Thursday, July 03, 2008

Toujours à cette époque

C'est le 6 octobre à 19 heures. Avant-premières ouvertes le 4 et 5 à la même heure. C'est vrai que c'est loin (pas tellement, en train, mais cher... frais réels ?) Si tu viens je te trouverai un logement. Je pars demain, c'est étrange de répéter deux spectacles à la fois. J'aurais préféré, je pense, être seul avec le monologue (c'est déjà énorme). C'est le problème de constituer un groupe à l'avance, c'est pas du tout mon rythme. Je suis plus proche d'une vérité à la Ménagerie, un tâtonnement où j'attends que les choses se manifestent, un peu comme Kafka parlait de l'essence de la magie "qui ne crée pas, mais invoque". Mais c'est aussi plus risqué. On verra, pour Rennes... Si ce groupe accepte de ne faire presque rien, ça peut être très beau. Je mettrai de la fumée : un groupe dans le brouillard. Merci de ta manifestation d'attention


Yves-No

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Autour d'un feu

J'ai commencé à répéter notre spectacle de science-fiction (j'aimerais tant...) en t'imaginant assis par terre (comme tu disais) avec d'autres autour d'un feu de camp imaginaire, un peu déjeuner sur l'herbe post apocalyptique (avec une femme nue - à trouver - au milieu) et Jonathan qui hurle ou murmure ses Jimmy Summerville (au fait, as-tu laissé un disque ? sinon envoie-moi...)... Demain on fout un chien dans le jeu de quille... Hâte de te retrouver...

Yvno






salut yvno, bon eh bien j'espere que tu vas bien.Effectivement cette idée de feu, c'est bien, faut voir pour en faire un vrai, donc étudier évacuation de la fumée, etc.....mais j trouve l'idée belle.On pourrait aussi faire cuire des trucs ds les flammes et les bouffer...sinon, autre variante du feu version ogm, une sorte de bertand lavier, erzats du feu: une télé avec une vidéo de feu de bois et dessus posé un four micro-ondes, tt le monde assis sur des cageots autour....bon, je ne sais pas, mais c'est vrai qu'un vrai feu serait idéal. alors...faut qu'on soit sales....bon, sinon, ouais...des chiens......dans le noir, juste un feu.......se serait vraiment bien, les flammes, ca crée des ombres, des mouvements de lumière, la fumée aussi, visuellement ds une pénombre, c'est bien......on pourrait aussi avec une projection d'une diapo (une seule fixe) faire un faux trou dans le mur et laisser apparaitre un filet de ciel pt etre....un truc assez romantishe, mais ausi un peu destroy, sans etre trop ds le pathos non plus évidement....."le futur a été inventé par des gens pour manipuler les autres, métaphore de ce qu'on n'obtiendra jamais, le futur est censé représenter ce qu'il y aura apres notre mort sur le monde ici bas, en ça, on s'en fout complêtment" devine de qui c'est?

bises






tout ça est très bien.

j'ai répété hier et c'était très beau.

j'espère que jonathan et hervé ne vont pas lâcher...

jonathan chante en continu pendant trois heures (des chansons aigües : envoie du matos)
et hervé, le commercial, est un génie aussi ("la terre est plate et paf !)

tout ça, pour le moment éclairé par une seule bougie

j'ai eu une scène hier avec un chien et un os qui était sublime, mais la propriétaire aujourd'hui fait des histoires (elle veut être payée...)

j'ai hâte que tu sois là

les invitations aux avant-premières, tu peux commencer à lancer (les 15,16,17 octobre)

rien n'est dit sur toi dans le dossier de presse. qu'est-ce que tu en penses ? discret ou on fait mousser le moulin... décision rapide, il refont un envoi vendredi.

et sinon, c'est quand tes dates de parution ? j'ai pas les infos


yvno






Nico, Nico, quand est-ce qu'on se parle ? Tu dois être débordé... J'ai vu que la Nuit blanche était le 1er octobre. Quand est-ce que tu es à Paris ? Je ne peux pas mentir : tu es très présent dans le travail et ton influence est magnifique... mais j'en veux toujours plus - et moins. On essaie de faire un spectacle de science-fiction et on y arrive. Hier un danseur a fait dans le noir avec une loupiote et un bout de tulle un coucher et un lever de soleil ou de lune dans une galaxie très très éloignée !!! qui m'a fait penser à ta vidéo prise avec des filtres simplement de ta fenêtre à Berlin. Bref, on est en train de faire un chef d'œuvre et c'est bien agréable. Il y a quand même plein de choses curieuses : tout ça est pour le moment d'une incroyable douceur. Il me semble bien que cet été on évoquait plutôt des choses d'une extrême violence. Doit-on repenser au frigo et à la hache ? Mais la poésie, c'est doux et violent, non ? La distribution n'est pas faite encore, je cherche en particulier une femme très belle (mannequin ?) qui accepterait d'être nue (très belle et faible lumière) comme un peu dans le Déjeuner sur l'herbe de Manet, parmi les hommes, les "moujiks" un peu dégoûtants, un "déjeuner sur l'herbe" post apocalyptique bien sûr - mais on aura déserté la terre, on sera sur une autre planète... On commence à lancer des invitations auprès de quelques amis pour les avant-premières du 15,16,17 octobre à 20h30. Je t'embrasse

Yves-No






Qu'est-ce que tu fais après la Ménagerie ? Tu retournes à Berlin ? Moi, j'ai rien à faire jusqu'au 11 janvier, Berlin est une possibilité, je ne sais pas quand... Mais le Maroc, ce serait peut-être pas mal aussi... Et l'Islande ? C'est trop tard dans la saison ? Ou l'Italie... Mais il peut faire mauvais en Italie...

Yvno

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Une proposition restée sans réponse

Cher Alain, voici, sur papier virtuel, ma proposition... Je peux peu en dire (sur mon travail), toutes mes notes ont disparue avec un tsunami (ou typhon) de disque dur. Je te proposais l'autre soir de me rejoindre à la Ménagerie (l'espace du bunker, en bas). Les représentations ont lieu les 21,22,23 novembre, le 20 : montage et générale (publique). Ca pourrait être les 3 jours ou seulement 1 jour. Je ne sais pas encore si ce sera le même spectacle chaque soir ou 3 différents (à cause des disponibilité de... à peu près tout le monde.) Si c'est 3 jours, c'est trois installations ou générales différentes, à étaler... Je répète in situ la semaine prochaine du 19 au 25 septembre à partir de 17 h et toute la nuit (peux-tu passer ?) Ensuite du 7 au 17 octobre et le - ou les - spectacles devraient être faits, emballés et présentés à ce moment-là en avant-premières (ouvertes) les 15,16,17 octobre. J'ai encore le lieu jusqu'au 23, mais Jonathan, un pilier, n'est pas libre au-delà du 17. Donc voilà pour les impossibilités ou possibilités. Pour le reste, le "sens", c'est très ouvert. Ce dont j'ai besoin en son est très ténu (envoyer tel disque pour telle chanson à tel moment.... si chanson il y a... quelques micros... c'est rien). Par contre je pensais à toi - et bien sûr vendredi soir a confirmé cette envie - parce que je pensais à quelque chose qui serait de l'ordre d'une installation libre, autonome comme une météo, un effet de temps sur du temps et de l'espace, créer un monde pour l'oreille, une conque... et comme un nouveau cerveau, dans le sens de la phrase de Léonard de Vinci : "Savoir écouter, c'est posséder, outre le sien, le cerveau des autres." Ou le cerveau d'autres mondes... car le ou les spectacles devraient, je l'espère, avoir cette connotation, ou plus, cette expansion de la pensée dans d'autres mondes, d'autres pensées, des univers parallèles, temps et espace agrandis ou rétrécis ailleurs, après une destruction par exemple, etc... (très rapidement dit). Le spectacle est, pour le moment annoncé comme : "Le Dispariteur." (qui est le nom de mon association). Je travaille avec un ami proche (mais qui vit à Berlin) qui est aussi un immense artiste (plasticien) que tu connais sans doute : Nicolas Moulin, très inspiré de science-fiction. En juin j'ai commencé aussi à faire l'expérience du noir total (c'est possible dans ce lieu) et je vais recommencer la semaine prochaine (envisagé peut-être seulement pour une soirée). Il y a toujours l'ambition (dans tous mes spectacles) d'amener des animaux - et là - à la Ménagerie - ça s'imposerait, mais c'est très compliqué bien-sûr... Aussi des enfants... Et il y a, aussi, là, beaucoup de choses à dire. Nicolas voudrait faire un discours... et moi-même j'avais pris beaucoup de notes. Je vais jouer à Rennes le 6 octobre (avant-premières les 4 et 5) un "Hommage à Catherine Diverrès" avec une belle distribution d'une dizaine de personnes, vieillards, enfants... et un monologue de deux heures... (pour information, si tu veux voir ça). Voilà, qu'est-ce que je ne t'ai pas dit ? L'argent : très peu, bien entendu : trois cachets de 150 net minimum (maximum : un peu plus si on peut). Je te joins une chanson que j'ai reçue la semaine dernière extraite d'un spectacle que j'avais fait à Bordeaux le 25 mars. C'est peu pour me connaître, mais j'aime assez. Réponds-moi vite, s'il te plaît. J'aimerais beaucoup que tu aies assez d'envie pour être avec nous dans ce bel endroit.
À bientôt


Yves-Noël

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Éric et Marcus




Photos de Sylvie Coudray, Éric Martin et Marcus Vigneron-Coudray pour Le Dispariteur.

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Bouche-à-oreille

Monday, January 28, 2008

Le Dispariteur, flier

Le spectacle proposé à la Ménagerie de Verre qui sera ma dixième création et la création inaugurale de l’association Le Dispariteur est une surprise. Encore plus une surprise que les autres fois, je veux parler pour moi, en tout cas. Il s’agit d’un spectacle sur le noir, la couleur noire, la matière noire, l’énergie noire, ce que vous voulez de lumineux, de volumineux, de cosmique, comique et surtout de noir (cf. le très beau Dictionnaire du Noir d’Annie Mollard-Desfour aux éditions du CNRS). Ce noir est la matière même de la création, la « masse noire de l’écriture », disait Duras. C’est donc – encore plus que d’habitude – une création sur la création. L’immensité de la nature et la séduction de la création. Rappelons que le vide, selon l’astrophysicien Michel Cassé, n’est pas vide, mais ressemblerait plutôt à une agence de relation publique. « Relation publique », c’est bien dit, c’est bien vu. Ça vous va ? Ça nous va. Bienvenue…

Yves-Noël Genod

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Friday, January 11, 2008

Avec mon ami, nous avons parlé, lui et moi… A mouth is a mouth. Girlfriends’ little softer










Les piscines d’eau sombre. Cet atlas est inutile










La nuit, la nuit facile. L’éternel scénario idiot. Il n’a jamais essayé d’écrire
Comment disais-je ? inévitable
L’univers – le jardin – enchanté
L’amour de la vie, les arbres bougent, les buissons ronds
Les arbres, par transparence, disséminés
Mais, Marseille, en même temps que c’est une grande ville, c’est un village
Des vieillards partouzeurs
La vague image antérieure d’un livre non écrit










La force d’inertie du langage et de l’invention
De moi à moi, de moi à moi
C’était l’apocalypse
C’était l’apocalypse
C’était l’apocalypse
Pour ne rien dire
Tout ce qu’on avait réussi à faire, c’est qu’on avait tué Jean-Pierre
On peut être intelligent
Les oiseaux prolongent les arbres










Le rêveur parcourait les sables d’un désert pluvieux
On veut que la culture se désagrège










Yves-Noël Genod, 11 janvier 2008.

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