Tuesday, November 20, 2018
Wednesday, October 10, 2018
Friday, February 27, 2015
Animalisme (dont un extrait est entendu dans Rester vivant)
Labels: rester vivant
Friday, January 16, 2015
R ester vivant, livre d'or, 13
Bruno Perramant
SANCTUS
KYRIE
MAGNIFICAT
DE PROFUNDIS
Quelle paix dans le noir.
Jeanne Monteilhet
Joyeuse année !!! Et merci
pour ce spectacle qui m’a donné de la joie au cœur et au corps, tous les sens
émerveillés, un voyage initiatique de toute une vie ! et ta voix parfaite m’a
traversée à travers ce temps suspendu.
Bises et à très vite.
Jean-Marc Bernard
Finir l'année en Beauté
avec Baudelaire, merci Yves-Noël, ça donne plein de forces pour celle qui
s'ouvre.
— Ah, merci, Jean-Marc ! Je
trouve aussi ! Ça m'a fait très plaisir de croiser ta bouille !
Judith Elbaz [qui a préféré
écouter la bande-son de chez elle]
Merci pour ce tunnel !
Comme je ne savais pas éteindre l'écran j'ai du inventer des conditions
d'écoute (photos [qui montrent Judith avec une écharpe entortillée sur les
yeux]). Il m'a juste manqué la peur et le collectif, mais aussi j'ai pu rester
vivante. J'aime décidemment comment
vous reliez les mots avec votre soufle les uns aux autres, le collier que vous
faites par le soufle qui redit que le mot est du corps, à son début et à sa
fin. Et puis vous avez mis la nuit dehors...
Bonne année à vous
Judith
— Merci Judith !
(Lol pour les photos)
Oui, la nuit dehors, la
nuit notre amie...
Bonne année à vous aussi !
Yves-Noël
Philippe Lançon
Il reste trois soirs pour
se sentir Rester vivant, poèmes de
Baudelaire mis en voix, dans le noir du son, par Yves-Noël Genod au Rond-Point
Philippe Lançon
Voici la chanson de Caetano
Veloso adaptée par Jeanne Balibar dans Rester vivant, d'Yves-Noël Genod : http://youtu.be/1sXg-XcP9wM
Bernard Fleury
Cher Yves-Noël,
Merci pour ce Rester
vivant : j’ai pris, du coup, quelques
poèmes en relecture… Parti un peu avant la fin, j’eus mon train de justesse et
n’ai pu te saluer.
Je t’adresse donc par mail,
mais du bord des Alpilles, mes meilleurs vœux pour la nouvelle année.
Moni Grégo
Après la toute beauté de Rester
vivant, lancinante, cette phrase de
Kafka : « Le chemin de l'amour passe toujours par la saleté et la
détresse », après les champagnes du 31 et la folie bon enfant du
« passage » et du compte à rebours dans la foule des
Champs-Elysées... Sète avec un soleil comme d'été, si bienfaisant, si proche de
la mémoire de votre noir, comme si c'était, au fond, la même chose.
Agathe Herry
Le 31 décembre 2014, parmi
la foule compacte des Champs-Elysées, j'emportais dans le secret de mon coeur —
secoué jusqu'aux tréfonds de son âme — une parcelle de ce pays inconnaissable,
cet Orient de l'Occident à la beauté cruelle et fatale. Merci pour ce cadeau
des sens !
Dominique Chauvin
« Bien sûr, il y a
Baudelaire »… et il y a Yves-Noël Genod ! Quand tout va si mal dans le
monde en général et dans la « culture » en particulier, une création
comme Rester vivant vous empêche
de désespérer.
Jeanne El Meliani
Merci pour les 2
invitations à Hanam et Jeanne le 31-12-2014 à Rester vivant. Merci aussi pour la fête, le champagne, après la
dernière — Joie parmi vos amis — Belle année 2015 ! Jeanne El Meliani
Nicolas Cappan
Cher Yves-Noël,
Vendredi 26 décembre, je
vous écoutais toi et Beaudelaire dans l'obscurité.
Le lendemain matin, je
prenais le Thalis pour Bruxelles afin de préparer la cérémonie de crémation de
Gilles, un ami très cher qui n'a pas su rester vivant.
Hier soir, juste avant mon
départ pour Paris, on m'offrait les oeuvres complètes de Baudelaire paraphées
par René Char. Ce dernier les avait offert en 1938 au poète René Ménard, le
père de Gilles
Je vous embrasse,
Nicolas Cappan
— Oui, il y a des choses
étranges... La vie est comme ça, totalement étrange (malheureusement)... et ce
n'est pas l'écrivain que je lis en ce moment, Patrick Modiano, qui affirme le
contraire !
Amitiés,
Yves-Noël
Merci aussi pour votre
carte de vœux !
Labels: rester vivant
Thursday, January 08, 2015
D éfiguration d'un soldat
Je venais de rencontrer Philippe Lançon, le journaliste virtuose de « Libération » que j’admirais depuis longtemps et qui a tant aimé Rester vivant ; nous avons ensuite échangé qq emails. Je lui disais, dans le dernier, que j’étais aller voir sur Internet la « gueule » qu’il avait, que je pensais pouvoir le reconnaître la prochaine fois ; il me répondait : « Je dirais que j'ai toujours une tête de premier de la classe. Et comme j'ai 50 ans j'ai passé l'âge de dire que je n'en suis pas responsable ». Et nous parlions de son roman dont j’ai lu les premières pages sur le site de Gallimard et qui a l’air très bon, L’Elan. Il me disait aussi : « J'ai passé les vacances d'hiver de mon enfance dans le Vercors, sur le plateau, entre Lans et Villars » (le Vercors parce que je m'y trouve en ce moment). Il vient d’être défiguré dans l’attentat. Pensées — pensées de proximité — et prières aussi.
Labels: rester vivant, vercors
R ester vivant, livre d'or, 12
Antoine Chanteloup
Une pensée pour Philippe
Lançon, défiguré hier, et qui avait fait un peu pour Je suis vivant (sic)… Je voulais vous écrire, vous remercier pour
ces heures de noir incandescent, mais voilà que des idiots lancent des grenades d'exercice sur la mosquée voisine de chez moi — la gueule de bois est trop
épaisse. Bien à vous, continuez, Antoine
— J'ai vu son nom dans
l'éditorial de Joffrin hier, j'espérais qu'il soit indemne... Il a donc été
touché... Affreux
Labels: rester vivant
Wednesday, January 07, 2015
E coute Baudelaire
Chéri, question éthylique et
absurde (qui n'appelle pas forcément de réponse) : aurais-tu pu jouer ce soir ?
Perso, je suis incapable de quoi que ce soit, de pleurer, d'écrire, de lire, de
dormir, de rester éveiller... l'absurdité me terrifie et cette journée a été
cruellement absurde... : à vite, mon Yvno...
— Absolument, j'aurais pu
jouer. Je suis dans le Vercors, je suis au courant, mais content de n'être pas
comme vous dans la tourmente de l'information. Rien de plus grave qu'hier, je
t'assure, écoute Baudelaire... Dors bien...
— Je t’aime… Bonne nuit…
Labels: rester vivant
Sunday, January 04, 2015
L e Monde inadmissible
Qu’est-ce qui m’intéresse à
part Baudelaire ? L’écologie. Les animaux. L’astrophysique. La neige.
L’air. Les insectes. Les fleurs. La mer. Les îles. La montagne. La poésie. Les
langues. Les hommes m’intéressent peu, très peu. Mais leur beauté, parfois. Les
femmes, pareil, avec parfois leur intelligence. Leur génie m’intéresse. Le
génie m’intéresse. Mais m’intéressent les pauvres. Les peuplades de mon
quartier. La beauté des Nègres. Des Arabes, des indous, des métisses. Les
religions ne m’intéressent pas. La
violence ne m’intéresse pas. L’argent ne m’intéresse pas. Non, les fleurs, les
herbes, les vaincus, les captifs, les maigres orphelins séchant comme des
fleurs, Patrick Modiano... La neige, etc. Les enfants, oui, les éléphanteaux.
La détresse, la tristesse m’intéressent. Le presque désespoir, l’émotion. La
maladie m’intéresse… Les cendres. La disparition.
Labels: rester vivant
Friday, January 02, 2015
Os Argonautas
Labels: rester vivant
Thursday, January 01, 2015
Juste vous dire que j’avais
été très touché aussi par votre article dans « Libé » qui m’a remonté
le moral, le lundi jour de relâche, je dois avouer… J’ai souvent l’impression
que je vais être submergé par la bêtise, alors quand l’intelligence… Aussi
Sophie m’a dit qu’elle vous avait croisé à L’Industrie : tout ça est chic !
Merci !
Grâce à vous, nous avons
mieux fini cette série.
Meilleurs vœux,
Yves-Noël
Labels: correspondance, rester vivant
A ujourd’hui, 1er janvier, en écho au spectacle Rester vivant
« Les repères
semblent à portée de l’oreille, mais la pianiste les invalide par un jeu qui
magnifie la dimension imprévisible, essence du compositeur. »
« Ecrire, c’est
d’abord découdre le langage et le monde, en faire un ensemble d’échantillons,
de pièces que l’écriture agence en inventant de nouvelles sutures, de nouvelles
coutures monstrueuses — c’est-à-dire qui rendent visibles les raccords — et par
là même transgressives, subversives : « Je ne suis pas l’auteur de mes livres
(…) et leur composition (par mes soins) s’avère au bout du compte un travail de
décomposition. / Je décompose dans la fiction ». Ecrire, ce n’est pas masquer
les écarts ou les béances, les trous, les déchirures, c’est au contraire les
exposer à une plus grande visibilité. »
« C’est la voix qui instaure
le texte en tant que tel. Les relations syntaxiques de voisinage entre les
phrases obéissent seulement à l’exigence de l’enchaînement : narrer,
argumenter, dialoguer, etc. Elles fondent seulement l’ordre du discours. Si un
texte a besoin d’une voix, c’est qu’il est avant tout un réseau de relations
entre des phrases non contiguës. Et ce réseau est immobile, il plane au-dessus
du déroulement linéaire du discours. La voix est sa cohérence propre, elle le
constitue donc comme texte, comme tissu ou comme tessiture. »
Le train immobile de Rester
vivant continue pour moi comme dans
vos cœurs son chemin de drogue putride...
Labels: cita, rester vivant
A nimalisme
Dernière photo : Anna Perrin
Chez Estelle, les gens fumaient dans la cuisine et on avait ouvert les fenêtres pour aérer avant mon arrivée...
Labels: rester vivant
R ester vivant, livre d'or, 11
Zineb Zineb
C'est sublime ce que tu
fais !!! Demande des transats ou des coussins pour les dernières représentations.
Ca serait top de pouvoir somnoler dans cette écoute! Des bisous
Audrey Liebot
Yves-Noël, j'ai rêvé de Rester
vivant… Il y avait des projections de
vie sur les murs, en plus de Baudelaire… On était donc plus du tout dans le noir,
mais on pouvait entrer dans les murs… comme dans un miroir…
— Ah, c'est beau ! Quelqu'un
qui a beaucoup aimé hier a vu « passer des cadavres » comme paraît-il
Baudelaire l'avait dit dans une soirée où il semblait absent,
« ailleurs », il avait dit quand on lui avait demandé ce qu'il avait
: « Je regarde passer les cadavres ». C'est cet entremêlement de la
vie et de la mort qui est très Baudelaire... « liens subtils »...
Philippe Lançon
Et d'un rayon d'hiver
traversé brusquement
Je n'ai pas fui le noir —
au contraire, je fermais les yeux quand il n'était plus entier, j'en rajoutais
sur l'atmosphère — et je ne suis pas parti avant la fin (deux voisins à ma
droite, si : c'est là que vous vous êtes installé à la fin pour feindre de
proposer un débat, on a tous bien rigolé).
Je me suis demandé comment
vous aviez obtenu ça, ce nuage noir, dans ce monde plein de consignes et de
règlements de tous les sens.
Baudelaire, en tout cas,
tel que je ne l'avais jamais entendu —mais l'avais-je jamais entendu ? Oui : en
chansons. Mais sans toux du fumeur ni grain de la voix.
J'aime aussi beaucoup la
chanson : « Naviguer c'est précis, oh, vivre c'est pas précis,
oh », mais j'ai l'impression qu'elle n'existe que pour ce moment, et pour
ceux qui s'y trouvent plongés.
Merci.
Philippe Lançon
— Merci ! Oui, cette
chanson, pièce rapportée (Jeanne l’avait enregistrée — traduite de Caetano
Veloso qui l’a peut-être, lui, écrite de Fernando Pessoa — pour la première
version de 1er Avril, à
Bruxelles, le spectacle que j’ai donné la saison dernière aux Bouffes du Nord)
s’inscrit parfaitement, je trouve aussi, dans ce Navire Night… Excusez-moi, comme je ne vous connais pas
physiquement, je ne vous ai pas repéré… Content que vous soyiez resté jusqu’au
bout ! On a commencé avec un sale retard, hier ! (du coup des départs
encore une ou 2 mn avant la fin…) Ce n’est pas si compliqué d’obtenir le noir,
c’est juste qu’ensuite la « technique », enfin, la partie de la
« technique » en charge de la « sécurité » vous hait
positivement et tente de se venger… Rien de grave quand on travaille
Baudelaire : on sait que, de toute façon, c’est foutu. Au moins, on ne
peut pas dire qu’on ne s’attend pas au pire…
Au plaisir,
Yves-Noël
Roxana Wilson
J’ai beaucoup aimé ta pièce :
je l’ai trouvée très harmonieusement bien composée, pas du tout angoissante, un
bon moment de rumination nécessaire et d’un entrevu avec soi-même, nécessaire,
qui se passe dans un noir vivants par les voix et les intonations et des images
hybrides fulgurantes qui sortent hors du commun et où on voit, bien entendu,
nos démons, j’ai particulièrement apprécié la scénographie
Jean-Charles Dumay
Mil et un mercis doux ami
(j'ose) quel bonheur ! Merveille de merveilles ! Merci, oui... quel partage heureux ! Belle soirée à
toi belle dernière et au grand plaisir... JCH
Nadia Vadori-Gauthier
C’était magnifique, ce
spectacle, merci !
Laurent Klajnbaum
Bonsoir Yves-Noël et Moni
Avec Moni, nous avons un
peu discute hier de Rester vivant
et je lui disais combien cette représentation m’avait touché et rappelé aussi
les rapports de Baudelaire à la photographie
La qualité de notre regard
dans l’obscurité noire, la surexposition ou le flash des apparitions, nos
fantômes, le refus de l’assujettissement de l’art à la réalité pour approcher
l’existence et au bout du compte la liberté... tant de choses m’ont persuadé
que vous connaissez le texte de Baudelaire ci-joint. Peut-être pas
l’article qui le suit. Mais je vous les envoie quand même au cas où encore une
fois le sensible aurait permis de shunter le savoir.
Merci pour cette expérience
que je ne suis pas près d oublier et amicalement,
Laurent Klajnbaum
Sophie Colon
Quelle belle personne
qu'Yves-Noël Genod! Quelle générosité et bienveillance! Une folie douce,
enveloppante, enivrante, qui vous submerge et vous plonge dans les méandres de
Baudelaire.
La vue suspendue, l'ouïe en
éveil, Rester vivant, nos sens en
émoi et exacerbés, avec la drôle d'impression de humer les fleurs et de goutter
le mal...
Alain Neddam
Une belle soirée, en effet.
Clara Pecot
Yves-Noël Genod, trois mots
d'amour dans un papier doré, merci pour ce calmant magique, l'effet est encore
présent ce matin, merci pour la beauté de ce spectacle.
Cecily Cé
Longues réminiscences de
Baudelaire dans le noir, hier. Merci Yves-Noël Genod...
Olivier Steiner
On voit beaucoup de choses
dans le noir d'Yves-Noël Genod : une charogne vivante, une horloge avec un
corps de cible, une montagne bleue comme un pantalon. Puis, le temps passant,
l'oeil s'habituant à la Ténèbre, on finit par voir : l'inattendu, du jamais vu,
la possibilité d'une île. Bravo maestro, c'était super !
Mickaël Phelippeau
Cher toi,
Encore merci pour cette
gymnastique d'hier soir à nous faire entrer à l'aveugle.
Même si je me suis senti
privilégié d'avoir ainsi introduit cette représentation en cours, je me suis
également senti frustré d'avoir raté tout le début.
Mais j'ai tout de même
apprécié ce moment suspendu et merci pour ta poésie dont toi seul a le secret.
MERDE pour la dernière ce
soir !
Je t'embrasse et te dis à
bientôt,
Micha
Monica Espina
Bonjour Yves-Noël, je viens
vous remercier du moment de pur bonheur que vous nous avez offert hier. Je suis
partie vite après parce que j'étais très bouleversée. Comme quand on se
réveille d'un rêve intense et que la réalité menace de nous faire perdre
l'émotion qui persiste... Le français n'est pas ma langue maternelle. Je garde
encore en moi des « zones » où il se glisse avec beauté mais il ne
m'y attrape pas. Je ne parle pas de « sens », mais des échos intimes
qu'une langue d'enfance éveille en nous. Pourtant, hier, comme par magie, vos
mots produisaient des petits courts-circuits qui réanimaient ces lieux
endormis. J'ai vécu un vrai voyage, sensible et généreux. Ceci n'est que mon
expérience. Mais j'ai observé que le public sortait aussi transformé, comme
« lavé » de l'intérieur. J'ai vu des visages étincelants ; des très
jeunes personnes — dont ma fille — les yeux brillants et les traits apaisés.
Peut-être que, dans cette obscurité habitée, chacun a trouvé sa propre lumière.
Je vous souhaite une belle et
créative année 2015.
À la prochaine,
Monica
— Oh, merci ! C'est
exactement pour des expériences du type de celle que vous me décrivez si bien
que je fais ce métier, rien d'autre ! Tous mes vœux de bonheur pour cette année
qui vient ! Au plaisir !
Jean-Baptiste Tur
Merci pour cette belle
baudelairienne Saint-Sylvestre ! Et à très vite pour des aventures
Dostoievskiennes !!!
Labels: rester vivant
Wednesday, December 31, 2014
« Les hommes politiques sont des menteurs »
Les hommes politiques ?
Des menteurs. De droite comme de gauche. Intrinsèquement. Méprisables. C’est ce
que dit Patrick Modiano en 1972 (à 25 ans) dans une « Radioscopie »
qui ressort sur France Inter en ce moment. Ils mentent parce qu’ils font passer
pour ambition générale ce qui n’est, en fait, que leur simple ambition
personnelle. C’est le mensonge initial. A partir de là, ils ne peuvent
pas faire autre chose que de la démagogie. La présence de Ségolène Royal au
ministère de l’Ecologie montre qu’en 2007, nous n'avions le choix qu’entre le pire
et le pire. (Ce sera le même choix en 2017.)
Comment ne pas souhaiter la disparition de l’homme ? C’est la question la plus importante que je me pose actuellement. Bien sûr, il y a Baudelaire, etc. Mais chaque fois que je suis témoin (nous — notre génération — nous sommes les témoins) de la disparition des espèces, je désire la disparition de l’homme. Mais j’ai peur de ma puissance désirante.
Je leur souhaite de crever au réveillon, à ces baudruches ! La seule bonne nouvelle : qu’Arnaud Montebourg ait décidé de jeter l’éponge : les perspectives qui s’ouvraient devant lui n’étant pas à la hauteur de son ambition (personnelle), il a décidé de se mettre à l’entreprise. Une décision de sagesse. Certains disent que c’est une astuce pour revenir en 2017. Mais le pire n’est pas toujours sûr.
Quelques-uns de mes pairs sont finalement venus voir Rester vivant. Ils ne m’en parlent pas. C’est, dans le meilleur des cas, un léger — et inaudible — « bravo ». Ce qu’ils veulent savoir, en revanche — et ils me posent cette question sans vergogne —, c’est si « ça marche », si je suis « content ». Alors, tu es content ? C’est bien reçu ? Je leur dis la vérité : non, n’ayez crainte, vous qui faites tourner vos spectacles, celui-ci ne vous prendra pas le marché, ils ne tournera pas, il n’a pas marché — mais pas du tout — auprès des programmateurs, zéro, qui se sont déprogrammés comme un seul homme quand ils ont appris que la première avait été un enterrement de première classe. (Je n’oublierai jamais le pot de première, j’en riais.)
« Indistinct, indiscret (mais secret), indifférent, incommensurable et irrécupérable sont les dimensions du spectacle auxquelles nous ne donnerons pas accès afin de ne pas le rendre a priori éternel. No secret of fabrication. […] » (I. B.)
Je me souviens que Ségolène Royal s’était illustrée dans l’affaire d’Outreau (l’horreur des erreurs judiciaires en série) en affirmant, face à la France entière : « Les enfants ne mentent jamais » (ce qui est évidemment faux, même les cochons sont capables de mensonge). Elle voulait sans doute dire : « Comme les enfants mentent, moi aussi... »
Comment ne pas souhaiter la disparition de l’homme ? C’est la question la plus importante que je me pose actuellement. Bien sûr, il y a Baudelaire, etc. Mais chaque fois que je suis témoin (nous — notre génération — nous sommes les témoins) de la disparition des espèces, je désire la disparition de l’homme. Mais j’ai peur de ma puissance désirante.
Je leur souhaite de crever au réveillon, à ces baudruches ! La seule bonne nouvelle : qu’Arnaud Montebourg ait décidé de jeter l’éponge : les perspectives qui s’ouvraient devant lui n’étant pas à la hauteur de son ambition (personnelle), il a décidé de se mettre à l’entreprise. Une décision de sagesse. Certains disent que c’est une astuce pour revenir en 2017. Mais le pire n’est pas toujours sûr.
Quelques-uns de mes pairs sont finalement venus voir Rester vivant. Ils ne m’en parlent pas. C’est, dans le meilleur des cas, un léger — et inaudible — « bravo ». Ce qu’ils veulent savoir, en revanche — et ils me posent cette question sans vergogne —, c’est si « ça marche », si je suis « content ». Alors, tu es content ? C’est bien reçu ? Je leur dis la vérité : non, n’ayez crainte, vous qui faites tourner vos spectacles, celui-ci ne vous prendra pas le marché, ils ne tournera pas, il n’a pas marché — mais pas du tout — auprès des programmateurs, zéro, qui se sont déprogrammés comme un seul homme quand ils ont appris que la première avait été un enterrement de première classe. (Je n’oublierai jamais le pot de première, j’en riais.)
« Indistinct, indiscret (mais secret), indifférent, incommensurable et irrécupérable sont les dimensions du spectacle auxquelles nous ne donnerons pas accès afin de ne pas le rendre a priori éternel. No secret of fabrication. […] » (I. B.)
Je me souviens que Ségolène Royal s’était illustrée dans l’affaire d’Outreau (l’horreur des erreurs judiciaires en série) en affirmant, face à la France entière : « Les enfants ne mentent jamais » (ce qui est évidemment faux, même les cochons sont capables de mensonge). Elle voulait sans doute dire : « Comme les enfants mentent, moi aussi... »
Labels: rester vivant
Tuesday, December 30, 2014
L a Fée
Enfin le grand soir !
Une liste d’attente de 18 personnes et on n’en fait entrer qu’une seule (plus 6
que j’ai fait rentrer à l’« entracte ») parce que sur 50 personnes,
49 sont venues, et même la cinquantième personne est venue, mais trop tard,
telle la fée Carabosse (ressemblance frappante) et provocant un scandale, mais
j’ai refusé qu’on fasse ressortir Eric Vautrin pour lui donner sa place :
on avait passé l’heure, c’est la loi. J’ai regretté. Enfin, pas de n’avoir pas viré
Eric Vautrin, mais j’ai regretté pour la fée Carabosse car, en y repensant (dans
le noir), je crois que c’est une femme qui revenait voir le spectacle, une
vieille femme que j’avais repérée la première fois en pensant qu’elle allait s’échapper
très vite, mais elle était restée, et, là, je crois que c’est elle qui
revenait... Elle était furieuse… Déchirement du cœur. Mais ce genre de soirée, ce
genre de déchirement, on aurait dû l’avoir le soir de la première et tous les
jours ensuite… Mieux vaut tard que jamais… Désolé pour vous, mes amis, qui n’avez
pas pu entrer, que Dieu vous protège ! et on remet ça pour la DER DE DER !
Labels: rester vivant
Avant-dernière, ce soir, 21h,
au théâtre du Rond-Point, de Rester vivant, places en détaxes et en liste d'attente (en passant pas moi).
Qu'est-ce qu'il est gentil, Philippe Lançon ! il vient de croiser Sophie
O'Byrne (apparition dans le spectacle) à L'Industrie (Sophie y est serveuse,
c'est là qu'un jour je l'ai aussi rencontrée) et il l'a reconnue — il lui a dit
qu'il avait vraiment beaucoup aimé le spectacle, qu'il aurait voulu écrire plus
long, qu'il aurait aimé revenir... (elle vient de me téléphoner).
Labels: rester vivant





