Friday, January 16, 2015

L es Chiens



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Thursday, January 15, 2015


Un couple est un
monde, un monde autonome et clos qui se déplace
au milieu d'un monde plus vaste, sans en être réellement
atteint ; solitaire, j'étais traversé de failles,

je relisais et me revenais la promenade de la veille. Il y a un temps pour tout — et ce temps de la lecture, je le prenais sur le temps de la promenade de la veille. La promenade de la veille avait lieu sous une montagne gigantesque, en adoration d’une montagne gigantesque, une montagne en forme de dent, une prémolaire, somptueuse, gigantesque, un temple, une forme de la nature. Tout autour le ciel, la vie, le tourbillon de la matière (et des saisons) qui s’ordonne à son attraction. Nous avions fait deux promenades à la montagne. La première sur un balcon, un sentier minuscule entre l’à-pic et la cloison où étaient passés beaucoup de sangliers rageurs : ils avaient farfouillé la neige et la terre noire et mélanger la terre noire avec la neige du minuscule sentier qui contournait la montagne en balcon face au couchant, au panorama et à la montagne magique et gigantesque qui ressemblait à une dent. La seconde promenade était plus près encore de la montagne. Nous avions dépassé la Grange-aux-Loups et cette église et ce calvaire magnifique : la forme de l’enfant Jésus, vraiment bébé, plaqué sur la croix, presque invisible sur la pierre… puis nous avions garé la voiture près d’un pont sur un torrent, un torrent où Jeanne aurait voulu se baigner en été, disait-elle, et nous étions partis avec les luges sur le chemin verglacé et puis à travers un champ sublime et blanc. Il y avait plus de neige dans ce coin, elle était plus épaisse. A un moment, le champ avait été recouvert de fumier, sur une grande portion qu’il fallait traverser pour retrouver l’immaculé. Nous avancions dans la nuit et dans la nuit qui avançait aussi vers nous ; nous réussissions à atteindre une petite maison fermée que Jeanne appelait la maison de Blanche-neige et qu’alors Alexandre voulait absolument pénétrer. Il fallait trouver la clef, etc. (Pourquoi n’écrirai-je pas « clef » à l’ancienne ? c’est si beau). Nous redescendions les yeux habitués à l’obscurité, à luge pendant le grand champ…

la guerre est de nature, comme disait Napoléon. 

Demain nous partirons.

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Wednesday, January 14, 2015

L e Grand Duduche (à la neige)



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Saturday, January 10, 2015


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Friday, January 09, 2015

    
Que faire ? Je suis à la neige, mais, à la neige, il y a aussi la nuit… J’ai reçu Soumission par email, en pdf, et il se trouve que le dernier article publié de Philippe Lançon est à son propos. Philippe Lançon, hospitalisé, grièvement blessé, survivant de l’attentat. Je lis ce livre dans la nuit. Ce livre d’ailleurs parle de la situation. De celle que Philippe Lançon a vécu si on peut dire qu’il y ait comparaison possible entre un livre et le réel dont on ne sait rien. Paix, tâtonnements blancs et noirs.

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Thursday, January 08, 2015

D éfiguration d'un soldat


Je venais de rencontrer Philippe Lançon, le journaliste virtuose de « Libération » que j’admirais depuis longtemps et qui a tant aimé Rester vivant ; nous avons ensuite échangé qq emails. Je lui disais, dans le dernier, que j’étais aller voir sur Internet la « gueule » qu’il avait, que je pensais pouvoir le reconnaître la prochaine fois ; il me répondait : « Je dirais que j'ai toujours une tête de premier de la classe. Et comme j'ai 50 ans j'ai passé l'âge de dire que je n'en suis pas responsable ». Et nous parlions de son roman dont j’ai lu les premières pages sur le site de Gallimard et qui a l’air très bon, L’Elan. Il me disait aussi : « J'ai passé les vacances d'hiver de mon enfance dans le Vercors, sur le plateau, entre Lans et Villars » (le Vercors parce que je m'y trouve en ce moment). Il vient d’être défiguré dans l’attentat. Pensées — pensées de proximité — et prières aussi.

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Wednesday, January 07, 2015

C alendrier



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Tuesday, January 06, 2015

L 'Etat des pistes



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