you want. Dis-moi...
Bisous

Pierre



Le 27 janv. 09 à 16h26, Yves-Noël Genod a écrit :

Bon, alors, j'ai mis le cul « aimable », c'est ça ? Moi et le latin, tu sais, c'est de l'informatique (je me demandais aussi si on écrivait « œ » ou « oe »...) Tu « apportes » – plutôt qu' « amènes », ça, c'était Hélèna qui me faisait chier, là-dessus, tu vois l’niveau – donc, ce que tu veux (mais t'inquiètes pas, je passerai au Monop', j'adore les habitudes – pour ne pas dire les « rituels » – j'adore aussi ta nourriture, yes, dont j’ai déjà l’habitude. M’amène pas d’maladie, c'est tout ce que j’te d’mande (je rêve d'avoir un enfant, plus tard, je veux dire, je sais bien, pas avec toi...) Là, je mange du chocolat avec des mandarines. C’est drôle, on redit « Maman ! », dans la rue, de la même façon que souvent (c'est un mot qu’on entend)...

YN



Le 27 janv. 09 à 17:30, Pierre Courcelle a écrit :

Bon alors j’te laisse am’ner d’la salade, et moi j’te rapporte du jambon qui n’te rendra pas malade (j’en ai trop, je n’sais pas quoi en faire). J’ai hâte, je suis excité comme une puce tout à coup (alors que je commençais à sombrer dans le coma).
«Œ » si ton logiciel le permet, sinon « oe », c’est idem.
Je sais ta peur des maladies, et je comprends. Je te promets un bilan, bientôt, en bonne et due forme !
Danse bien, sois beau !

Pierre



Le 27 janv. 09 à 17h34, Yves-Noël Genod a écrit :

Salaud ! J’ai ta bouche sur ma queue...

YN



Le 27 janv. 09 à 17:35, Pierre Courcelle a écrit :

Et la mienne qui se raidit !



Le 27 janv. 09 à 17h39, Yves-Noël Genod a écrit :

Fais gaffe, t’es au bureau ! Allez, on se calme, messieurs. À toute



Le 27 janv. 09 à 17:40, Pierre Courcelle a écrit :

Lol. À tout'



Le 27 janv. 09 à 18h20, Pierre Courcelle a écrit :

histoire de cul

Me voilà obligé de me corriger pour tes publications !
Ma parenthèse n'était vraiment pas claire, je m'embrouillais en écrivant, donc si tu veux bien corriger sur ton blog pour que ça ressemble à qqch et que je n'ai pas l'air que (queue) d'une puce excitée :

Bel enchaînement de mails, quand ça se déroule sur ton blog ! En plus tu as corrigé ma faute (« amoenius/amoenus », que j'aurais dû traduire par « aimable », « cul aimable » c'est mieux que « cul agréable »).
Lov'

Pierre



Le 27 janv. 09 à 18h30, Yves-Noël Genod a écrit :

Pas l'temps, choux-crème (mais ne m'en veux pas), je suis déjà parti (et en justaucorps) ! À tout'

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Monday, January 19, 2009

Marlon, David, Claude et moi

De Claude Schmitz.

Cher Yves-Noël,

Très heureux de notre belle journée commune ce samedi... La note de cent trois euros et sa douzaine d’huîtres – la ballade sous la grande arche péplum Duras – Saint-Eustache – Notre-Dame – les tapis rouges, les cafés et les trains. C’est amusant, nous voilà très amis, comme ça, tout de suite... Et c’est charmant pour mes yeux… Que les os, le sheriff, la table, et les Kellog's Corn Flakes et les Loops te plaisent, j’en suis tellement ravi (si tu regardes le tout en vingt séances, c’est très bien) !

Quelqu’un me dit: « Ah, oui, Yves-Noël Genod (born 1962) pour la créature, c’est très bien... ce sera comme David Bowie dans The Man Who Fell To Earth. »

Je ne résiste pas à te transmettre la première phrase sur laquelle je tombe en ouvrant le recueil des lettres et journaux intimes de Lord Byron : « Je ne peux jamais faire comprendre aux gens que la poésie est l’expression de la passion enflammée, et qu’une vie de passion n’existe pas d’avantage qu’un tremblement de terre permanent, ou qu’une fièvre éternelle. Au demeurant, à vivre dans un état pareil, se raserait-on jamais ? »
Voilà, ça m’amuse, et puis ça fait écho à notre discussion concernant cette journaliste* qui paraissait si surprise de ne pas te voir en « costume » du Dispariteur (comme si tu le portais jour et nuit...)

Je vais lire le blog de Pierre...

Existe-t-il une captation de En attendant Genod ?

Je t’embrasse bien,

Claude

PS. Je t’enverrai bientôt des trucs un peu plus concrets – via la production – concernant les aspects pratiques du projet...
PPS. Dès que je mets la main sur mon directeur technique, je t’envoie les plans du white cube...






*« Cette journaliste », c’est, en fait, Gérard Mayen, le célèbre critique. Je m’étais pourtant entouré du bar du Lutétia (comme font les « vraies » vedettes), mais il était surpris de me voir « en pull ». Je lui ai répondu que je pensais que ce n’était pas le jour de la photo – et en effet. Gérard voulait me voir afin que je lui parle de mon « rapport à l’homosexualité » pour un double page dans « Pref » (le magazine rival de « Têtu », voyez-vous ?) et, comme il est jaloux – ou qu'il voulait me le montrer – il m’a dit : « Tu es moins bien habillé que pour Laurent Goumarre ! » (Qui venait de me faire un papier plus une photo pour « Danser », mais qui écrit aussi dans « Têtu » (pour résumer : Laurent est partout quand Gérard est à Barcelone.) Gérard m’a ensuite alors raconté qu’à une époque, à Montpellier, à une époque où il faisait les chiens écrasés dans je ne sais quelle feuille de choux-papier à chiotte, il s’était tout d’un coup retrouvé, comme ça, un jour de demi-saison à Montpellier, à interviewer Amanda Lear et, comme il avait été surpris (dégoûté ?) de la voir débouler « dans un vague pull avec lequel elle aurait pu faire ses courses au Monoprix – et pas le Monoprix nouvelle manière, non… », il l’avait mis dans le papier. Il s’était ensuite fait allumé par l’agent d’Amanda Lear qui lui avait dit que tout le monde savait, que c’était convenu, que, quand il n’y avait pas de photo à faire – et que c’était une loi du métier ! et qu’il fallait tout lui apprendre à ce blanc-bec ! – que le journaliste ne parlait jamais de l’habillement casual de la star (Catherine en bas filés, avec ses racines apparentes, Isabelle en charentaises, Amanda en pull d'en bas d'chez elle et Perceval en pyjama molletonné – pour dans la neige, les jours où y a pas photo ni Pierre de prévu…) (Note de l’auteur.)






À Claude Schmitz.

ah, c’est comme ça que je tombe ami en ce moment, oui, en coup d’foudre (l’âge venant, faut se presser) – mais c’est que j’ai d’la chance, aussi : en ce moment, je rencontre...
pardon pour tes yeux… mais c’est vrai que, franchement, ils étaient roses ! (j'ai même pensé aux Fauves, tu sais, Matisse, j'me voyais avec un pinceau, une toile...)
j'ai hâte de lire Byron, et Shelley, et tout ça (mais comme je suis lent, c'est bien d’avoir cette perspective d’un an...)
je vois que tu as déjà compris la manière de me parler (en tant qu’interprète) (malin comme tu es) : la flatterie !
Tiens, je vais me le passer ce soir, The Man Who Fell To Earth, je vois qu’il est sur YouTube.
en effet, je vais continuer de regarder ton Amerika de toi (que j’ai déjà vu plusieurs fois), et, surtout, dans l’immédiat, pour Lou Castel qui me stupéfie, un art extrême (que j’aimerais bien apprendre), il est constamment en train de redistribuer toutes les possibilités par un travail très actif, c’est lui le plus précis (quant à la pièce, tes intentions) et c’est lui – bien sûr car ça va ensemble – le plus ouvert – le plus ailleurs, partout – dans tous les sens et avec tous les autres (qui sont absolument très bien, d’ailleurs), sorte de Marlon Brando...
que ta vie soit douce, va en paix, gamin

Yves-No

ah oui, il existe une captation de En attendant Genod si tu peux lire les VHS, j'en ai tout un stock dont j'aimerais me débarrasser. une preuve que les époques vont vite : quand j'ai commencé – et tu étais déjà né puisque c'était il y a cinq ans –, c'était encore le temps des VHS... mais tu m'en apprendras bien plus sur la vitesse, je le vois à tes yeux brillant de cette couleur inconnue... comment disions-nous ?... comme l'eau d'un coquillage et entourés de cette chair rose et sexuelle, peinte, comme sucrée... (ça te va ?)

http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2009/01/17/le-dispariteur-blond-chevalier.html

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