Sunday, November 25, 2012

Barbara — Reportage 1973


Document rare que m’envoie Alain, maintenant sur Youtube, de la folle, l’archi-juive, la Callas du pauvre, la fascinante-démodée, la survécue... 
Princesse de la résilience, elle a vu la mort étant petite et elle est restée étant petite, les émotions pures, les éclats... Noir, rouge, blanc, transparence, opacité, lumière, obscurité, joie, peine — en face. Et le bourreau — en face.
Face à — 
L’archi-sauvage, elle-même, elle-seule, devin, devineresse, chasseresse, amours pures. Quelle force de chanter la mort à chaque instant ! Rien d’autre ! La rencontre de la pure rencontre. Et traverser la vie très vite avec « sa vérité ». Elle chante sans quitter un endroit qui la fascine, si amoureuse du bord — du bord décisif, très Dréville aussi (même si physiquement plus Balibar). Très vive.
A la fin, François-Marie Banier jeune. (Curiosité.)








Ah oui, c'est sublime ! Si vivante...



Oui, si vivante, si drôle, si fantasque et une telle implication que cela est bouleversant.
Ces endroits un peu improbables, en province, où elle va chanter... 
et puis, encore une chose : elle n'est pas encore ce personnage que le public et elle accoucheront dix ans après.
(Elle n'est pas encore Durassisée !)

A.

Labels:

Sunday, April 17, 2011

Aigle noir

Eh bien, pourquoi ne pas t'en occuper, c'est vrai, chère Marina... Ce serait super... La difficulté, c'est de trouver le contexte, la raison de le faire... (Je n'ai pas du tout envie de faire le tour des MJC comme un programmateur l'a annoncé...) Il y a une demande en juillet 2012 de Laurent Barré (directeur de la Biennale Rayon Frais, à Tours) qui a été bien formulée puisqu'il m'a rappelé que Tours était la ville du dernier concert de Barbara. Je lui ai dit que j'étais sensible à l'argument... Il y a une demande de Laurent Goumarre pour tout de suite, à Gennevilliers, aux TJCC, un peu plus complexe à contextualiser... A part que Laurent Goumarre est très, très gentil avec moi. Il m'a dit : « Je n'ai pas pu le voir, j'étais à Mayotte. Alors, est-ce que tu voudrais pas me le refaire ? » Mais il n'y a peut-être pas de budget, j'ai un doute parce que c'est dans un mois...
Sinon il y a aussi le rêve de le faire avec un piano. J'ai écrit un mot dans ce sens à José Alfarroba (théâtre de Vanves) parce qu'il a un piano que j'utilise chaque fois que j'y passe... Pour le reste, il faut voir... L'idée que je me baladerais de par le monde en chantant Barbara est tentante si tu étais mon manager, je dois dire... (J'ai une demande à la Réunion (département français) !) L'idée d'une tournée qui s'arrêterait à Tours en juillet 2012 aussi, dernier concert. Voilà, rêvons un peu, ça fait pas d'mal...

Bises

YN






Non, le piano, ce serait très bien évidemment (j'ai écrit à José Alfarroba, à Vanves, parce qu'ils en ont un...) Mais c'est sur ton budget que j'ai un doute (puisque c'est dans un mois, il doit pas rester grand chose...) Il faut trouver le moyen d'en faire un événement peut-être humble, mais exceptionnel, luxueux (le rien, mais avec splendeur...) comme toujours. Les trucs récents (et qui continuent de marcher) ont été les centaines de fleurs (bon, une seule centaine peut-être) et les flûtes de champagne offertes. Ça aide à faire passer la pilule. Surtout quand y a pas d'pilule. Il me faut trouver un contexte aussi. Je chantais Barbara à cause du centre Barbara (évidemment). L'idée de le faire pour toi comme un poète de cour pour son protecteur pourrait suffire à toute une histoire... Mais cela va-t-il intéresser mon cher public ? Oui, oui, cela intéressera mon cher public... Il faut que je revois la salle aussi, comprendre la lumière, les éventuels échafaudages. Sans doute mettre tout le monde sur scène, à mes pieds... Je frémis à l'idée que tout ça n'aurait jamais eu lieu si je n'avais pas encore ce smoking en sequins « aigle noir » qu'Hedi Slimane vendait à l'époque chez Dior (où s'habiller maintenant ?)

Bisous

YN






J'attends une réponse demain de Gennevilliers pour le budget (qui doit être court, en effet, je le crains). Te tiens dès demain au courant, avec idée des spectateurs à tes pieds, ce qui me parait littéralement exact.
Où s'habiller ? Certainement pas chez Lanvin.
Kiss

Labels:

Sunday, April 10, 2011

Marina Tullio

Marina, je voudrais te redire le plaisir que j’ai eu de travailler avec toi. (Et t’encourager pour continuer ton festival ou/et autre chose.) L’ensemble de ta réactivité, ton accompagnement (ton implication) et ta vie (ta vitalité) m’évoque un travail de production et c’est tout ce dont un artiste à besoin. Je n’ai pas rencontré toujours cette précision de relation dans ma vie professionnelle, mais je l’ai rencontrée, par exemple, avec Marie-Thérèse Allier à la Ménagerie ou avec Josette Pisani à Marseille Objectif Danse, récemment aussi avec Pierre Droulers (et son équipe) à Bruxelles… Des endroits où j’ai fait mes plus beaux spectacles. Parce que je n’étais pas seul. J’ai toujours pensé que programmer était œuvre artistique et, si je reprends l’exemple cité plus haut, à quoi ressemblerait la danse contemporaine s’il n’y avait eu depuis vingt-cinq ans – comme paysage français de la bataille – Marie-Thérèse Allier et sa Ménagerie ? Le spectacle a été très bien reçu parmi mes amis, j’ai été très ému. J’ai hâte d’entendre la captation sonore voire de voir des images vidéo pour me rendre mieux compte de ce qu’il s’est passé… (Mais je suis encore sous le charme de cet échange bouleversant…)



A bientôt, j’espère



YN







Cher Yves-Noël

J’en pleurs de lire ces mots car la solitude de l’artiste est souvent proche de celle de l’artisan, de la programmatrice… Comme à l’ouvrage je reste attentive aux besoins de l’artiste et au service du spectacle.

C’est une belle rencontre que la nôtre et j’étais intimement persuadée que ce 7 avril serait magique.

J’ai été émue de t’entendre interpréter BARBARA, tu chantes bien car tu le vis, et peu importe si le ton n’est pas si aigu, le ressenti se communique. J’ai aussi pu apprécier les liens dans l’écriture…

J’aime à découvrir, à donner à entendre là où le public n’est pas habitué.

Merci à toi pour avoir investi ce lieu avec autant d’intelligence, de sens de la scène, de drôlerie… La qualité du moment était indéniable.

J’espère continuer et te tiendrais informé. Il me faut de l’énergie, le temps use et altère parfois les espoirs.

A très vite,

Marina

Labels:

Thursday, April 07, 2011

Abat-jour-houpette-une nuit....

François Olislaeger mon premier est le composant d'une lampe
mon deuxième est la coiffure de Tintin
mon troisième est le contraire d'un jour
et mon tout est une chanson de Barbara


François Olislaeger ‎?


Alain Neddam abat-jour-houpette-une nuit...

Labels:

Sunday, April 03, 2011

Sois donc ces portraits (café pour alibi)

Coucou... je me connecte vite fait, une fois par jour, dans le MacDo local, avec un café pour alibi. Je suis encore avec Clélie, là, jusqu'à dans 30 minutes, et je resterai chez mes vieilles logeuses jusqu'à demain. C'est pas vraiment le bord de mer, même si je suis à 100 mètres à tout casser. Sans doute l'effet de cette très grande vieille maison, aux vieilles tapisseries, lit tendu de velours, etc.
J'ai acheté (ici) le livre de Mathieu Lindon, que je suis en train de lire. J'avais lu comme toi l'article de L'Express et quelques autres, qui m'avaient dissuadé de me précipiter, mais le rythme altéré de cette semaine à Fécamp en a décidé autrement. L'écriture de Lindon m'énerve parce qu'elle est bourrée de tics, mais je ne peux pas croire que ce n'est pas délibéré, au moins conscient, et j'attends la fin avec prudence... de toute façon c'est intéressant, quand par ailleurs on a déjà croisé Foucault et Guibert dans d'autres pages d'autres livres.
Content que ton projet Barbara prenne son envol et rencontre déjà son public ! Comme je t'ai dit, je m'y remets la semaine prochaine.
Amoureux, oui, mais pas enchaîné. Je continue de penser à toi, bien sûr, dans la réalité et dans l'absolu !
Bisous,
Pierre

Labels: