Friday, August 24, 2012

Le Chemin bleu



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Photo Sylvie Coumau.

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L'Edifice immense du souvenir














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Thursday, August 23, 2012


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Tuesday, August 21, 2012

« Selon vous, qu’est-ce qui est le plus désuet, votre ultra féminité, ou votre antilibéralisme ? »



Café de la Plage, à Arone, Cléo, huit ans.

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Port de Cargèse



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Prosélytisme



Ça boit beaucoup, en Corse. C’est comme ça, ça fait partie du paysage. La boisson de base (la couleur), c’est le rosé. Un peu plus chic : le blanc, puis le champagne. Puis on revient au rosé. Ou au blanc. Le rouge n’intervient que très peu. Sauf dans le cas de sanglier. Pamela dit qu’il faut s’incliner devant ce qui nous fait du mal. D’abord s’incliner, remercier. Je dis ça à Stéphane qui, avec une dextérité phénoménale, repère toujours quand mon verre est vide (mais, moi, quand on me met un verre ou un plat de qqch devant moi, je le vide). J’ai renoncé à lutter. Je m’incline. Stéphane m’écrit que si je bois un coup à l’aéroport, ce ne sera pas lui qu’il faudra remercier. Comme je lui réponds : « J’arrête de boire », il me rétorque que « Dieu doit pourtant avoir le gosier en pente pour avoir fait autant de conneries… donc pour le jouer… » Ah, mon Dieu… 

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La Puissance


Président de l'association.

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Sous la glace


Président de l'association.

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Fraternité universelle



Qu’ils son beaux, qu’ils sont Belle Epoque, ces gens qui s’exhibent sur la plage… Et on entend les voix… On entend tout, en fait. Les silhouettes, les voix. Quelles sont belles, les adolescentes, les silhouettes, les mannequins... Il y a un trois-mâts dans la baie. Olivier y est allé à la nage. Il a décrit un navire somptueux et immense. La baie, c’est la journée. C’est l’expérience de la journée. Après tout, nous sommes sur une plage. La journée... Maintenant, c’est le soir. La terre se détourne du soleil. Ça qui rend les silhouettes si belles, si furtives. Car la plage est orientée à l’ouest. (Il y aurait tant de photos à faire, mais ce serait des photos en 3D.) Le sable immense comme un désert. Je pense à mes amis. Et à me réconcilier avec mes ennemis.

« Faire semblant, c'est aimer. Et je ne vois jamais un joli sourire ou un regard pensif sans me demander aussitôt (et peu importe qui regarde ou sourit) quel peut être, au fond de l'âme dont le visage sourit ou regarde, le politicien qui veut nous acheter, ou la prostituée qui veut qu'on l'achète. Mais le politicien qui nous achète aime, tout au moins, le fait de nous avoir achetés ; et la prostituée, si nous l'achetons, aime tout au moins le fait que nous l'ayons achetée. Nous ne pouvons nous dérober, quoi que nous en ayons, à la fraternité universelle. Nous nous aimons tous les uns les autres, et le mensonge est le baiser que nous échangeons. »

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Monday, August 20, 2012

Lou, blessée au pied



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Ne veut pas être photographiée




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Chant corse



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Sunday, August 19, 2012

Les O *



* Prononcez sans liaison



Je regardais la mer avec ces mots (dans la bouche) : l’énigme des couleurs.

« Nous étions heureux et, en plus, nous le savions. »

C’est un problème : il fait tellement chaud qu’on ne peut pas poser le pied par terre.

Et si la réalité s’installait ainsi ? Qu’il était possible d’en mourir…

Hier, nous sommes allés en bateau seulement vers le soir. C’est mieux. Partir dans la journée est insensé. Et puis il n’y a plus personne. Du coup, nous avons pu pêcher des o. On ne prononce pas le mot, on dit comme ça. Parce qu’en fait, c’est interdit, période de reproduction. On peut les pêcher l’hiver. Mais, l’hiver, on n’est pas là. On a aussi mangé du sanglier. La chasse s’est ouverte mercredi. Les chiens sont excités comme c’est pas permis ! Une idée du luxe : j’ai fait du tennis chez les Beauszoleil. Une maison sans âme, cela dit. Il y avait un reportage dans « Marie-Claire Maison », il y a un an ou deux. Des oliviers magnifiques. En contrebas de cette maison, celle des Charpazk. Qui recevaient Vincent Peillozn. Cléo a trouvé le ministre « très, très, très gentil », mais n’a pas osé lui dire qu’à son avis, le coup du mercredi n’était pas une bonne idée. Il paraît que le journaliste a été sympa. Il n’a pas diffusé des photos où on le voyait en compagnie compromettante, il n’a donné que ce qu’on voit dans « Paris-Match », des choses insignifiantes (je ne sais pas, je ne les ai pas vues) : Vincent Peillozn jouant à la pétanque… Je ne raconte de l’histoire précédente que ce que j’en ai compris, j’ai dressé l’oreille, mais un peu tard, personne n’a voulu me répéter de quoi il s’agissait au juste. A CAUSE DU BLOG. Ça m’énerve (cette vision), alors je raconte ce qui, pour moi, n’a aucun intérêt. On me prête un pouvoir. Lou a marché sur un o. Alors, pour se venger, nous en avons pêchés. Je crois que c’est ce qu’il y a de meilleur au monde (sortis de l’eau, évidemment). Je disais : « Les o, c’est aussi bon que le caviar ! » (que je n’ai jamais goûté) et Stéphane a dit : « Je trouve ça même meilleur… » J’aimerais bien apprendre à aller sous l’eau plus longtemps. Je sais que c’est possible, j’ai rencontré quelqu’un chez Dominique Issermann qui fait de l’apnée, je crois qu’il reste des heures au fond. Moi, je ne tiens que quelques secondes et j’ai des visions d’étouffement. C’est ballot. C’est tellement beau sous l’eau. L’eau transparente. Tout ce monde des poissons qui sont nos frères. La manière dont ils glissent et comme ils sont libres ! Les o, on les décolle avec une fourchette et on les met dans un panier, c’est pas très difficile. C’est interdit. On rejette quand même les petits.

J’avais fait des photos de notre repas de o, mais ces photos ont disparues lors du transfert sur mon ordinateur. (Du coup, il n’y a aucune preuve de ce que j’avance.) Comme toujours avec les photos disparues, elles me paraissaient les plus intéressantes de celles que j’avais faites. Mais croyez-moi sur parole : c'est si beau, c’est si bon, cette folie de manger des o découpés aux ciseaux. C’est affreux, je sais, et c’est interdit. C’est un péché.

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Saturday, August 18, 2012


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Le Plongeur




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Friday, August 17, 2012

L’Etat second


Cléo me demande : « Et, toi, tu as une origine ? » C’est une phrase absolue qu’elle prononce au sortir du bain, vers 7h et demie, le soir, sur la plage orientée vers l’ouest. Et j’y repense car je relis ce matin une citation de Ludwig Wittgenstein : « Il est tout à fait remarquable que nous soyons enclins à penser que la civilisation – les maisons, les rues, les voitures, etc. – éloigne l’homme de son origine, de ce qui est élevé, infini, etc. Il semble alors que notre environnement civilisé, y compris les arbres et les plantes, soit enveloppé dans une cellophane bon marché et coupé de tout ce qui est grand, coupé pour ainsi dire de Dieu. C’est un étonnant tableau qui s’impose alors à nous. » Hier, j’étais si fatigué, plus la soirée s’enfonçait dans la nuit, plus les participants semblaient briller, mais, moi, je rentrais dans un état second (avec comme seule perspective réelle mon matelas sous la tente). Je me sentais proche des enfants, Lou et Cléo, qui ont si souvent attendu pendant des heures que les adultes épuisent leur capacité d’accentuer les heures… Souvent, maintenant, la scène se passe au cinéma, devant un film. Stéphane a essayé de leur passer un film russe, mais Cléo s’est plainte de ne pas arriver à lire assez vite les sous-titres. Va donc pour OSS 117 qu’elles ont déjà regardé quinze fois. J’étais déjà allé chercher un pull, j’en avais profité pour rester un peu devant Rüdigler Vogler et Jean Dujardin. Puis, quand j’étais revenu, on parlait de moi. Plus tard, profitant de l’arrivée tardive d’Olivier et Pépita, je m’étais déporté de la table du dîner et, là, sur un fauteuil de plastique blanc, devant les citrouilles, Cléo était venue me faire ce que je ne pouvais pas voir autrement que comme une représentation de théâtre. Je ne me souviens absolument pas de ce qu’elle disait, mais je me souviens que j’étais frappé par la qualité de son jeu

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