Wednesday, August 27, 2014

U rgentino



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Friday, August 22, 2014

« L a matière qui brille et rayonne n’est que la rose de la matière noire »



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Thursday, May 03, 2012

Acteur libre au jardin de l'île (île de la Réunion)




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Thursday, February 02, 2012

« Danser »

Total Danse, un pari gagné

Par Agnès Izrine et Philippe Verrièle



(…) Enfin, Réunion des scènes infinie, d’Yves-Noël Genod, donné dans la médiathèque départementale avait de quoi surprendre les foules. Au menu, poème de Shakespeare : Vénus et Adonis, deux éphèbes parfois en leur plus simple appareil, et Yves-Noël Genod, voix de velours et acteur génial, qui fait de Shakespeare un monde foutraque et de Réunion des scènes infinie une merveilleuse fable poétique. Ça pourrait avoir valeur de provocation ailleurs peut-être. Là, tout le monde a retenu la beauté des vers et l’excellence des comédiens, l’inventivité des trouvailles et l’aspect drolatique de cette mise en scène impromptue faite de petits riens : quelques paillettes, des raisins, une tête de cheval sur un manche à balai… (…)

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Monday, November 21, 2011

La Route














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Felix, dancing in silence







Felix M. Ott.

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Released



Non, finalement pas relâchés. Deux photogrammes tirés du film que nous avons commencé à La Réunion (dans la forêt de brouillard) ont été ici retirés. On y voyait Philippe Tlokinski et Felix M. Ott déshabillés dans un même plan. Philippe essaie de concilier deux carrières naissantes, il pense qu’il aura moins de difficultés quand il aura pris de l’épaisseur dans la profession (j’espère qu’il ne sera pas pour autant devenu vieux). Il entame une carrière de vedette du petit écran dans des séries à l’eau de rose – si j’ai bien compris –, un épisode par jour pour l’une des séries et, l’autre, hebdomadaire. Des gens qui veulent protéger Philippe promettent que tout un tas d’extrémistes, de gens mal intentionnés recherche en permanence sur le Net des photos déshabillées ou ambiguës qu’ils pourraient faire paraître dans des torchons people (où nous aimerions tous, pourtant, nous, avoir des photos). Et, en effet, la Pologne réactionnaire, catholique, homophobe, masochiste et orgueilleuse est un terrain – que dis-je, un terrain ? – une autoroute de la violence toute trouvée. Il y a peut-être de la parano là-dedans. Car la Pologne, c’est aussi le terrain de jeu d’immenses artistes de théâtre complètement libres, certes en constant combat contre les forces réactionnaires, Grotowski, Kantor, Lupa, Warlikowski… L’un des derniers spectacles de Tadeusz Kantor ne s’appelait-il pas Qu’ils crèvent, les artistes ? Donc, voilà, les photogrammes existent, mais, pour l’instant, on ne les montre pas. On ne voit donc que ceux de Felix M. Ott seul. L’intérêt de mon travail n’est jamais la solitude. Comme disait Louis Jouvet, « Le théâtre commence à deux. » Car, dès qu’on est deux (même trois, avec le metteur en scène), l’ambiguïté existe. L’art, c’est l’ambiguïté, mais, le commercial, c’est l’art de mentir sur cette ambiguïté, l’art de cacher. C’est tout à l’honneur de Philippe Tlokinski de vouloir jongler avec les contraires. Parions qu’il y arrivera et qu’il revendiquera – puisqu’il en a les moyens – d’exprimer toute l’ambiguïté du monde. Le monde se referme très, très vite, en ce moment, il va falloir jouer serré. Un acteur ne peut pas être invisible. Il ne faudrait pas qu’il joue sous le manteau…

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Photo Felix M. Ott.

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Sunday, November 20, 2011

Le Soldat allemand



Felix M. Ott.

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Dernière forêt

Samedi 19 novembre au bassin de la Paix (tourner un peu avant Saint-Benoît)












Philippe Tlokinski et Felix M. Ott.

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Pologne




Philippe Tlokinski.

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Fuckforforest




Felix M. Ott.

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Philippe, ferme ta gueule !




Cette île est la plus belle qu’on puisse imaginer. La végétation y est verticale (je l’ai déjà dit, comme les murs de Patrick Blanc). Bien sûr, il y a Maurice, les plages, le vide comme céleste, l’eau comme le vide, etc. Bien sûr, il y a les Seychelles (rien que le nom…), les Maldives. Mais La Réunion est la ville-île, la ville d’une autre planète. La nature y est simplement la même, mais plus. De l’eau, du soleil pour tous. Cascades, lacs, torrents, bassins, ruisseaux, rivières... – autant d’eau potable, douce et pure dans une île entourée de requins, c’est invraisemblable. D’où vient-elle ? Pour qui ? Pour les plantes essentiellement. Il n’y a pas d’animaux. Très peu. Et rien de venimeux, ni mygale ni serpent ni python… Mon Dieu, que j’aimais la vie ! Dans l’avion, j’étais très excité, plein d’ambition et de facilité. Je m’étais disputé avec Philippe. Au moment de prendre les places, j’avais eu l’impression que j’allais être piégé, que j’allais être assis à côté de lui pendant onze heures. Mais non. J’aurais pu me passer de cette crise. J’avais eu honte. Philippe avait pleuré. Et, bien sûr, il pleurait comme un enfant, mais il pleurait aussi comme une femme que j’aurais fait pleurer. Me revenait comme j’avais fait pleurer les femmes. J’avais honte. Ensuite, je m’étais excusé. Philippe avait repris son humeur heureuse, disponible, confiante en la vie, en sa vie. Pourquoi le déranger, Philippe ? C’est un excellent acteur et les acteurs, souvent, sont chiants. Pourquoi le lui faire remarquer ? Il essayait, justement, lui, de bien faire. « Il est touchant », avait dit Cédric Andrieux. C’est vrai, Dieu qu’il est touchant ! Mais les acteurs sont fous, parfois ça nous effraye (nous qui en sommes…) Philippe est une merveille de la nature. Mais pour être invraisemblablement naturel, il est aussi invraisemblablement inhumain. Que je m’explique... Il faudrait que je m’explique. (Mais pourquoi m’expliquer, je n’ai rien à dire. Je ne suis pas comme Christine Angot ou Michel Houellebecq, je n'ai RIEN à dire.) La vie est pour lui un territoire impossible. Autant, sur scène, il est exact et performant, il est « à son affaire », autant, dans la vie, il est obligé de reconstituer le miroir, la sphère autour de lui. Ça se fait à la seconde. Et ne le faisons nous pas nous tous ? Oui, mais lui – et n’est-ce pas tout à son honneur ? – en a un peu moins conscience. « Les hommes sont si nécessairement fous… » A La Réunion, la nature est folle et sage. La nature est invraisemblable. Et pourtant elle est. Une autre planète. Cette planète, je l’avais vue en rêve, je l’avais déjà vue. L’autoroute sous les falaises. Les dimensions, la mer dans la mer. Les ouvertures partout. La nature verticale. L’impossibilité de dire. D’en dire. Ça va si vite, mais qu’est-ce que vous voulez dire ? Etudier la botanique… Aimer les hommes, aimer la paresse, aimer la folie. Aimer la bonté. Rencontrer une femme. J’avais lu le livre de Michel Houellebecq, Plateforme, sur le tourisme sexuel, pendant mon séjour. Il est pour, autant le dire, et il est contre l’islam, autant le dire (il le dit assez). Je me demandais comment un livre si réussi pouvait aussi être si triste… Je l’avais laissé à Cédric Andrieux. J’avais été content de rencontrer Cédric Andrieux. Il avait vu mon spectacle et il l’avait aimé. Moi, j’avais beaucoup aimer le sien (celui de Jérôme Bel). (On avait parlé de Jérôme, bien sûr…) Je l’avais dragué, Cédric, comme je fais avec tout le monde surtout les pédés (sans résultats aucun, je le fais toujours mal) et surtout quand j’ai fini un travail, c’est là que je me demande pourquoi je n’ai pas le droit, moi aussi, à une petite fellation… Mais, non. Je ne fais pas partie du monde du sexe. Ça peut revenir, mais, non, tant que ça ne revient pas, je n’en fais pas partie. Mais je ne suis pas aussi triste que Michel Houellebecq. Du moins, son narrateur. On était parti dans l’eau, avec Cédric, il avait un peu froid, je lui avais dit : « Quoi, tu es de la rade de Brest et tu la trouves froide ? » Il a été jusqu’à ses sept ans à Irvillac, c’est drôle. Je le vois très bien là-bas. Irvillac, c’est joli, l’église, le retable… J’adore Philippe. J’aurais voulu le garder comme un enfant. Il me l’avait dit : « Tu devrais avoir des enfants, tu t’y prendrais bien… Tu as un instinct maternel et paternel. » Envers eux, les bichons, certes. Ils voulaient se jeter dans le vide. Ils l’avaient fait, d’ailleurs. Felix en salto arrière, Philippe criant comme une « tafiole ». A La Réunion, c’est-à-dire, tout ce qu’on recherche comme extrêmement rare à la Métropole, vous l’avez, là, à portée de la main. Vous passez les embouteillages de Saint-Denis et puis, voilà, vous avez tout ce que vous voulez. En-veux-tu-en-voilà. On s’est arrêté pour que Philippe prenne une canne à sucre. C’était délicieux de sucer ça. Meilleure qu’une pomme d’amour dans une fête foraine, qu’une barbe à papa !

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Friday, November 18, 2011

David Gabriel-Robez
Bonjour, bonsoir,

Je venu voir votre spectacle mardi 15 aux archives à St-Denis, j'ai adoré vraiment, j'ai trouvé cette proposition pleine de sens et surtout le spectacle très communicatif. Belle perf entre mise en scène et impro. Chapeau bas l'artiste, comme dirait l'autre.

En un mot Merci. Je préside Le Séchoir, une scène conventionnée à La Réunion et je ne manquerai pas de venir vous voir à Avignon ou ailleurs pour le même ou pour un autre spectacle.

Belle soirée et bon séjour à la Réunion
David GABRIEL-ROBEZ






Yves-Noël Genod
Merci à vous ! La deuxième était très différente, les deux bichons se sont un peu disputés. Du coup, le texte a pris plus d'importance et certaines personnes qui ont vu les deux fois ont dit qu'elles préféraient. Mais la représentation que vous avez vue, c'était la fête ! Tout le monde était content et les bichons aussi ! Vous connaissez mon blog ? Il y a des photos de nos jours de relâche... On voudrait revenir à La Réunion pour faire un film. Vous voudriez pas nous trouver une résidence ? Des bises

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« Une grâce où tout s'abîme dans un inépuisable silence... »




Les mots de l’île – s’ouvrent encore, le mot « malédiction », le mot « bénédiction »… Savamment ne rien savoir… Toi, tu. He wins, he loses… L’arbre enserré, enchâssé… Qu’est-ce que j’aime le plus, l’arbre ou les hommes ? La mer noire, à requins, avec ses vagues noires…
Dans une grande maison qui est dans une île. Qui est dans une île qui est dans une chambre…

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Thursday, November 17, 2011

Jour de relâche
















































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