Tuesday, November 20, 2018

L a nuit s'épaissit



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Wednesday, October 10, 2018

Friday, February 27, 2015

Animalisme (dont un extrait est entendu dans Rester vivant)

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Friday, January 16, 2015

R ester vivant, livre d'or, 13


Bruno Perramant
SANCTUS
KYRIE
MAGNIFICAT
DE PROFUNDIS
Quelle paix dans le noir.

Jeanne Monteilhet
Joyeuse année !!! Et merci pour ce spectacle qui m’a donné de la joie au cœur et au corps, tous les sens émerveillés, un voyage initiatique de toute une vie ! et ta voix parfaite m’a traversée à travers ce temps suspendu.
Bises et à très vite.

Jean-Marc Bernard
Finir l'année en Beauté avec Baudelaire, merci Yves-Noël, ça donne plein de forces pour celle qui s'ouvre.

— Ah, merci, Jean-Marc ! Je trouve aussi ! Ça m'a fait très plaisir de croiser ta bouille !

Judith Elbaz [qui a préféré écouter la bande-son de chez elle]
Merci pour ce tunnel ! Comme je ne savais pas éteindre l'écran j'ai du inventer des conditions d'écoute (photos [qui montrent Judith avec une écharpe entortillée sur les yeux]). Il m'a juste manqué la peur et le collectif, mais aussi j'ai pu rester vivante. J'aime décidemment comment vous reliez les mots avec votre soufle les uns aux autres, le collier que vous faites par le soufle qui redit que le mot est du corps, à son début et à sa fin. Et puis vous avez mis la nuit dehors...
Bonne année à vous
Judith

— Merci Judith ! 
(Lol pour les photos)
Oui, la nuit dehors, la nuit notre amie...
Bonne année à vous aussi !
Yves-Noël

Philippe Lançon
Il reste trois soirs pour se sentir Rester vivant, poèmes de Baudelaire mis en voix, dans le noir du son, par Yves-Noël Genod au Rond-Point

Philippe Lançon
Voici la chanson de Caetano Veloso adaptée par Jeanne Balibar dans Rester vivant, d'Yves-Noël Genod : http://youtu.be/1sXg-XcP9wM

Bernard Fleury
Cher Yves-Noël,
Merci pour ce Rester vivant : j’ai pris, du coup, quelques poèmes en relecture… Parti un peu avant la fin, j’eus mon train de justesse et n’ai pu te saluer.
Je t’adresse donc par mail, mais du bord des Alpilles, mes meilleurs vœux pour la nouvelle année.

Moni Grégo
Après la toute beauté de Rester vivant, lancinante, cette phrase de Kafka : « Le chemin de l'amour passe toujours par la saleté et la détresse », après les champagnes du 31 et la folie bon enfant du « passage » et du compte à rebours dans la foule des Champs-Elysées... Sète avec un soleil comme d'été, si bienfaisant, si proche de la mémoire de votre noir, comme si c'était, au fond, la même chose.

Agathe Herry
Le 31 décembre 2014, parmi la foule compacte des Champs-Elysées, j'emportais dans le secret de mon coeur — secoué jusqu'aux tréfonds de son âme — une parcelle de ce pays inconnaissable, cet Orient de l'Occident à la beauté cruelle et fatale. Merci pour ce cadeau des sens !

Dominique Chauvin
« Bien sûr, il y a Baudelaire »… et il y a Yves-Noël Genod ! Quand tout va si mal dans le monde en général et dans la « culture » en particulier, une création comme Rester vivant vous empêche de désespérer.

Jeanne El Meliani
Merci pour les  2 invitations à Hanam et Jeanne  le 31-12-2014  à Rester vivant. Merci aussi pour la fête, le champagne, après la dernière — Joie parmi vos amis — Belle année 2015 ! Jeanne El Meliani

Nicolas Cappan
Cher Yves-Noël,
Vendredi 26 décembre, je vous écoutais toi et Beaudelaire dans l'obscurité.
Le lendemain matin, je prenais le Thalis pour Bruxelles afin de préparer la cérémonie de crémation de Gilles, un ami très cher qui n'a pas su rester vivant.
Hier soir, juste avant mon départ pour Paris, on m'offrait les oeuvres complètes de Baudelaire paraphées par René Char. Ce dernier les avait offert en 1938 au poète René Ménard, le père de Gilles
Je vous embrasse,
Nicolas Cappan

— Oui, il y a des choses étranges... La vie est comme ça, totalement étrange (malheureusement)... et ce n'est pas l'écrivain que je lis en ce moment, Patrick Modiano, qui affirme le contraire !
Amitiés, 
Yves-Noël
Merci aussi pour votre carte de vœux !

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Thursday, January 08, 2015

D éfiguration d'un soldat


Je venais de rencontrer Philippe Lançon, le journaliste virtuose de « Libération » que j’admirais depuis longtemps et qui a tant aimé Rester vivant ; nous avons ensuite échangé qq emails. Je lui disais, dans le dernier, que j’étais aller voir sur Internet la « gueule » qu’il avait, que je pensais pouvoir le reconnaître la prochaine fois ; il me répondait : « Je dirais que j'ai toujours une tête de premier de la classe. Et comme j'ai 50 ans j'ai passé l'âge de dire que je n'en suis pas responsable ». Et nous parlions de son roman dont j’ai lu les premières pages sur le site de Gallimard et qui a l’air très bon, L’Elan. Il me disait aussi : « J'ai passé les vacances d'hiver de mon enfance dans le Vercors, sur le plateau, entre Lans et Villars » (le Vercors parce que je m'y trouve en ce moment). Il vient d’être défiguré dans l’attentat. Pensées — pensées de proximité — et prières aussi.

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R ester vivant, livre d'or, 12


Antoine Chanteloup
Une pensée pour Philippe Lançon, défiguré hier, et qui avait fait un peu pour Je suis vivant (sic)… Je voulais vous écrire, vous remercier pour ces heures de noir incandescent, mais voilà que des idiots lancent des grenades d'exercice sur la mosquée voisine de chez moi — la gueule de bois est trop épaisse. Bien à vous, continuez, Antoine

— J'ai vu son nom dans l'éditorial de Joffrin hier, j'espérais qu'il soit indemne... Il a donc été touché...  Affreux

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Wednesday, January 07, 2015

E coute Baudelaire


Chéri, question éthylique et absurde (qui n'appelle pas forcément de réponse) : aurais-tu pu jouer ce soir ? Perso, je suis incapable de quoi que ce soit, de pleurer, d'écrire, de lire, de dormir, de rester éveiller... l'absurdité me terrifie et cette journée a été cruellement absurde... : à vite, mon Yvno...

— Absolument, j'aurais pu jouer. Je suis dans le Vercors, je suis au courant, mais content de n'être pas comme vous dans la tourmente de l'information. Rien de plus grave qu'hier, je t'assure, écoute Baudelaire... Dors bien...

— Je t’aime… Bonne nuit…

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L a Soumission qui vient

Sunday, January 04, 2015

L e Monde inadmissible


Qu’est-ce qui m’intéresse à part Baudelaire ? L’écologie. Les animaux. L’astrophysique. La neige. L’air. Les insectes. Les fleurs. La mer. Les îles. La montagne. La poésie. Les langues. Les hommes m’intéressent peu, très peu. Mais leur beauté, parfois. Les femmes, pareil, avec parfois leur intelligence. Leur génie m’intéresse. Le génie m’intéresse. Mais m’intéressent les pauvres. Les peuplades de mon quartier. La beauté des Nègres. Des Arabes, des indous, des métisses. Les religions  ne m’intéressent pas. La violence ne m’intéresse pas. L’argent ne m’intéresse pas. Non, les fleurs, les herbes, les vaincus, les captifs, les maigres orphelins séchant comme des fleurs, Patrick Modiano... La neige, etc. Les enfants, oui, les éléphanteaux. La détresse, la tristesse m’intéressent. Le presque désespoir, l’émotion. La maladie m’intéresse… Les cendres. La disparition.

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Friday, January 02, 2015

Thursday, January 01, 2015

Juste vous dire que j’avais été très touché aussi par votre article dans « Libé » qui m’a remonté le moral, le lundi jour de relâche, je dois avouer… J’ai souvent l’impression que je vais être submergé par la bêtise, alors quand l’intelligence… Aussi Sophie m’a dit qu’elle vous avait croisé à L’Industrie : tout ça est chic !
Merci !
Grâce à vous, nous avons mieux fini cette série.
Meilleurs vœux,
Yves-Noël

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A ujourd’hui, 1er janvier, en écho au spectacle Rester vivant


« Les repères semblent à portée de l’oreille, mais la pianiste les invalide par un jeu qui magnifie la dimension imprévisible, essence du compositeur. »




« Ecrire, c’est d’abord découdre le langage et le monde, en faire un ensemble d’échantillons, de pièces que l’écriture agence en inventant de nouvelles sutures, de nouvelles coutures monstrueuses — c’est-à-dire qui rendent visibles les raccords — et par là même transgressives, subversives : « Je ne suis pas l’auteur de mes livres (…) et leur composition (par mes soins) s’avère au bout du compte un travail de décomposition. / Je décompose dans la fiction ». Ecrire, ce n’est pas masquer les écarts ou les béances, les trous, les déchirures, c’est au contraire les exposer à une plus grande visibilité. »




« C’est la voix qui instaure le texte en tant que tel. Les relations syntaxiques de voisinage entre les phrases obéissent seulement à l’exigence de l’enchaînement : narrer, argumenter, dialoguer, etc. Elles fondent seulement l’ordre du discours. Si un texte a besoin d’une voix, c’est qu’il est avant tout un réseau de relations entre des phrases non contiguës. Et ce réseau est immobile, il plane au-dessus du déroulement linéaire du discours. La voix est sa cohérence propre, elle le constitue donc comme texte, comme tissu ou comme tessiture. »


     

Le train immobile de Rester vivant continue pour moi comme dans vos cœurs son chemin de drogue putride...

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A nimalisme


Dernière photo : Anna Perrin

Chez Estelle, les gens fumaient dans la cuisine et on avait ouvert les fenêtres pour aérer avant mon arrivée... 

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P aradis

R ester vivant, livre d'or, 11


Zineb Zineb
C'est sublime ce que tu fais !!! Demande des transats ou des coussins pour les dernières représentations. Ca serait top de pouvoir somnoler dans cette écoute! Des bisous

Audrey Liebot
Yves-Noël, j'ai rêvé de Rester vivant… Il y avait des projections de vie sur les murs, en plus de Baudelaire… On était donc plus du tout dans le noir, mais on pouvait entrer dans les murs… comme dans un miroir…

— Ah, c'est beau ! Quelqu'un qui a beaucoup aimé hier a vu « passer des cadavres » comme paraît-il Baudelaire l'avait dit dans une soirée où il semblait absent, « ailleurs », il avait dit quand on lui avait demandé ce qu'il avait : « Je regarde passer les cadavres ». C'est cet entremêlement de la vie et de la mort qui est très Baudelaire... « liens subtils »...

Philippe Lançon
Et d'un rayon d'hiver traversé brusquement
Je n'ai pas fui le noir — au contraire, je fermais les yeux quand il n'était plus entier, j'en rajoutais sur l'atmosphère — et je ne suis pas parti avant la fin (deux voisins à ma droite, si : c'est là que vous vous êtes installé à la fin pour feindre de proposer un débat, on a tous bien rigolé).
Je me suis demandé comment vous aviez obtenu ça, ce nuage noir, dans ce monde plein de consignes et de règlements de tous les sens.
Baudelaire, en tout cas, tel que je ne l'avais jamais entendu —mais l'avais-je jamais entendu ? Oui : en chansons. Mais sans toux du fumeur ni grain de la voix.
J'aime aussi beaucoup la chanson : « Naviguer c'est précis, oh, vivre c'est pas précis, oh », mais j'ai l'impression qu'elle n'existe que pour ce moment, et pour ceux qui s'y trouvent plongés.
Merci.
Philippe Lançon

— Merci ! Oui, cette chanson, pièce rapportée (Jeanne l’avait enregistrée — traduite de Caetano Veloso qui l’a peut-être, lui, écrite de Fernando Pessoa — pour la première version de 1er Avril, à Bruxelles, le spectacle que j’ai donné la saison dernière aux Bouffes du Nord) s’inscrit parfaitement, je trouve aussi, dans ce Navire Night… Excusez-moi, comme je ne vous connais pas physiquement, je ne vous ai pas repéré… Content que vous soyiez resté jusqu’au bout ! On a commencé avec un sale retard, hier ! (du coup des départs encore une ou 2 mn avant la fin…) Ce n’est pas si compliqué d’obtenir le noir, c’est juste qu’ensuite la « technique », enfin, la partie de la « technique » en charge de la « sécurité » vous hait positivement et tente de se venger… Rien de grave quand on travaille Baudelaire : on sait que, de toute façon, c’est foutu. Au moins, on ne peut pas dire qu’on ne s’attend pas au pire…
Au plaisir,
Yves-Noël

Roxana Wilson
J’ai beaucoup aimé ta pièce : je l’ai trouvée très harmonieusement bien composée, pas du tout angoissante, un bon moment de rumination nécessaire et d’un entrevu avec soi-même, nécessaire, qui se passe dans un noir vivants par les voix et les intonations et des images hybrides fulgurantes qui sortent hors du commun et où on voit, bien entendu, nos démons, j’ai particulièrement apprécié la scénographie

Jean-Charles Dumay
Mil et un mercis doux ami (j'ose) quel bonheur ! Merveille de merveilles ! Merci, oui...  quel partage heureux ! Belle soirée à toi belle dernière et au grand plaisir... JCH

Nadia Vadori-Gauthier
C’était magnifique, ce spectacle, merci !

Laurent Klajnbaum
Bonsoir Yves-Noël et Moni
Avec Moni, nous avons un peu discute hier de Rester vivant et je lui disais combien cette représentation m’avait touché et rappelé aussi les rapports de Baudelaire à la photographie
La qualité de notre regard dans l’obscurité noire, la surexposition ou le flash des apparitions, nos fantômes, le refus de l’assujettissement de l’art à la réalité pour approcher l’existence et au bout du compte la liberté... tant de choses m’ont persuadé que vous connaissez le texte de Baudelaire ci-joint. Peut-être pas l’article qui le suit. Mais je vous les envoie quand même au cas où encore une fois le sensible aurait permis de shunter le savoir.
Merci pour cette expérience que je ne suis pas près d oublier et amicalement, 
Laurent Klajnbaum

Sophie Colon
Quelle belle personne qu'Yves-Noël Genod! Quelle générosité et bienveillance! Une folie douce, enveloppante, enivrante, qui vous submerge et vous plonge dans les méandres de Baudelaire.
La vue suspendue, l'ouïe en éveil, Rester vivant, nos sens en émoi et exacerbés, avec la drôle d'impression de humer les fleurs et de goutter le mal...

Alain Neddam
Une belle soirée, en effet.

Clara Pecot
Yves-Noël Genod, trois mots d'amour dans un papier doré, merci pour ce calmant magique, l'effet est encore présent ce matin, merci pour la beauté de ce spectacle.

Cecily Cé
Longues réminiscences de Baudelaire dans le noir, hier. Merci Yves-Noël Genod...

Olivier Steiner
On voit beaucoup de choses dans le noir d'Yves-Noël Genod : une charogne vivante, une horloge avec un corps de cible, une montagne bleue comme un pantalon. Puis, le temps passant, l'oeil s'habituant à la Ténèbre, on finit par voir : l'inattendu, du jamais vu, la possibilité d'une île. Bravo maestro, c'était super !

Mickaël Phelippeau
Cher toi,
Encore merci pour cette gymnastique d'hier soir à nous faire entrer à l'aveugle.
Même si je me suis senti privilégié d'avoir ainsi introduit cette représentation en cours, je me suis également senti frustré d'avoir raté tout le début.
Mais j'ai tout de même apprécié ce moment suspendu et merci pour ta poésie dont toi seul a le secret.
MERDE pour la dernière ce soir !
Je t'embrasse et te dis à bientôt,
Micha

Monica Espina
Bonjour Yves-Noël, je viens vous remercier du moment de pur bonheur que vous nous avez offert hier. Je suis partie vite après parce que j'étais très bouleversée. Comme quand on se réveille d'un rêve intense et que la réalité menace de nous faire perdre l'émotion qui persiste... Le français n'est pas ma langue maternelle. Je garde encore en moi des « zones » où il se glisse avec beauté mais il ne m'y attrape pas. Je ne parle pas de « sens », mais des échos intimes qu'une langue d'enfance éveille en nous. Pourtant, hier, comme par magie, vos mots produisaient des petits courts-circuits qui réanimaient ces lieux endormis. J'ai vécu un vrai voyage, sensible et généreux. Ceci n'est que mon expérience. Mais j'ai observé que le public sortait aussi transformé, comme « lavé » de l'intérieur. J'ai vu des visages étincelants ; des très jeunes personnes — dont ma fille — les yeux brillants et les traits apaisés. Peut-être que, dans cette obscurité habitée, chacun a trouvé sa propre lumière.
Je vous souhaite une belle et créative année 2015.
À la prochaine,
Monica

— Oh, merci ! C'est exactement pour des expériences du type de celle que vous me décrivez si bien que je fais ce métier, rien d'autre ! Tous mes vœux de bonheur pour cette année qui vient ! Au plaisir !

Jean-Baptiste Tur
Merci pour cette belle baudelairienne Saint-Sylvestre ! Et à très vite pour des aventures Dostoievskiennes !!!

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Wednesday, December 31, 2014

« Les hommes politiques sont des menteurs »


Les hommes politiques ? Des menteurs. De droite comme de gauche. Intrinsèquement. Méprisables. C’est ce que dit Patrick Modiano en 1972 (à 25 ans) dans une « Radioscopie » qui ressort sur France Inter en ce moment. Ils mentent parce qu’ils font passer pour ambition générale ce qui n’est, en fait, que leur simple ambition personnelle. C’est le mensonge initial. A partir de là, ils ne peuvent pas faire autre chose que de la démagogie. La présence de Ségolène Royal au ministère de l’Ecologie montre qu’en 2007, nous n'avions le choix qu’entre le pire et le pire. (Ce sera le même choix en 2017.) 

Comment ne pas souhaiter la disparition de l’homme ? C’est la question la plus importante que je me pose actuellement. Bien sûr, il y a Baudelaire, etc. Mais chaque fois que je suis témoin (nous — notre génération — nous sommes les témoins) de la disparition des espèces, je désire la disparition de l’homme. Mais j’ai peur de ma puissance désirante. 


Je leur souhaite de crever au réveillon, à ces baudruches ! La seule bonne nouvelle : qu’Arnaud Montebourg ait décidé de jeter l’éponge : les perspectives qui s’ouvraient devant lui n’étant pas à la hauteur de son ambition (personnelle), il a décidé de se mettre à l’entreprise. Une décision de sagesse. Certains disent que c’est une astuce pour revenir en 2017. Mais le pire n’est pas toujours sûr. 


Quelques-uns de mes pairs sont finalement venus voir Rester vivant. Ils ne m’en parlent pas. C’est, dans le meilleur des cas, un léger — et inaudible — « bravo ». Ce qu’ils veulent savoir, en revanche — et ils me posent cette question sans vergogne —, c’est si « ça marche », si je suis « content ». Alors, tu es content ? C’est bien reçu ? Je leur dis la vérité : non, n’ayez crainte, vous qui faites tourner vos spectacles, celui-ci ne vous prendra pas le marché, ils ne tournera pas, il n’a pas marché — mais pas du tout — auprès des programmateurs, zéro, qui se sont déprogrammés comme un seul homme quand ils ont appris que la première avait été un enterrement de première classe. (Je n’oublierai jamais le pot de première, j’en riais.) 


« Indistinct, indiscret (mais secret), indifférent, incommensurable et irrécupérable sont les dimensions du spectacle auxquelles nous ne donnerons pas accès afin de ne pas le rendre a priori éternel. No secret of fabrication. […] » (I. B.)


Je me souviens que Ségolène Royal s’était illustrée dans l’affaire d’Outreau (l’horreur des erreurs judiciaires en série) en affirmant, face à la France entière : « Les enfants ne mentent jamais » (ce qui est évidemment faux, même les cochons sont capables de mensonge). Elle voulait sans doute dire : « Comme les enfants mentent, moi aussi... »

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Tuesday, December 30, 2014

T out à vous



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L a Fée

      
Enfin le grand soir ! Une liste d’attente de 18 personnes et on n’en fait entrer qu’une seule (plus 6 que j’ai fait rentrer à l’« entracte ») parce que sur 50 personnes, 49 sont venues, et même la cinquantième personne est venue, mais trop tard, telle la fée Carabosse (ressemblance frappante) et provocant un scandale, mais j’ai refusé qu’on fasse ressortir Eric Vautrin pour lui donner sa place : on avait passé l’heure, c’est la loi. J’ai regretté. Enfin, pas de n’avoir pas viré Eric Vautrin, mais j’ai regretté pour la fée Carabosse car, en y repensant (dans le noir), je crois que c’est une femme qui revenait voir le spectacle, une vieille femme que j’avais repérée la première fois en pensant qu’elle allait s’échapper très vite, mais elle était restée, et, là, je crois que c’est elle qui revenait... Elle était furieuse… Déchirement du cœur. Mais ce genre de soirée, ce genre de déchirement, on aurait dû l’avoir le soir de la première et tous les jours ensuite… Mieux vaut tard que jamais… Désolé pour vous, mes amis, qui n’avez pas pu entrer, que Dieu vous protège ! et on remet ça pour la DER DE DER !

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Avant-dernière, ce soir, 21h, au théâtre du Rond-Point, de Rester vivant, places en détaxes et en liste d'attente (en passant pas moi). Qu'est-ce qu'il est gentil, Philippe Lançon ! il vient de croiser Sophie O'Byrne (apparition dans le spectacle) à L'Industrie (Sophie y est serveuse, c'est là qu'un jour je l'ai aussi rencontrée) et il l'a reconnue — il lui a dit qu'il avait vraiment beaucoup aimé le spectacle, qu'il aurait voulu écrire plus long, qu'il aurait aimé revenir... (elle vient de me téléphoner).

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Monday, December 29, 2014

P hilippe Lançon, « Libération »