Friday, May 10, 2013

Dans les rues de New York, non, Rome








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Sunday, May 05, 2013

La Vie intérieure de Théo Mercier



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Saturday, May 04, 2013

Romain



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Tuesday, April 30, 2013

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Chissà perché... (pour Théo)


Lievità misteriosa
del peso ormai morto
della vita, candore
del cuore sporco...

Sono i sensi un ricamo,
dopo la mezzanotte,
quando ritorna a casa, 
muta, la puttana...

È davvero un vento
questo dell’interna
vita, che non cade
mai, e monotono alterna

i sentimenti : ora,
chissà perché felice
(di nulla, e anzi,
come una meretrice,

torno da un disperato
giro) ardo gloriosamente
di vita : preda di forze
ora vive ora spente...






(Pier Paolo Pasolini.)

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Monday, April 29, 2013

Ici a vécu Hervé Guibert





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Sunday, April 28, 2013

People



« Je bouffe les culs chaque fois comme si c’était le dernier. »

C’est ce que je susurre, en général dans l’oreille, quand je veux « draguer », c’est-à-dire dire des cochonneries à n’importe quel mec (n’importe qui). C’est une phrase que j’ai piquée à Dave Saint Pierre qui affichait, sur Fb, son amour pour Woodkid (dont il voulait obtenir des places de concert). Mais Théo a lui-même été dragué par Woodkid et d’une manière tellement minable qu’il est déçu que Dave Saint Pierre — qu’il aime beaucoup, dont il a beaucoup aimé un spectacle au théâtre de la Ville — en soit là. C’était à la villa Noailles, à Hyère, il me dit qu’il drague encore plus mal que moi, bien plus mal. L’autre après l’avoir bouffé des yeux tout le dîner (enfin, en tout cas, sans équivoque) lui a dit : « Je t’aurais bien fait monter dans ma chambre, mais j’ai la chiasse ». Aaaahhh... Moi-même, je suis choqué et ça me fait rigoler. Je reconnais que c’est pire que ce que je fais, que mes techniques débiles et inefficace, que, là — c’est le cas de le dire —, c’est encore plus foireux. A un autre moment, Woodkid s’est relevé le cul de sa chaise, comme ça, de côté, pour péter (tout en regardant Théo) et il a fait mine de ramasser le pet avec sa main et il a dit : « C’est pas grave, c’est pas gras ». Aaaahhh... Ah, oui, il est vraiment complètement con... Théo, si sensible... Ce n’est qu’ensuite qu’un ami a lui (à Théo) lui a envoyé le premier clip de sa première chanson (Iron). Plus tard, assez récemment (trois ans après cette première rencontre), Wookid lui a envoyé un mail qui disait : « Avec tout ce qui se passe, pas de regret ? » (Entre temps, Woodkid était devenu une star, c’est ce à quoi il faisait allusion.) Théo lui a répondu qu’il avait des regrets : « pour lui »... Il se trouve que, quand Théo est arrivé à Rome, il y a une semaine, Woodkid était là. Il avait donné un concert la veille. Théo ne sait pas avec quoi : « Il n’a que 4 chansons ».  Je ne sais pas s’il n’a que 4 chansons... Toujours est-il que — d’ailleurs comment ce fait-il que Woodkid ait su que Théo rappliquait à la villa Médicis ? L’histoire ne nous le dit pas. « L’histoire ne nous le dit pas. » Toujours est-il que, là, Théo a accepté son invitation à dîner. « — Quoi, tu n’as quand même pas couché avec ?! », fais-je avec une répugnance surdimensionnée. Non, non, juste à dîner. Il se disait qu’il devait avoir des choses à raconter sur Rihanna, etc. (Théo aime bien les histoires, il aime bien qu’on lui raconte des histoires (il m’en fait raconter tout mon stock et s’émerveille souvent).) Il trouve Woodkid (« chevreau des bois ») très laid, pas seulement de visage, mais tout le corps (les poils frisés), pas seulement le corps, mais l’intérieur, l’âme, et il dit que sa laideur extérieure n’est pas grand chose par rapport à sa laideur morale bien pire, bien supérieure. Je lui dis — avec un ton de connaisseur — qu’il drague comme ça « parce qu’il ne s’aime pas ». D’ailleurs je l’ai lu dans une interview dans une revue de télé au Monoprix. Il le dit lui-même, qu’il n’aime pas sa gueule. D’ailleurs, moi aussi, je drague (presque) comme ça, dis-je pour apitoyer de nouveau Théo (stratégie toujours plus minable et inefficace) : « parce que je ne m’aime pas ». Ensuite, on revient sur Dave Saint Pierre. On se dit qu’il doit vraiment être très laid pour désirer qq’un comme Woodkid... Ça laisse Théo rêveur. Ce que j’aurais pu dire, c’est que les hommes très laids (dont je fais partie) — qui n’ont jamais aucune chance de baiser — finissent par dire et faire des choses très agressives (de dépit, de cynisme) et qu’il ne faut pas le leur reprocher quand on baise et qu’on est jeune et beau (comme Théo), qu’ils finissent par se salir parce que le monde du sexe est ainsi fait, qu’ils n’ont, de fait, aucune chance. C’est une pensée à la Houellebecq. Houellebecq — d’ailleurs, de plus en plus laid. Il l’était déjà au maximum, mais il l’est encore de plus en plus (encore un mystère). Théo essaie de le décrire, mais il est ébloui quand je lui rapporte la façon dont Michel Houellebecq s’est lui-même décrit dans son dernier livre, La Carte et le territoire : « une vieille tortue malade » *. Houellebecq était très fier d’avoir trouvé ça. Woodkid s’est acheté une maison à Los Angeles avec Lana Del Rey. Note plus glamour. Mais Théo dit que Lana Del Rey aussi est  « dégueulasse dans le privé ». Là, le souvenir que j'ai de la conversation se perd dans la confusion.






* « Il avait pris du ventre depuis la dernière fois, mais son cou, ses bras étaient toujours aussi décharnés ; il ressemblait à une vieille tortue malade. »

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Saturday, April 27, 2013

L'Amant de personne



Théo Mercier.

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Saturday, April 21, 2012

Christe Eleison





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Sunday, April 15, 2012

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Roma é bellissima in primavera

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Roma é bellissima in primavera

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Ostia Antica

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Seuil et voyage




« Il y a bien des chemins sans voyageur. Il y a encore plus de voyageurs qui n'ont pas leur sentier. »

« Il fallait, comme pour beaucoup de choses de ce monde, se contenter de rester sur le seuil. »



Journée de pluie insensée – quel temps fera-t-il demain ? C’est Rome, mais je me suis enfui de Rome. Pour un voyage étrange, je dirais même insensé. Des heures de bus dans des banlieues interminables, des embouteillages, faut dire, des campagnes enfin, des bouts de pays – tout ça sous la pluie, la buée des vitres et visite ensuite, sous la pluie, d’un lieu sinistre – mais somptueux. Mais sinistre comme c’était. La villa Adriana. Un cauchemar. J’hésite à en parler, on va me prendre pour un con. Pas compris, en tout cas, de quoi ce voyage était le sens.
Quel bonheur de revenir en ville – toujours sous la pluie – et de voir une merveille ! Le Moise, de Michel-Ange.

J’ai lu un très beau livre, très très émouvant, écrit très gros, très bon pour mes yeux, L’Odeur de L’Inde, de Pier Paolo Pasolini, publié en 1962. Je l’ai acheté à la librairie française à côté de l’église Saint-Louis-des-Français, l’une des églises des Caravage, à Rome.

Rome est un pays merveilleux, c’est juste merveilleux ! Il y a des Caravage qu’on peut voir gratuitement dans des églises, très bien restaurés (je ne les imagine pas d’origine, ils sont comme tout neufs, tout frais, tout vivants, on penserait rencontrer ce peintre ou ces modèles au coin de la rue – et les rues et les coins sont si nombreux, à Rome… )

Quelle folie, cette pluie sur Rome, sous Rome ! De partout. Quelle fête de l’effacement !

J’ai lu des horreurs sur la villa Adriana. C’est-à-dire, en arrivant et pour me réchauffer un peu, j’étais déjà trempé, je suis entré dans la librairie-souvenirs et, là, j’ai lu des extraits en français des Mémoires d’Hadrien, de Marguerite Yourcenar. C’était horrible, ce qu’elle racontait, horriblement raconté. Complètement kitsch. Son style est exactement celui de Philippe Le Guillou, mais je le supporte chez Philippe Le Guillou parce que c’est un ami, mais je découvre, là, que c’est probablement le style de toute l’Académie Française. Je me souviens de Nathalie Sarraute qui répondait à un journaliste, je ne sais pas, qui la comparait peut-être à Marguerite Yourcenar, il y en a des imbéciles : « Elle n’a rien inventé, cette femme… » Ensuite, dans ces ruines immenses et labyrinthiques, sous la pluie, j’étais comme sali… je n’appréciais rien ni même la solitude. D’ailleurs, il n’y avait rien – à part la vue, ennuagée, les oliviers, les prairies. Les ruines. Au mieux : Versailles (en ruine), au pire : Oradour. Ensuite une atroce exposition m’expliqua l’histoire d’Antinoüs. Ça ne me fit pas rêver. Trop pédé pour être honnête ! Et ma vue et mon imaginaire étaient déformés par cette sordide sorcière.

C’est difficile de trouver ce que l’on cherche dans les livres, très très difficile. Plus difficile sans doute – ou peut-être – que dans la vie. Les livres sont, en général – dans leur grande majorité – et je ne parle que des plus célèbres –, très très mal écrit. C’est pour ça que je ne pourrais jamais rêver d’être un écrivain. Parce que je pense ça. Mêmes les écrivains les plus adorés n’ont parfois écrit qu’un livre, Les Vagues, pour Virginia Woolf, Le Ravissement de Lol V. Stein, pour Marguerite Duras. Ça suffit bien, d’ailleurs. Il y en a d’autres qui « écrivent » moins et qui écrivent, du coup, beaucoup plus. Jorge Luis Borges.

Les livres sont à l’état naturel, il y a de tout dans les livres, des ruines… A boire et à manger. Il y a ce qu’on y trouve, comme dans le monde. Le monde est paradis terrestre, mais enfer terrestre, jardin. Jardin déglingué et d’un luxe misérable, putride… A la télévision, passait une émission intitulée : « Miseria e Nobiltà », Misère et Noblesse…

C’est seulement quand la fatigue pénètre au fin fond de la nuit que l’horreur devient supportable… Depuis toujours, la nuit est mon alliée… La nuit s’en est allée, cet infini, disait Gustave Flaubert, me rassure…

« Plus les télescopes seront parfaits, et plus les étoiles seront nombreuses. Nous sommes condamnés à rouler dans les ténèbres et dans les larmes.
Quand je regarde une des petites étoiles de la voie lactée, je me dis que la terre n'est pas plus grande que l'une de ces étincelles. – Et moi qui gravite une minute sur cette étincelle, qui suis-je donc, que sommes-nous ? Ce sentiment de mon infimité, de mon néant, me rassure. Il me semble être devenu un grain de poussière perdu dans l'espace, et pourtant je fais partie de cette grandeur illimitée qui m'enveloppe. Je n'ai jamais compris que cela fût désespérant. Car il se pourrait bien qu'il n'y eût rien du tout, derrière le rideau noir. L'infini, d'ailleurs, submerge toutes nos conceptions. Et du moment qu'il est, pourquoi y aurait-il un but à une chose aussi relative que nous ? »

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Ostia Antica

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La grande évasion




Le vivant, si tu le vois… On peut être distrait, mais, le vivant, si tu le vois, il n’est pas joué… C’est extrêmement difficile parce que ça a à voir avec la beauté. S’il y a beauté, c’est vivant. C’est vivant et ça dure, ça dure vivant. C’est extrêmement difficile parce que – quoi ? Le Caravage ? Oui, Le Caravage. Ou bien le pape Innocent X (rien d’innocent) par Diego Vélasquez. Il s’est écrié, quand il a vu le tableau, le commanditaire : « E troppo vero ! » C’est trop réel. Oui, c’est volé, arraché, c’est ta vie. On pourrait le refaire de mémoire. Je pourrais.

Rome, longue Rome, au bord. Au milieu, dans une cache, donc au bord… Rêve nuit, au bord. Bord du monde. Rome n’est pas centre, mais ville, île… Bord du monde, mirage, sens, révélation… Rien ne veut se dire, rien ne veut se percevoir… qu’aux esprits saints… C’est ainsi. Pour les autres, du pain et des jeux… C’est ainsi… Mais les grands esprits… Les saints. Les visages… Des anachorètes comme il n’en faut plus…

Le vivant, c’est la résonance. Il n’y a personne. Personne du tout. Ni toi ni les autres. Mais, parfois – ou toujours – mais comment l’entendre ? – une résonance…

Toutes les croyances que nous imaginons… car, c’est vrai, c’est insupportable. C’est ce que je fais. Si je fais qqch.

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Saturday, April 14, 2012

Ostia Antica

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Friday, April 13, 2012


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