Thursday, July 16, 2020

C 'est beaucoup mieux


Mon bon roi Louis, c'est Yvno, je suis en Suisse de nouveau jusqu'à dimanche (et avec le demi-tarif Swisspass, attention !) La coiffeuse n'a pas pu venir. Du coup, je travaille un peu. Il faut trouver un titre pour ce spectacle d'octobre dont je ne sais presque rien. Si tu as une idée... D'autre part, connaîtrais-tu quelqu'un à la voix d'or capable de chanter a capella du Patrick Juvet (je préfère Polnareff qui, avec quelques autres, a servi maint spectacle du temps où Jonathan Capdevielle était encore dispo, mais Patrick Juvet, je l'ai appris hier au soir en enquêtant, est suisse — d'ailleurs, qu'est-ce que j'en découvre sur la Suisse (en enquêtant), c'est pas du tout ce que j'imaginais (pas grand chose) : c'est beaucoup mieux. T'embrasse, YN

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Wednesday, July 08, 2020

S ain combat


Je repasse à Lausanne la semaine prochaine, tu seras par là ? Et j’espère me balader un peu aussi (avec ma carte SwissPass). Tu viens avec moi ? Tu me conseilleras des endroits ?
Est-ce que tu as les moyens de mettre en ligne la performance ? Si tu peux, c’est pas mal… (Si, comme moi, tu ne sais pas le faire, je demanderai à quelqu’un d'autre.)
T’embrasse, merci pour Proust again et toujours. Pas trop compris pourquoi tu me parlais de pédés à poil dans un gymnase qui se collent encore moites et en sueur, les muscles toniques, autour du soi-disant plus beau et plus jeune au point d’en tomber par terre… « Scène délicieuse », dis-tu… Sans doute, ai-je pensé — tu me dis si je me trompe —, une réminiscence du sain combat de ton grand-père contre le pink sauna de son rez-de-chaussée (et du sous-sol !) (et des entrailles !),
Yvno 

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Sunday, June 14, 2020

L e Temps reste instable et c’est dimanche



Ah, oui, c’est  beau, Qui a décidé que vous étiez poète ?

Ça pourrait, si c’était ça, être le titre de la performance 

Mais, tu sais, il faut attendre un peu parce que je ne sais

Quand même pas grand chose du contexte, en particulier 

Par exemple, de la longueur demandée — ou supportée 

Je ne sais pas pourquoi je t'écris en vers, ce matin... je 

Me suis couché tard, je suis allé à la Manif pour les fem

Mes, cette nuit, et  j’ai tapé sur des casseroles, j’avais m

Is des colliers, j’avais peur qu’on me reproche l’appropri

Ation culturelle (je ne suis pas une vraie femme, je veux

Dire, une vraie de vraie), mais mes collocs qui avaient pa

Ssé toute la soirée sur ce sujet sans fond (l’appropriation)

M’ont dit que ça n’avait rien à voir, de ne pas m’inquiéter 

Qu’il s’agissait juste, à minuit, de taper sur des casseroles 

Ça m’a permis de me faufiler dans la jeunesse — bien que 

Tiphanie, très fine, la mouche, m'ait fait remarquer que

Ue je tapais sur ma casserole avec « mollesse et dignité »

Y a eu une performance lesbienne-féministe-métallique-

En colère dans une sorte de passage en sous-sol pas mal

Vers Saint-François (je veux dire : pas mal pour le ciné) 

Douée d'un titre que je voudrais m’approprier (prier

Pour notre perfo : Une surprise parce qu’on en a marre 

J’ai dîné avec le Président, actuel ministre de la Santé et 

De la Culture, je te raconterai, dans un jardin merveilleux 

Sous la pluie, mais, ce que je voulais te dire, ce matin, c’

Est queue je veux aller me baigner, sinon je n’irai jamais

Car le temps reste instable et c’est dimanche, après tout

Allez ! chéri   — viens avec ta poule ! —, tu veux venir ?

YN

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Sunday, June 07, 2020

Bonjour Eric, je suis sur Lausanne (arrivé hier),  ce serait un plaisir de te croiser ! (mais tu n’y es peut-être pas). 
Donne-moi aussi l’email de Vincent Baudrier à qui je voulais faire signe (il me le demande quand on se croise) ou dis-le lui toi-même : je suis là, dispo. Le spectacle que je devais répéter au festival de la Cité en juillet a été annulé et, donc, là, je ne prépare que le suivant qu’on espère (à l’Arsenic) fin octobre…
T’embrasse, 
Yves-Noël

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Thursday, June 04, 2020


J’arrive à Lausanne pour quelques jours. J’aurais plaisir à te voir. Je viens pour rencontrer des gens qui auraient envie de travailler avec moi (sans — ou si peu — argent, c’est toujours le problème — enfin, ça ne l’a pas toujours été, mais ça l’est devenu, le libéralisme a presque — presque… — gagné la guerre. C’est très ouvert, j’ai le lieu, j’ai la date et le spectacle se fera par rencontres. Je ne suis pas fort pour les rencontres, mais pourtant ça ne se fera que comme ça. Tu m’aideras n’est-ce pas ? Ta simple présence…
Yvno

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Thursday, April 23, 2020

Tu vas bien, Yan ? Ça y est, le couperet est tombé : festival de la Cité annulé. (J'espérais que la Suisse serait plus évoluée que la France, mais non.) Je devais y faire un stand-up sur le thème du temps. Peut-être, un jour, si la fin du monde n'a pas définitivement lieu, le genre de truc que je pourrais faire dans ton nouveau théâtre... T'embrasse

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Sunday, December 15, 2019

C ourber l'école


Salut Anouk, je voulais te remercier pour Andy Kaufman, je regarde tout ce que je trouve et je l’adore… 
Pourrais-tu transmettre à tous les participants (je n’ai les adresses que de toi, Edwin et Jérémoche) (je ne sais pas si tu as l’adresse de Sarah Moescher, par exemple) combien le temps a très agréablement passé en leur compagnie, votre compagnie. Le dernier après-midi, en particulier, est resté longtemps dans mon cerveau (et encore maintenant) comme un rêve de théâtre, disons : le théâtre qui se présente aussi légèrement qu’un rêve, avec la « conscience » comme endormie — la conscience pas au sens de l’entendement, bien sûr, mais la conscience qui nous rend sot (se rendre compte de ce qu’on fait en tant qu’acteur ou en tant que spectateur, il faut que ce soit en deçà, ce qui était le cas : miracle…)
Jonas m’a demandé les noms de ceux qui avaient courbé (comme on dit, je crois, à Lausanne) ; je n’ai donné aucun nom (pas mon genre), mais j’ai dit qu’en effet il y avait eu du mouvement, mais que ça n’avait pas entravé le déroulé du stage, un groupe suffisant perdurant, ce qui est vrai, n’est-ce pas ? et mon sentiment…
Au plaisir, 

Yves-Noël

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Tuesday, November 06, 2018

L ac natal


Salut Yan ! On a quitté ce bel appartement ou pendant presqu'un mois, j'ai pu respirer l'air du lac, merci ! Séjour inoubliable. Je suis dans le train et je regarde les forêts d'Automne (-Hiver) avant Vallorbe. Benoît a laissé dans l'appartement un chargeur d'ordinateur qui appartient au théâtre (j'ai dit à la secrétaire que tu passerais le chercher). Je dois encore te fournir mes voyages (et Patrick, hier, a bien voulu prendre en charge un voyage ou deux Genève-Lausanne de deux spectres : Myrtille et Edgar-Alan). T'embrasse, Yvno

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Saturday, October 20, 2018

D iscrétion


Sinon parmi tous les choses cochonnes que j'aimerais faire en Suisse avec toi (et il y en a !), j'aimerais manger une fondue... (je ne te le dis qu'à mi-voix, je compte sur ta discrétion, n'est-ce pas) 

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Friday, July 06, 2018

Salut Ana-Belen (quel nom toujours gracieux à écrire !)
Tu reçois mes mails ? 
Tu me feras lire ce que vous imaginez ?
Tu peux rajouter en sous-titre à Automne-Hiver :
dans une lenteur évidemment nocturne
Et puis il faudrait mettre que les détails des soirées seront communiqués sur le site dès qu’ils seront arrêtés — ou quelque chose comme ça…
Yvno

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Thursday, July 05, 2018

C ocom


Alors, Automne-Hiver a l’air de fonctionner comme titre, d’amuser les gens. (C’est la Fashion Week, à Paris…)

Voici une anecdote que j’ai souvent racontée, mais qui pourrait être recyclée ici :

Après la guerre, Coco Chanel s’enfuit en Suisse. Elle a fricoté, au Ritz, avec l’ennemi. Ahlàlà, elle est sauvée, dit-on, par Churchill. Elle a le temps de s’enfuir, elle se retrouve en Suisse. La Suisse sert à ça. Toujours est-il que le temps passe, les époques, curieusement, changent et, douze ans après, elle revient à Paris pour refaire de la couture. Quand ça se sait, c’était au printemps, la collection devant sortir à l’automne, les journalistes se précipitent et demandent : « Mademoiselle Chanel, comment sera votre prochaine collection ? » Elle leur aurait répondu (c’est fort probable) : « Comment voulez-vous que je le sache, je fais mes robes sur les mannequins. » Quand j’ai lu ça, je me souviens très bien où, dans un livre ouvert au hasard pour passer le temps, en attendant une actrice dans le théâtre fourni d’une bibliothèque, j’avais commencé depuis plusieurs années déjà à « faire », moi aussi, « mes » spectacles « sur » les interprètes. Et j’essayais, moi aussi, que ce soit de la haute couture, c’est-à-dire comme le dit Chanel, que ce soit à partir et ajusté à la personne. Ce n’est pas que Chanel ni moi n’avions pas d’« idées », nous en avions plein, n'est-ce pas, nous sommes des mémoires, des réservoirs d’idées — comme tout un chacun. La difficulté est de choisir laquelle sera la bonne. Les idées qui surgissent ne sont profondes ou vraies que si elles le font de manière involontaire, sinon il s’agit du blabla de l’actualité et du tout venant. Proust, n’est-ce pas — on s’en souvient —, insiste sur ça, c’est le message de la Recherche. Rien de conscient, rien d’intelligent, mais l’instinct (l’intelligence vient après), « à tout moment, l’artiste doit écouter son instinct, ce qui fait que l’art est ce qu’il y a de plus réel ». Cette apparition des décisions, lors de la création de robes, de spectacles, s’apparente au kairos grec : le bon moment, la circonstance juste, l’épiphanie, le saisissement de la jeunesse et de la beauté — par les cheveux, dit-on — très volatile et très passante. La possibilité d'une rencontre,

Yves-Noël Genod, 5 juillet 2018

Quant à la photo, je sèche, aidez-moi à trouver ce qui vous convient… On pourrait mettre une photo d’un astéroïde de Nicolas Moulin (j’ai adoré son expo), mais il faudrait demander à la galerie une bonne définition. Ou bien une photo d’un tableau de Bruno  Perramant (mon idole). Ou une photo de moi, mais laquelle ? Je mets quelques exemples ci-dessous...
YN










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Wednesday, November 22, 2017

Baudriller ? 
Pas de nouvelles. Il n’est pas venu. Il a envoyé du monde. Dont une femme qui m’a dit : « Tu as le bonsoir de Vincent ». That’s all, folks !
Je pense à toi, à ta création forcément magique (et avec le musicien magique). J’envoie une amie qui est à Berlin en ce moment. Je regrette bien sûr, mes yeux regrettent, mais mon cœur sera avec vous,
Yves-No

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Monday, November 06, 2017

Salut Tristan ! Alors mes horaires de cette semaine : après avoir fini la série des représentations du Proust, je donne un stage à Lausanne donc je ne suis libre au téléphone ou par Skype que le matin de 10h30 à 12h30 — pour se parler de ce projet d'Artdanthé. Je rentre à Paris le 13 sinon.

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Parmi tous mes projets (dont nous pourrions parlé), il y en a un — une commande du Théâtre de la Commune, mais qui s’est désisté — avec Laurent Chétouane et Manuel Vallade. Laurent proposait de monter Dans la solitude des champs de coton avec nous deux. Nous avions fait des essais. C’était bien.
Yves-Noël

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